Trouverez-vous votre bonheur ?
Search this site
Résultats trouvés pour la recherche vide
- La femme à droite sur la photo
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La femme à droite sur la photo Valentin Musso Seuil Mars 2017 428 pages Thriller Chronique 8 août 2017 Dernier livre de l'auteur et premier pour moi, évidemment je vais rattraper cette bévue. C'est une belle histoire car elle raconte la rencontre à travers les années d'un fils et de sa mère décédée peu après sa naissance. C'est un petit garçon David Badina de 40 ans incapable de se projeter dans l'avenir ou de construire qui va devoir renouer les liens avec Elisabeth. Tout ce qu'il sait n'est qu'illusion, la vérité seule lui permettra d'aller de l'avant. C'est aussi l'occasion pour l'écrivain de décrire l'Amérique des années 50/60, Hollywood et les studios de cinéma, le tout baignant dans une ambiance délétère de chasse aux sorcières et d'obscurantisme sous couvert de morale. Ainsi Elisabeth Badina jeune actrice a décroché son premier grand rôle dans un film « La délaissée » du grand réalisateur controversé Harris Wallace. Mais un jour de 1959, elle ne vient pas au studio pour tourner, on ne la reverra pas. Enlèvement, meurtre, disparition volontaire, rien n'est écarté mais l'enquête stagne. 1999. A New York David Badina, scénariste connu pour un très grand succès au box office voilà cinq ans, fête son quarantième anniversaire. Mais en fait, même si tout semble aller bien, David ne réussit plus à créer et à écrire. La fameuse traversée du désert ! Le lendemain il reçoit un appel du bras droit de la légende vivante Wallace Harris, le metteur en scène du dernier film de sa mère. Celui-ci lui propose de collaborer à la reprise d'un ancien scénario dans le but de tourner son dernier film. La rencontre chez lui est curieuse et met mal à l'aise David d'autant plus que Harris ne fait pas une fois mention à Elizabeth. Au deuxième entretien, l'affaire semblant bien engagée et le contrat en bonne voie, Harris laisse de côté ce sujet pour demander à David de le suivre. Dans une salle de projection privée il lui passe des extraits du film La délaissée avec sa mère. David en colère et bouleversé par ces images, comprend que cette collaboration n'est qu'un prétexte. Il sait aussi que le moment est venu d'affronter le passé et d'enquêter sur la disparition de sa mère. À partir de cet instant, nous allons osciller entre 1959 et 1999, entre la mère et le fils, dans une organisation de l'histoire maîtrisée et ménageant parfaitement le suspense. Un très bon policier, bien documenté, et touchant également par la psychologie de Elizabeth et David tous deux perdus et en danger. Mais le lien entre eux va se tisser malgré tout. Je vous le recommande donc. Quatrième de couverture Los Angeles, 1959. L’actrice Elizabeth Badina se volatilise durant le tournage du film qui devait faire d’elle une star. Enlèvement ? Meurtre ? Disparition volontaire ? Malgré l’enquête conjointe de la police et du FBI, l’affaire ne sera jamais résolue. New York, 1998. Après un succès fulgurant au box-office qui a fait de lui la coqueluche d’Hollywood, le scénariste David Badina affronte une traversée du désert. Incapable de mener à bien le moindre projet, il est contacté par Wallace Harris, légende vivante du 7e art et metteur en scène paranoïaque, qui lui demande de travailler au scénario de ce qui sera sans doute son dernier film. Ils ne se sont jamais rencontrés mais un lien unit les deux hommes : Wallace Harris n’est autre que le réalisateur du drame policier qui devait lancer la carrière d’Elizabeth, la mère de David. Et l’un des derniers à l’avoir vue vivante. En acceptant son offre, le scénariste va tenter de découvrir ce qui est arrivé à sa mère quarante ans plus tôt. Quitte à déterrer de vieux secrets qui feront voler sa vie en éclats. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le murmure de l'Ogre
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le murmure de l'Ogre Valentin Musso Seuil Octobre 2012 428 pages Thriller Chronique 30 août 2017 Triple intérêt pour ce livre : policier, psychologique et historique. En premier lieu, l'enquête policière menée en 1922 par les brigades mobiles créées par Clémenceau pour une meilleure centralisation des informations et une réponses plus rapides des brigades lors de crimes. Les mobilards menés par Louis Forestier à Nice sont ceux que nous allons suivre. Cette après-guerre a tout de même un parfum de défaite, les hommes revenus du front sont cassés, des cauchemars les hantent. Et les membres de cette brigade dont Louis, ont fait partie des troupes pour traquer les espions. En temps de paix cependant l'horreur continue ; cette fois-ci, ils retrouvent deux prostituées assassinées selon un mode opératoire semblable. Lorsqu'un garçon de 10 ans est enlevé et tué, la donne change. De plus certains indices laissés sur les deux premières scènes de crimes orientent les recherches vers une piste mythologique incroyable. Louis sait que ces affaires nécessitent que son ami psychiatre à Saint Anne, Frédéric Berthellon, descende sur la Riviera pour éclairer cette affaire grâce à son expérience auprès de psychopathes et pour dresser un portrait de ce monstre bientôt baptisé par la presse : L'Ogre. Frédéric voit cette escapade comme une respiration dans sa vie difficile de thérapeute des premières heures de la psychiatrie. A peine arrivé, Louis lui présente Raphaël Matheson, jeune milliardaire érudit et fantaisiste. Voilà l'équipe formée.... Bientôt les événements les confrontent à encore plus de monstruosités. Passionnante est cette plongée dans la France d'entre deux guerres oscillant entre désespoir et une furieuse envie de vivre, dans cette époque fabuleuse de découvertes en matière de techniques d'investigations modernes et scientifiques de la police, mais aussi des traitements psychiatriques, et de la conquête du ciel. Tout change, le XIXème siècle disparaît. Troublants sont également les passages où l'auteur s'adresse au tueur et le tutoie afin de renforcer un sentiment d'empathie. La question centrale et intemporelle est toujours la même : Un passé traumatisant peut-il justifier un passage à l'acte, la bascule vers le mal ? Déjà la justice moderne se profile, et le gouffre entre forces de police et psychiatrie se creuse sur certaines interrogations essentielles : - Sont ils responsables de leurs actes ? - Doit-on les condamner ou les hospitaliser avec un risque de remise en liberté et de nouveaux crimes dès la sortie ? Encore une belle réussite que ce polar historique qui ne peut que plaire aux accros d'Histoire et de frissons. J'ai aussi apprécié comment Valentin Musso dresse le portrait de cette société huppée et interlope, voisine des quartiers où survivent les couches les plus pauvres de la ville de Nice. Ce fut une belle lecture ! Quatrième de couverture Nice, 1922. Deux prostituées sont assassinées, le crâne rasé et le corps recouvert d'étranges symboles. Bientôt, ce sont des enfants qui disparaissent et qui sont retrouvés égorgés aux quatre coins de la ville dans une mise en scène macabre. Louis Forestier, un commissaire des brigades mobiles créées par Clemenceau, se lance sur les traces de celui que les journaux ont surnommé l' « Ogre ». Il est épaulé par Frédéric Berthellon, un spécialiste des pathologies mentales de l'hôpital Sainte-Anne venu exprès de Paris, et par Raphaël Mathesson, un richissime érudit, aviateur à ses heures perdues. Très vite, ils découvrent que le tueur observe un rituel inspiré de récits de l'Antiquité sur la descente des mortels dans le monde des Enfers. L'affaire prend une dimension nouvelle quand le fils d'un millionnaire américain est enlevé par le tueur. Le compte à rebours commence : des ruelles miséreuses du vieux Nice aux luxueuses villas des hivernants, chaque indice est interprété pour tenter de saisir les motivations de l'Ogre, et de remonter sa piste. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- La vie est un roman
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La vie est un roman Guillaume Musso Calmann-Lévy 26 mai 2020 304 pages Divers Chronique 21 juillet 2020 « Pour lui, tout est écrit d'avance Pour elle tout rest à écrire. » J'ai recommencé à lire Guillaume Musso avec « Central Park » qui m'avait bluffée et j'ai adoré « Un appartement à Paris » puis aimé les autres qui ont suivi. Ce dernier opus est un très beau cru, vertigineux sur le fond, il faut être sacrément frappadingue pour imaginer une telle histoire, bien écrit, bien construit, qui pour une amoureuse de la littérature me comble. En effet, j'ai été très heureuse de croiser la silhouette de tel ou tel auteur auquel il se réfère, à qui il rend hommage. Trois actes ou parties précédées d'illustrations évocatrices, pour une mise en abîme de nos petites cellules grises. Mais où m'emmène-t-il ? Me répète-je. La fin est tout à fait inimaginable et bouleversante. C'est un roman de suspense nous portant jusqu'aux frontières du réel.... C'est un grand roman d'amour aussi. La bascule entre deux puis trois mondes se fait adroitement... Tout auteur, tout créateur qui vit une partie de son existence dans le labyrinthe de son imaginaire ne peut que se retrouver dans ce texte d'une grande beauté. C'est aussi une oeuvre romanesque et romantique teintée de surnaturel et de poésie. Guillaume Musso est un passionné de littérature, de mots, un érudit, il se fait plaisir de plus en plus, à sortir des sentiers déjà parcourus qui lui ont assuré sa notoriété et sa position. Il se renouvelle, se réinvente perdant peut-être certains aficionados mais il en gagne d'autres. Il prend aussi le risque de dévoiler subtilement certaines de ses opinions sur le monde de l'édition, sur le processus interne de création, sur la fragilité de l'écrivain. Passionnant exercice de style, normalement un grand classique, mais ici réinventé. Je résume, j'ai aimé.... Un réel plaisir de lecture, je l'ai lu très vite incapable de m'arrêter pour rester dans la tension mais aussi afin de le rendre rapidement à la médiathèque, qu'il soit aussitôt remis en circulation. Guillaume Musso est un grand conteur... Quatrième de couverture « Un jour d’avril, ma fille de trois ans, Carrie, a disparu alors que nous jouions toutes les deux à cache-cache dans mon appartement de Brooklyn. » Ainsi débute le récit de Flora Conway, romancière renommée à la discrétion légendaire. La disparition de Carrie n’a aucune explication. La porte et les fenêtres de l’appartement étaient closes, les caméras de ce vieil immeuble new-yorkais ne montrent pas d’intrusion. L’enquête de police n’a rien donné. Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, un écrivain au cœur broyé se terre dans une maison délabrée. Lui seul détient la clé du mystère. Et Flora va le débusquer. Une lecture à nulle autre pareille. En trois actes et deux coups de théâtre, Guillaume Musso nous immerge dans une histoire étourdissante qui puise sa force dans le pouvoir des livres et la rage de vivre de ses personnages. » Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- La fille de Brooklyn
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La fille de Brooklyn Guillaume Musso XO Editions 24 mars 2016 473 pages Divers Chronique 29 janvier 2017 Terminé ce samedi au temps incertain, au ciel changeant comme ce livre de Guillaume Musso qui nous embarque dans une course poursuite sombre avec soudain des rayons de soleil. Au centre, comme souvent, une histoire d'amour qui fait prendre tous les risques au héros Raphaël, écrivain, papa d'un petit Théo, et bientôt marié à une femme bien mystérieuse. Trop mystérieuse pour qu'il puisse s'engager sans totale confiance de sa fiancée, sans qu'elle ne lui dise pas toute la vérité. Elle lui tend alors une photo à la vue de laquelle il se liquéfie " C'est moi qui ai fait ça" . Premier instinct, il fuit puis revient.... Trop tard Anna a disparu... Ce que j'aime chez Guillaume Musso c'est l'amour de l'homme pour une femme prêt à déplacer des montagnes. J'aime le fait que cet auteur ne se complaît pas dans la description de l'horreur, qui ne gratte pas la plaie béante de ce qu'un psychopathe peut infliger à ses victimes. Nul besoin, l' horreur se suffit à elle-même, pourquoi en rajouter. Même si les thèmes abordés sont monstrueux, si certains êtres sont inhumains, la tendresse, la lumière, la bienveillance sont toujours présents dans ses livres. Enfin, ancré dans l'actualité, il décrit aussi une certaine Amérique, New York..... Son attachement aux États-Unis n'empêche pas la clairvoyance. Ainsi l'action s'y déroulera ainsi qu'en France, le dénouement est totalement imprévisible après une construction dramatique ciselée. J'ai préféré Central Park qui m'avait scotchée, je dirais si je peux me permettre, que celui ci est très réussi tout en étant plus classique. Quatrième de couverture Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer. L'horizon scintillait. C'est là qu'Anna m'a demandé : "Si j'avais commis le pire, m'aimerais-tu malgré tout ? " Vous auriez répondu quoi, vous ? Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l'aimerais quoi qu'elle ait pu faire. Du moins, c'est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d'une main fébrile, et m'a tendu une photo. – C'est moi qui ai fait ça. Abasourdi, j'ai contemplé son secret et j'ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours. Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot. Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu. Et depuis, je la cherche. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Machiavel et Savonarole - La glace et le feu
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Machiavel et Savonarole - La glace et le feu Max Gallo de l'Académie Française XO Editions 12 février 2015 368 pages Biographie Chronique 24 novembre 2023 Savonarole Moine dominicain, prophète, chevalier de Dieu, pendu et brûlé à Florence le mercredi 23 mai 1498 Machiavel Pour conquérir et détenir le pouvoir, écrit Machiavel, il faut « la ruse du renard» et «la force du lion».Machiavel, homme de l'ombre, fonde la science politique et conquiert la gloire de la pensée. Double biographie donc de deux figures illustres qui ont marqué l'histoire de la république de Florence. Girolamo Savonarole en premier, moine dominicain analysant et jugeant durement et avec raison le comportement de ses contemporains, autant des familles puissantes de la cité que de l'Eglise et du pape. D'un discours sensé sur les dérives de l'époque, le personnage se prend peu à peu à son rôle de prophète, de martyr, certain de détenir la vérité, d'être la voix de Dieu. Ses convictions font des émules, des factions émergent entre pro et anti Savonarole, la ville est en crise, à feu et à sang. Les actions de Savonarole ont évidemment des conséquences sur la vie personnelle de ses adeptes mais également sur la politique. Le pouvoir en place et le pape veulent se débarrasser de ce trouble fête. De plus en plus fanatique, le moine est incapable de mesurer ses mots, en fait il appelle de ses vœux le martyr, et il va être servi.... Bien d'autres vies seront détruites dans son sillage sacrifiées sur l'autel de sa mission. Nicolas Machiavel est témoin des évènements, écoute Savonarole sans forcément le condamner... Mais il sait que l'attitude franche et directe de Savonarole le mènera à la mort. Déjà Nicolas Machiavel, narrateur de cette seconde partie de l'ouvrage, a l'instinct de préservation très développé, un art de la diplomatie naturelle que certains nommeront hypocrisie, roublardise, manipulation.Il est étonnant que le nom de Machiavel ait été transformé jusqu'à définir une aptitude haïssable, le machiavélisme, presque diabolique. Or, en se replongeant dans le quotidien de cette époque sanguinaire où la vie humaine ne valait pas grand chose, où la cruauté était habituelle, où la versatilité des puissants et décadence de leurs mœurs étaient effectives, on comprend mieux que Machiavel ait appris à louvoyer, à sauver sa peau et la vie des siens. Il ne sert pas les Seigneuries, il sert la République. Les chefs changent mais pas les intérêts de sa cité. Qu'il soit en ambassade en France, en Allemagne ou ailleurs, il se languit de chez lui, de ce décor somptueux, de ces murs qui auraient bien des choses extraordinaires à raconter. Il rencontrera les grands de ce monde, il regardera, écoutera, analysera et couchera ensuite le résultat de ses déductions sur le papier, offrant à ses contemporains des essais et des pièces de théâtre remportant un vrai succès, une réelle reconnaissance. Son rôle et son action souvent en sous main, dans l'intérêt de Florence, l'on mené à dépasser ses limites, et à porter un regard distancié sur le présent. Il prend de la hauteur, imagine des stratagèmes, est un pion sur le jeu d'échecs européen. Cette passion pour la diplomatie, la politique lui coûte cher car les Seigneuries ont des oursins dans les poches, il ne s'enrichit pas grâce à cette activité mais par ses écrits et pièces jouées avec succès. Le fait que max Gallo utilise le « je » pour la biographie de Machiavel nous rend celui-ci proche, honorable. Nous comprenons plus aisément ses actes, coincé comme il était dans le carcan imposé à tous par les grandes familles, l'Eglise, les us et coutumes de l'époque.Un ouvrage remarquablement rédigé, très précis et factuel mettant face à face deux hommes extérieurement opposés qui pourtant ont également défendu leurs convictions jusqu'au bout usant de méthodes très différentes. Qui sommes-nous pour juger ? Quatrième de couverture Biographies historiques. Au tournant des XVe et XVIe siècles, Florence exerce une fascination sur le monde. La République dirigée par les Médicis est enviée pour sa prospérité, ses splendeurs mais aussi ses intrigues. Deux hommes, que tout oppose, cherchent à s’imposer dans la ville en dominant les consciences. Le premier, Jérôme Savonarole, a un tempérament de feu. Prédicateur exalté, ce dominicain prétend recevoir des messages de Dieu. Il remplit les églises, appelle à brûler les « vanités » : bijoux, parfums, jeux de cartes. Le nouveau maître de Florence provoque la fuite des Médicis jusqu’au jour où le pape l’excommunie. Il finit torturé, pendu, brûlé. À l’inverse, Nicolas Machiavel, est la glace, la prudence, le calcul. Après l’exécution de Savonarole, cet ancien secrétaire de la Seigneurie, dont les Médicis se méfient tout autant, essaye de s’approcher du cercle enchanté du pouvoir. Il dispose pour cela d’une arme redoutable : sa plume. Machiavel dédie son essai, Le Prince, à Laurent le Magnifique. Le machiavélisme est né ou l’art de conquérir et de conserver le pouvoir par la « ruse du renard » et la « force du lion ». Max Gallo dresse le portrait de deux figures majeures du temps des Médicis. deux destins exceptionnels qui renvoient à l’histoire de l’Europe et l’éclairent Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- La jeune fille et la nuit
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La jeune fille et la nuit Guillaume Musso Calmann-Lévy 424 pages Divers Chronique 26 mai 2018 « Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser ? » Henri Michaux En premier lieu, l'objet lui-même, à la couverture très graphique et la texture grainée, puis la mise en page et la police qui rendent la lecture des plus agréables. Ce n'est pas rien donc il faut le dire. Puis les lieder de Schubert prennent possession de mon esprit, cette Jeune Fille qui frôle et danse dangereusement avec la Mort : La Jeune Fille : « Va-t'en, ah, va-t'en ! Disparais, odieux squelette ! Je suis encore jeune, disparais ! Et ne me touche pas ! » La Mort : « Donne-moi la main, douce et belle créature ! Je suis ton amie, tu n'as rien à craindre. Laisse-toi faire ! N'aie pas peur Viens sagement dormir dans mes bras. » Matthias Claudius, la Jeune Fille et la Mort Du poème au lied, puis l'Opéra avec l'intitulé du premier chapitre « Le sentier des contrebandiers » : l'amour est un oiseau rebel qui n'a jamais, jamais connu de loi..... Carmen toujours revient hanter les lieux.. on sait que le drame est en marche. Et finalement, le récit se teinte de couleurs hitckokiennes, mais la femme fatale est rousse, vénéneuse et trompeuse. Le décor de ce film presque hollywoodien est le collège saint Exupéry de Sophia Antipolis près d'Antibes, se targant de copier les américains : ses mécènes richissimes , son campus de luxe, son soleil et les sourires ultrabright de circonstance. Et bientôt un tout nouveau complexe et une roseraie en mémoire d'une belle disparue, Vinca Rockwell....même le nom est celui d'une star. Elle attirait tous les regards, provoquait tous les désirs, envies, haines, passions. Elle jouait un jeu dangereux, peut-être fatal. On dit qu'elle s'est enfuie avec son professeur de philosophie un soir de décembre 1992, qu'ils auraient été vus dans le train pour Paris, qu'une réservation dans un hôtel aurait été honorée par le couple, que l'on y retrouva sa trousse de toilette et sa brosse.... Et puis...plus rien.... 13 mai 2017, Manon Agostini, policière municipale, en tenue de soirée pour se rendre aux retrouvailles de sa promotion organisées par St Exupéry, se voit contrainte d'effectuer un détour par le fameux sentier. Un gardien de villa aurait entendu un coup de fusil vers 21 h. Le vent a beau hurler, la tempête se déchaîner, les oliviers se tordre comme dans un cauchemar, les rochers cisailler la plante de ses pieds nus, Manon n'en a cure le regard fixé sur un cadavre de femme en contrebas horriblement défigurée. Le matin de ce même samedi, débarque de l'avion arrivant de New York Thomas Degalais, célèbre romancier à succès. Un retour aux sources pour lui sur les lieux de sa jeunesse, pour la fête de sa promotion du collège où ses parents étaient proviseurs. Mais la raison réelle de sa présence est tout autre : son ami et frère de cœur Maxime Biancardini, lui a envoyé un article mentionnant le début, lundi, des travaux de destruction du vieux gymnase. Or, derrière l'un des murs du bâtiment, repose un secret très compromettant pour les deux hommes littéralement paniqués. Toutes leurs vies de notables, écrivain, homme politique dans le sillage de Macron, risquent d'être balayées du jour au lendemain, surtout avec, dans les parages, Stéphane Pianelli, journaleux revanchard à Nice-Matin attendant de rouvrir le dossier Vinca Rockwell. Même l'ex petite amie d'enfance de Thomas, Fanny Brahimi, chef de la cardio à l'hôpital de la Fontonne, est nerveuse.... Qu'est-ce que ce trio a à cacher ? Quel crime ont-ils commis ? Sont-ils certains de connaître la vérité ? Celle-ci serait-elle très différente ? Ainsi tout au long de ce thriller réussi et très bien mené jusqu'au dénouement et aux épilogues étonnants, nous basculerons entre l'hiver 1992 et le printemps 2017. Je ne suis pas une fan forcément des romans de Guillaume Musso, cependant depuis "Central Park" qui m'a bluffée, je suis revenue à son univers plus dense, recherché, mâture dans ses thrillers. Je trouve du coup que la gravité et l'ombre propres à ce style littéraire apportent à l'écriture de cet auteur plus de poids, de consistance. À nouveau, j'ai aimé "Un appartement à Paris" tout en noir et blanc arty, le graphisme des couvertures préfigurant un style très esthétique tout en étant efficace. Pas de lourdeur donc, et le talent renouvelé pour entremêler la banalité de la vie quotidienne (ou d'événements que nous connaissons tous, comme des retrouvailles de promos toujours amusantes et pathétiques), avec l'horreur, la terreur, l'indicible.... Des fractures soudaines obligeant ici nos trois amis à emprunter un sentier en à pic bien tortueux et dangereux. Mais ils n'ont plus le choix, le chemin sera évidemment initiatique, la fin bouleversante. Thomas n'est pas Guillaume, même si ce dernier a choisi pour cadre celui de sa jeunesse. Cependant tous deux partagent une passion pour la littérature, les mots, la lecture, et l'écriture qui font d'eux ce qu'ils sont aujourd'hui, mais sans oublier l'essentiel : l'amour de la Vie. Belle lecture. Quatrième de couverture Un campus prestigieux figé sous la neige Trois amis liés par un secret tragique Une jeune fille emportée par la nuit Côte d’Azur - Hiver 1992 Une nuit glaciale, alors que le campus de son lycée est paralysé par une tempête de neige, Vinca Rockwell, 19 ans, l’une des plus brillantes élèves de classes prépas, s’enfuit avec son professeur de philo avec qui elle entretenait une relation secrète. Pour la jeune fille, « l’amour est tout ou il n’est rien ». Personne ne la reverra jamais. Côte d’Azur - Printemps 2017 Autrefois inséparables, Fanny, Thomas et Maxime – les meilleurs amis de Vinca – ne se sont plus parlé depuis la fin de leurs études. Ils se retrouvent lors d’une réunion d’anciens élèves. Vingt-cinq ans plus tôt, dans des circonstances terribles, ils ont tous les trois commis un meurtre et emmuré le cadavre dans le gymnase du lycée. Celui que l’on doit entièrement détruire aujourd’hui pour construire un autre bâtiment. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le pavillon des oiseaux
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le pavillon des oiseaux Clélia Renucci Albin Michel 23 août 2023 288 pages Historique Chronique 27 novembre 2023 « Nous ne croyons le mal que quand il est venu. » Jean de La Fontaine Et la pauvre Clélia Farnèse n'est pas armée pour affronter ce mal là, implacable, incontournable. Époque crépusculaire et décadente de la fin de la Renaissance italienne alors que les grandes familles se ruinent en levant des emprunts offrant l'occasion inespérée à des roturiers de s'accaparer leurs biens peu à peu, alors que les immenses artistes qui ont illustré magnifiquement les palais, les cités, ont disparu ; dans une ambiance malsaine et délétère de décrépitude d'un monde, une femme par sa grâce, par sa vivacité, par sa beauté, fait encore briller le nom des Farnèse. Bâtarde, fille illégitime du cardinal Alessandro Farnèse, Clélia sera, sa vie entière, le jouet des décisions des hommes, de son père inique en particulier puis de tous les autres, fils compris. La seule fois où elle pense prendre sa vie en main en acceptant le cardinal Ferdinand de Médicis comme amant dans le magnifique pavillon des oiseaux de la célèbre Villa, ne se leurre-t-elle pas ? Car fille Farnèse, n'est-elle pas, tout compte fait, qu'un trophée de plus au tableau de chasse de ce séducteur invétéré. Et quel gibier ! Même son premier mariage à 13 ans avec Giovan Giorgio Cesarini, d'abord sous les meilleurs auspices, sombre inéluctablement de par la dissolution des mœurs et de la morale, de par également les complots du cardinal Ferdinand de Médicis, "meilleur ami" du couple bien naïf.Tout n'est qu'apparence, mensonges, calomnies. Les filles, les femmes assujetties aux décisions des hommes tout puissants sont dans l'incapacité de reprendre les rênes de leur existence.Somptueusement écrit, cette fresque historique, tout en étant admirable, nous refroidit le sang comme un venin, nous plonge en enfer. Époque empoisonnée où la vie de tous, hommes ou femmes, riches ou pauvres, ne vaut pas grand chose. La course au pouvoir semble si vaine et illusoire ! Ce roman décrit une longue et inexorable chute symbolisée par cette femme victime des circonstances et du patriarcat.Terriblement beau et poignant, d'une cruauté infinie. Quatrième de couverture Sur les hauteurs de la colline du Pincio à Rome, niché dans les jardins de la Villa Médicis, un pavillon privé, orné de fresques d’oiseaux, de nymphes et de grotesques, accueillera les amours secrètes de Clélia Farnèse. Fille illégitime du cardinal Alessandro Farnese, épouse du baron Cesarini, maîtresse de Ferdinand de Médicis, Clélia Farnèse, beauté enviée et esprit libre dans un monde d’hommes, incarne la grandeur et la décadence de son époque. Portée aux nues avant d’être jetée en pâture, elle paiera de sa vie son désir de liberté et d’indépendance, sa soif d’art et de culture. Renouant avec la sensibilité italienne de Concours pour le Paradis, prix du Premier roman, Clélia Renucci livre, sur fond de complots et d’ambitions entre grandes familles dans le crépuscule de la Rome renaissante, le roman fascinant et terrible d’une femme dont elle saisit l’intime vérité, close entre les murs du Pavillon des oiseaux. Sélection rentrée littéraire : Les 30 romans préférés des libraires Furet du Nord-Decitre. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Les possédés de Saint Médard
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les possédés de Saint Médard Philippe Hugon De Borée Vents d'Histoire 12 octobre 2023 256 pages Thriller historique Chronique 2 novembre 2023 « À Paris, le peuple s'agite autour d'un cimetière dans lequel se produisent des « miracles ». Le cardinal de Fleury fait appel aux talents de René Baptiste pour s'infiltrer au cœur de l'affaire. » Nous voici de retour en 1731 sous Louis XV. Le « Renard », que nous avions suivi tout au long du premier tome "Le Pacte des Gueux" de la série comptant également « Une Reine idéale », a fait bien du chemin ; en effet René Baptiste est devenu indispensable à son maître, le cardinal Fleury. Pauvre gamin élevé par des truands, voleurs et criminels, le voilà agent secret au service du roi ! Celui-ci a de nombreux opposants, à l'instar de son arrière-grand-père et prédécesseur, luttant contre son absolutisme et l'omnipotence des jésuites. En effet, depuis la mort de Louis XIV, en septembre 1715, le jansénisme, doctrine théologique à l'origine d'un mouvement religieux, puis politique et philosophique, se répand principalement en France. Tout mouvement religieux s'opposant à l'Eglise et aux jésuites est contre le pouvoir royal.Ce dernier ne peut laisser se propager des croyances séditieuses. Ainsi, lorsque le Cardinal Fleury, principal ministre du jeune monarque, apprend qu'un culte sectaire s'est organisé autour de la tombe d'un vicaire au cimetière de l'église Saint- Médard, prend-il la chose très au sérieux. Qui mieux que l'abbé Baptiste pourrait comprendre ce qui se trame réellement sur place ? Qui pourrait à ce point passer pour un des gredins hantant les lieux ? Qui se fondra le mieux dans la masse, avec autant de doigté et de savoir-faire ? Notre homme, faux curé mais réel espion, n'aura pas assez de toute son expérience des bas-fonds de la capitale pour comprendre les mécanismes de la machination diabolique mise en œuvre par des ennemis puissants dont il faut absolument découvrir l'identité. Ce troisième épisode est un polar politique historique fabuleux tout autant qu'un roman d'espionnage haletant. Les destins de malheureux et misérables crédules prêts à croire aux miracles se mêlent à l'Histoire d'un pays qui, presque soixante ans plus tard, basculera dans la terreur.Philippe Hugon dispose méticuleusement les pièces d'un puzzle qui s'achèvera à la décapitation d'un roi qui, comme ses aïeux, n'a pas su lire les signes d'un changement irrévocable de société, n'a pas su comprendre le désespoir dangereux de tout un peuple. Mais nous n'en sommes pas encore là, René Baptiste vous attend ; pressez-vous, ce n'est pas un homme patient mais un aventurier. Prenez une bonne inspiration et courez... Quatrième de couverture Paris, printemps 1731. Chaque jour, dans le cimetière de l'église Saint-Médard, la foule se presse pour assister aux incroyables convulsions dont sont saisis des femmes et des hommes sur la tombe du diacre de la paroisse. Miracles et prophéties accompagnent ces crises mystiques. Mais le phénomène attire également l'attention des autorités, inquiètes du fanatisme suscité par ceux que l'on appelle désormais les « convulsionnaires ». René Baptiste, l'agent des missions secrètes du cardinal Fleury, est alors chargé d'enquêter sur ces étranges transes qui recrutent des adeptes jusqu'au sein de la cour de Versailles. Avec une question : les convulsionnaires sont-ils de sincères croyants ou d'habiles imposteurs ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Les secrets de la femme de ménage
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les secrets de la femme de ménage Freida McFadden City Editions 4 octobre 2023 368 pages traduites par Karine Forestier Thriller Chronique 3 novembre 2023 « Tout a commencé par un simple boulot de ménage. Et maintenant, ça pourrait se terminer avec mon sang à éponger sur le plancher. »« Dans cette maison parfaite, une seule règle : ne jamais regarder derrière les portes closes. » J'étais curieuse de lire la suite des aventures de Milly Calloway, héroïne borderline découverte dans « La femme de ménage » paru en 2023 chez City Éditions.Il est toujours délicat d'apporter une suite à un premier tome devenu best-seller. On sait comme il est difficile de renouveler le miracle d'une réussite dans un deuxième opus. Et pourtant, c'est ici le cas. Freida McFadden ne déçoit pas jusqu'à la dernière ligne. Elle est la Reine des surprises et des retournements de dernière minute.Voici un thriller psychologique particulièrement efficace et retord qui vous laissera exsangue et cependant souriant. L'autrice se joue de nous, nous tend des pièges dans lesquels nous plongeons joyeusement. Millie, derrière son ironie et son auto-dérision, poursuit une mission avec conviction, passion naïve et réelle générosité. On sent chez elle un désespoir issu de son passé dont certaines zones restent dans l'ombre. On assiste à ses tentatives pour s'insérer dans la société, pour rester dans la légalité.... Mais malheureusement - ou heureusement pour nous - cela n'est pas toujours suffisant.Cette fois-ci, l'ennemi n'est pas celui que l'on croit. Millie pourra-t-elle s'en sortir en respectant les règles ? Hum hum.... Mais la voici qui se présente chez les Garrick pour la place de femme de ménage... Accrochez-vous, le grand huit est devant vous.Un bémol : la traduction Quatrième de couverture C’est une chance inespérée pour Millie d’avoir décroché un nouveau travail. Chez les Garrick, un couple fortuné qui possède un somptueux appartement avec vue sur New York, elle fait le ménage et prépare les repas dans la magnifique cuisine. Cela paraît trop beau pour être vrai. Et effectivement, la femme de ménage ne tarde pas à déceler quelques ombres au tableau... Son patron, Douglas Garrick, est d’humeur de plus en plus changeante. Et pourquoi sa femme Wendy reste-t-elle toujours enfermée dans la chambre d’amis ? Le jour où Millie découvre du sang sur une chemise de nuit, elle ne peut plus rester les bras croisés. Quelque chose se trame dans cette maison. Une situation à laquelle Millie n’est pas préparée et qui pourrait bien se retourner contre elle si elle continue de vouloir découvrir les secrets des autres Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Une douce odeur de pluie
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Une douce odeur de pluie Jojo Moyes Bragelonne 2018 574 pages traduites par Sabine Boulongne Roman Feelgood Chronique 15 février 2020 « Le récit inoubliable de trois générations de femmes face aux réalités de l'amour, du devoir et du lien exceptionnel qui unit les mères à leurs filles. » Un roman riche d'émotions, d'aveux, de lâcher prises après s'être empêcher de dire la vérité, d'aimer simplement, de vivre en harmonie avec les autres et soi-même. À force de vouloir sauver l'honneur, les apparences, un mauvais silence s'installe qui pourrira les relations entre les femmes d'une même famille : de la grand- mère Joy que nous rencontrons en 1953 à Hong-Kong le jour du couronnement d'Elizabeth Il, à sa fille Kate accumulant les relations décevantes, et la petite fille Sabine, qui du haut de ses seize ans juge tout et tout le monde. Nous suivons la première dans son apprentissage de la vie de jeune fille puis d'épouse de Edward militaire dans les colonies. Ils semblent former un couple parfait, tellement inégalable que leur fille ne réussira jamais à les rejoindre sur le piédestal où elle les a placés. Lorsqu'elle décide à 36 ans de se séparer de son conjoint Geoff, qui fut un père de substitution pour Sabine pendant six ans, parce qu'elle s'est entichée d'un certain Justin, elle décide de calmer le jeu avec sa fille en envoyant celle-ci chez ses grands-parents en Irlande. Direction donc le ferry et la campagne irlandaise, les chevaux, le haras, les chiens de chasse, le froid, la pluie incessante, une maison en piteux états gagnée par les moisissures, et un vieux couple dont le mari est mourant. Cependant, l'attendent également madame H. la cuisinière, sa fille Annie tenant tant bien que mal un B&B et son mari Patrick écrivain, son neveu Thom travaillant sur le domaine, tous plus attachants les uns que les autres. Sabine est désespérée d'être abandonnée dans un lieu pareil, si loin de toute civilisation, obéissant à tellement de règles incompréhensibles, dans un froid de gueux. Cependant, l'ennui va la porter à pousser les portes du bureau de son grand-père, à ouvrir une boîte, et à faire ressurgir le passé et ses parfums ... La pluie glaciale d'Irlande laisse bientôt la place à celle chaude de Hong Kong.... Quel événement exceptionnel et secret va-t-elle involontairement faire remonter à la lumière ? Quelles seront les conséquences pour les trois femmes ? Peuvent-elles encore se retrouver et former enfin une famille ? On commence les romans de Jojo Moyes sans pouvoir les lâcher tant ils touchent à ce qu'il y a de plus sensible, plus essentiel et intime dans toute existence. Les sujets extrêmement délicats sont toujours universels et peuvent émouvoir chaque lecteur. Une réussite encore une fois pour l'écrivaine également journaliste. Elle vit en Angleterre dans l'Essex, et se consacre à l'écriture de romans après une carrière de dix ans au sein de la rédaction de l'Independent. Bien lui a pris, ses livres étant traduits dans le monde entier et récompensés à maintes reprises. "Avant toi" a été le tournant dans son parcours littéraire, best-seller qui fut adapté au cinéma. Une romancière que j'aime lire pour son empathie et sa profonde humanité. Ses livres font du bien, simplement. Quatrième de couverture « Kate pour laquelle tout était brumeux sans ses lunettes, considéra sa fille en plissant les yeux et se mit soudain à déplorer qu'elles ne puissent pas se dire adieu tendrement, comme les autres mères et filles le faisaient sûrement. » Lorsque Kate fuit son Irlande natale afin d'échapper aux tensions familiales, elle se fait la promesse de toujours être une amie pour son enfant. Quinze ans plus tard, l'histoire semble pourtant se répéter : un gouffre immense s'est creusé entre Kate et sa fille Sabine. Elle envoie donc l'adolescente chez Edward et Joy, les grands-parents qu'elle connaît à peine. Marquée par sa séparation douloureuse avec Kate, Joy se réjouit à la perspective de passer du temps avec sa petite-fille. Mais l'arrivée de la réticente Sabine fait bientôt resurgir un secret de famille longtemps enfoui, et Joy doit enfin confronter son passé. Après tout, il est peut-être temps de guérir de vieilles blessures... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Et que chacun se mette à chanter
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Et que chacun se mette à chanter Jessica Cymerman NAMI (Éditions Leduc) 1ère édition 26 septembre 2023 304 pages Roman Chronique 9 novembre 2023 « Un roman réconfortant sur le pouvoir thérapeutique de la musique et du chant. »« Ce livre va vous donner envie de chanter, de vivre, d'aimer ! » Adèle Bréau, autrices de L'Heure des femmes. Note de l'éditeur :« Symbole du mouvement perpétuel de la vie, Nami signifie vague en japonais. C'est aussi la maison d'édition qui donne vie à une littérature de l'intime. Une littérature qui nous parle de nos joies, de nos peines, de nos défis et de nos choix. A travers des romans français, francophones ou étrangers, nous vous invitons à célébrer à nos côtés l'inimitable pouvoir de la littérature et à découvrir des plumes uniques, de nouveaux horizons et des personnages en quête d'eux-mêmes. » « Sans la musique, la vie serait une erreur. » Nietzsche« On se rappelle beaucoup mieux les bons moments ; alors à quoi servent les mauvais ? » « l semble qu'il existe dans le cerveau une zone tout à fait spécifique qu'on pourrait appeler la mémoire poétique et qui enregistre ce qui nous a charmés, ce qui nous a émus, ce qui donne à notre vie sa beauté. » Milan Kundera Un roman profondément humain et touchant mettant en scène cinq naufragés de la vie : une coach, Valérie-Anne, et ses quatres stagiaires inscrits, grâce à leurs proches ou à un heureux hasard, à une thérapie par le karaoké.Chanteuse professionnelle, je ne peux qu'abonder dans le sens de l'autrice : le chant est l'activité la plus complète qui existe tant sur le plan physique, neuronal, hormonal que moral et psychologique. Nul besoin de faire de beaux sons, l'important est de se retrouver, de se renoyauter.Un de mes répétiteurs me disait qu'il fallait que je continue à chanter même en pleurant. Le chant est comme le cri premier du nouveau-né, il est essentiel, nous rattache à nos origines, à notre humanité. Jessica Cymerman imagine la rencontre improbable et onirique de cinq êtres en souffrance dans un lieu singulier. Elle compose ainsi une très belle mélodie sur laquelle chacun des protagonistes va peu à peu poser des mots venant du cœur. Cris, sanglots, chuchotements, rires se succèdent au fur et à mesure que les barrières intérieures cèdent, que tous retrouvent un espace où respirer et s'exprimer enfin librement. La narratrice est Éliette, une septuagénaire restée bloquée dans le temps, n'ayant pas vécu réellement. Mike Brant, son chanteur préféré, lui souffle pourtant à l'oreille de s'inscrire à la karaoké therapy proposée par Valérie-Anne.L'espoir renaît malgré le poids des années car il n'y a pas d'âge pour aimer, pour rêver, pour refaire partie du monde. Un très beau roman où l'on rit en souriant ou inversement, grâce auquel on se permet d'être dans l'émotion pure sans honte ou timidité. Chanter pour retrouver voix au chapitre, pour ne plus être invisible... À vous de prendre le micro.Je vous souhaite un très harmonieux voyage ! Quatrième de couverture Éternelle amoureuse de chanteurs aujourd’hui décédés, Éliette n’a toujours été que la fille de ses parents, sans jamais construire sa propre vie. À soixante-treize ans, alors que ses parents ont depuis longtemps rejoint les idoles de sa jeunesse, les fantômes de John Lennon, d’Elvis, de Cloclo et de Mike Brant sont ses seuls confidents. Jusqu’au jour où elle tombe sur une publicité pour des séances de karaoké thérapie. Dans la salle de karaoké à la décoration insolite d’un restaurant chinois, Éliette rencontre Élisa, Vincent, Pierre et leur mystérieuse coach Valérie-Anne. Ils n’ont rien en commun, si ce n’est leur amour pour la musique et leur besoin viscéral d’être écoutés, mais peut-être trouveront-ils dans cette aventure les oreilles attentives dont ils ont besoin pour faire redémarrer leurs vies... Porté par des personnages inoubliables et décalés, un roman réconfortant sur le pouvoir thérapeutique de la musique et du chant. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Un appartement à Paris
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Un appartement à Paris Guillaume Musso XO Editions 30 mars 2017 464 pages Divers Chronique 18 septembre 2017 Guillaume Musso est un drôle de zèbre, ( clin d'œil ), raison pour laquelle j'ai toujours un peu peur de commencer un de ses livres. L'un me transporte, le suivant me laisse perplexe, je ne suis donc pas fan quoiqu'il arrive, mais toujours prête à être enthousiasmée. Bien m'en a pris pour ce tout dernier thriller entre Paris, Barcelone, New York. On retrouve avec plaisir les descriptions de la capitale et du XIVE arrondissement, le New York bien aimé de l'auteur, sur une période très courte et symbolique du 21 au 25 décembre 2016. Fête pour la célébration de la naissance d'un enfant, car évidemment le thème récurrent pour cet auteur de la parentalité est à nouveau au centre de cette course-poursuite, sur fond de noir et blanc, dans un monde qui se perd dans ses zones de gris infinis, sans jamais trancher. Or les deux héros de ce récit sont plutôt manichéens, plus proches du noir et du désespoir que de l'optimisme et la pureté du blanc. Pas facile donc l'existence pour Gaspard Coutances, dramaturge à succès venu écrire comme d'habitude à Noël à Paris, une énième pièce annuelle bien grinçante et pessimiste dont raffole le public, s'en remettant à son agent pour toutes les questions matérielles de son séjour. Mais pour Madeline Greene, ancienne flic anglaise, l'arrivée dans cette ville à laquelle pourtant elle prête des vertus de résilience, sous la pluie en gare du nord un jour de grève généralisée est aussi un cauchemar. Heureusement elle a loué une maison près de la rue du Cherche-Midi, sur cours, ancien atelier d'un peintre célébrissime Sean Lorenz, décédé un an auparavant d'une crise cardiaque à New York. Un vrai coup de foudre atteint la jeune femme dès l'entrée dans les lieux dédiés à l'art, la lumière, la couleur. Après une Expérience de Mort Imminente, de ce passage du noir à l'extrême blanc, Madeline se sent arrivée dans cette maison comme dans un havre où se reconstruire. Au même moment, le pauvre Gaspard voit sa haine du genre humain s'accroître de minute en minute en sortant de l'aéroport. Tant bien que mal il réussit à rejoindre, non sans avoir acheter une caisse de grands crus sur le chemin, la maison extraordinaire sélectionnée par son agent, où il va pouvoir se terrer pour écrire sa pièce et se saouler consciencieusement. Mais voilà, tout d'un coup une jeune femme nue enroulée dans une serviette apparaît dans le salon, c'est Madeline ! Ils ont loué la même maison ! Début savoureux digne d'un succès de théâtre de boulevard. Madeline se précipite chez celui qui lui a établi son bail, M. Benedik, galériste, qui se trouve être l'héritier et l'exécuteur testamentaire de Sean Lorenz. En parallèle Gaspard fait en quelque sorte la connaissance de l'artiste par le biais des photos et d'une biographie illustrée. Chacun de son côté va apprendre le destin fulgurant, magnifique puis dramatique de ce génie qui a tout perdu au moment de l'assassinat de son fils. M. Benedik charge Madeline de reprendre son métier en enquêtant sur la disparition des trois dernières toiles du maître. Étonnamment, les deux colocataires par défaut vont unir leurs forces et leurs talents respectifs dans cette quête. Évidemment c'est aussi après une forme de guérison et de rédemption qu'ils vont courir. Ils sont au bout d'un certain chemin, sont ils capables de bifurquer et d'en prendre un autre ? Ce roman noir et au fur et à mesure de l'action de plus en plus terrifiant, est également passionnant quant à la description du principe même de création artistique, plus spécifiquement ici celle du peintre. -" Les artistes....ne cherchent pas à représenter, ils présentent. Ils ne dépeignent pas, ils peignent pour reprendre une expression de Soulages." - Ou encore " l'art est un mensonge qui nous fait comprendre la vérité" - et enfin " Le noir est une couleur en soi, qui résume et consume toutes les autres." selon Henri Matisse. Mais ne dit-on pas aussi que le blanc est la somme de toutes les couleurs ? Noir et blanc sont indissociables. C'est la leçon que devront comprendre notre tandem afin de revenir à la couleur. Très beau thriller artistique sombre et lumineux, que j'ai lu quasiment d'une traite. Un bémol, Picasso souvent cité n'est pas, si ma mémoire est bonne, catalan mais espagnol né à Malaga. Et puis l'orthographe des noms lors du passage de Madeline à Barcelone est étrange. Ce sont des détails. J'aurais voulu une couverture moins girly, bien qu'en noir et blanc bien sûr, car ce texte n'est pas léger, n'est pas une romance. C'est d'ailleurs toute sa force. Merci aux éditions XO pour la clarté de la police très agréable à lire. Quatrième de couverture « L’art est un mensonge qui dit la vérité… » Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante. Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler. À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours. L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires. Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais. Guillaume Musso signe un thriller addictif et envoûtant porté par des personnages profondément humains. Une plongée vertigineuse dans le monde mystérieux de la création. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le colibri
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le colibri Sandro Veronesi Grasset 13 janvier 2021 384 pages traduites par Dominique Vittoz Roman Chronique 26 novembre 2023 « Je ne peux pas continuer, je vais continuer. » Samuel Beckett Ô splendeur ! Cette phrase d'introduction résume parfaitement l'existence de Marco Carrera qui nous est contée magnifiquement par Sandro Veronesi. Que de courage va-t-il devoir trouver au fond de lui pour poursuivre son chemin malgré tous les malheurs qui s'abattent sur sa tête avec constance et régularité à se demander s'il n'a pas été marabouté ! Le Colibri, surnom donné par sa mère alors qu'il était un garçon plus petit que ses camarades, le Colibri également pour Luisa, le grand amour de sa vie, constatant que, pendant son existence entière, il fut immobile tel cet oiseau fabuleux capable de rester en vol stationnaire pendant de longues minutes. Merveilles de la nature, le volatile et notre héros malgré lui, trouvent la force de résister, de planer alors que les autres, les femmes le quittent, s'agitent. Certains passages, certains chapitres sont inoubliables, extraordinaires, phénoménaux, dans leur construction, leur justesse, leur profondeur, leur drôlerie. Je n'en citerai que deux mais le livre entier est un chef-d'œuvre :Celui du début intitulé « Oui ou non, 1999 », pendant lequel l'analyste de son épouse, le Dr Daniele Carradori, vient lui faire des révélations qui briseront ses illusions et son couple.Puis celui, page 212, « Shakul & Co (2012) », un prodige littéraire, une seule longue phrase bouleversante, incroyable, concernant la perte d'un enfant. Aucun mot n'existe dans certaines langues pour se qualifier en tant que parents« orphelins » de son fils, de sa fille. Comment survivre à une telle horreur, si on ne peut la nommer ?Où Marco va-t-il trouver les ressources à sa survie ? Peut-être le destin lui a-t-il fait un cadeau qui lui permettra de résister, de respirer ? Un être singulier lui sauvera la vie comme Sandro Veronesi le fait pour nous par ce roman d'une lumière réconfortante et éblouissante en ces temps de ténèbres et de cynisme.Gratitude infinie !Le livre est devenu film sous le même titre. Quatrième de couverture Marco Carrera est le « colibri ». Comme l’oiseau, il emploie toute son énergie à rester au même endroit, à tenir bon malgré les drames qui ponctuent son existence. Alors que s’ouvre le roman, toutes les certitudes de cet ophtalmologue renommé, père et heureux en ménage, vont être balayées par une étrange visite au sujet de son épouse, et les événements de l’été 1981 ne cesseront d’être ravivés à sa mémoire. Cadet d’une fratrie de trois, Marco vit une enfance heureuse à Florence. L’été, lui et sa famille s’établissent dans leur maison de Bolgheri, nichée au sein d’une pinède de la côte Toscane. Cette propriété, qui devait symboliser le bonheur familial, est pourtant le lieu où va se jouer le drame dont aucun membre de la famille Carrera ne se relèvera tout à fait. En cet été 1981, celui de ses vingt-deux ans, se cristallisent les craintes et les espoirs de Marco qui devra affronter la perte d’un être cher et connaîtra un amour si absolu qu’il ne le quittera plus. Grâce à une architecture romanesque remarquable qui procède de coïncidences en découvertes, Veronesi livre un roman ample et puissant qui happe le lecteur dans un monde plus vrai que nature où la vie, toujours, triomphe. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- La vie secrète des écrivains
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La vie secrète des écrivains Guillaume Musso Calmann-Lévy 2019 348 pages Divers Chronique 9 juillet 2019 « Tout le monde a trois vies, une vie privée, une vie publique et une vie secrète. » Gabriel Garcia Marquez. Je suis revenue à Guillaume Musso avec « Central Park » qui m'avait bien retournée ; puis j'avais beaucoup aimé le très arty « Un appartement à Paris » dont j'avais du coup lu le premier tome « L'appel de l'ange », et enfin « La Jeune Fille et la Nuit » plus sombre et lyrique. Je trouvais cet auteur, pendant quelques années trop vert, mais peu à peu, comme un bon cru, il gagne en couleurs, en profondeur et même en noirceur. La bascule vers le thriller plus ironique, ténébreux et personnel, fait qu'aujourd'hui je n'hésite pas à prendre un de ses romans avec un plaisir, que j'avoue sans gêne. L'histoire ici s'effeuille, révélant peu à peu des couches et des couches de secrets insoupçonnés de la vie du personnage central , Nathan Fawles. Tout est un jeu de miroir où l'œil se focalise sur un homme puis son double en reflet et encore un autre présent dans une glace de l'image d'origine... Ceci aurait pu être à l'infini. Je subodore que Guillaume Musso s'est beaucoup amusé avec cette construction de son récit, le vertige qu'il génère... Mais surtout je pense qu'il a dû se sentir allégé de balancer pas mal de vérités sur le monde joyeux de l'édition, de la presse invasive et dérangeante, des agents et critiques littéraires frustrés, des crétins élitistes séparant le grain de l'ivraie selon des critères ridicules, oubliant que le premier rôle d'un roman est de nous faire plaisir à nous lecteur, point barre, de nous transporter, nous faire voyager, nous donner l'oubli de nous mêmes. Il a du tout entendre, tout lire, tout supporter, restant stoïque, aimable, un sourire de Joconde affiché, terriblement normal, n'en déplaise à ceux qui adorent le diaboliser parce qu'il a réussi, un homme qui n'a pas hésité avec d'autres écrivains à se déplacer pour la soirée des "Treize Salopards" organisée pour sauver la librairie de Montparnasse" L'oeil écoute" où j'ai pu le rencontrer. Il cite d'ailleurs ce lieu malheureusement disparu, mais aussi se positionne, via ses personnages, sur le problème d'Amazon, qui ne paye pas ses impôts à la France dont il détruit les petits commerces inexorablement et en particulier les librairies. Donc cet opus est bien plus engagé et personnel, abordant également l'origine et la mécanique de la création d'un livre, sans que ce ne soit non plus le grand déballage, étant donné que c'est avant tout un thriller bâti sur fond d'un passé terrifiant, dont les conséquences à l'heure actuelle sont catastrophiques. Cela commence gentiment, agréablement, pour d'un coup devenir glaçant et surprenant. Nathan Fawles a bien des secrets, vivant en ermite dans une solitude et un silence qui révèlent un drame, une blessure profonde et sous des dehors bourrus, une incapacité à communiquer sa souffrance, sa culpabilité. Le mystère Nathan Fawles reste entier pendant un bon moment jusqu'à la détonation qui fait tout s'écrouler. Un écrivain en herbe, Raphaël Bataille, premier narrateur de cet ouvrage, sera notre guide vers " La Croix du Sud" , la villa de l'auteur caché derrière ses murailles et son fusil. Ajoutons Mathilde Monney qui fera son entrée par effraction dans la vie de Fawles, le poussant dans ses derniers retranchements. Qui est-elle, que lui veut-elle ? Est-elle dangereuse ? Enfin le corps supplicié d'une femme est retrouvé dans l'île de Beaumont... celle-ci pour les besoins de l'enquête est bouclée, interdite au public, un huis clos passionnant peut commencer dans une ambiance bien anxiogène... jusqu'au paroxysme. Citation comme une mise en bouche : « Pour survivre, il faut raconter des histoires. » Umberto Eco dans « L'Ile du jour d'avant ». Quatrième de couverture En 1999, après avoir publié trois romans devenus cultes, le célèbre écrivain Nathan Fawles annonce qu'il arrête d'écrire et se retire à Beaumont, une île sauvage et sublime au large des côtes de Méditerranée. Automne 2018. Fawles n'a plus donné une seule interview depuis vingt ans. Alors que ses romans continuent de captiver les lecteurs, Mathilde Monney, une jeune journaliste suisse, débarque sur l'île, bien décidée à percer son secret. Le même jour, un corps de femme est découvert sur une plage et l'île est bouclée par les autorités. Commence alors entre Mathilde et Nathan un dangereux face à face, où se heurtent vérités occultées et mensonges assumés, où se frôlent l'amour et la peur... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- La statuette
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La statuette Victoria Hislop Roman Chronique 24 décembre 2023 Quatrième de couverture Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs















