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  • Les garçons de Biloxi | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les garçons de Biloxi John Grisham JC Lattès Le 5 mars 2025 512 pages traduites par Carole Delporte thriller historique et judiciaire Chronique 11 juin 2025 Quel roman ! Fresque historique sidérante de 1925 à 1985, récit intimiste crève-cœur touchant à l'amitié, thriller judiciaire époustouflant, portrait d'une certaine Amérique, analyse au scalpel des arcanes de la politique, de la justice, de la police. Comme toujours, John Grisham nous offre une oeuvre phénoménale, passionnante quant au fonctionnement des principaux organes du pouvoir, bouleversante quant à l'histoire des deux garçons de Biloxi, Keith et Hugh, réjouissante pour tous les mordus de scénarios à la Scorsese, pour tous ceux qui enfin aiment avoir tous les détails permettant de comprendre les tenants et aboutissants d'un récit. C'est l'histoire d'une ville, de ses habitants, de sa population issue de l'immigration, de deux lignées de Croates : Oron Malokovic devenu Aaron Malco dont le fils Lance se lancera dans le banditisme, père de Hugh. Le clan Rudic rebaptisé Rudy. Jesse Rudy, contemporain de Lance Malco, choisit quant à lui de servir la justice de son pays. Son fils Keith est l'ami de Hugh, partenaires au baseball, ils partagent leur rêve, leur espoir... Mais la vie va se charger de les séparer jusqu'au drame. En effet, Biloxi est une ville tranquille du sud tant que l'on reste éloigné du Strip, quartier chaud où fleurissent les bouges et boîtes plus ou moins sordides : alcool, jeux, drogue, prostitution de très jeunes filles. Ils sont nombreux à se partager le gâteau sous l'œil goguenard du shérif complice, Albert "Fats" Bowman. Ambiance glauque, délétère, sale et dévoyée où plonge Hugh dès son adolescence. Son père règne sur tout cela avec violence grâce à ses sbires, dont Nevin Noll, et ses amis corrompus. Dans un autre quartier, Jesse reprend des études de droit, devient avocat, monte son cabinet et enfin se présente à l'élection de procureur. Son but, mettre fin aux affaires de Lance Malco et de ses collègues. Keith admire son père et met ses pas dans les siens. Soif de justice évidemment mais aussi ambition politique, pour plus tard. Fatalement, la belle entente entre Hugh et Keith s'arrête dès que Jesse pose sa candidature au poste de procureur en présentant un programme "Mains propres". Nous allons suivre d'année en année tous les évènements qui mèneront à la tragédie ultime, ou plutôt aux tragédies car, par effet domino, les victimes directes et collatérales de cette guerre qui commence dans les années 1970 après le passage de l'ouragan Camille, seront nombreuses. Ascension pour l'un, chute inexorable pour l'autre, aurait-il été possible que l'histoire se déroule autrement pour ces deux enfants de Biloxi ? Nos parents influent-ils tant sur nos destinées ou avons-nous notre libre arbitre ? Y-a-t-il un moment clef où se présente à nous la fameuse bifurcation vers le bien ou le mal ? Au-delà de ces questions concernant chacun de nous, John Grisham aborde également les thèmes difficiles de la vengeance et de la peine de mort dans ce roman typiquement américain, dans un pays où les shérifs et procureurs sont élus, où donc ces fonctions sont politiques. Un système qui peut nous paraître, à nous Européens, hallucinant, porte ouverte à toutes les dérives. Notre fonctionnement est-il meilleur ? Comme toujours, John Grisham nous pousse à nous interroger, à pousser plus loin la réflexion sur des sujets complexes touchant à notre intimité ou à la société. Maîtrisant parfaitement ces sujets, l'auteur pousse les curseurs au maximum : ce n'est pas un roman simple et efficace qu'il a rédigé mais bien plusieurs en un, réussissant un tissage fabuleux de différents destins croisés. Grand livre, extraordinaire thriller judiciaire et policier, formidable tableau d'une ville du Sud des États-Unis sur près de 60 ans ! Chapeau bas, monsieur Grisham ! Quatrième de couverture Connue pour sa station balnéaire, ses plages et ses fruits de mer, Biloxi a un côté plus sombre, entre corruption et débauche, allant des jeux d’argent aux tueurs à gages en passant par la prostitution, l’alcool de contrebande puis la drogue.Nés dans des familles croates, Keith Rudy et Hugh Malco grandissent à Biloxi dans les années 1960, ils sont très amis et les vedettes de la Little League de baseball. À l’adolescence, leurs vies prennent des tournures différentes. Le père de Keith, devenu procureur de renom, est déterminé à « nettoyer la côte », alors que celui de Hugh prend la tête de la mafia locale. Les garçons suivent les traces de leurs pères, Keith étudie le droit et Hugh travaille dans les boîtes de nuit familiales. Inexorablement, les deux clans sont amenés à se confronter, et c’est finalement dans une salle d’audience qu’ils vont se retrouver. Une grande saga, un suspense addictif, le maître John Grisham est de retour. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Les jours meilleurs | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les jours meilleurs Cecelia Ahem Milady-Bragelonne Mai 2017 442 pages, traduites par Fabienne Vidallet Feelgood Chronique 16 janvier 2018 "Émouvant et romantique ! " Cela peut donc être ou culcul la praline ou bouleversant ! Surprise !!!! La deuxième solution, j'ai passé quelques très jolies et délicieuses heures de lecture avec ce roman rafraîchissant, positif et optimiste ! Cela fait vraiment du bien, du suspense, de l'humain, de l'espoir ! Une comédie irlandaise mêlant sourires et larmes dans un parfait dosage. J'ai beaucoup aimé ! Du plaisir donc grâce à cette fiction qui pourtant commence bien mal pour Kitty journaliste à la télévision et également en presse écrite pour le magazine culturel Etcetera créé par son mentor Constance ; seulement voilà cette dernière est mourante à l'hôpital et Kitty est assignée en justice pour avoir brisé la vie d'un homme innocent dans son dernier reportage télévisé. Le procès va s'ouvrir, la jeune femme panique, est rejetée par tout le monde, déçoit son meilleur ami Steve journaliste sportif rencontré à la fac. Totalement perdue, honteuse, elle se rend enfin au chevet de Constance à l'hôpital. Humour, complicité et émotion sont au rendez-vous mais aussi une dernière requête de cette femme bientôt disparue à sa jeune protégée. Celle-ci lui a posé une question intéressante et la réponse sera un très beau challenge à relever : quelle est l'histoire que Constance a toujours rêvé d'écrire ? La rédactrice envoie Kitty chez elle pour aller chercher une enveloppe. Dès qu'elle sera de retour à l'hôpital, Constance promet de lui expliquer le sujet de l'article. Mais avec le procès, la condamnation, les divers événements survenus suite à cette discussion, Kitty ne revient pas immédiatement avec l'enveloppe auprès de son amie, qui décède sans révéler son idée de sujet. Kitty est désespérée, le rédacteur du magazine décide de consacrer une banale rétrospective à la créatrice de Etcetera. Mais soudain pour Kitty il est évident qu'elle doit relever le défi lancé par Constance. Appuyée par le mari de cette dernière, Bob, elle ouvre enfin l'enveloppe et là.... Une liste de cent noms et rien d'autre. Le mystère est entier, quinze jours seulement pour rendre son papier, quinze jours pour comprendre le message de son mentor, sa dernière leçon de journalisme et de vie.... Un bon suspense parfaitement construit et mené, une découverte des aspects mystérieux de la vie de Constance, de certaines personnes derrière ces noms et pour Kitty d'elle-même. Beau simplement ! Tout le monde a une histoire à raconter.... Quatrième de couverture Une histoire aux couleurs de l'espoir par la talentueuse auteure de P. S. I love you... À force de traquer le scoop et de dévoiler la vie privée des gens dans les colonnes de la presse à scandale, Kitty est dans l'impasse. Sa carrière de journaliste piétine, et ses frasques lui valent une réputation désastreuse. Tout s'effondre quand elle apprend que Constance, la femme qui lui a tout appris, vit ses derniers instants. Elle se rend à son chevet et lui demande quelle histoire elle a toujours rêvé d'écrire. Mais la réponse arrive trop tard, sous la forme d'une liste de cent noms, sans aucune explication. Bien décidée à percer le mystère, Kitty tente de comprendre ce qui relie entre eux ces inconnus. En allant à leur rencontre, elle va découvrir des aspects pour le moins inattendus de la vie de Constance et peut-être même trouver un sens à la sienne. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • La fille qui rit | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La fille qui rit Bernard Friot Actes Sud Junior D'une seule voix 2011 86 pages Jeunesse Chronique 10 décembre 2019 Un texte magnifique tout en finesse, en délicatesse pour aborder le thème du ... Non ! Je ne vous le dirai pas, car comprendre pourquoi ce rire tout d'un coup éclate est central.... Un rire libérateur mais pas seulement... Un rire jubilatoire.... Un rire d'un trop plein de tristesse ou de stupeur... Un rire pour retrouver un fantôme.... Un disparu.... Un rire seul moyen de retrouver l'autre, de se retrouver. Cela commence à 10h19 et finit à 11h46 précisément.... Envoyée par sa prof de français chez le proviseur pour rire intempestif pendant le cours, une jeune fille se retrouve subitement face à elle-même, sans échappatoire dans la salle d'attente. Pourquoi rit-elle ainsi aux moments les plus incongrus ? Neuf fois sur dix elle réussit à endiguer ce fou-rire ou rire fou, mais pas aujourd'hui.... Surtout ne pas y penser, rester sous contrôle.... Mais les images reviennent .... Une silhouette se redessine .... J'ai découvert cet auteur en tant que traducteur du dernier roman de Tarik Schami « Sami... » « L'auteur enseignant de lettres, puis responsable du bureau du livre de jeunesse à Francfort, Bernard Friot est traducteur et auteur de nombreuses histoires courtes ( Histoires pressées, Histoires minutes, etc...) ainsi que de romans pour adolescents. Dans la même collection, son Rien dire a été plusieurs fois primé ( prix TSR). » Quatrième de couverture Louise attend d'être reçue par le proviseur. Les minutes s'égrènent, elle laisse vagabonder ses pensées. Il y a tant de choses dans sa tête, dans son ventre : son amour des mots qui comblent le vide, et ses rires qui la saisissent soudain, incontrôlables, énigmatiques et pourtant si bons. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Block 46 | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Block 46 Johana Gustawsson Bragelonne Thriller 2015 336 pages Thriller Chronique 4 mars 2017 Je reste silencieuse intérieurement lorsque je lis un texte, mais lors de la découverte de ce récit, Block 46, la Symphonie n° 3 de Gorecki est remontée peu à peu du fond de ma mémoire, du fond de mon âme. Ce livre est bien plus qu'un remarquable thriller, il est un hymne à toutes les victimes de l'indicible, de la cruauté et de la barbarie incompréhensibles qui se sont déchaînées dans les camps et en particulier à Buchenwald. A été atteint un niveau d'inhumanité inimaginable, où toutes les turpitudes de psychopathes ont pu s'exprimer en toute liberté. Ce livre décrit parfaitement la bataille entre le Bien et le Mal dans son exemple le plus représentatif et le plus honteux. La construction magistrale nous fait osciller entre la Suède où est retrouvé le corps de Linnea, jeune créatrice de bijoux talentueuse, et Londres. Là aussi ont été retrouvés des cadavres d'enfants énucléés, trachée sectionnée, bras gauche scarifié. Ces mêmes stigmates relient toutes les affaires et rapprocheront Emily, profileuse canadienne de génie et la française Alexis, écrivaine spécialiste des tueurs en série, et amie de la victime. Ce tandem original remontera toutes les pistes, évitera tous les pièges entre les deux pays, entre 2014 et 1944. Le style est très fluide, direct, les chapitres courts, les glissements entre les époques parfaitement maitrisés, et le profilage du type de criminel ciselé. Qui a déjà vu le Mal absolu au fond des yeux d'un psychopathe déshumanisé comprendra encore mieux ce texte. Ce qui est essentiel lorsque Satan est face à nous, c'est de tout faire pour sauver son âme, sauver son humanité. Ce texte y réussit parfaitement en redonnant la place d'honneur aux âmes pures et aux justes. Je n'ai pu lâcher ce livre jusqu'à deux heures du matin tant il est hypnotique et apporte quelque réponses essentielles quant à l'existence de tels criminels. A lire absolument. Quatrième de couverture Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie... En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944. « Attention, âmes sensibles s’abstenir. » Yvan, Blog Émotions « Rien n’est vrai mais tout est exact. » Dominique Durand, Association française Buchenwald-Dora. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Avec le corps qu'elle a... | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Avec le corps qu'elle a... Christine Orban Albin Michel 31 janvier 2018 340 pages Roman Chronique 23 mars 2018 « Voilà ce que je suis : un corps. Voilà comment les autres me perçoivent : un corps. Un corps par opposition à un esprit, à une âme. J'existe pour me donner, pour être prise, pour procurer de la jouissance. Je suis une masse de chair, éloignée de la partie noble de notre être.... Corps, je l'ai été à fond. Corps froid, corps chaud. Corps de chair. Corps sans tête, je l'ai été avec rage. Corps sectionné. Corps photographié. Corps de papier. Corps rayé. Corps exposé. » Ce livre je l'ai lu comme un thriller psychologique effrayant, écrasant, anxiogène. Une façon de prendre de la distance en tant que femme pensante, néanmoins simple bout de bidoche, ou propriété de certains monstres, jadis. La scène de crime, la première, une villa dans le sud où règne Legrandecrivain, Leministre, L'académicien, Lemaîtreabsolu, le Beau Père de Gwendoline, dit BP. Le premier crime auquel on assiste avec tous les invités autour de la piscine, tous les assujettis au gourou, est un viol, ni plus, ni moins. Certes sans pénétration, pire, un qui fusille le futur, les espérances, le respect de soi-même, qui bafoue la pudeur d'une jeune fille, son espace vitale, son libre arbitre. Tout cela sans que personne n'intervienne : « Je ne bouge pas, mais je tremble. Une force inconnue a pris le contrôle de mon corps. » Le premier roman de Gwendoline a été accepté. Un secret bien gardé comme son écriture. Mais l'éditeur a téléphoné aux Lauriers roses et c'est Huber, le BP qui a répondu. Lui Legrandecrivain, apprend ainsi que son autorité, sa supériorité, son pouvoir dictatorial ont été envoyés au tapis par une gamine insignifiante qui a repris la parole et retrouvé une voix, sa voix, qu'il pensait contrôler depuis dix ans qu'il s'est marié avec sa mère, et leur fait vivre un enfer. Tour de poitrine 90B, taille 66, contre un mètre 90, cent kilos, multiprimé, multirécompensé. Une institution à lui tout seul imposants amasse à l'insignifiante, en laquelle persiste une étincelle de révolte... Queluidire pour la tuer, l'annuler, la dissoudre, la liquéfier en public ?« Avec le corps qu'elle a, ça va être facile pour elle... »Le couperet est tombé, la guillotine a parfaitement fonctionné en ces temps de Terreur, la tête coupée, plus de cerveau, plus de pensée, plus d'intelligence, juste un corps, de la viande. Nous sommes en 1981, 13 petites années après 68, les Jane Birkin ne sont toujours qu'à la télé, les mentalités tardent à changer, surtout pour des femmes nées juste avant la seconde guerre mondiale, femmes élevées pour être des potiches, ornementales, pondeuses, asservies par des hommes souvent bien plus âgés, éduqués par des parents du 19 ème siècle. Nous sommes ici dans ce cas de figure, dans un milieu de la grande bourgeoisie chez un homme qui a réussi certes, mais en haïssant et en reniant ses origines, sa famille, jusqu'à se rebaptiser, se réinventer. Est-il heureux, comblé, en paix ? Toujours pas ! En concurrence permanente, en insatisfaction maladive, en colère. Quelqu'un doit payer. Ses ennemis extérieurs vrais ou proclamés, et évidemment sa connasse de femme et l'ombre qui lui sert de fille. Dix ans que cela dure, la maltraitance psychologique et plus tard physique. Dix ans de haine accumulée, dix ans que la mère plie, s'avilie, s'oublie et entraîne sa fille dans sa chute. Ainsi Gwendoline, la belle, la douce Gwendoline est entourée de lâches, le bourreau et sa victime sont des pleutres. L' un en laminant plus faible que lui , l'autre en le laissant faire. Résultat d'une éducation.... Pour ma part je ne le crois pas. Un manque de courage, une incapacité à se regarder en face, à s'assumer. Les faibles sont des gens dangereux, on ne peut jamais compter sur eux, ils vous trahissent, voudraient que vous leur ressembliez, que vous acceptiez l'insupportable au lieu d'aller vers l'inconnu, la libération. (Vous comprenez que je suis du côté toujours des enfants pris au piège.) La mère va donc aussi jouer ce rôle, elle enchaîne sa fille à ce monstre, à BP, pour ne pas rester seule. Elle lui enseigne tout ce qu'une femme doit savoir pour être un bel objet. D'ailleurs Gwendoline va bien retenir la leçon, tellement bien qu'en fait, elle va s'en servir inconsciemment pour se libérer, pour gagner les moyens de partir. Méfiez vous des belles jeunes filles mutiques et obéissantes qui sourient et se tiennent bien droite.... Elles se préparent à..... Gwendoline va-t-elle sauver sa peau, sa tête, son corps ? Combien de cadavres encore avant le dénouement ? Un livre magistralement écrit, mené, d'une violence contenue inouïe, avec soudain des sifflements de fouets comme autant d'injures à la femme, à l'être humain, à l'esprit. Un roman essentiel en ces temps d'obscurité revenue.... On en sort essoré, les limites redéfinies. Merci Christine Orban. Quatrième de couverture Elle a vingt ans, et son premier roman vient d'être accepté par un éditeur. Ce jour d'été, au bord de la mer, aurait dû être le plus heureux de sa vie, si Beau-Père ne l'avait pas réduite à un corps dont la beauté serait le seul atout. Debout, au-dessus d'elle, il lui avait lancé devant tous les invités : "Avec le corps qu'elle a, ça va être facile pour elle..." Ces mots vont fracasser son existence pendant des années et la mener au bord du gouffre. Dans ce roman, Christine Orban explore, avec une grande sensibilité et des accents fitzgéraldiens, les "blessures invisibles" d'une jeune femme, et sa difficulté d'être elle-même dans un monde où triomphent les apparences et la domination masculine Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Il était un fleuve | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Il était un fleuve Diane Setterfield Plon Feux Croisés 2019 478 pages traduites par Carine Chichereau Roman Chronique 28 octobre 2019 Une splendeur !!!! « Trépidant et envoûtant, profond et beau. Offrez-vous un plaisir et lisez ce livre. » Madeline Miller Un roman magique entre quotidien pragmatique et normal des habitants de cette région de l'Angleterre traversée par la Tamise et ses affluents, et monde parallèle de légendes, de contes, de magie, où le Silencieux, un gardien des eaux tel un cerbère bienveillant, veille sur les morts et quelques fois les ramène à la vie. L'eau partout présente, dangereuse, salvatrice, ruisselante, en gouttes, en torrent, tumultueuse, calme, régénératrice. Amie ou ennemie. La vie entière des personnages de ce merveilleux récit est tournée vers le fleuve. Chacun d'eux, avec sa destinée, est un bras, un affluent, se jetant dans la Tamise ici symbolisant l'histoire que l'on raconte au coin du feu de l'auberge le Swan, à Radcot, dont c'est la spécialité. Joe le patron est un conteur reconnu et célèbre, les clients et amis se prêtent aussi à l'exercice.... Donc il était une fois, au moment du solstice d'hiver, une auberge tenue par Joe et sa femme Margot avec leur fils si spécial et attendrissant Jonathan, beaucoup de convives.... C'est à qui racontera la meilleure histoire.... Et soudain la porte s'ouvre sur un homme ruisselant, trempé, blessé, portant dans ses bras ce qui semble être un pantin.Vite on envoie chercher Rita Sunday l'infirmière, on s'occupe de l'inconnu. Mais pendant ce temps-là, Jonathan se penche sur ce pantin si bizarre.... il est magnifique, les détails en sont stupéfiants.... Mais, mais.... Non ?!? Ce n'est pas un pantin, ni un petit garçon, mais une petite fille.... Consternation ! Margot approche une plume devant le nez de la gamine de quatre ans, pas un souffle. Malheur ! Elle est morte noyée. En ces temps de grands froids, on décide de la déposer dans l'appentis qui est gelé, où elle sera bien conservée. Jonathan ne peut s'empêcher de lui donner un baiser sur le front comme font les princes charmants.... Est-ce ce geste de conte de fées qui distord soudain la réalité ? Lorsque Rita, après avoir ausculté et mis au lit l'inconnu dans une chambre de l'auberge, se rend dans l'appentis et examine plus attentivement la fillette, elle sent que quelque chose cloche.... Pas de pouls, puis peu à peu...... Une petite fille perdue dont on ne connait pas le nom, qui ne parle pas, qui représente à elle seule tant d'espoirs plus ou moins honnêtes ou étranges pour quatre personnes : les Vaughan dont la fille Amelia a été kidnappée voici deux ans, Robin Armstrong, dont la fille Alice a disparu après le suicide de sa mère, ou Lily White, dont la soeur Ann revient peut-être d'entre les morts. Est-ce le Silencieux qui par compassion a ramené à la vie cette enfant... ? Le monde se reflète soudain dans l'eau en mille morceaux mouvants et étincelants.... La réalité est fragmentée... revenir à une surface étale comme de la laque, afin qu'enfin la vérité s'y reflète complètement, va prendre un an. Un roman historique entre thriller, conte, surnaturel, des personnages très bien décrits que l'on aime où qui nous font frissonner, des décors somptueux, une écriture belle, si belle, délicate, précise, onirique, lyrique. De l'Art.. de la Dentelle.Je salue la traductrice. Une nouvelle oeuvre puissante, inclassable, romantique, exceptionnelle... À lire vite Lisez bien les notes finales concernant Henry Taunt, photographe de la Tamise lors de l'ère victorienne... Quatrième de couverture (Attention quatrième : en dit trop et n'est pas exacte). Une auberge au bord de la Tamise, par une nuit de solstice d’hiver au milieu du XIXe siècle. Les habitués sont regroupés autour de Joe le conteur lorsqu’un homme pousse la porte, gravement blessé, portant dans ses bras une petite noyée. L’homme s’appelle Henry Daunt, il habite la région et expérimente cette technique révolutionnaire : la photographie. La fillette morte, personne ne sait son nom. Quelques heures plus tard, l’enfant pousse un soupir et revient miraculeusement à la vie. Doit-on parler de magie ou bien ce phénomène peut-il s’expliquer par la science ? Mais surtout : d’où vient cette miraculée ? Est-ce Amelia, la fille des Vaughan, enlevée deux ans plus tôt, Alice, la fille de Robin, le bâtard mulâtre des Armstrong, ou bien une petite gitane du camp à côté ? À moins qu’il ne s’agisse de la fille du batelier, Quietly, mort il y a quelques siècles, qui fait maintenant passer les âmes d'un coté à l'autre de la rivière... Pendant une année, Henry, avec l'aide de l'infirmière Rita Sunday, va suivre toutes les pistes. Au nouveau solstice d’hiver, bien des mystères seront levés. Un thriller folklorique (mais) darwinien, par l’auteure du best-seller Le treizième conte Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Matrices | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Matrices Céline Denjean Pocket 23 février 2023 496 pages Thriller Polar Chronique 7 mars 2022 « Prisonnières jusqu'à ce que la vie naisse dans leur ventre. » Le tout premier opus « La Fille de Kali» m'a fait pressentir que cette autrice serait un grand nom de la littérature noire contemporaine grâce à son talent indéniable, son honnêteté morale, son indignation face à certaines dérives de notre société et du monde, sa capacité à remettre inlassablement l'ouvrage sur le métier dans un souci d'excellence, sa puissance de travail et ses doutes qui désignent le véritable artiste. On retrouve l'obsession de Céline Denjean pour tout ce qui concerne l'embrigadement sectaire, politique, religieux, grâce à la manipulation de l'opinion publique et de psychés fragiles par des êtres narcissiques, pervers, indignes, cyniques. Elle fait alors preuve d'un don pour l'analyse psychiatrique de ces malades, elle les dissèque au scalpel avec intransigeance. Cette dénonciation prend d'autant plus de force qu'elle s'inscrit dans un récit bouleversant sans aucun pathos facile, sans trash vulgaire et indécent. Là où d'autres surjouent leur partition, l'écrivaine préfère le tact, l'élégance, au service de la vérité des faits, des sentiments, par respect pour les victimes réelles, inspirations de maintes fictions sanglantes et racoleuses. L'empathie de Céline Denjean affleure en permanence entre les lignes, elle qui fut éducatrice spécialisée, rendant ce thriller policier des plus réussis, encore plus humain et pertinent. Un polar vif, un scénario parfaitement conduit et bâti à partir d'une documentation solide, des retournements de situation qui nous bousculent, des dialogues ciselés et enlevés, un souci du détail et un besoin de vérité quand tout n'est que mensonge et exploitation des âmes et des corps. Tour à tour émue, choquée, passionnée, haletante, j'ai aussi été bluffée par la beauté de certains passages, où l'amour de l'écrivaine pour sa région explose. Le style littéraire s'est affermi, s'est singularisé. L'autrice traite donc, d'une part, du thème de la manipulation de la pensée sur le plan religieux et politique, en particulier du rapprochement contre nature entre un certain catholicisme intégriste misogyne et patriarcal et des courants néo nazis, phénomène actuel des plus inquiétants jusqu'au Vatican. D'autre part, dans cette lignée, elle aborde le sujet au combien d'actualité du viol de l'intégrité corporelle des femmes, toujours et encore, depuis que les premières religions matriarcales ont disparu remplacées par le règne du mâle dominant, toutes civilisations confondues. La capacité d'enfanter est pour certains hommes un affront à leur supériorité autoproclamée. Ils mettent alors tout en œuvre pour avoir la main mise sur ce miracle de la nature, ce "pouvoir" des femmes. Un marché lucratif s'organise autour des matrices, des ventres, surfant sur le désespoir de certains couples stériles. Un vivier fertile est à disposition dans les pays pauvres, sur le Continent Africain... trafiquants de corps, sur place et en Occident, y trouvent leur bonheur. Mais c'est sans compter avec la colère des femmes, leurs capacités de résilience, de résistance, leur force originelle. Le tandem de gendarmes, Louise et Violaine, en est un parfait exemple, qui ne lâchera rien lors de cette course poursuite contre la montre. Louise y puisera-t-elle le courage d'affronter sa propre histoire ? Un thriller dense, puissant, inspiré, qui ouvre les portes à une réflexion élargie sur ce monde et les moyens de l'améliorer. Sur l'équilibre à trouver, sur les rôles que l'on nous force à jouer, sur ce diktat insupportable de la maternité imposée, seul mètre étalon de la réussite en nos sociétés. Merci à l'autrice pour son engagement et sa passion. Quatrième de couverture Jusqu'où la folie humaine est-elle prête à tendre pour assouvir un désir d'enfant ? Le nouveau thriller de Céline Denjean. En plein mois de décembre, une terrible tempête se déchaîne sur les Pyrénées. Sous la pluie battante, une jeune femme enceinte qui court à perdre haleine est percutée par une camionnette. Avant de mourir, elle murmure quelques mots en anglais : " Save the others. " Qui est cette femme sans identité ? Que cherchait-elle à fuir ? Que signifie la marque étrange sur son épaule ? Et qui sont ces autres qu'il faudrait sauver ? Les gendarmes Louise Caumont et Violaine Menou se lancent alors dans une enquête hors-norme. Au fil de leurs investigations se dessine la piste d'un trafic extrêmement organisé. Dès lors, les enquêtrices comprennent que l'horloge tourne pour d'autres femmes, sans doute prisonnières quelque part, et dont la vie ne tient plus qu'à un fil. Cet ouvrage a fait partie de la sélection pour le Prix de la Ligue de l'Imaginaire. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Les toiles de la discorde | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les toiles de la discorde Albert Ducloz De Borée Terres d'écriture 4 janvier 2024 272 pages Historique Chronique 4 janvier 2024 Roman situé dans la région du Puy-en-Velay dans les années cinquante. Lorsque l'on est fils d'artisan, que l'on a grandi au rythme des saisons, des bêtes, de la nature, et que l'on sait que l'on aime par dessus tout dessiner les beautés environnantes, comment bifurquer sur un chemin que les siens n'envisagent par pour nous ? Le hasard ou le destin va s'en mêler et notre héros, François, va être accepté dans un cours de dessin gratuit organisé par la mairie du Puy-en-Velay. La rencontre entre le garçon et son mentor Sébastien se déroule au mieux, les dons de l'élève étant évidents. La fille de la ferme voisine, Émeline, assiste de loin à une des leçons de groupe donnée dans le champ de ses parents. Elle a depuis quelques semaines repéré le beau jeune homme en plein travail. Enfin elle l'aborde ; les deux adolescents partagent vite une attirance mutuelle certaine mais aussi la passion de la représentation picturale de ce qui les entoure. Ainsi, grâce à François, elle devient la première fille à être acceptée dans ce cours, une digne représentante de la gente féminine au talent indéniable. Bientôt, dans leur recherche commune d'élargir leurs horizons et de repousser les limites de leur art, ils en viennent à vouloir passer au nu. Même si de tendres sentiments les poussent l'un vers l'autre, leur démarche est artistique, avant tout. Émeline accepte d'être le modèle de son ami. Après la séance de pose, la toile est découverte, et un scandale éclate. Vite les deux tourtereaux, face à la violence paternelle, vont trouver refuge chez leur professeur de dessin, Sébastien, et sa femme Clara. Une étrange relation se noue alors entre les deux couples ; tout n'est pas aussi lisse et tranquille que les apparences le laissent entendre. Un roman historique donc s'attachant au processus de création, aux relations intimes entre artistes : tout n'est que sensations complexes à décrypter particulièrement entre un peintre et son modèle. Malheureusement, la passion s'accompagne bientôt de son pendant négatif, la jalousie dévorante... Comment Émeline, François, Clara et Sébastien vont-ils pouvoir préserver leur amitié, leur amour ? Quatrième de couverture Jeune peintre talentueux, François se montre plus doué que son maître. Au point d’attiser la colère de son entourage et la jalousie de son professeur lorsqu’il se met à peindre des nus... 1954. Doué pour les arts graphiques, le jeune François Dufour s'inscrit à l’école des Arts du Puy-en Velay et sympathise avec sa jeune voisine, Émeline Landry. Bientôt, celle-ci pose nue pour François. Furieux, les parents du jeune artiste détruisent le tableau. Les deux adolescents, après avoir fugué, trouvent refuge chez leur professeur de peinture, Sébastien Favre, et sa femme, la belle Clara. Alors encouragé par son professeur, François reprend la peinture de nus et se met rapidement en tête de peindre Clara. Sébastien, bien que très réticent, accepte. Un choix qu'il ne tardera pas à regretter. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Colonne | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Colonne Adrien Bosc Stock 5 janvier 2022 175 pages Biographie Chronique 3 mai 2022 Prophétique et terrifiant de par son actualité : « Il y a quelque chose de mille fois pire que la férocité des brutes, c'est la férocité des lâches, j'ai le cœur brisé... » S. W. « Quand je songe à une guerre éventuelle, il se mêle, je l'avoue à l'effroi, à l'horreur que me cause une pareille perspective, une pensée presque réconfortante. C'est qu'une guerre européenne pourrait servir de signal à la grande revanche des peuples coloniaux pour punir notre insouciance, notre indifférence et notre cruauté. » S. W. « Il y a sous notre sol, une pérégrination sauvage de cadavres épouvantés à l'idée que les vivants les retrouvent.» Manuel Vilas Alegria « Colonne : corps de troupes disposé dans un ordre qui a peu de front et beaucoup de profondeur. »Le Littré. En introduction : « En août 1936, au début de la guerre d'Espagne, la philosophe Simone Weil, âgée de 27 ans, rallie les brigades internationales au sein de la Colonne Durutti sur le front d'Aragon. Elle passe 45 jours en Catalogne. De ce séjour, nous ne savons rien ou presque. Des notes éparses d'un journal d'Espagne portées sur un cahier de moleskine dont il subsiste 34 feuillets, des premières impressions de la guerre civile et des phrases de grammaire espagnole consignées sur des feuilles libres. Un passeport avec les tampons de la Généralité et du Comité central des milices, des lettres et quelques photographies. » Adrien Bosc s'attache à nous raconter 45 jours d'engagement de la jeune philosophe Simone Weil auprès des brigades internationales en Aragon, puis les mois qui ont suivi cette expérience initiatique. Fougueuse, jusqu'au-boutiste, entêtée, incontrôlable, se jetant dans la bataille avec une bravoure folle et irresponsable, nourrie de toutes ces lectures, portée par une forme d'innocence et par ses convictions indéboulonnables, la voilà au sein de la Colonne Durutti : « C'était un drôle d'équipage. Un espagnol du nom de La Calle, un kabyle anarchiste, un Italien de Savoie qui répond au nom d'Affinenghi, un russe blanc voleur qui offre le produit de ses cambriolages pour acheter des armes, Otto, un allemand, Mendoza, un cubain, l'ukrainien Staradoff, et puis aussi Paul Thalmann dit Pavel ou Laroche c'est selon. Deux couples, Roger et Juliette Baudard, et Hermann et Magdalena, enfin lui tout le monde l'appelait Hans et elle Madeleine. Marthe une française en ménage avec Pierre, celui qu'on avait baptisé Odéon. Georges et Jacques, deux parisiens. Et Berthomieu, un ancien de Verdun tombé dans la débine. Tous composent la Colonne. » C'était Carpentier et Ridel qui avaient convaincu Durruti de créer ce groupe. Bien entendu le retour ne sera pas glorieux, ses certitudes se seront écroulées, la barbarie s'étant manifestée cruellement des deux côtés. La liquidation d'un jeune garçon, Angel, marquera un tournant dans la pensée de Simone Weil, obligée de revenir en France après un accident stupide. Ses parents, admirables, sont venus à sa recherche jusque sur le front d'Aragon au mépris du péril, portés par leur seul amour. On comprend mieux de qui elle tient. Juive, les conditions de vie devenant insupportables pour sa communauté, le départ est prévu pour les Etats Unis d'Amérique. Mais restée en arrière alors que l'Europe est au bord du gouffre est impensable pour cette philosophe active qui applique ses préceptes jusqu'à atteindre la limite ultime. Une figure inoubliable revit par le talent de l'auteur que l'on sent admiratif de cet engagement et de cette totale honnêteté intellectuelle et morale. Devons-nous rester spectateurs ou agir quitte à perdre la vie ? Sommes-nous capables, à l'instar de ces héros, de nous réunir internationalement afin de combattre ceux qui veulent aujourd'hui, à nouveau, mettre en place un ordre mondial dévastateur pour l'ensemble de l'humanité. Au-delà du destin de cette jeune femme passée à la postérité, la question de notre propre courage face au Mal absolu se pose cruellement, nécessairement. Roman biographique des plus touchants et d'une grande pertinence. Quatrième de couverture En août 1936, au début de la Guerre d’Espagne, la philosophe Simone Weil, qui n’a pas trente ans, part rallier le front d’Aragon et les brigades internationales de la colonne Durutti. Lors d’une offensive sur les bords de l’Ebre, elle se blesse en plongeant le pied dans une bassine d’huile brûlante. Simone Weil passe quarante-cinq jours en Espagne. De ce séjour, nous ne savons rien ou presque. Un passeport, des notes éparses d’un « Journal d’Espagne » dont il subsiste trente-quatre feuillets, des lettres et des photographies en uniforme. Agir, penser, écrire, serait une seule et même chose. Du mystère d’une vie brève, d'un engagement impossible, Adrien Bosc a tiré un roman à la ligne claire. Au milieu du chaos d’une guerre civile, il nous conte une existence intense et tragique, dont le combat en Espagne fut le point de bascule. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Madame Pylinska et le secret de Chopin | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Madame Pylinska et le secret de Chopin Eric-Emmanuel Schmitt Audiolib 2018 2 h 22, lu par l'auteur Roman Chronique 28 mai 2019 L'auteur est prodigieusement accompagné au piano par Nicolas Stavy. Somptueux ! Après les titres : - Oscar et la dame rose - Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran - L'enfant de Noé - Le sumo qui ne pouvait grossir - Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus tous parties intégrantes du Cycle de l'invisible, (disponibles chez Audiolib), nous voici plongés dans les aventures pianistiques, musicales, échevelées ou toute en intériorité de Éric, souhaitant un beau jour, quelle drôle d'idée !?!, réussir à jouer correctement Chopin. Les autres compositeurs qu'il a découverts et interprétés, Bach, Schubert, Schuman, Beethoven, Debussy, Fauré, etc...ils les a compris, a su les jouer. Sa décision d'apprendre le piano, alors que cet instrument lui semblait jusque là un animal dangereux, disgracieux et encombrant dans le salon familial, est intervenue après que sa chère tante Aimée se soit assise à l'instrument et fait sonner enfin l'objet tel qu'il le fallait. Immédiatement, sous le charme de cette révélation totale, de ce choc émotionnel, Éric s'y met mais bientôt se trouve devant une falaise infranchissable : Chopin !!! Le voilà donc devant la porte de madame Pylinska, qui bien plus qu'un simple professeur de piano va l'emporter sur un chemin initiatique tortueux de la Vie. Comprendre Chopin c'est entrevoir pour elle la vérité de l'existence. Et en cette matière, elle est monothéiste, alors qu'Éric avoue être plutôt polythéiste, ne pouvant s'empêcher d'aimer également d'autres compositeurs. Extrémiste dans sa pensée, l'enseignante l'est aussi dans ses méthodes : voyons donc ! Apprendre à jouer d'un instrument sans y toucher !?! Elle va peu à peu imposer ses exigences au jeune homme qui jusque là était un peu coincé. Elle va l'emmener dans des contrées lointaines et intérieures de l'amour, de l'insoumission, de l'exacerbation des sentiments et des ressentis. Il va laisser tomber des morceaux de son armure éducationnelle ou de circonstance pour devenir un Homme libre, un Homme capable de choisir ensuite la vie qu'il veut, la compagne qu'il souhaite.... Par Chopin, par la musique, madame Pylinska sauve Éric d'un futur bien terne et nous rappelle à nous tous, musiciens ou non, les fondamentaux afin de vivre pleinement. Un texte très beau, au style simple, direct, délicat. Beaucoup de poésie et de fantaisie, beaucoup de situations improbables, drolissimes et oniriques. Le tout illustré par la voix ou plutôt les mains et l'esprit du pianiste concertiste Nicolas Stavy. Un moment donc d'exception, rare, une partition que les deux artistes jouent à la perfection ; au répertoire du Chopin évidemment, mais aussi un Liszt et un Schumann à quatre mains. Quant à la lecture elle-même, un vrai bonheur, la voix de Éric-Emmanuel Schmitt étant jeune, claire, d'une précision de prononciation incroyable. On sent qu'il s'amuse à camper tous ses personnages et en particulier madame Pylinska, une Alice Sapritch aux accents polonais. Un bonheur donc.... Une leçon de vie... J'ai une furieuse envie du coup d'ouvrir mon piano.... Quatrième de couverture Madame Pylinska, aussi accueillante qu'un buisson de ronces, impose une méthode excentrique pour jouer du piano.... - Madame Pylinska, quel est le secret de Chopin ? - Il y a des secrets qu'il ne faut pas percer mais fréquenter : leur compagnie vous rend meilleur. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • La Bibliothèque de Minuit | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La Bibliothèque de Minuit Matt Haig Mazarine (Fayard) 6 janvier 2022 414 pages traduites par Dominique Haas Fantastique Chronique 23 avril 2022 Magnifique roman en cette période très particulière où la croisée des chemins se présente devant nous. Dans une société qui nous met en permanence en concurrence les uns par rapport aux autres, où tout n'est qu'apparence, matérialisme et individualisme, où l'on mesure son niveau de réussite en se référant à une échelle des valeurs erronée, en comparant stupidement le jardin du voisin au nôtre, où l'on nous fait insidieusement un beau lavage de cerveau via la pub et les médias, où l'on a du coup tendance à ne voir que ce que l'on a pas, à ne considérer que le vide du verre et non le plein, ce roman devient une cure de jouvence. C'est une leçon d'espoir appelant à ne rien lâcher ou abandonner, à être conscient de ce qui est positif dans notre vie, à changer la lentille de vue à travers laquelle nous regardons le monde qui nous entoure, en bref à rallumer la lumière alors que tout est fait pour nous éteindre. Nous sommes les seuls interrupteurs permettant d'éclairer notre existence. Vivre avec des regrets de ce que nous aurions pu faire ou ce que nous aurions pu réaliser ne mène à rien sauf à nous empêcher de considérer chaque nouvelle journée comme une page blanche sur laquelle nous allons écrire notre destin. En partant d'un postulat déjà vu mais particulièrement bien développé, l'auteur nous fait glisser d'une version de Nora Seeds à une autre, et insidieusement nous mène, tout en lisant, à nous interroger sur notre propre vie, sur nos regrets, sur nos blocages. Nous prenons conscience que nous pouvons être notre pire ennemi ou notre meilleur ami. C'est un livre poétique sur le fond, initiatique, surfant sur le concept d'univers parallèles ou multivers, extrêmement bénéfique et optimiste. J'ai pris un grand plaisir à le découvrir alors même que les évènements actuels me désespèrent et me terrorisent. Un texte qui va certainement m'aider à affronter demain. Ce serait un merveilleux film ! J'ai beaucoup aimé suivre cette héroïne attachante et touchante, si belle dans son imperfection ou grâce à elle, justement. Une grande bouffée d'oxygène. Quatrième de couverture « Entre la vie et la mort, il y a une bibliothèque, avec des rayonnages infinis et une multitude d'autres vies à essayer. » À trente-cinq ans, Nora Seeds a l'impression d'avoir tout raté. Lorsqu'elle se retrouve un soir dans la mystérieuse Bibliothèque de Minuit, c'est sa dernière chance de reprendre en main son destin. Si elle avait fait d'autres choix, que se serait-il passé ? Avec l'aide d'une amie bibliophile, elle n'a qu'à prendre des livres dans les rayonnages, tourner les pages et corriger ses erreurs pour inventer la vie parfaite. Pourtant, les choses ne se déroulent pas comme elle l'imaginait. Avant que minuit sonne, pourra-t-elle répondre à l'énigme la plus importante : qu'est-ce qu'une vie heureuse ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • L'enfant du lac | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'enfant du lac Kate Morton Charleston Le 13 mars 2025 644 pages traduites par Anne-Sylvie Homassel historique Chronique 10 juillet 2025 1933-2003 Fabuleux roman historique et de suspense dont l'intrigue s'étale sur une période de 70 ans, les chapitres basculant entre plusieurs personnages de femmes à différents âges. Leur dénominateur commun ? La disparition d'un petit garçon, Theo, âgé de onze mois, lors de la fête du solstice d'été à Loeanneth dans la maison de la famille Edevane près d'un lac, en 1933. Lieu enchanteur et idyllique où vivent Eleanor, son époux Anthony, leurs trois filles, Deborah, Alice, Clemmie, et leur fils né après dix ans d'attente. La détestable mère d'Eleanor, Constance DeShiel, vit aussi avec eux ainsi qu'un vieil ami de la famille, anciennement médecin devenu écrivain. La sévère nurse et le beau jardinier, Benjamin Munro, complètent le tableau. Dans cette propriété de rêve, le drame s'abat sur la famille sidérée. C'est le début d'un long calvaire qui aura des répercussions sur la vie entière de ces protagonistes. Ont-ils tous dit la vérité à Clive, le jeune policier en charge de l'enquête ? N'y a-t-il pas quelques secrets cachés qui pourraient expliquer cette disparition soudaine ? Est-ce un enlèvement ? Mais alors pourquoi le ravisseur présumé ne demande-t-il pas de rançon ? L'affaire s'enlise et devient un des nombreux cold cases jamais élucidés. 2003, Sadie est flic à la brigade criminelle de Londres. Elle est dans une situation plus que délicate avec sa hiérarchie quant à l'affaire Bailey, concernant la disparition d'une jeune mère ayant, semble-t-il, laissé derrière elle une toute petite fille livrée à elle-même pendant une semaine dans leur appartement. La mère de la jeune femme est persuadée qu'il est arrivé un malheur, que sa fille est morte. Son ex gendre au contraire n'est pas étonné et dresse un portrait peu flatteur de son ancienne compagne. Qui croire ? L'affaire est classée. Pour Sadie, particulièrement sensible à tout ce qui touche à la maternité, ce cas devient une obsession. Elle se range du côté de la mère de la disparue et commet une faute grave... Mise à pied, devant se faire oublier, direction les Cornouailles et la maison de son grand-père, Bertie. Au détour d'un chemin, alors qu'elle fait son jogging en compagnie des chiens de son aïeul, elle découvre un jardin abandonné et bientôt une charmante et mystérieuse maison orpheline de ses habitants depuis des décennies : c'est Loeanneth. En apprenant l'histoire tragique qui s'est déroulée en ce lieu, l'instinct de ce fin limier au chômage forcé se réveille. Elle fouille, enquête aux archives municipales. Le nom de Edevane lui est familier. Très vite elle fait le lien avec la célèbre écrivaine de romans policiers, Alice Edevane, nonagénaire à l'esprit caustique et retors. Elle décide de la contacter directement par courrier. Peter, le secrétaire particulier de la grande dame, constate avec étonnement le bouleversement que crée les lettres de l'inspectrice sur Alice, d'habitude si maîtresse de ses sentiments. Les pièces de cet ouvrage digne des meilleurs auteurs de littérature noire anglophones sont en place sur le plan labyrinthique imaginé par Kate Morton. Avec un immense talent de conteuse capable de restituer somptueusement une ambiance so British, d'analyser les circonvolutions de la pensée humaine la plus complexe, de laisser tomber quelques miettes de vérité tout au long de notre parcours de lecteurs incapables de détourner les yeux de ce pavé de 644 pages, Ô combien ensorcelant, d'imaginer un scénario tortueux fécond en retournements de situation et pièges multiples, de dresser le portrait de personnages inoubliables et ultra réalistes, l'autrice nous piège entre ces pages supra addictives. Impossible de se libérer de cette maison du lac, enfermés dans cette intrigue policière et humaine fascinante. Roman parfait pour les vacances, de ceux que l'on ne peut lâcher jusqu'à la dernière révélation et que l'on regrette de devoir refermer. Que vous êtes chanceux, vous qui allez vous y plonger ! Quatrième de couverture Cornouailles, été 1933. La maison de campagne de la famille Edevane, Loeanneth, est impeccable et étincelante, prête pour la fête tant attendue de la Saint-Jean. Mais lorsque minuit sonne et que les feux d’artifice illuminent le ciel nocturne, un drame se produit. Le petit Theo, onze mois, disparaît soudainement. La police remue ciel et terre, mais l’enfant demeure introuvable. Inconsolable, la famille Edevane quitte Loeanneth pour toujours et la maison tant aimée est laissée à l’abandon. Soixante-dix ans plus tard, une jeune inspectrice londonienne fascinée par cette disparition décide de reprendre l’enquête. Mais à mesure qu’elle découvre les secrets que renferme le domaine, elle éveille l’hostilité d’Alice Edevane, la grande soeur de Theo devenue romancière à succès... Révélant les secrets un à un, à la manière de poupées russes, Kate Morton nous entraîne au coeur d’un mystère envoûtant. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Le roi n'a pas sommeil | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le roi n'a pas sommeil Cécile Coulon Viviane Hamy 2012 160 pages Roman - Poésie Chronique 10 avril 2017 Nous avons beaucoup de chance de pouvoir suivre une auteure jeune certes, comme tout le monde se plait à le répéter, ( cela me fatigue pour ma part), mais surtout unique. C'est une artisane d'art qui ne se contente pas des dons qui lui ont été offerts. Liés l'un à l'autre par les thèmes développés : cette lutte inégale entre l'homme et la Nature, cette oppositions entre ville et campagne, ce destin qui semble inéluctable quelque soit la hargne du héros à s'en sortir, cette impression que l'on évolue hors du temps dans une tragédie grecque où les dieux décident de frapper comme bon leur semble. Le style est toujours direct, sobre puis tout d'un coup une image, une métaphore vous explose au visage et le coeur râte un battement, vous êtes en apnée, et vous relisez le passage pour être bien certain de ce que vous avez lu, et aussi afin de reproduire ce moment si rare de parenthèse enchantée, à la lecture d'une fiction. Je lis ses livres à voix haute, tant la musique de la langue est belle. C'est plus que du talent, ou un don, c'est une évidence, cette Femme est "écriture", "mots", l'encre sur le papier est son royaume, et je veux bien la croire lorsqu'elle dit, lors de l'émission de La Grande Librairie, que les fantômes lui chuchotent à l'oreille, pour ma part je pense que ce sont aussi des âmes tutélaires ou des anges. Je retrouve toujours l'écriture magnifique, intemporelle, organique, de cette auteure avec précaution, tant elle me touche, c'est ainsi, inexplicable, et je sais que je dois être alors très vigilante à tempérer ma sensibilité exacerbée. Cela a commencé avec "Le coeur du Pélican " en 2015, pourtant la course à pied n'est pas une de mes passions, mais le ton miironique mi-désespéré, cette description très juste des pensées et des spirales psychologiques qui envahissent le héros, et cette lutte courageuse tout de même pour aller au bout, m'ont suspendue en état second un certain temps. Hébétée ! Idem pour ces deux nouveaux romans : « Le roi n'a pas sommeil » m'a laissée dans une tristesse infinie, (je suis vraiment en sur-sensibilité en ce moment). Le mystère de la chute de Thomas Hogan est écrit comme un thriller , on aimerait comprendre pourquoi il se fait arrêter, qu'est ce qui l'a fait basculer ? Qu'aurait-il pu faire pour rester sur le bon chemin, avoir une vie "normale" dans sa propriété, dans sa ville, auprès de sa mère Mary, avec le médecin et ami O'Brien, et surtout Donna qu'il aurait épousé, avec laquelle il aurait eu des enfants ? Mais les cartes de la vie étaient-elles battues et servies de telle sorte que c'était déjà fichu, peut-on croire en la transmission de gènes viciés de génération en génération, était-il condamné avant même de naître ? Son trop grand calme, son côté taiseux, son sur-contrôle, ce jeu de comédien aguerri pour cacher sa désespérance, n'ont ils pas été à l'origine de l'implosion qui lui font commettre l'irréparable ? Livre très court dans l'édition Libra Diffusio, compact, aux odeurs d'humus, de terre, de bois, de sueur, d'alcool, de larme et de sang, est un incontournable dans le paysage actuel de la littérature française. Quatrième de couverture Le roi n'a pas sommeil raconte le destin tragique d'un enfant maudit : Thomas Hogan. Un conte dont le charme poétique opère irrémédiablement sur le lecteur. A la mort de son père qui lui lègue sa fortune, William Hogan, le père de Thomas, rachète une propriété d'une beauté sauvage et subjuguante : deux hectares de forêts envahis par les framboisiers sauvages et où paissent des cerfs et des biches. Une fois sa fortune dilapidée, il se tue au travail, de jour, à la Scierie du village et, de nuit, à la gendarmerie où il classe les dossiers des affaires les plus sordides. Est-ce cette proximité avec le crime ? Il est sombre, triste et violent. Mais il travaille dur et c'est un bon parti. Un soir de bal au village, il séduit une beauté, Mary, et l'épouse. Thomas naît de cette union. C'est un bel enfant, à l'opposé de son père, fragile et vulnérable. Mais sa vie bascule le jour où William s'entaille profondément la main droite à la Scierie. Cette blessure gangrène et emporte le père sans que le médecin de famille, O'Brien, ne puisse rien y faire. Comme un signe de mauvais augure, l'accident plane désormais sur le destin de Thomas. Celui-ci grandit et connaît l'amitié avec Paul, son double à qui tout l'oppose, puis l'amour avec Donna, l'admirable assistante du Docteur O'Brien. Bientôt, son destin sombre le rattrape : il deviendra pour tous le " fils maudit " de Mary, une légende. Dans un style sobre mais imaginé, Cécile Coulon nous entraîne dans un univers d'émotion qui allie une atmosphère paisible, et une mélancolie indicible. Son talent tient à sa capacité à rendre magique le quotidien et le banal. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • La maison aux sortilèges | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La maison aux sortilèges Emilia Hart Les Escales 28 septembre 2023 448 pages traduites par Alice Delarbre Historique Chronique 18 mars 2024 "La maisonnette est tapie sur le sol, comme un animal nerveux. Les murs de pierre sont brouillés par le temps, tapissés de lierre. Des lettres sophistiquées, gravées dans le linteau de la porte, désignent le lieu : Weyward. Un nom étrange pour une maison. Et pourtant familier." "Les liens entre les femmes sont les plus redoutés, les plus difficiles et constituent, potentiellement, la force de transformation la plus puissante de la planète." Adrienne Rich Attention best-seller international. Un premier roman parfaitement maîtrisé, charnel, sensuel, puissant, dense, sous forme d'un récit inter-générationnel traitant de la résilience et de la résistance des femmes à travers le temps face à la brutalité et la cruauté des hommes. Trois femmes hors du commun donc : - 1619 Altha accusée de sorcellerie est la dépositaire d'un savoir féminin concernant les plantes et leur utilisation. Mais surtout, elle est détentrice d'un pouvoir transmis de génération en génération : celui de communier et de communiquer avec la Nature, avec la Terre et sa faune. - 1942 Violet enfermée par son père dans le manoir familial s'interroge sur sa mère défunte. Seuls un médaillon et une inscription sur le mur de sa chambre indiquent qu'elle a vraiment existé. Peu à peu, elle sent une force croître en elle une volonté de savoir afin de se libérer du carcan paternel et sociétal. - 2019 Kate n'a plus le choix. Enceinte, elle doit fuir au plus vite son compagnon violent, narcissique et pervers. Heureusement, une grand-tante lui a légué une vieille maison, celle des Weyward, traduction française du nom : "rebelle". À l'abri, la maison et son jardin semblent la métamorphoser, l'aider à enfin se connaître et savoir qui elle est et d'où elle vient véritablement. Et en effet, ces trois "sorcières" en puissance sont reliés par un fil solide tendu par delà les siècles, un fil par lequel se diffuse une puissance matriarcale des origines puisant sa force dans la Nature, la Terre, les insectes, oiseaux.... Un roman qui sent l'humus, la sève, qui crépite du bruissement, du murmure des forêts, des bois, des buissons, des cours d'eau, qui nous emporte dans le vent des tempêtes intérieures et celles provoquées par le pouvoir du Féminin face au danger, qui palpite comme le sang de la Vie, de la Mort, de la souffrance ou du soulagement. Violet et Kate sauront-elles entendre la voix de Altha resurgissant des limbes pour les mettre en garde ? Kate trouvera-t-elle dans la maison les indices laissés par Violet ? Pourront-elles se sauver et protéger leur lignée ? Un roman profondément féminin en cette période de métamorphose souhaitable et espérée des sociétés patriarcales au pouvoir pour encore peu de temps. Un roman historique, vital, flirtant avec le surnaturel tel qu'il est considéré dans les pays occidentaux, qui ne l'est pas dans les cultures reliées encore à Gaïa, à la Terre. Très beau et réconfortant ! Quatrième de couverture Lauréat du Goodreads Choice Award Best Debut et Lauréat du Goodreads Choice Award Best Historical Fiction. Trois femmes extraordinaires séparées par quatre siècles. Un roman captivant sur la puissance des femmes et le pouvoir de la nature. 2019. Kate fuit Londres pour se réfugier dans une maison délabrée dont elle a hérité. Avec son lierre dégringolant et son jardin envahi par les mauvaises herbes, ce havre de paix la protège de son compagnon violent. Kate sent toutefois qu'un secret s'y tapit... 1942. Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, Violet est cloîtrée dans le grand domaine familial, étouffée par les conventions sociales. Elle vit avec le souvenir de sa mère, dont il ne lui reste qu'un mystérieux médaillon et une inscription étrange sur le mur de sa chambre. 1619. Altha connaît les secrets des plantes, savoir ancestral transmis de mère en fille. Nombreux sont les villageois à venir lui demander de l'aide. Pourtant, quand un fermier meurt piétiné par son troupeau, tous la pointent du doigt et l'accusent de sorcellerie. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Des crimes qui ne disent pas leur nom | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Des crimes qui ne disent pas leur nom Brigitte Joseph-Jeanneney TriArtis 17 janvier 2022 76 pages Divers Chronique 30 décembre 2022 « La littérature ne sert pas à restituer le réel mais à combler les vides, les lacunes. On exhume et en même temps on crée une réalité autre. On n'invente pas, on imagine, on donne corps à une vision, qu'on construit bout à bout, avec des morceaux de souvenirs et d'éternelles obsessions. » Le parfum des fleurs la nuit de Leïla Slimani 9 nouvelles s'attachant à décrire diverses situations plus ou moins folles où soudain un des protagonistes commet un acte criminel, crève cœur, égoïste, irrespectueux, en un mot insupportable pour celle ou celui qui en est la victime ciblée, consciemment ou non. 1/ Une expédition Simone, résidente dans un EHPAD, attend avec impatience l'arrivée de son petit-fils qui doit l'accompagner au bureau de vote pour remplir avec fierté son devoir civique. Mais le temps passe... 2/ Compter ses pas Dans un futur pas si éloigné une femme compte ses pas dans sa cellule. Emprisonnée pour quelle raison ? Je vous laisse le découvrir. 3/ Rester au Vent Un jeune soldat revient de la guerre et sonne chez une mamie. Pas le temps de parler que déjà la vie à deux reprend son cours.. mais qui est-il ? 4/ Le Chandail Une femme vole le chandail d'une petite fille au square. Mais pourquoi ? 5/ Emprises Une gardienne d'immeuble énigmatique, l'aveuglement des habitants de la résidence, des lettres de dénonciation dans les boîtes, emprise des plus forts sur les plus faibles... 6/ Un homme nu Être nu chez soi est-ce de l'exhibitionnisme ? Est-ce du flirt ? Une méthode de drague ? Et s'inquiéter de ne plus voir l'objet de tous ses désirs depuis plusieurs jours et paniquer jusqu'à.... Folie ? Crime ? 7/ Le Doigt Un viol par un allemand pendant la Seconde Guerre mondiale, un dépôt de plainte auprès de l'officier de la Wehrmacht, un doigt accusateur qui se lève sur le criminel, une exécution rapide, et puis un miracle... 8/ Une métamorphose Un trentenaire revient chez maman après un divorce et un licenciement destructeurs. Il arrive des USA. Mais l'appartement maternel a bien changé ainsi que sa propriétaire. Tout évolue, tout se métamorphose... 9/ Du plomb dans l'aile À force de vouloir sauver les autres malgré eux, d'imposer sa volonté, de penser mieux savoir ce qui convient à la personne concernée, on peut franchir certaines limites et pousser l'autre trop loin jusqu'à... Tour à tour cocasses, joyeux, grinçants, bouleversants, barrés, terrifiants, ces textes nous parlent de nous-mêmes, de ces instants où tout est trouble, on l'on passe dans une autre dimension, ou l'air semble trembler, où l'on perd le sens commun dans un monde devenu fou. Des fragments de vérité tels des morceaux de miroir brisé dans lesquels nous regarder attentivement. Quatrième de couverture Des petits crimes impunis qui ne laissent des traces que pour les victimes. Des balles invisibles atteignent les cerveaux et broient les cœurs. Emprises en cascade. Mise enceinte subreptice. Négation des droits civiques d'une fille de déportée. Surprenante dénonciation d'un viol. Interdiction d'inventer des algorithmes. Il y a aussi des criminels aux mobiles insoupçonnés. Voleuse à l'arraché d'un étrange chandail. Usurpateur d'identité par générosité. Exhibitionniste eupho-rique. Veuve transgressive laissant son fils désemparé. Il est tant de crimes impunis, ignorés de leurs auteurs, mais pas de leurs victimes. Des crimes qui ne disent pas leur nom. La presse en parle : L'Inventoire - La revue littéraire d'Aleph-Ecriture - 7 février 2022 [...]Le quatrième recueil de nouvelles de Brigitte Joseph-Jeanneney vient de paraître aux Editions Triartis dans la collection Echappées Brèves. Dans une langue élégante et subtile, l’auteure brosse neuf portraits de femmes prises au piège de situations qu’elles n’ont pas créées, résistant en silence à des abus ou manquements souvent commis par des hommes[...] Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

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