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- Chroniques (All) | EvanancesLittéraires
Item List (In)visible Sarai Walker Read More 12 poèmes en escale Sylvia Schneider Read More 1793 Niklas Natt och Dag Read More 1794 Niklas Natt och Dag Read More 1795 Niklas Natt och Dag Read More 1986 Sioux Berger Read More 1991 Franck Thilliez Read More 22/11/63 Stephen King Read More 5 secondes Catherine Benhamou Read More 66 histoires de Diable Roger Maudhuy Read More 7m2 Jussi Adler Olsen Read More A bout de nerfs James Barnaby Read More
- La Correspondante | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La Correspondante Virginia Evans La Table Ronde Le 8 janvier 2026 336 pages traduites par Leïla Colombier roman épistolaire Chronique 28 février 2026 Un phénomène éditorial ! "Ce que j'ai accompli par moi-même est d'ordre personnel, mais ce n'est pas exactement la paix. (...) La plupart d'entre nous ont vécu de manière moins théâtrale, mais demeurent les survivants d'une époque singulière et repliée sur soi." Joan Didion, "Au lendemain des années soixante", The White Album Que savons-nous réellement de nos parents, de nos enfants, de nos proches, de nos voisins, de nos amis ? Que leur taisons-nous, que nous cachent-ils ? Et pourquoi ? Par peur d'être jugé ? Par lâcheté ? Par malhonnêteté ? Par terreur à l'idée d'une possible rupture ? Est-ce la conséquence d'une fracture de jeunesse, d'un manque que nous ne savons combler, d'une incapacité à jouer le jeu social des apparences et de la normalité ? Pourquoi ne réussissons pas à communiquer véritablement à l'heure du tout numérique, de l'hyper connexion, des réseaux sociaux, de l'étalage de la vie privée ? Voici un roman épistolaire d'une grande beauté, source d'une variété incroyable d'émotions et de coups au cœur, abordant tous ces sujets délicats et primordiaux en nous traçant peu à peu, ligne après ligne, petit coup de crayon après l'autre, le portrait d'une femme à l'hiver de sa vie, Sybil Van Antwerp. Qui est-elle cette septuagénaire réfugiée depuis toujours dans la lecture et l'écriture de lettres adressées à des inconnus célèbres ou non, à des écrivains qui l'ont touchée, à ses proches ? Sa vie est parfaitement réglée, tout est noir sur blanc comme dans un code pénal ou civil, manichéenne à l'extrême, en contrôle. Lorsque l'on se retourne sur son parcours professionnel au sein du système judiciaire, on ne peut qu'être admiratif, impressionné, bien qu'un mystère demeure ! Pourquoi est-elle restée greffière d'un juge qui vient juste de mourir au lieu de prendre son envol ? Qu'en est-il de ses rôles de mère, d'épouse, de sœur, d'amie ? N'y a-t-il pas eu des accidents de vie, des évènements tragiques, des moments de doute ou de honte ? C'est l'instant où tout bascule : sa vue baissant inexorablement, elle comprend que bientôt, elle ne pourra plus se réfugier dans la lecture ou l'écriture de lettres... Les témoins de son passé disparaissent les uns après les autres... La réception de courriers menaçants laissant présager que peut-être tout ne fut pas si parfait, finalement, qu'elle n'est pas en sécurité... Son cœur se serre en se remémorant une voix si chérie disparue trop tôt, ou en constatant la distance qui grandit entre elle et sa fille... Combien de non-dits, de secrets, de zones d'ombre persistent dans l'existence de celle qui fut adoptée, comme son frère Felix, par des parents aimants et traditionnalistes ? Une métamorphose est-elle possible à son âge ? Theodore, son voisin si attentionné, ou ce texan si drôle et si entreprenant, pourraient-ils l'accompagner sur ce dernier tronçon de chemin ? Et puis, arrive le cadeau offert par ses enfants, Fiona et Bruce, sous la forme d'un test ADN ! Soudain les fondations de son existence si ritualisée vacillent. Que faire ? A-t-elle vraiment besoin de connaître ses origines ethniques ? Ce pas franchi ne la mènera-t-il pas vers plus de désillusions, de chagrins, qu'elle ne peut en supporter ? Femme aux multiples facettes, complexe, imparfaite et intranquille, tétanisée par la peur depuis toujours malgré les apparences, elle nous est décrite en détail, avec délicatesse et justesse, par le biais de cette correspondance d'hier et d'aujourd'hui. Un peu comme si nous tournions les pages d'un album de photographies et d'émotions d'une inconnue devenue proche, familière, à laquelle nous nous attachons, évidemment. Magnifique plongée humaniste dans l'intimité d'une vie, hommage à la littérature et aux écrivains, appel à la tolérance et à la curiosité, ce roman, à la très belle couverture et à la mise en page soignée, merveilleusement bien traduit, ne pourra que vous interpeller, vous pousser à ne pas perdre de temps en silence et en mensonge vis à vis des autres mais surtout vis à vis de vous-même. Gratitude Virginia Evans ! Quatrième de couverture "Je me suis mise à écrire des lettres, et c'est devenu une obsession. Le plus souvent, quand j'en écrivais une, j'en recevais une en retour. Cela surprend, mais j'ai découvert que la plupart des gens répondent. La première lettre de ma vie remonte à 1948, et je l'avais adressée à P. L. Travers, au sujet de son livre Mary Poppins." Mère puis grand-mère, femme divorcée, retraitée d'une brillante carrière dans le droit, Sybil Van Antwerp vit seule et n'aspire qu'à une existence paisible, aiguisant chaque jour sa plume pour rédiger des courriers avec un franc-parler capable de désarmer avocats de renom et grands écrivains. Mais tandis que sa vue baisse inexorablement, des lettres anonymes toujours plus menaçantes sont déposées une à une dans sa boîte, la forçant à replonger dans un passé douloureux. Greffière au chignon strict passant la porte du tribunal ; vieille dame longeant le fleuve avec une canne ; adolescente dévorant Tolkien et C.S. Lewis ; correspondante cherchant le mot juste : lettre après lettre, Virginia Evans compose le portrait d'une femme multiple, dans un premier roman mordant. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Éva a lu pour vous | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Liste complète des ouvrages lus et chroniqués Faites votre choix (In)visible Sarai Walker Gallimard Série Noire Thriller 368 pages traduites par Alexandre Guécan Découvrir 1793 Niklas Natt och Dag Sonatine Thriller Historique 442 pages traduites du suédois par Rémi Cassaigne Découvrir 1795 Niklas Natt och Dag Sonatine Thriller Historique 496 pages traduites par Rémi Cassaigne Découvrir 1991 Franck Thilliez Fleuve Thriller & Polar 504 pages Découvrir 5 secondes Catherine Benhamou Des femmes Antoinette Fouque Roman 40 pages Découvrir 7m2 Jussi Adler Olsen Albin Michel, Thriller policier 624 pages traduites par Caroline Berg Découvrir 12 poèmes en escale Sylvia Schneider Les Presses Littéraires poésie 16 pages illustrées Découvrir 1794 Niklas Natt och Dag Sonatine Thriller Historique 544 pages traduites par Rémi Cassaigne Découvrir 1986 Sioux Berger De Borée Roman anticipation 235 pages Découvrir 22/11/63 Stephen King Albin Michel Suspense SF 934 pages traduites par Nadine Gassie Découvrir 66 histoires de Diable Roger Maudhuy De Borée Beau Livre 221 pages, version illustrée Découvrir A bout de nerfs James Barnaby De Borée Marge Noire Thriller 408 pages Découvrir
- L'Arbre à pain | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'Arbre à pain Christian Laborie Presses de la Cité Le 13 février 2025 409 pages historique terroir Chronique 27 mars 2025 Paru aux Presses de la Cité dans la collection Terres de France. Paru en 2003 aux Éditions De Borée. Donc réédition de ce très beau roman de terroir d'une beauté stylistique indéniable. Un récit tantôt nostalgique, tantôt factuel, témoignant d'un art de vivre ensemble et de travailler durement, disparus aujourd'hui, d'un amour pour la magnificence des Cévennes et d'un respect pour ces aïeux sachant vivre au rythme des saisons même s'ils sont totalement conscients de la marche irréductible du progrès qui, tel un rouleau compresseur, écrasera tout sur son passage. Histoire d'une famille, les Monteil, sur quatre générations, mais aussi d'une région agricole qui, à l'instar de la France entière, passera d'un monde à l'ancienne perpétuant des traditions ancestrales, des modes de vie dépassés, à une ère de modernité et de mécanisation post Seconde Guerre mondiale. La Vieille Morte, montagne témoin des heurs et malheurs qui s'abattent sur les hommes, reste inchangée, immuable, présence successivement protectrice, menaçante ou réconfortante. Et les années passent, et les nuages traversent le ciel, et des générations de paysans tentent de survivre jusqu'à ce que la décision de partir s'impose. Mais entre temps que de rires, de joies, de pleurs, de cris, de souffrances entre les murs du Castanet, la ferme des Monteil ; que de rêves et de désillusions... Mais ce qui caractérise ces paysans protestants est leur capacité fascinante de résistance. Alors oui, ils aimeraient quelques fois fuir ces lieux, aller à la ville, ne plus s'user à la tâche comme le vieux Élie et son fils Étienne et son épouse Marthe, mais les racines sont là, la rage de vivre aussi. L'arbre à pain veille sur la maisonnée quelque soient les tourments du siècle, quelque soit la métamorphose de la société. Très beau roman écrit avec un supplément d'âme par un auteur amoureux de sa région de cœur, que l'on sent profondément admiratif de tous ceux qui nous ont précédé avec courage, ténacité. Cet ouvrage est aussi un hommage à une certaine simplicité de vie. Retour à l'essence des choses. Merci à Christian Laborie pour ces magnifiques pages si bienfaitrices. Quatrième de couverture : Début XXe siècle, une saga au coeur du quotidien et des traditions des paysans cévenols. Un hommage au courage et au labeur de gens humbles mais dignes, un grand "classique" de Christian Laborie. Il est l'arbre à pain, l'arbre généreux dont le fruit est la ressource nourricière des plus démunis. Il est le châtaignier, celui qui donne son nom au mas isolé du Castanet, propriété d'une famille de paysans huguenots, dans cette région reculée des Cévennes. Les Monteil vivent là, enracinés sur le versant aride de la montagne schisteuse, la Vieille Morte. Une existence immuable, égrenée au rythme régulier des saisons, que rien ne semble devoir perturber, tant elle est inscrite dans l'éternité. Samuel Monteil, témoin et héritier d'une époque révolue, raconte ses jeunes années entre les murs du mas ancestral avec les siens, la figure puissante de l'aïeul, Élie, les souvenirs de la guerre, le maquis, l'Occupation, les temps qui changent... Bientôt viendra pour Samuel le choix d'une vie : rester au Castanet ou partir ? Un magnifique roman de la terre, des Cévennes, et de ceux qui en sont l'âme. Quatrième de couverture Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Les Sirènes | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les Sirènes Emilia Hart Les Escales Le 10 avril 2025 448 pages traduites par Alice Delarbre fantastique Chronique 25 février 2026 Après l'immense succès de "La Maison aux sortilèges" - Best-seller 2025 "L'océan possède ses grottes de silence." Nathaniel Hawthorne, "L'Océan" " You should have known me before I sang you to sleep, and I robbed you of wealth And again I'm a maid on the shore." Extrait de la chanson "The Maid of the Shore" La jeune Fille sur le rivage "Tu aurais dû me connaître avant/qu'avec mes chants je ne t'endorme,et ne te prenne ta fortune/puis redevienne une jeune fille sur le rivage." Il a fallu près de deux ans et plusieurs versions à l'autrice pour qu'enfin elle fasse la vraie rencontre de ses sirènes, ses personnages tant aimés. Elle dit dans ses remerciements que l'écriture de ce roman a été l'une des épreuves les plus difficiles de sa vie. Bien d'autres ont jalonné son parcours dont elle nous fait part en dernière page de cet ouvrage... Elle nous témoigne ainsi d'une confiance bouleversante tout en définissant ce qui est au centre de ce récit fantastique : la sororité et l'eau bienfaisante. Nous voici donc à nouveau plongés dans l'univers onirique d'Emilia Hart nous offrant un conte magique où les femmes, d'hier comme d'aujourd'hui, se battent pour survivre ou pour protéger toutes les victimes de violences, d'injustices. Histoires d'amour filial, romantique, maternel... thriller également à la frontière entre une réalité bien tangible et une vérité surnaturelle. Le lien qui relie deux sœurs est parfois mystérieux et plus fort que tout à l'instar de celui noué entre les deux jeunes irlandaises, Mary et Eliza, condamnées à l'exil en Nouvelle Galles du Sud voici deux cents ans, ou entre les sœurs australiennes, Lucy et Jess, en 2019. Que peuvent avoir en commun ces quatre êtres d'exception si éloignés temporellement ? Dès le prologue, nous assistons à une naissance extra-ordinaire au fond d'une grotte dans une ville côtière nommée par l'autrice Comber Bay, lieu inoubliable dont l'histoire est jalonnée d'événements particuliers le nimbant d'une aura de mystère : - Le naufrage terrible de La Naïade, un bateau transportant des déportées au XIXe siècle, - Les disparitions étranges et jamais résolues de huit hommes au fil des années - Le sauvetage hallucinant d'un nourrisson par un marin pêcheur en 1999. Puis nous rencontrons Lucy, étudiante en journalisme, alors qu'elle se réveille d'une crise de somnambulisme pendant laquelle elle a, semble-t-il, tenté d'étrangler celui en qui elle avait placé toute sa confiance, Ben. Elle se pensait si chanceuse d'être aimée par un si beau jeune homme malgré ses défauts physiques, ses imperfections stigmatisantes. Consciente que personne ne la croira, elle ne pense qu'à fuir et pense immédiatement à se réfugier chez sa sœur ainée, Jess, une peintre tourmentée, malgré leurs relations difficiles empreintes de silence et de non-dits. Direction donc le Sud et la nouvelle maison acquise par l'artiste d'où l'on perçoit clairement les rugissements de l'océan omniprésent. Mais lorsque Lucy arrive, sa sœur est absente alors même que son portable et sa voiture sont bien sur place. Dans le salon transformé en atelier, une toile énigmatique trône, objet central d'une prochaine exposition de Jess, intitulée "Les Sirènes". Le sujet interpelle la jeune fugueuse, elle ne sait pourquoi. Bientôt ses cauchemars se peuplent de voix et d'ombres féminines : deux noms reviennent inlassablement, résonnant comme en écho... Mary et Eliza. L'absence de son aînée se prolongeant, la voisine Melody ne sachant rien, Lucy commence à fouiller la maison, le portable et interroge tous ceux qui pourraient avoir quelques informations. Le malaise s'intensifie lorsqu'elle tombe sur un cahier de jeunesse... Lucy est prise de vertige, ses mauvais rêves s'intensifient, tout devient flou alors que des voix et des chants prennent possession de son esprit... Fabuleux et ensorcelant ! Le suspense est parfaitement soutenu pendant tout ce scénario aux multiples rebonds, basculant entre la jeunesse et le voyage cauchemardesque sur La Naïade de Mary et Eliza vers 1800, et le passé de Lucy et Jess, comportant bien des zones obscures, plus de deux siècles plus tard. Et partout l'eau nous cerne, nous encercle, tantôt bienfaisante, tantôt cachant à nos yeux nombre de secrets et de dangers. Gare à ceux qui la sous-estimeraient ! Gare à ceux qui ne se contenteraient que des apparences ! Ouvrez votre cœur et votre esprit à l'inexplicable, à l'inconnu ! Un deuxième opus réussi pour une romancière à l'écriture inspirée et vibrante. Quatrième de couverture Des sœurs séparées par des siècles de secrets mais liées par la puissance de la mer : un roman envoûtant par l'autrice du best-seller La Maison aux sortilèges. Lucy fuit. Le mal qu'elle a fait, et celui qu'on lui a fait. Elle part se réfugier auprès de la seule personne capable de la comprendre : sa sœur, Jess. Mais lorsque Lucy arrive dans sa maison délabrée, perchée au sommet d'une falaise battue par les vents, elle ne trouve personne. Où est passée Jess ? Lucy se retrouve seule dans une ville côtière où rumeurs et légendes vont bon train. Au gré de ses rencontres, elle découvre les récits d'hommes disparus dans des circonstances mystérieuses et d'un bébé trouvé dans une grotte. Surtout, elle commence à entendre des voix de femmes qui murmurent sur l'écume des vagues... Elles lui chuchotent l'histoire de deux sœurs, il y a deux siècles, dans un monde où les hommes étaient maîtres. Un monde et une histoire qui lui paraissent lointains et pourtant familiers. Ces bruissements venus des profondeurs de la mer font remonter les secrets du passé à la surface. Poussent-ils Lucy sur le chemin qui la réunira à Jess ? Ou vont-ils les faire sombrer toutes les deux ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le Contrat | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le Contrat John Grisham Robert Laffont 19 avril 2012 382 pages traduites par Johan-Frédérik Hem Guedj Thriller Chronique 13 mai 2020 Dans le monde du lobbying et des consultants en communication, aux USA, vous trouverez des groupes dont la mission est de faire élire à des postes de juges, des personnes souvent jeunes sans réelle expérience, manipulables, chrétiennes extrémistes, inattaquables sur le plan personnel, conservatrices proches des grandes entreprises, contre les procédures en civil visant à protéger les consommateurs et les citoyens. Ainsi, le paysage juridique américain en est transformé grâce à ces hommes (et ces femmes moins nombreuses), aux ordres de l'ultralibéralisme. Les sujets sur lesquels ils ne transigent pas sont : l'interdiction de l'IVG et du mariage homosexuel, la censure des progressistes, des opposants aux armes à feu et à la peine de mort, la promotion de la fermeture des frontières, et la défense de certains fondements passéistes du mode de vie américain. Toutes les méthodes de contrôle de l'opinion publique sont utilisées avec une indignité insupportable. Ainsi les campagnes et tournées d'élections des juges sont financées par des grands empires commerciaux et la justice se retrouve entre les mains des plus riches. Ajoutez à cela, une séparation de l'Eglise et de l'État inscrite dans la loi et la constitution mais non appliquée au quotidien, et vous pouvez commencer à avoir très peur. Ce thriller est paru en France en 2012 : aujourd'hui cette évolution déviante de la société ultra capitaliste américaine touche plusieurs pays, plusieurs démocraties occidentales. La France est infectée par cette épidémie, chaque jour la liberté et l'indépendance de la justice, par rapport à l'État et les grands groupes, sont mises à mal par les nouveaux amendements et lois. L'égalité des droits est bafouée. Nous nous dirigeons vers une société où la santé, la justice seront accessibles aux plus aisés et fermées au commun des citoyens. Ce thriller caustique, terrifiant, prédicateur, en plus de reprendre le thème traité magistralement dans le film Erin Brockovich, la pollution des eaux par des grandes entreprises irresponsables et criminelles, complète le tableau par la description des rouages et des coulisses de l'élection des juges, (qui en soit est une aberration), des recours collectifs, des cabinets d'avocats petits et grands, du quotidien des milliardaires propriétaires de multinationales et de leurs victimes broyées, courageuses, oubliées. John Grisham fait ainsi un portrait sans concession, dans ce thriller politique et judiciaire, du monde des affaires, souhaitant s'offrir des sièges au sein des Cours suprêmes, partout sur le territoire américain. Page 264 : « Il prend pour cible des juges [...], des juristes humains et modérés, qui prêtent une oreille favorable aux droits des travailleurs, des consommateurs, des citoyens victimes de la négligence d'autrui, des défavorisées, et des accusés. Le principe même de la loi était de protéger les membres les plus faibles de notre société. En règle générale, les riches ont de quoi se prendre en charge. Le monde des affaires, par le truchement d'innombrables organisations, coordonne une vaste conspiration en vue de modifier radicalement notre système judiciaire. Pourquoi ? Pour protéger ses intérêts. Comment ? En barrant l'entrée des salles d'audience, en limitant la responsabilité des entreprises malhonnêtes, des médecins négligents, des hospices indignes, des compagnies d'assurance arrogantes...La triste liste n'avait pas de fin. » Un scénario au cordeau d'une grande efficacité et clarté, un hommage aux victimes et leurs défenseurs, un signal d'alarme que nous ne pouvons plus ignorer. Un roman très actuel, malheureusement.... Une claque afin de nous réveiller rapidement... Quatrième de couverture Dans une salle de tribunal surchauffée, douze jurés rendent un verdict historique : l'entreprise Krane Chemical est lourdement condamnée pour avoir empoisonné l'eau d'une ville et provoqué des cancers mortels par dizaines. C'est le triomphe du Bien sur le Mal... Cependant Cari Trudeau, propriétaire de Krane Chemical, est prêt à tout pour que le jugement en appel tourne en sa faveur. Même à manipuler la Cour suprême du Mississippi. L'instrument de sa machination se nomme Ron Fisk. Aussi séduisant que naïf, ce gentil père de famille accepte imprudemment le financement de sa candidature au poste de juge à la Cour suprême. Mais bientôt Ron comprend ce qu'on lui demande en échange de sa compromission... Une mécanique subtile et perverse, une plongée dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine... Le nouveau thriller de John Grisham a la dureté d'un diamant noir. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Evanances Littéraires | chroniques littéraires
Site éclectique et complet de chroniques littéraires Plus de 1600 ouvrages décrits et référencés depuis janvier 2017 également présents sur la page Facebook du même nom. Biographie des auteurs, résumé et avis, quatrièmes de couverture. É vanances L ittéraires Évangeline Brunoy Chroniqueuse littéraire En savoir plus ... Petite fille, j'avais trois passions : dessiner, chanter, lire. Imaginer des mondes grâce à mes crayons, exprimer mes sentiments enfouis par la voix et la musique, m'échapper dans les livres, était vital, autant que de respirer. Je suis littéralement passée de Oui-Oui à "La chambre des dames" de Jeanne Bourin. Je souris en l'écrivant ... Liste complète des ouvrages lus et chroniqués Nous remercions les sites Babelio, Wikipedia et tous les éditeurs Auteurs Éditeurs Chroniques Nouvelles lectures La Correspondante roman épistolaire En lire plus Les Sirènes fantastique En lire plus Gangnam thriller polar En lire plus
- Cette nuit là | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Cette nuit là Linwood Barclay Belfond Noir 2 février 2011 438 pages, traduites par Marieke Surtel Thriller Chronique 18 juin 2017 Diabolique et addictif ! Impossible de lâcher ce thriller, le premier que je lis de cet auteur. Je me suis déjà renseignée pour trouver ses autres titres. Pourtant le début semble classique : Cynthia une adolescente sortie sans permission avec un mauvais garçon est retrouvée par son père Clayton Bigge saoule, et ramenée au bercail manu militari. Le lendemain matin elle se réveille après une nuit comateuse, mais elle est seule dans la maison, ses parents et son frère Todd sont absents. Elle s'invente des histoires pour ne pas s'inquiéter, part au lycée mais là elle apprend que son frère n'est pas venu en cours. La peur enfle, elle court chez elle, le vide.... Ils ont tous les trois disparu. 25 ans après nous retrouvons Cynthia participant au tournage d'une émission reprenant le drame. Le narrateur est Terry, c'est lui que nous allons suivre tout au long de ce vrai cauchemar. Déjà leur vie n'est pas facile tous les jours, le mal être de son épouse, sa paranoïa, ses cauchemars rendent le quotidien insupportable et a des conséquences psychologiques également sur leur fillette Grace. Celle-ci pour protéger ses parents surveille les météorites susceptibles de tomber du ciel comme autant de malheurs potentiels et de dangers possibles. Le 25ème anniversaire de cette nuit terrible se profile et pour tous l'ambiance est délétère et anxiogène. Pour tante Tess qui a élevé l'adolescente abandonnée et déboussolée, pour l'entourage aussi comme le patron de Terry, Torry. En plus la famille n'étant pas sur liste rouge et habitant le quartier d'enfance de Cynthia, le passage à la télévision de toute cette histoire est un déclencheur pour toutes sortes d'évènements. Le problème est que les incidents dont se dit victime son épouse appel téléphonique, mot, .....ne peuvent être réellement pris au sérieux. Terry est fatigué, ne sait plus qui croire..... Et il n'est qu'au début de sa peine. Un détective est engagé par le couple, il faut en sortir mais......à vous de découvrir la suite. Le doute et la suspicion au sein d'une famille est ce qui est le plus terrorisant, quand ceux qu'on aime ne sont peut-être pas ceux qu'on croit, quand tout semble n'être que le reflet de la vérité et non la réalité elle-même, quand on porte une culpabilité sur les épaules en raison d'une responsabilité qu'on endosse à tort comme les trois membres de cette famille qui ne savent comment réagir. Une ombre plane, et un mystère doit être résolu, il en va de leur subsistance psychologique. Terrifiant, ce thriller illustre parfaitement l'expression " l'enfer est pavé de bonnes intentions". La fin est magistrale et même si vous avez pu comprendre certains aspects de cette histoire, l'écrivain garde les meilleures cartouches pour les dernières pages. Très très bon livre bien retors et diablement bien construit et écrit. À lire absolument pour les accros du genre.... Il serait bien en film. Quatrième de couverture Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le cerveau de Kennedy | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le cerveau de Kennedy Henning Mankell Seuil 2009 427 pages traduites par Rémi Cassaigne Divers Chronique 29 avril 2020 Un roman qui me touche particulièrement ayant vécu mes premières années en Côte d'Ivoire et ayant toujours une partie de ma famille au pays. Le sort de ce continent me concerne forcément, écoeurée et révoltée par le comportement de certains blancs, mais pas toujours, ou occidentaux, mais pas toujours, depuis l'ère du colonialisme jusqu'à aujourd'hui. Il est curieux de lire ce thriller social, géopolitique et psychologique au moment même du confinement et d'une pandémie dont on ignore l'origine réelle, mettant en lumière l'incapacité ou le refus de certains gouvernements à gérer la crise avec efficacité, humanité, honnêteté. La responsabilité des grands groupes pharmaceutiques, les mensonges d'état, le sang de milliers de morts sur les mains de criminels pour qui la valeur d'une vie ne vaut pas grand chose, juste une statistique, un numéro parmi tant d'autres, sont au centre de ce scénario terrifiant. L'Afrique a été un vivier inépuisable dans lequel des criminels ont puisé afin de mener leur petites expériences au nom du profit et du pouvoir. Depuis que ce livre a été écrit, cette pratique est arrivée en France avec l'affaire du Levothyrox, faisant des milliers de victimes, malades ou décédées dans l'indifférence la plus totale alors que c'est un scandale gigantesque visant à enrichir des labos pharmaceutiques. Les procédures judiciaires sont toujours en cours mais on en n'entend plus parler. On nous a traités comme des cobayes ni plus ni moins, les séquelles sont réelles et invalidantes. Vous devez vous souvenir des rumeurs concernant le SIDA, de ses origines en particulier... Au delà de cette vision complotiste, Henning Mankell décide de traiter de l'opportunité que cette maladie a offerte aux grands groupes pharmaceutiques, et à leurs complices à tous les niveaux, de s'enrichir toujours et d'asseoir leur monopole et leur omnipotence partout dans le monde. En Chine, en Afrique et là où la pauvreté est endémique. À cette trame déjà dense et délicate, l'auteur ajoute également les thèmes difficiles et bouleversants, récurrents dans son œuvre, de la perte d'un être aimé, de la famille, du deuil, de la vieillesse, du but de la vie, de la préservation de la nature, des us et coutumes dans les pays aux températures extrêmes, du voyage, de la construction du futur sur des connaissances historiques solides, de la transmission des valeurs, de l'amour entre les peuples, de l'acceptation de la différence, du courage immense de tous les engagés humanitaires, de l'entraide, de la beauté et de la laideur créées par l'humanité. Une enquête "policière" d'une mère courant après son fils, déterminée à connaître la vérité sur sa mort, dans des décors somptueux particulièrement en Suède, Afrique du Sud et Mozambique que Henning Mankell aime tant. Toujours une atmosphère particulière entre tristesse, colère, tendresse, nostalgie et joie soudaine. Un livre pour crier, pour appeler au réveil des consciences, incroyablement d'actualité, d'un homme révolté, concerné, conscient. Sa voix résonnera pour toujours.... Quatrième de couverture Louise découvre le corps sans vie de son fils Henrik. Un suicide pour la police, un meurtre selon elle. En archéologue chevronnée, elle fouille son passé. De la Suède au Mozambique en passant par l'Australie, elle s'interroge sur ses innombrables voyages. Pourquoi cet engagement auprès des sidéens d'Afrique ? Comment expliquer son énorme compte en banque ? Et s'il valait mieux ne pas savoir la vérité ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Dernier été pour Lisa | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Dernier été pour Lisa Valentin Musso Seuil Juin 2018 399 pages Thriller Chronique 14 septembre 2018 « Ce qui fut jadis à présent n'est plus Vers où que je me tourne, De nuit comme de jour, Les choses que j'ai vues, maintenant je ne les vois plus. » Le silence n'est pas toujours d'or, il peut être assourdissant, vous isolant dans un déni et une irréalité préjudiciables et périlleux. J'avais déjà lu et aimé « Le murmure de l'Ogre » et « La femme à droite sur la photo » qui étaient assez particuliers et m'avaient marquée. Celui-ci est plus « classique » concernant le scénario, on peut se dire qu'on a déjà lu ce type de récit. C'est vrai, cependant plus j'avançais dans l'intrigue, plus j'y étais enfermée. Un beau crescendo, un thriller qui m'a fait repenser aux romans de Thomas H Cook, cette ambiance particulière des clans d'adolescents, des amours et amitiés à la vie et ,en l'occurrence, à la mort dans une petite ville des USA. Évidemment une figure centrale, charismatique, Lisa, qui a tous les garçons à ses pieds, un ami de coeur Nick et un petit ami Ethan un peu mauvais garçon. Nick est le narrateur de cette tragédie qui a détruit leur vie, la brisant net, l'oubli est impossible couplé au manque de la personne aimée et assassinée. La fin est insoupçonnable, retournement après retournement, j'ai bien été prise au jeu de l'auteur. Les mensonges, les secrets, les fausses certitudes sont autant de pièges mortels, hier et aujourd'hui, douze ans après. Donc un roman plus compliqué et profond que le début ne pourrait le laisser penser. Quatrième de couverture On les appelle « les Inséparables » : Lisa, Nick et Ethan. Trois adolescents qui grandissent ensemble près du Lac Michigan, dans une bourgade du Wisconsin. À la fin de l'été 2004, leur paisible existence vole en éclats ; Lisa est retrouvée assassinée sur la plage. Après une enquête bâclée, Ethan, son petit ami, est arrêté et condamné à la prison à vie. Douze ans plus tard, installé à New-York, Nick est devenu un écrivain à succès. Mais les fantômes du passé ne sont pas prêts de le laisser en paix ; contre toute attente, Ethan vient d'être remis en liberté. De retour dans sa ville natale, Nick va devoir affronter l'hostilité des habitants, toujours convaincus de la culpabilité de son ami. Pour l'innocenter définitivement et parvenir à se reconstruire, il n'aura d'autre choix que de faire la lumière sur la mort de Lisa et de retrouver le véritable meurtrier. Avec ce nouveau thriller d'une redoutable efficacité, Valentin Musso nous entraîne au cœur d'une petite ville américaine en apparence sans histoires, et qui cache bien ses secrets Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Une dernière danse | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Une dernière danse Victoria Hislop Les Escales 7 mai 2014 464 pages traduites par Alice Delarbre Historique Chronique 25 mars 2024 Pour une fois, Victoria Hislop ne consacre pas un de ses romans à l'Histoire de la Grèce mais à celle de l'Espagne, de la période pré-franquiste au début du XXIe siècle. Le scénario est toujours plus ou moins le même, le thème également, et pourtant je me suis laissée totalement attrapée et tenue par ce récit s'attachant à nous faire comprendre les trois ans de guerre civile qui ont marqué le début de la dictature par le biais de six membres d'une même famille. Le talent de narratrice de cette autrice est incroyable, sa précision historique sidérante ; elle réussit à clarifier des situations qui furent complexes, à nous emmener dans plusieurs directions sans que l'on soit perdus, à nous donner une vaste vision d'ensemble sans nous faire perdre de vue les cas particuliers. Ce roman historique est foisonnant, riche, bluffant, étourdissant et crève cœur. Toujours, l'écrivaine dénonce l'absurdité de la guerre et redonne vie à des populations rendues invisibles, réduites à des nombres et statistiques dans les manuels scolaires. Emportés par la tempête qui balaie tout sur son passage, comment Concha, Paolo et leurs quatre enfants vont-ils survivre au raz de marée provoquée par la prise de pouvoir de Franco ? Le couple propriétaire d'un café El Barril à Grenade se sont réjouis de l'arrivée des socialistes au pouvoir : enfin les plus modestes citoyens prouvaient espérer en l'avenir, enfin les femmes accédaient à certains droits, enfin les jeune filles pouvaient étudier. Pour Mercedes passionnée de danse et de flamenco, s'instruire est cependant secondaire. Antonio l'aîné, Emilio aidant au bar et Ignacio rêvant de devenir toréador s'opposent constamment sur tout et en particulier sur la politique. Mais avant de revenir dans le passé, retournons au présent et suivons Sonia partie en voyage avec sa meilleure amie Maggie pour fêter l'anniversaire de cette dernière. Direction Grenade et un Stage de danse auquel elles se sont inscrites. La danse rend la vie de la jeune femme plus facile à supporter. Son couple bat de l'aile et seule la parenthèse enchantée du cours hebdomadaire la maintient en vie. Elle apprend par son père que son épouse et lui adorait danser avant que Mary ne tombe malade. Celle-ci était espagnole arrivée en Angleterre avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Ce sont les seules informations que possède Sonia sur sa mère disparue trop tôt. Mais l'heure est à la danse, à la découverte de la ville somptueuse de Grenade, à savourer un bon café con leche dans un bar typique, El Barril. En poussant la porte de cet établissement, Sonia ne sait pas qu'elle vient d'ouvrir un passage vers le passé surprenant, tragique et bouleversant.... Récit de guerre où résonnent autant les rafales de fusils, les pleurs et les cris que les coups de pieds d'une danseuse enfiévrée et sensuelle de Flamenco.... Une dernière danse en hommage à une Espagne et des victimes aujourd'hui disparus. Quatrième de couverture Après l'immense succès de L'Île des oubliés, retrouvez Victoria Hislop pour Une dernière danse dans le dédale des ruelles de Grenade. Derrière les tours majestueuses de l'Alhambra, les ruelles de Grenade résonnent de musique et de secrets. Venue de Londres pour prendre des cours de danse, Sonia ignore tout du passé de la ville quand elle arrive. Mais une simple conversation au café El Barril va la plonger dans la tragique histoire de la cité de Garcia Lorca et de la famille qui tenait les lieux. Soixante-dix ans plus tôt, le café abrite les Ramirez : trois frères qui n'ont rien d'autre en commun que leur amour pour leur sœur, Mercedes. Passionnée de danse, la jeune fille tombe bientôt sous le charme d'un gitan guitariste hors pair. Mais tandis que l'Espagne sombre dans la guerre civile, chacun doit choisir un camp. Et la fratrie va se déchirer entre résistance, soumission au pouvoir montant, ou fuite. Happée par ce récit de feu et de sang, Sonia est loin d'imaginer à quel point cette histoire va bouleverser sa propre existence... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Là où chantent les écrevisses | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Là où chantent les écrevisses Delia Owens Seuil 2 janvier 2020 480 pages traduites par Marc Amfreville Historique Chronique 4 août 2020 Beau, très beau.... Magnifique traduction. « Va aussi loin que tu peux. Tout là-bas, où on entend le chant des écrevisses. » « Ça veut dire aussi loin que tu peux dans la nature, là où les animaux sont encore sauvages, où ils se comportent comme de vrais animaux... » « Poème de Amanda Hamilton : Mouette blessée à Brandon Beach Tu dansais dans le ciel, âmes aux ailes d'argent, Et tu éveillais l'aube de tes cris perçants. Tu suivais les bateaux, affrontais l'océan. Avant de capturer et de m'offrir le vent. Tu te brisas une aile, elle traînait à terre Griffant le sable blanc aux rives de la mer. Quand les plumes se brisent, on ne peut plus voler, Mais l'instant de la mort n'est pas encore fixé. Quand tu as disparu, je ne saurais dire où, La marque de ton aile est resté parmi nous Un cœur brisé hélas ne saura plus voler Mais l'instant de la mort n'est pas encore fixé. » Premier roman de Delia Owens qui connaît un succès phénoménal à près de soixante-dix ans...!!! C'est déjà suffisamment remarquable pour vous intriguer.Et lorsque l'on découvre sa biographie, on ne peut être que soufflé par cette trajectoire hors norme d'une femme qui va au bout de ses passions, amoureuse de la vie, de la nature, engagée dans la lutte pour la protection de notre planète et diablement douée dans maints domaines. Ce n'est pas le premier ouvrage de cette biologiste voyageuse, ni son premier succès éditorial, mais c'est sa première fiction. Chapeau bas ! En lisant les premières lignes, après avoir admirer la couverture, je pensais déjà avoir entre les mains un très beau roman naturaliste, ode à notre Terre et plus particulièrement à la région des marais de Caroline du Nord avec sa faune et sa flore foisonnantes et bruissantes de mille vies. Je pensais aussi que ce serait un magnifique récit d'amour, dramatique, poétique qui me ferait frissonner, rêver... Jerepensais"Ànosannéessauvages"deKarenJoyFawlerouauxtitresdePeterHeller,similairesen beautétantdans la forme que par le message universel et humaniste véhiculé. Cela aurait été parfaitement incomplet, si je n'avais gardé en tête le prologue, décrivant la découverte par deux gamins d'un cadavre au pied d'une tour de guet en 1969. Et là nous basculons dans un thriller policier et au final judiciaire comme peut les réussir un John Grisham. Tout est authentiquement beau dans ce roman, tout est d'une grande délicatesse et finesse d'analyse, d'une grande maîtrise, poésie, tout nous emporte jusqu'aux confins du monde où les sentiments sont d'autant plus forts et bouleversants qu'ils ne sont pas exprimés. Un livre également sur l'exclusion sociale de celle qui est différente, victime de la rumeur, en un temps où les noirs n'avaient aucun droit, où les femmes ne pouvaient entrer dans les bars, où tout n'était que carcan, apparence, bienséance hypocrite.Enfin c'est l'histoire d'une petite fille prise dans un étau, qui n'a rien fait de mal, qui sera abandonnée, maltraitée, supportant faim et solitude au coeur des marais où la nature en son entier, les oiseaux en particulier, vont devenir ses seuls compagnons, derniers barrages avant la folie. N'oublions pas Tate, compagnon de jeunesse et premier amour, et le couple afro-américain formé par le vieux Jumping et sa femme Mabel, parents de substitution.De magnifiques descriptions de paysages, des beautés de cette région vous attendent, ainsi qu'un réel suspense policier. Jusqu'à la dernière ligne vous douterez de vos déductions. La solution vous sera révélée d'une manière originale... L'eau, le ciel, le vent, les oiseaux et même un chat seront des acteurs essentiels à ce récit, insufflant de la force à notre héroïne afin d'affronter les tourments de sa jeune vie...Le parcours initiatique vers la liberté et la confiance de la Fille des marais, de Kya, deviendra le vôtre.Je n'ai pas de mots assez forts pour vous transmettre mon admiration et ma gratitude envers cette écrivaine qui a su ainsi embellir quelques heures de ma vie, sans oublier son traducteur Marc Amfreville. Ce roman a été adapté en film. Quatrième de couverture Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n'est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent. A l'âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l'abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l'irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Martin John | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Martin John Anakana Schofield Actes Sud Février 2020 368 pages traduites par Anne Rabinovitch Thriller Psy Chronique 14 octobre 2020 P. 180 Inadéquat : l'agresseur inadéquat est le délinquant sexuel qui se rapproche le moins des normes sociales et comportementales. On le définit comme un inadapté social, isolé, qui paraît excentrique ou anormal. Il est peut-être mentalement dérangé et préfère les partenaires sexuels inoffensifs. Il faut avoir le goût de l'inconnu, de l'exceptionnel et du risque pour plonger dans ces pages perturbantes et perturbées. Bienvenus dans les arcanes du cerveau torturé, abîmé, obsessionnel de Martin John. Un être non structuré comme nous l'entendons habituellement, avec notre compréhension très pragmatique et normative des choses. On ne sait de quoi il souffre vraiment : nous sommes piégés en lui, nous buggons avec lui, nous nous épuisons avec lui à tourner en rond, à suivre ses parcours, ses circuits dans l'espoir de calmer nos nerfs ; nous érigeons des piles et des murs de choses variées pour nous protéger des attaques extérieures ou à l'intérieur même de notre maison, nous sommes obsédés sexuellement, incapables de nous contrôler alors même que nous contrôlons en permanence notre vessie prête à exploser, nous nous rappelons certaines choses que nous avons faites lors des interrogatoires de police ou des psychiatres, nous retournons vite, très vite à nos rituels, nos tocs, nous détestons les mots commençant par P dans les journaux que nous achetons tous les jours, nous mangeons du porc, nous allons voir la tante Naonnie tous les mercredis, nous téléphonons à Mam restée en Irlande alors que nous vivons à Londres maintenant..... Nous sommes fatigués, épuisés..... Nous... Un livre admirable, dérangeant, extraordinaire tant par la créativité et les risques formels que par le thème évoqué : la folie vue de l'intérieur. On suffoque à lire vite, sans interruption ces lignes cauchemardesques... (Je vous conseille la lecture à haute voix...) Et par ce procédé, l'auteure réussit le tour de force de nous faire comprendre, et non excuser, les actes d'un délinquant sexuel... Par petites touches, une répétition de mot, une phrase isolée, une mise en page soignée, nous comprenons l'origine du mal, ou plutôt les raisons de l'état de cet homme en souffrance et aussi dangereux pour les autres que pour lui-même. L'ombre de sa mère plane sur tout ce récit.... Nous, en position d'être spectateurs et acteurs, ne savons plus, sommes en apnée, en attente d'indices.... Ce livre est d'une audace dingue, sacrément gonflé... On pense quelques fois à Rain Man pour certains comportements obsessionnels de gestes, de tocs.... Mais ce n'est pas ce type de destin qui nous est conté. On mesure à quel point l'enfermement à l'intérieur de son propre esprit peut être un enfer.Cela nous permettra peut-être de regarder certains êtres égarés, perdus, oscillant dans nos rues, nos cliniques psychiatriques avec un peu plus d'humanité, d'empathie, de respect... Les « fous » font partie de notre société, sont générés aussi par elle. Volontairement l'auteur situe l'action dans les années 70, décrivant la prise en charge des malades mentaux insuffisante de cette époque. Des avancées ont été faites, certes, cependant nous régressons depuis quelques années quant aux traitements et conditions d'hospitalisation de ces malades, pour certains délinquants ou criminels... Alors il est vrai que ce thriller par son originalité quant à la forme, est réjouissant et quelques fois même drôle, mais j'ai le sentiment qu'il va bien plus loin que la simple narration de l'histoire d'un individu, Martin John... il débouche sur d'autres problématiques plus graves et d'actualité...Je ne peux en dire plus sans aller trop loin dans les révélations. Donc pour une fois, ne détournons pas le regard face à la folie des autres, le malheur n'est pas contagieux... il peut être évité... Quatrième de couverture Martin John est-il un authentique délinquant sexuel, un fou, un mystificateur ? Attaque-t-il vraiment des femmes dans la rue, dans le métro de Londres et dans les trains, ou se contente-t-il de rêver de le faire ? Nul ne le sait, et sans doute pas même sa mère qui le traite en permanence, et non sans rudesse, comme un irresponsable. Ce qui paraît néanmoins certain, c’est que toutes les organisations sociales – famille, employeurs, services de santé, police – semblent avoir échoué à protéger Martin John du monde et échoué à protéger le monde de lui. Mimétiques des aléas d’un cerveau dysfonctionnel, les pages du roman sont tantôt presque vides de mots, tantôt débordantes d’une parole torrentueuse. Des détails cruciaux dérivent, masqués et pourtant à portée de main pour qui veut reconstituer le puzzle. C’est ainsi qu’on apprend que Martin John souffre d’excentriques quoique inoffensives manies (un intérêt maladif pour l’Eurovision et les horaires de trains, une haine des mots commençant par la lettre p, une collectionnite aiguë portant sur les vieilles cassettes ou les journaux périmés), mais aussi qu’il est le pur produit d’une culture misogyne. Sertissant des choix narratifs et stylistiques radicaux dans l’empathie qu’elle éprouve pour ses personnages, Anakana Schofield livre ici un roman puissant servi par une écriture dont l’audace initie le lecteur “en temps réel” aux spectrales géographies de la perturbation mentale. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Vivre avec sans - Adagio maladie | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Vivre avec sans - Adagio maladie Anne Sultan des femmes Antoinette Fouque 12 octobre 2023 58 pages témoignage poétique Chronique 30 juillet 2024 Adagio : Un adagio est une indication de mouvement comprise entre le lento (lent) et l'andante (en marchant). Indication en début de la partition discordante sur laquelle Anne Sultan va devoir, pendant près de cinq ans, essayer de remettre sa tête, ses émotions, son corps en mouvement. Un ennemi s'est introduit dans sa vie, sous des dehors amicaux de fausse béquille, de remplaçant, de consolateur fourbe et destructeur : l'alcool. Comment vivre AVEC la pulsion de boire SANS alcool ? Comment se tenir encore debout, ne serait-ce que debout, sans sa dose ? Comment émerger peu à peu du brouillard, du coton étouffant ? Comment reformuler clairement sa pensée, ses envies, se repositionner face au monde, faire réentendre ses décisions et se réinscrire dans l'espace ? Oui, comment, lorsque l'on est recroquevillée à l'intérieur de soi, que tout nous parvient de très loin, que les phrases nous arrivent façon puzzle en désordre, que nous ne ressentons plus rien que le tangage interne de notre cœur passager d'un bateau ivre et lent ? Pas un brin de vent pour regonfler les voiles, pas une voix pour nous réveiller de ce cauchemar. C'est ce que l'on croit mais en réalité un entourage familial, médical, d'urgence est là, vigilant, prêt à intervenir sans juger, sans condamner. La mère est prête à tout pour relever sa fille à chaque rechute... Le chagrin est lourd encore, la petite fille pleure en l'adulte, ne lâchant pas prise. Mais peu à peu, elle sèche ses larmes, les phrases se restructurent, s'épanouissent. Le chemin s'ouvre à nouveau, les bras s'étirent, le sourire réapparaît, un pas de danse, puis un autre. Naissance à une autre vie enrichie d'une expérience du fond du gouffre puis de la remontée vers la lumière. Conséquence : ce texte singulier, incomparable, où Anne Sultan avec délicatesse, courage, sans aucune concession avec la vérité et elle-même, avec infiniment de pudeur, nous prend la main afin de nous faire toucher une certaine réalité, afin de nous aider à traverser le miroir des apparences. Nous sommes tous susceptibles de chuter soudain, de perdre l'équilibre, de danser à contretemps, décalés puis totalement arythmiques. Ce sont ces moments de suspension, de hors jeu, qui nous rendent plus humains, plus perméables aux autres, plus à même d'intervenir si quelqu'un chavire devant nous qui savons. Un récit poétique où les mots se bousculent, ou brillent par leur absence, hymne à l'empathie et l'acceptation de nos fragilités s'exprimant différemment d'un être à l'autre. Danse, Anne, danse AVEC ton corps, ton âme SANS peur ni honte. Quatrième de couverture Une femme face à l’alcool jusqu’à la guérison. Dans cette fiction poétique à la forme très originale, Anne Sultan, chorégraphe et danseuse, parle la maladie d’alcool jusqu’à sa rémission. Elle travaille la langue au plus près du corps et de la pensée. Langue du corps mais aussi corps de la langue, les mots se font chair pour saisir les moments de désespoir profond qui jalonnent la dépendance, la difficulté d’en sortir et l’immense courage qu’il faut pour l’affronter et en réchapper. Un texte d’une grande actualité sur un sujet rarement traité en littérature, celui de l’alcoolisme au féminin porté par une écriture poignante. Vivre avec sans – Adagio Maladie a été porté sur scène au théâtre mais également à la radio (France Culture, Création on Air, 11 janvier 2018). Ce texte a été sélectionné par le Comité de lecture des Écrivains Associés du Théâtre et par la Comédie de Caen, Centre Dramatique National. "Pieds nus sauf chaussons d’hôpital je déboule dans le parc voisin sans idée au départ et sans le sou non plus. Marcher. C’est ça que je voulais. Marcher libre dessanglée de tout. Ivre de vivre. Libre à l’air et plus rien plus que tout. Marcher sentir mon corps encore tout engourdi. Marcher simplement marcher là m’oublier au beau milieu des gens mais les gens me regardent. Ce beau jour de printemps attire aussi les gens. Et leurs regards avec. Ils regardent marcher cette femme en tenue d’hôpital et pieds nus sauf chaussons bleus plastiques. " A.S. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le notaire de Pradeloup | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le notaire de Pradeloup Jean-Paul Malaval De Borée Terre de Poche 13 octobre 2022 337 pages Roman Chronique 21 décembre 2022 La version grand format a été vendue à 14.000 exemplaires. Lecture du début de ce roman enregistrée en vidéo sur Eva Impressions littéraires et Eva Résonances littéraires : « Qui est pris qui croyait prendre. » « En Corrèze, au début des années 1960, l'imminence de la succession du notaire de village ouvre une véritable boîte de Pandore... » « La truculente histoire de Lazare Bazin, notaire rusé, au cœur des secrets et héritages de familles des villageois. Un personnage que vous adorerez détester ! Drôle et savoureux. » Entre juin 1963 et les années 1940, la vérité, toute la vérité sur la vie cachée d'un notable, le notaire craint, admiré et rusé de Galiane-sur-Sévère, le bien nommé Lazare Bazin. Rien ne va plus en ces journées étouffantes de 1963, Lazare se meurt. Grand ramdam de combat et de civilités hypocrites. Voilà l'hôtel particulier littéralement envahi par les pleureuses professionnelles, les grenouilles de bénitier, les langues de vipères. L'étude notariale est l'endroit où il faut être vu. Geneviève, la gouvernante, veille au grain, prend des libertés, reçoit ces dames en maîtresse de maison, jusqu'à l'arrivée du médecin, d'un autre notaire, des enfants Georges et Calixte, et d'une mystérieuse jeune fille. C'est qu'il en a des secrets le vieux filou, sa progéniture va être soufflée. Quelle est donc la vérité concernant cet homme resté une énigme pour son fils et sa fille, pour sa défunte épouse ? Un ancien collabo, un résistant, un salaud ou un juste ? Tout n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Tous les protagonistes de ce récit vont devoir affronter et digérer des faits désagréables ou insoupçonnés. Le notaire en premier obligé, alors que son cœur fait des siennes, d'accepter de regarder la réalité en face. Texte vif, drôlissime, corrosif, réjouissant qui peut soudain nous bouleverser, jouer sur nos cordes sensibles, car tout n'est qu'apparence en ce monde de faux-semblants, sauf l'amour pour une femme, pour une petite fille. Qui est-il vraiment ce Lazare qui n'a fait que chausser les souliers de son notaire de père alors qu'il avait l'âme artistique ? L'heure des bilans est venue ? Méchamment réussi, un roman délectable ! Quatrième de couverture Notaire à Galiane-sur-Sévère, Lazare Bazin a été l'homme de tous les arrangements : falsificateur d'héritages, expert en fausses écritures, un brin usurier à ses heures... Bref, l'indispensable gardien des secrets de famille ! Mais qui est-il vraiment ? On le dit saint homme, serviteur zélé de la cause paysanne, amoureux de la terre et de ses traditions ancestrales. Il est temps de le découvrir : on attend sa mort d'un jour à l'autre, dans la crainte et le soulagement... Dans le vaste salon de la maison de Pradeloup, les visiteurs affluent. Au fil des heures, c'est toute la société villageoise qui se révèle avec ses grandeurs et ses bassesses. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs













