Trouverez-vous votre bonheur ?
Search this site
Résultats trouvés pour la recherche vide
- Le complot | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le complot Nicolas Beuglet XO Editions 2018 490 pages Thriller Chronique 13 janvier 2019 Deuxième tome après " Le Cri" des aventures de l'inspectrice norvégienne, Sarah Geringen, et du journaliste français Christopher Clarence. Tout va pour le mieux pour eux en balade sur un îlot de paix non loin d'Oslo jusqu'à l'arrivée tonitruante et inquiétante d'un hélicoptère des services spéciaux norvégiens affrété exceptionnellement pour mener Sarah sur un lieu de crime très particulier. La fragile bulle de sécurité où ils pensaient être, par cette intrusion violente, éclate mais ils n'ont pas le choix, elle doit obtempérer et lui rester là. De plus il a son premier jour de travail le lendemain dans un journal norvégien. Ils n'ont donc pas vraiment le temps de se poser trop de questions. Sarah, après des heures de vol, se retrouve au bord d'une falaise à pic, vent, neige et embruns garantis, devant le phare ayant été la résidence de weekend de la première ministre norvégienne Katrina Hagebak, tuée selon un mode opératoire étrange, le cadavre dehors, nu et sur le ventre.... Un autre point incompréhensible, ses trois gardes du corps ont été assassinés avec une facilité confondante. Pas d'ADN, pas d'empreinte sauf une à un emplacement bizarre. La maison a été littéralement détruite par une fouille furieuse de l'assassin. La personnalité de Katrina Hagebak semble avoir été bien plus complexe et mystérieuse que ses apparitions télévisuelles ne le laissaient supposer, car on peut voir sur son dos un tatouage de belle dimension représentant peut-être un plan. Le ministre de l'intérieur ne laisse à Sarah que 12 h pour trouver une piste sérieuse avant son allocution de 19 h. Mais plus elle avance dans ses investigations, plus tout est flou. La piste de groupuscules nazis russes est évoquée car la ministre souhaitait la construction d'un mur entre les deux pays pour limiter l'arrivée de nouveaux migrants. Sarah n'y croit pas, d'autant plus lorsqu'elle fait une nouvelle découverte macabre sur un promontoire en contrebas de la falaise où repose la dépouille. Un élément tellement incroyable que soudain tout évoque une piste plus spirituelle, de croyances ancestrales peut-être de satanisme. En parallèle, Christopher rencontre peu avant son embauche, un autre journaliste d'investigation enquêtant sur Sarah et, plus précisément, sur la période où normalement de retour d'Afghanistan, elle aurait été suivie dans un centre spécialisé. Or, il semble que jamais elle n'y ait mis les pieds. Christopher voit le doute que cet homme veut installer en lui, espérant peut-être son aide. Il s'en va très vite déstabilisé, et bientôt les évènements tragiques de la nuit vont le rattraper, et le Tandem Sarah Christopher va se reformer. Un thriller d'action, extrêmement nerveux pour bien suivre la rapidité des neurones de notre enquêtrice de choc, bâti sur une documentation historique et scientifique réelle, l'interprétation qui en est faite étant du domaine de l'imagination et de l'extrapolation des personnages et donc de l'auteur, qui nous emporte jusqu'à Byblos puis Iéna et Rome. Une énigme en trois parties correspondant à trois femmes d'exception, Etta, Ada, Ludmila..... Deux d'entre elles sont en danger de mort. Sarah est cernée par des forces puissantes qui souhaitent se débarrasser d'elle, trop douée et intelligente. Au cœur même des arcanes du pouvoir, un chef, incontesté de ses adeptes, tire les ficelles et n'hésite pas à se rendre sur le terrain afin d'affronter directement cette guerrière, qui perpétue sans le savoir des traditions millénaires cherchant à protéger une vérité proprement incroyable. Celle-ci dévoilée serait un tsunami qui changerait les consciences et notre monde en profondeur. Dans cette course contre la montre, Sarah va devoir à nouveau se confronter à ses propres terreurs, à sa part obscure qu'elle avait remisée très loin tout à son bonheur familial. Elle a joué à l'autruche, elle va devoir en payer le prix. J'ai bien plus apprécié ce deuxième tome, tout aussi bien construit et scénarisé que le premier, car la fin est cette fois insoupçonnable. Je n'ai rien vu venir, ai été prise de court et c'est ce que j'attends de ce type de livre. La documentation historique, religieuse, et scientifique étaye un thème qui paraît être au centre des préoccupations de nous tous évidemment, donc sociétales et spirituelles, mais aussi des auteurs de thrillers tel Antoine Papillon et son roman " Le dernier Hyver" . Au delà de cette fiction, évidemment des questions essentielles ici sont posées quant à nos origines, à la manipulation des opinions, des croyances et des idées depuis des millénaires, et donc du conditionnement d'une société aujourd'hui en bout de souffle. « Un thriller époustouflant. Et une révélation bouleversante sur ce que fut, il y a fort longtemps, le pouvoir des femmes. » Prenez une bonne inspiration et lancez- vous ! Quatrième de couverture Après "Le Cri", le nouveau thriller de Nicolas Beuglet ! Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d'une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux. Quand l'inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l'identité de la victime, c'est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre. Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d'une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu'un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées... De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu'au cœur même du Vatican, c'est l'odeur d'un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- L'Unité Alphabet | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'Unité Alphabet Jussi Adler Olsen Albin Michel 2017 / 2018 628 pages, traduites par Caroline Berg Thriller et Policier Chronique 21 novembre 2018 " I don't know what they have to say It makes no difference anyway Whatever it is, I'm against it No matter what it is or who commenced it I'm against it ! Your proposition may be good But let's have one thing understood Whatever it is, I'm against it ! " Bonne idée de faire paraître ce premier livre de l'auteur de la série bien aimée des enquêtes du Département V. Un marathon sans aucun temps mort depuis des années qui nous tient en haleine. Ce fut le même cas, me concernant, pour ce thriller sombre et dense, parfaitement mené, distillant les vérités au fur et à mesure. Certes aucun humour ici, à la place une justesse et un souci de détails concernant la description des institutions psychiatriques tenues par les nazis un peu partout, dont à Fribourg. Stupéfaction encore, au bord du gouffre creusé par ce régime n'hésitant pas à torturer et tester des traitements ou des techniques barbares sur leurs propres hommes. Certains y trouvent le moyen de ne pas retourner au front. Nous sommes à Noël 1944, rien ne va plus pour le Reich et son Führer. En cette nuit, deux pilotes de la RAF, Bryan et James, s'écrasent dans un champ côté allemand. Ils montent dans un train hôpital allant vers l'ouest. C'est le début d'une des plus incroyables simulation et mission inattendue pour ces deux militaires anglais ne parlant pas un mot d'allemand. Ils prennent les places d'un mort et d'un moribond. Cependant ces deux SS n'étaient pas n'importe qui, et ce train ne va pas n'importe où. L'Unité Alphabet dans laquelle sont tombés nos deux amis concerne des malades mentaux devenus cobayes pour certains. Dix longs mois de cauchemar commencent. Ayez le cœur accroché jusqu'à la page 277 où enfin, l'un des deux réussit à s'échapper et revient chez lui à Canterbury. Que devient le second, comment va-t-il survivre à cet enfer ? Le rescapé va-t-il pouvoir continuer son existence sans aucune culpabilité..... ? Non bien sûr, et en 1972, Bryan est approché pour se rendre en Allemagne pour les Jeux olympiques de Munich. Il refuse dans un premier temps, sa femme, Laureen est soulagée, mais le destin en a décidé autrement, et un retour sur ses pas à la recherche de James est inévitable. Une plongée dans l'indicible, une Allemagne reconstruite, partagée, où se cachent d'anciens criminels nazis, vivant dans l'opulence en toute impunité sous d'autres noms. L'arrivée de cet anglais en qui ils reconnaissent l'officier nazi hospitalisé avec eux voici 27 ans les rend très nerveux. Leur nature profonde se réveille, Bryan redevient le jeune homme tenace imaginant le pire pour son ami James. Une rencontre incroyable avec Petra leur ancienne infirmière à l'Unité Alphabet va tout emporter.... Une course poursuite dans Fribourg s'enclenche.... Bientôt Laureen arrive aussi sur place inquiète du silence de son mari qui normalement devrait être à Munich et non là. Elle commence alors à le pister pour découvrir la vérité qu'il lui cache. Sacrément bien construit, suspense et frissons parfaitement dosés, jusqu'au bout on tremble. Quel premier thriller, écrit de main de maître ! Quatrième de couverture L'Unité Alphabet est le service psychiatrique d'un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d'atroces traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur lefront de l'Est. Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu'il a abandonné à l'Unité Alphabet et qu'il n'a jamais retrouvé. En 1972, à l'occasion des jeux Olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ses traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller les démons d'un passé plus présent que jamais. Le premier roman de Jussi Adler Olsen, l'auteur de la célèbre série du Département V, où éclatait déjà le talent de ce maître du thriller scandinave. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- La jeune mariée juive | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La jeune mariée juive Luigi Guarnieri Actes Sud 2007 286 pages traduites par Marguerite Pozzoli Historique Chronique 19 novembre 2017 J'avais tenté de lire son précédent opus " la double vie de Vermeer" mais l'impression de ne pas faire partie des initiés, de ne peut-être pas être à la hauteur de toute l'érudition évidente ( sans doute trop obstentatoire) de l'auteur, m'avait découragée. Je pensais lire un roman biographique mâtiné d'une enquête policière et j'étais tombée sur un essai universitaire indigeste. Changement total avec ce très, très beau livre où souffle la passion, prenant le prétexte du décès de Rembrandt et de la découverte dans son atelier par son ami le Dr Ephraim Paradies d'un tableau inachevé, comme nombre des oeuvres du maître, "la jeune mariée juive", pour inventer une histoire d'amour fabuleuse entre les deux protagonistes de la toile. Il représente un couple où le mari ou amant ose un geste d'une tendresse et d'une intimité toute transgressive pour l'époque et cette société corsetée. La femme serait ainsi Abigaïl Lopez Da Costa, condamnée car se mourrant d'une maladie inconnue, et l'homme son médecin, précité. Nous sommes au XVIIeme siècle à Amsterdam, au sein de la communauté juive néerlandaise , la famille Lopez Da Costa étant séfarade portugaise à l'origine. Rouge et or, sang et lumière, d'une texture granuleuse, plus dans la suggestion de la réalité que dans sa vraie représentation, ce double portrait intrigue. En parallèle, nous suivons de 1987/88 jusqu'à 2004 à Paris, les tribulations grotesques et pathétiques d'un romancier, double de l'auteur, en pleine déconfiture financière, venu dans la capitale pour finir son roman en cours qui s'annonce déjà indigeste. Personnage tête à claque, égocentrique et suffisant, il rencontre Rebecca Lopez Da Costa lors d'un concert en plein hiver. Pour elle c'est le coup de foudre, pour lui une catastrophe. Il accepte tout de même, proche d'être SDF, l'invitation de la jeune femme à venir s'installer dans son appartement de la Rue des Rosiers, en plein quartier juif parisien tendance bobo. Il découvre qu'elle aussi écrit, dans le cadre de ses études, une thèse sur le tableau de Rembrandt et son ancêtre Abigaïl. À partir de là avec brio, causticité et beaucoup d'humour pour la partie contemporaine, et d'un lyrisme romantique tout en descriptions somptueuses et bouleversantes pour les chapitres au XVIIeme siècle, Luigi Guarnieri va mettre en miroir les deux villes, les deux microcosmes juifs, les deux histoires d'amour semblables et à l'opposé. Ressemblance concernant la fragilité des deux amoureuses éperdues tant psychologiquement que physiquement, différence dans le fait de l'accomplissement ou non de ce couple. Amour, pénitence, pardon, quand l'un des deux aime plus que l'autre... Les plus belles phrases d'amour sont alors à découvrir : " O ma dame - je suis votre esclave épuisé" . Ce tableau sera la trace, la preuve éternelle de cet amour . Grâce à cette oeuvre et au travail de recherche effectuée par Rebecca, notre romancier va devoir grandir, regarder et s'inquiéter pour les autres et peut-être tomber lui aussi en amour. C'est également une fresque historique, dont l'érudition sans fatuité réjouit le coeur et les cellules grises. Nous découvrons les règles et coutumes de la société néerlandaise, des éléments de la vie du peintre jusqu'à sa déchéance, les révolutions philosophiques qui touchent la pensée établie protestante ou juive d'ailleurs, (ne pas oublier que Descartes réside alors sur place et que l'esprit cartésien est en totale opposition à la religion), nous découvrons aussi les obligations et interdictions imposées aux juifs dans le choix des métiers par exemple, et cette nécessité pour eux de se faire oublier, de n'a pas abriter en leur sein d'éléments perturbateurs ou amoraux comme sera pour les plus anciens et traditionalistes de la communauté le Dr Ephraim Paradies. Une pièce en trois actes avec prologue et conclusion qui débute par cette lettre de Gustave Flaubert à Louise Colet le 2 septembre 1846 : « Aime l'art plutôt que moi. Cette affection-là ne te manquera jamais, ni la maladie ni la mort ne l'atteindront. Adore l'Idée. Elle seule est vraie parce qu'elle seule est éternelle. Nous nous aimons maintenant, nous nous aimerons plus encore peut-être, mais qui sait ?- Un temps viendra où nous ne nous rappellerons peut-être pas nos visages. » Quatrième de couverture D'un tableau « non fini » de Rembrandt, La jeune Mariée juive - un des derniers chefs-d'œuvre du peintre dont les personnages, unis par un geste tendrement audacieux, ont suscité bien des interprétations -, Luigi Guarnieri s'empare, en fin connaisseur du XVIIe siècle hollandais, pour construire un roman qui met en miroir deux époques, deux villes, deux histoires. Entre l'Amsterdam des peintres, des médecins et des théologiens, où le personnage d'Ephraïm Paradies évoque à la fois Descartes et Spinoza, et le Paris contemporain, où tente de vivre un jeune écrivain, l'auteur tisse tout un réseau de correspondances : en particulier, une passion amoureuse désespérée et un tableau, reflet et témoin de celle-ci. Entre pathétique et grotesque, Luigi Guarnieri pose des questions essentielles sur la souffrance et la recherche du bonheur, et sur la pérennité d'un sentiment - auquel l'art seul permet de défier le temps. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Apnée noire | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Apnée noire Claire Favan Pocket 12 février 2015 384 pages Thriller Chronique 5 mai 2022 Un thriller policier très « américain » et cinématographique à la Linwood Barclay, efficace, vif, loin de la violence et du côté trash de « Le Tueur intime », tout aussi passionnant et haletant, mettant en scène un tandem improbable formé d'un flic en perdition alcoolique et suicidaire et d'une agente du FBI, véritable star des médias, glaçante et intrigante. Le postulat de départ n'est pas en soi original, mais son traitement l'est. On lit ce roman très vite, de plus en plus intrigués par le développement et les retournements que nous a concocté avec délectation l'autrice. Tous les ingrédients indispensables à la réussite d'un polar sont là avec un petit supplément spécial signé Claire Favan : des révélations surprenantes de dernière minute absolument imprévisibles nous emmenant bien loin du chemin balisé que nous pensions suivre. À noter l'humour omniprésent et un sens de la psychologie aiguisé. Le passage au Salon de l'occultisme est un moment réjouissant... Claire Favan s'amuse et ose, et cela fonctionne très bien. Un très bon policier. Quatrième de couverture Tout est là, comme avant. Une jeune femme, noyée dans la baignoire. La cordelette bleue qui lui attache, dans le dos, les poignets aux chevilles. Jusqu'au pendentif en forme de trèfle à quatre feuilles – un détail jamais révélé à la presse... La signature du serial killer Vernon Chester. Sauf que... Voilà plus d'un an que Chester a poussé son dernier souffle dans le couloir de la mort. Alors ? Un imitateur ? Une erreur judiciaire ? Pour Megan Halliwell, du FBI, et Vince Sandino, flic au passé trouble, la plongée en eaux profondes devient aussi perverse qu'irrespirable.. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Concours pour le Paradis | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Concours pour le Paradis Clélia Renucci Albin Michel 2018 266 pages Historique Chronique 23 novembre 2018 Prix du Premier Roman 2018 Lauréat du Prix Grands Destins 2018 du Parisien Week-End « Tout était dévasté, consumé, calciné. C'est de cet enfer qu'allait renaître le Paradis. » « L'histoire abonde en oublis, en méjugements chroniques, en contre-vérités. Le courage du doge Pasquale Cicogna et de ses conseillers pour mener à bien ce projet n'est guère récompensé. Ce Paradis n'est cité qu'en passant, comme une œuvre mineure et non pas comme le concours d'une vie, d'une ville. Demain peut-être saurons-nous lire dans le visage de ces anges rayonnants, l'expression de ce que fut Venise. On retrouvera alors dans l'éclat de leurs batailles, le talent d'artistes qui se sont succédé pour nous inciter tous, un jour, à regarder le paradis en face. » Voici les dernières lignes de ce roman artistique et historique des plus réussis, lumineux, inspiré et passionné dont la mission de nous ouvrir les yeux est parfaitement remplie. Oui, même sans avoir vu cette œuvre intitulé le Paradis, sis au Palais des Doges de la Sérénissime, nous la voyons, nous l'aimons, nous revoyons tous les protagonistes de cette fabuleuse histoire défiler à nouveau devant nous. Tous nos sens sont en éveil, nous sommes éberlués par l'abnégation, la patience et le talent qu'il fallut à ce Doge, ses conseillers, ses artistes amis ou ennemis, pour qu'enfin au bout de 28 ans de labeur, d'intrigues dramatiques ou cocasses, d'inquiétude, d'exaltation, de deuils et d'amours silencieuses, de fidélité à Venise, à un père, ce tableau monumental soit dévoilé devant des yeux émerveillés. Je retrouve le magnifique sourire de l'auteure invitée à une émission tardive, ou sa fraîcheur s'imposait en même temps que le sérieux de son travail, de ses recherches, habitée par son sujet, exprimant toute sa passion de sa très belle voix grave. Fort bien écrit, elle réussit à nous faire toucher presque Véronèse, Tintoret, ses fils Domenico et Marco, sa fille bien aimée Marietta, et les autres peintres plus malchanceux de ce concours. J'ai eu beaucoup de joie à lire ce roman, ce premier opus d'une écrivaine que j'espère retrouver bientôt. « Dans le décor spectaculaire de la Venise renaissante, l'immense toile du Paradis, devient un personnage vivant, opposant le génie de Véronèse, du Tintoret et des plus grands maîtres de la ville. Entre rivalités artistiques, trahisons familiales, déchirement politiques. Clélia Renucci fait revivre dans ce premier roman le prodige de la création, ses vertiges et ses drames. » Je finis en attirant votre attention sur deux magnifiques lettres de Domenico à sa soeur Marietta profondément touchantes. Quatrième de couverture « Tout était dévasté, consumé, calciné. C'est de cet enfer qu'allait renaître le Paradis. » Dans le décor spectaculaire de la Venise renaissante, l'immense toile du Paradis devient un personnage vivant, opposant le génie de Véronèse, du Tintoret et des plus grands maîtres de la ville. Entre rivalités artistiques, trahisons familiales, déchirements politiques, Clélia Renucci fait revivre dans ce premier roman le prodige de la création, ses vertiges et ses drames. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- La ville orpheline | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La ville orpheline Victoria Hislop Les Escales 2015 368 pages traduites par Alice Delarbre Historique Chronique 31 janvier 2024 "Famagouste était, à une époque, une ville en plein essor de quarante mille âmes. En 1974, sa population entière prit la fuite lors de l'invasion de Chypre par la Turquie. Depuis quarante ans, Varosha, la cité nouvelle, demeure vide derrière les barbelés érigés par l'armée turque. C'est une ville fantôme." Chypre, île paradisiaque fut l'objet de toutes les attentions et convoitises internationales depuis 1878. Tous la veulent, tous souhaitant y installer des bases militaires. Les Turcs, Grecs et Anglais complotent, mènent des tractations, passent des accords afin de garder une main mise sur ce territoire, au détriment évidemment des populations. Chypre après avoir été une colonie britannique depuis 1925, devient en 1960 une république indépendante restant cependant sous contrôle de la Turquie, de la Grèce, de la Grande-Bretagne. L'Organisation nationale des combattants chypriotes ou l'EOKA, sous le commandement du colonel Grivas, aspire depuis 1955 à l'Enôsis, le rattachement de Chypre à la Grèce. En 1963, le président Makarios qui est plutôt en accord avec cette idée, propose des amendements à la Constitution. Les tensions augmentent alors entre les communautés grecques et turques. Rien ne va plus lorsque les chypriotes turcs se retirent du Parlement. C'est l'escalade, les Nations unies envoient des troupes. Le sang inonde la terre chypriote. Des enclaves turques et grecques se créent. Le putsch des colonels à Athènes en 1967 accentue les dissensions avec la Grèce ; en effet, le président Makarios est peu enclin, dès lors, à collaborer avec le nouveau régime totalitaire. Cependant certains rêvent encore à l'Enôsis. Le colonel Grivas rejoint en secret Chypre en 1971, et crée l'EOKA B afin d'œuvrer à l'union de Chypre avec la Grèce. Pourtant en ce mois d'août 1972, à Famagouste, station balnéaire réputée et paradisiaque, tout n'est que luxe, calme et volupté. L'argent coule à flot entre les mains de Savvas Papacosta et son épouse Aphroditi à la tête du plus bel hôtel de la ville, Le Sunrise, tout juste ouvert. Tous les matins, les chypriotes turcs et grecs ainsi que les riches vacanciers étrangers admirent des levers de soleil somptueux des fenêtres de l'établissement, toutes orientées à l'est. Savvas est un homme ambitieux qui, en se mariant avec la fille de Trifonas Markides, un proche du président Makarios, s'est associé à l'une des familles les plus importantes de Chypre. Son désir le plus cher est de fonder une dynastie et un empire tel celui de Hilton. Aphroditi, sublime jeune femme bien née, remplit parfaitement son rôle d'hôtesse et de trophée décoratif. Une autre silhouette apparaît dans ce décor trop parfait : Markos Georgiou, bras droit de Savvas et directeur de la future boîte de nuit du Sunrise. Aphroditi se méfie de Markos qu'elle ne réussit pas à cerner. Mais bientôt, Savvas négligeant son épouse, le barrage cède entre ces deux êtres que tout oppose. Dans l'hôtel, des chypriotes turcs et grecs travaillent côte à côte, tissent des liens d'amitié. Il forment une communauté attachée à leur île, à leur terre. Ainsi Emine Özkan et Savina Skouros ont été choisies par Aphroditi pour tenir le salon de coiffure du palace. Hüseyin, plagiste, rêve de devenir un athlète reconnu. Tous vivent dans un monde parallèle, peu conscients de la réalité politique ou préférant s'aveugler, encore traumatisés par les massacres de 1963-64. Ceci est le cas de Irini Georgiou, mère de Markos, et de Emine Özkan, mère de Hüseyin. Cette dernière et sa famille ne vivent pas dans le quartier turc mais sont voisins des Georgiou. Ali Özkan, frère d'Hüseyin, s'engage auprès des résistants chypriotes turcs tandis que Christos, frère de Markos, rejoint l'EOKA B. Soudain après des semaines d'euphorie suite à l'inauguration du Sunrise, Famagouste s'embrase. Un putsch grec en faveur de l'Enôsis met le feu. Le brasier s'étend bientôt à toute la ville, c'est un sauve-qui-peut général, une débâcle. Le couple Savvas et Aphroditi prend la fuite après avoir laissé à Markos les clefs et codes d'accès à la chambre forte de l'hôtel. La jeune femme souffre de devoir être séparée de son amant. Les Georgiou et les Özkan, ignorant la présence des uns et des autres, sont bloqués dans leurs appartements. En effet, Emine et Irini attendent le retour de leurs fils respectifs, Ali et Christos. Les troupes turques entrent dans Famagouste, les deux familles se terrent et essaient de survivre... Encore un roman historique prodigieux de Victoria Hislop attachée à raconter l'Histoire grecque par la narration de destins particuliers, singuliers. Hymne à la tolérance, fresque épique dans une ville détruite, tragédie intemporelle, ce récit ne pourra que vous passionner, vous bouleverser profondément. Une immense tristesse à la vue de tant de vies brisées et sacrifiées sur l'autel du pouvoir vous prendra aux tripes. Je suis sortie de ces pages particulièrement émue, touchée et admirative de la force de ces peuples arrachés à leur pays, perdant tout et cependant capables de se relever, de continuer, de reconstruire. Quatrième de couverture Après l'incroyable succès de L'Île des oubliés, Victoria Hislop mêle avec toujours autant de brio les histoires de famille et les déchirures de l'histoire sur fond de romance et de tragédie. Chypre, été 1972. La ville de Famagouste héberge la station balnéaire la plus prisée de la Méditerranée, rayonnante et bénie des dieux, où Chypriotes grecs et turcs vivent en parfaite hamonie. Un couple ambitieux y ouvre Le Sunrise, hôtel dont le luxe surpasse tous les autres. Lorsqu'un putsch grec plonge l'île dans le chaos, celle-ci devient le théâtre d'un conflit désastreux. Famagouste est bombardée. Quarante mille personnes, n'emportant que leurs biens les plus précieux, fuient l'armée en marche. Parmi eux, Aphroditi, contrainte de suivre son mari sans savoir si elle pourra un jour revoir son amant. Dans la ville désertée, seules deux familles demeurent : les Georgiou et les Özkan. Voici leur histoire. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Inexorable | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Inexorable Claire Favan Robert Laffont La Bête Noire 2018 367 pages Thriller Chronique 10 février 2019 À travers la fiction de ce thriller, on comprend le parcours du combattant de certains parents, certaines mères lorsque leur enfant est différent et ne rentre pas dans les petites cases étriquées et injustes de la "normalité" . La préface signée par Gabriel Favan, fils de l'autrice, courageux, droit et fier, analysant clairement les manquements de cette société dite d'égalité des droits est touchante et essentielle. La vie semble quelques fois être une sacrée mauvaise blague, les difficultés immenses et les douleurs insupportables se succédant inexorablement. Et lorsque l'entourage, les professionnels de santé, de l'éducation, les forces de l'ordre, les enfants cruels et déjà tellement normés, les parents des élèves de la classe où essaye de survivre votre enfant s'en mêlent, c'est un terrible engrenage qui se met en mouvement, vous emportant vers le gouffre. Ajoutons ici en plus l'ingrédient « thriller », et on devine la peine capitale qui se profile. Comment freiner la voiture lancée à toute vitesse, qui appeler à l'aide, comment revenir sur le bon chemin et sauver sa peau et celle de son enfant ? Un très beau couple : Milo que nous rencontrons âgé de 4 ans et sa mère Alexandra ; duo tantôt fusionnel, tantôt conflictuel et dysfonctionnel. Il y a un père bien sûr, Victor le grand absent, laissant sa femme dans la situation de tout prendre en charge telle une mère célibataire, ne rentrant chez lui que pour le repos du guerrier assurant le minimum syndical. Pour Milo, il est le héros, sa maman est la sécurité. Alexandra vit dans le déni, voit bien les bijoux, chaussures, vêtements de marque sur Victor alors même qu'il n'a pas d'argent à rapporter à sa famille, n'a aucun travail fixe. Pourquoi ne réagit-elle pas puisque la situation la fait tiquer ? Pourquoi ne ressent-elle pas le danger qui les guette, son fils et elle, si Victor est malhonnête ? Mystère.... trop de fatigue, de responsabilités, peur des conflits, que son fils la mette dans le rôle de la méchante..... Mais voilà, au petit matin, la police fait violemment irruption dans la maison ne prenant aucune mesure pour éviter que l'enfant ne soit témoin de l'arrestation très musclée de son père. Le gamin se transforme en petit soldat voulant sauver son papa pendant que Alexandra est tétanisée. La machine infernale s'enclenche prête à tout écraser. La description des évènements est flippante, l'articulation des différents chapitres de cette histoire de plus en plus tragique ajoute le côté inexorable au drame, l'analyse psychologique de chaque intervenant est d'une grande pertinence et justesse. On sent le vécu d'une maman qui a dû se battre pour la survie de son fils et son développement harmonieux dans une société inégalitaire et mal préparée à recevoir des enfants différents. On a aussi, concernant ce roman, une furieuse envie d'entrer dans le livre pour les réveiller brutalement afin qu'il se bougent au lieu de se laisser broyer. Jusqu'où l'amour de Alexandra pour Milo va-t-il aller ? La réalité des faits se devine assez vite en ce qui me concerne, je ne m'attendais pourtant pas à la décision finale d'Alexandra. Le suspense et la peur sont bien présents dans ce thriller, on frissonne en effet pour ce tandem mère-fils en grand danger. Aller toujours au delà des apparences, faire preuve d'empathie et de compréhension surtout devant un enfant au comportement inadapté au contexte : trop violent, trop silencieux ou surjouant la joie, excité. S'oublier pour se connecter aux autres, repousser les limites de sa propre peau. Proposer son aide simplement, sans juger.... Ce serait bien. Un roman au ton un peu différent car plus personnel pour Claire Favan, une nouvelle facette à découvrir ! Quatrième de couverture Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer. Inexorables, les conséquences des mauvais choix d'un père. Inexorable, le combat d'une mère pour protéger son fils. Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l'éternel coupable. Inexorable, la volonté de briser enfin l'engrenage... Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le théâtre de Slavek | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le théâtre de Slavek Anne Delaflotte Mehdevi Gaïa 2018 399 pages Roman Chronique 26 octobre 2018 " J'ai le sentiment d'avoir vécu au bord, au bord du bonheur, au bord d'une scène, au bord d'un pays, mais dans Prague toujours." La personnalité même de l'auteure, sa vie si dense et étonnante, imprègnent ce récit qui, on le comprend en le découvrant, devait forcément naître de cette femme. Après des études en droit international et diplomatique, la pratique du piano et du chant lyrique, elle devient relieur et écrit plusieurs romans dont " La relieuse du gué" et " le portefeuille rouge" que j'ai chroniqués, ainsi que " Fugue" et "Sanderling". Elle vécut à Prague pendant presque vingt ans. Tout est donc là pour écrire ce merveilleux roman dont le décor est évidemment Prague de 1707 à 1788, laissant le narrateur Slavek Sykora, sculpeur de lumières dans plusieurs théâtres, on dirait aujourd'hui chef éclairagiste, nous raconter sa vie, sa ville, ses amours, témoin de toutes les joies, peines, peste, guerres, blocus, périodes de paix, spectacles d'opéra ou de théâtre. Un clair obscur embrumé par l'opium nécessaire à éloigner la douleur de la vieillesse, nimbé de l'or des bougies. Celles-ci lui restent encore des théâtres où il magnifia les artistes à l'aide du feu et des miroirs stratégiquement placés pour décupler la lumière. Rencontres avec les plus grands du temps, les politiques, les nobles, les artistes et compositeurs passés à la postérité, mais aussi tous les humbles, pauvres, modestes, artisans, commerçants, faisant battre le cœur de la cité bénie que jamais Slavek n'abandonna. Une confession des dernières minutes alors que le Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart vient d'être créé et qu'enfin une pièce en tchèque a pu être représentée. La Bohème et son destin de terre continuellement envahie, Prague et ses quartiers et sa population bigarrée où être juif fut encore une cause de souffrance et d'exil selon les nouveaux rois. Une écriture qui se fracture parfois comme la mémoire de Slavek, des oublis comme certaines pages non numérotées. De la poésie tout en délicatesse, de la fragilité, une vérité intime en filigrane sur fond historique. Un homme qui bien que coupé en deux dès ses sept ans par les roues d'un carrosse n'en reste pas moins un être complet, acteur et témoin de son temps. Oui un très beau roman ! " Prague. La rumeur monte jusqu'aux fenêtres d'un vieil homme qui se souvient. Tout jeune garçon, Slavek perd l'usage de ses jambes, renversé par la calèche du comte Sporck. Celui-ci ne fuira pas sa responsabilité, prenant en charge l'éducation du jeune homme. Slavek traverse le XVIII ème siècle dans une Prague soumise aux épidémies, aux guerres, mais où le théâtre s'épanouit. Il s'y verra confier l'éclairage des spectacles et opéras. Discret, séducteur, sensible aux arts et notamment à la sculpture et la musique, Slavek tourne le dos à l'obscurantisme, et trouve sa place en maître des lumières." Quatrième de couverture La rumeur de Prague monte jusqu'aux fenêtres d'un vieil homme qui se souvient. Tout jeune garçon, Slávek perd l'usage de ses jambes, renversé par la calèche du comte Sporck. L'éducation et la passion des arts le portent dans la Prague du XVIIIe siècle soumise aux épidémies, aux schismes religieux, aux conflits politiques. Le théâtre y est naissant, et Slávek trouve sa place en maître des lumières. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le mari de la comtesse de Ségur | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le mari de la comtesse de Ségur Hafid Aggoune Reconnaissance Le 11 mars 2025 181 pages roman Chronique 11 mars 2025 Sous titre : Homme de l'ombre, génie d'Hachette. Dans la Collection Mythes au masculin. Illustrations de Stéphane Rozenwajc. Très jolie double couverture, papier calque en premier, où est imprimé l'illustration, à travers lequel apparaît la deuxième couverture. Plaisir des yeux, du toucher en plus de la joie de découvrir un très beau texte. Une idée poétique et de circonstance lorsque le sujet est de voir au-delà des apparences, de chercher qui se cache derrière la figure illustre de l'écrivaine. Présentation de la Collection Mythes au masculin : "Notre imaginaire collectif repose sur des mythes qui structurent notre vivre ensemble. D'Ulysse a Hamlet, en passant par Pygmalion et bien sûr Œdipe, la plupart d'entre eux expriment le patriarcat, où l'homme agit dans la cité tandis que la femme l'influence, l'inspire, le manipule. Alors que ce modèle volé en éclats, il est temps que les hommes écrivent et ancrent leurs nouveaux mythes de masculinité." En effet, il est grand temps, en une époque où raconter l'Histoire de l'humanité par le regard des femmes est devenu un phénomène de librairie, complétant enfin ce récit de la voix de la moitié de la population ayant oeuvré elle-aussi à l'élaboration de la société d'aujourd'hui, au rayonnement de notre culture, de notre civilisation, il est grand temps dis-je, que des hommes prennent la parole, tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le modèle du mâle alpha caricatural et qui cherchent à se redéfinir. De multiples interrogations se posent à eux : Qu'est-ce qu'un homme ? Comment se comporte-t-il en société, avec les femmes, avec ses enfants, comment se situe-t-il en cette époque de questionnement intense sur le genre ? N'aurait-il pas lui-aussi, au cours des siècles, été piègé, enfermé dans un carcan ? Quel choix a-t-il eu réellement s'il ne voulait pas appliquer les codes ultra masculinistes en vogue ? Et avant tout, n'y a-t-il pas eu des hommes qui n'ont pas accepté l'enfermement dans ces diktats misogynes, ou qui ont réalisé, à un moment donné de leur existence, qu'ils se perdaient en jouant ce rôle de macho très limitatif et anxiogène ? Eugène de Ségur s'inscrit dans cette révolution intime survenue sur le tard après des années à avoir été un parfait exemple de coureur de jupons, de fêtard, de père absent, de mari fuyant, alors même qu'une épouse et mère dévouée l'attendait avec patience : cette chère Sofia Rostopchine que nous connaissons tous sous le nom de Comtesse de Ségur. Inversement amusant, c'est grâce à cette combattante de l'ombre d'abord, de cette exilée russe ayant traversé bien des tourments, encore traumatisée par la maltraitance maternelle, de cette mère et grand-mère aimante racontant sous forme de contes ses malheurs passés, que le nom illustre de Ségur est passé à la postérité, et en littérature qui plus est .... Mais comment cela a-t-il pu se produire ? Par quel moyen Eugène a-t-il pu rendre hommage à Sofia ? Avec la complicité de quel ami, célèbre jusqu'à nos jours ? Quelles transformations de la société la parution des textes de la Comtesse de Ségur a-t-elle provoquées ? L'Odyssée d'une femme, d'un homme, d'un couple et de tout un monde en mutation en ce XIXe siècle de révolution industrielle, politique, sociale et humaine, nous est ainsi racontée grâce à une plume inspirée, digne des plus beaux romans classiques. L'homme dans l'ombre renaît à la lumière après avoir pu se défaire enfin du lourd bagage d'une enfance et d'une éducation étouffantes. La question de l'émancipation des hommes des lois du masculinisme bornées et délétères reste posée et n'a pas fini de faire couler de l'encre. Je vous invite à découvrir le recueil de témoignages signé Jean-Philippe de Tonnac, "Éloge de la vulnérabilité des hommes", (chez Guy Trédaniel Éditeur). Cet ouvrage, comme tous ceux qui seront édités dans cette collection "Mythes au masculin", vous offriront de grands espaces de réflexion, afin que nous puissions construire ensemble une société réellement égalitaire. Voici un grand roman d'amour, mais aussi une fresque historique somptueuse et édifiante, une galerie de portraits tout en finesse de figures emblématiques de notre culture, et enfin un hymne inspiré à la liberté d'être soi-même, sans limite. Gratitude Mr Aggoune ! Quatrième de couverture Dans ce roman historique, Eugène de Ségur, mari de la célèbre autrice des Malheurs de Sophie, partage avec nous son histoire. Celle d’un homme marqué par le poids de son héritage et la honte du suicide de son père. Celle d’un homme qui, malgré ses doutes et remises en question, a assuré dans l’ombre la gloire de sa femme et la fortune de Louis Hachette. Dans une France du XIXe siècle tout aussi hésitante que notre protagoniste, Eugène est en proie à l’errance. Sa rencontre avec la russe Sophie Rostopchine marque un tournant décisif. Il l’épouse à vingt ans et fonde avec elle une famille, mais ni l’un ni l’autre ne trouve leur place dans la monarchie corsetée d’après Napoléon Ier. Tourmenté par sa rancœur envers une mère infidèle, Eugène multiplie lui-même les aventures. Sa jeunesse est traversée d’incertitude, de culpabilité et de quête de sens. Comment va-t-il surmonter ses démons, et accomplir son destin, pour faire entrer son noble nom dans la modernité ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Un crime sans importance | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Un crime sans importance Irène Frain Seuil Août 2020 256 pages Biographie Roman Chronique 20 janvier 2021 Un crime sans importance est lauréat du prix Interallié 2020. Quel courage a-t-il fallu à Irène Frain pour rédiger ce texte si délicat, si difficile, si intime au cœur même de la douleur et de la tourmente puisque rien n'est fini ? Je suis profondément admirative de la force couplée au talent de l'auteure dans la nécessité incontournable, inévitable de dire, de raconter, de dénoncer aussi .... Un fait divers pour certains, un drame inacceptable toujours. Un texte qui reste volontairement indéfini, distancié au départ. Les faits, rien que les faits... Et puis le réveil, la souffrance de la perte mais aussi causée par l'absence de réponse des forces de l'ordre, des enquêteurs, par le parcours du combattant imposé aux proches de la victime de ce crime barbare, brutal .... l'incompréhension n'est pas supportable, il faut savoir... Il faut analyser la scène de crime, la ville, la société, dresser le portrait de la disparue... Le tout avec pudeur, respect, par touche.... Mais surtout rompre ce silence meurtrier pour la seconde fois, assourdissant, anxiogène pour les proches mais aussi pour toute la cité. La disparition brutale, l'assassinat d'une personne concerne sa famille mais aussi toute la collectivité. À lire absolument et à suivre dans les mois qui viennent. Quatrième de couverture Les faits. Le peu qu'on en a su pendant des mois. Ce qu'on a cru savoir. Les rumeurs, les récits. Sur ce meurtre, longtemps, l'unique certitude fut la météo. Ce samedi-là, il a fait beau. Dans les commerces et sur les parkings des hypermarchés, on pointait le ciel, on parlait d'été indien. Certains avaient ressorti leur bermuda et leurs tongs. Ils projetaient d'organiser des barbecues dans leur jardin. L'agresseur, a-t-on assuré, s'est introduit dans la maison de l'impasse en plein jour. On ignore à quelle heure. Pour trancher, il faudrait disposer du rapport du policier qui a dirigé les investigations. Malheureusement, quatorze mois après les faits, il ne l'a toujours pas rendu. " Face à l'opacité de ce fait divers qui l'a touchée de près – peut-être l'œuvre d'un serial killer –, Irène Frain a reconstitué l'envers d'une ville de la banlieue ordinaire. Pour conjurer le silence de sa famille, mais aussi réparer ce que la justice a ignoré. Un crime sans importance est un récit taillé comme du cristal, qui mêle l'intime et le social dans des pages tour à tour éblouissantes, drôles ou poignantes. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Fordlandia | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Fordlandia Jean-Claude Derey Payot & Rivages 2016 332 pages Thriller Historique Chronique 2 mars 2019 Rendons à César ce qui est à César. Remettons les évènements dans la bonne chronologie. Avertissement aux lecteurs : « Henry Ford, c'est un fait mal connu, a inspiré Hitler à travers les nombreux articles antisémites de son journal, le Dearborn Independant, qu'il publia de 1921 à 1927. Hitler considérait Ford comme son maître à penser et affichait son portrait dans son bureau. Le noyau dur de ce roman s'inspire de faits authentiques et de personnages réels. Fordlandia a bien existé, au cœur de l'Amazonie. Dans les années vingt, Henry Ford voulait créer la plus grande plantation de caoutchouc du monde et bâtir une cité radieuse où l'Homme nouveau aurait sa place. L'imagination accomplit le reste : perchée sur une branche, elle lisse ses ailes pour survoler la forêt sauvage et le rêve mégalomaniaque d'Henry Ford qui préconisait déjà la solution finale, l'extermination de tous les juifs. » Incroyable ! Du coup, l'auteur prend le parti de laisser deux narrateurs raconter cette histoire : Luther Ford rédacteur pour le Dearborn Independant à Detroit et Irou de la tribu des Yanomami au Brésil. Tiago, chasseur et guerrier émérite revient d'une équipée jusque chez les blancs. Touna a été assassiné par ces envahisseurs qui détruisent peu à peu la forêt amazonienne pour déblayer le terrain en vue de la construction d'une immense plantation et d'une nouvelle ville, Fordlandia. Tiago hait les blancs et exorte la tribu à se battre contre eux et les exterminer. Une voix s'élève contre ce discours, celle de Anna, quinze ans, fille adoptive du chaman, qui a été enlevée enfant par Tiago, après que celui-ci ait assassiné ses parents, de pauvres indiens. Il souhaitait la tuer en arrivant au village mais Irou l'en a empêché. Depuis Anna et Tiago se détestent et l'amour a grandi entre les deux jeunes gens. Anna souhaite se donner à son homme de coeur et se rend à une cascade afin de se préparer pour lui. Un yatch avec trois blancs à son bord approche. Anna disparaît. Tiago et Irou décident de se rendre à Fordlandia pour la chercher... À peu près au même moment, à Detroit en 1927, Luther Ford a réussi à devenir un collaborateur proche du magnat antisémite Henry Ford, rédacteur de tous les articles du Dearborn Independant, qui ne donne pas seulement des conseils pratiques, d'hygiène, de vie aux milliers de travailleurs de la firme, mais appelle bien à la haine du juif dans des textes d'une extrême violence. Maître Shapiro, avocat, après sept ans de ce traitement, au nom de la communauté juive de Detroit et des USA, décide d'attaquer Henry Ford en justice. Luther est un personnage très énigmatique, il ne convainc pas le chef de la sécurité de l'usine, aux méthodes mafieuses, d'autant plus lorsqu'une vieille femme parlant yiddish se présente sur place réclamant de voir en pleurant et hurlant son fils, Jeremy Mandel, qu'elle n'a pas vu depuis des années mais qu'elle reconnaît immédiatement lorsque apparaît Luther. Le pot aux roses est découvert, le roublard Henry Ford décide de profiter de cette aubaine dans le cadre de sa défense au procès. Le seul responsable de tous ces articles antisémites n'est pas lui mais Jeremy Mandel, le rédacteur en chef juif. La bonne blague ! Il n'a pas vérifié, dit-il, la teneur de ces papiers. Ford ne sait pas que Jeremy est un agent double au service de la communauté juive, la renseignant sur sa contribution au financement du parti national socialiste de Hitler. Après le procès, Ford décide de l'envoyer à Fordlandia, sa nouvelle plantation d'hévéas. Un de ses hommes de main a été assassiné sur place, Jeremy doit donc enquêter, après une traversée cauchemardesque cerné par des antisémites. Mais l'Amazonie n'est pas Detroit, ou une terre accueillante pour les blancs. Ceux-ci y sont victimes de deux phobies : le mystère et les moustiques. Ils ne comprennent pas comment fonctionne ce pays, ils en deviennent fous. Quand les deux phobies se mélangent, l'homme blanc " redevient le petit garçon qui a peur du noir, qui se cache derrière un air bravache." La construction de Fordlandia et l'installation de la plantation sont catastrophiques : des erreurs énormes s'accumulent, Ford refusant dans sa paranoïa habituelle d'engager des ingénieurs spécialisés dans la culture de l'hévéa, d'autant plus sur cette terre d'Amazonie si différente de l'Indochine, où le succès et la rentabilité sont au rendez-vous pour les colons. La fureur des ouvriers gronde, la nature se venge, des félins rôdent, les sorciers et chamans maudissent les lieux, et toujours glisse la silhouette de Anna la disparue réclamant vengeance. Jeremy, Irou, Tiago vont agir ensemble... Une fin digne de l'ancien Testament... Henry Ford ne peut rien faire contre les forces de la terre, mais déjà les évènements se précipitent en Europe... Un roman épique, mêlant Histoire et mystères millénaires. Deux mondes s'affrontent... En écho aujourd'hui, la situation dramatique du Brésil et des indiens d'Amazonie. À lire. Quatrième de couverture Henry Ford, c'est un fait mal connu, a inspiré Hitler à travers les nombreux articles antisémites de son journal, le «Dearborn Independent». Dans les années 1920, Luther, un jeune juif, postule comme rédacteur en chef du journal. Sous couvert de cette fonction et en cachant ses origines, il gagne la confiance de l'industriel et renseigne ainsi la communauté juive américaine sur les tractations secrètes entre Hitler et Ford, qui contribue au financement du parti national socialiste. Mais Luther est démasqué et envoyé par Ford dans sa plantation de caoutchouc en Amazonie sous prétexte d'enquêter sur l'assassinat d'un des cadres. En fait, le chef de la plantation de Fordlandia est chargé de l'éliminer en simulant un accident... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Femme sur écoute | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Femme sur écoute Hervé Jourdain Fleuve Noir 2017 524 pages Thriller Chronique 17 juillet 2018 Finaliste pour le Prix Ligue de l'Imaginaire-Cultura fin septembre 2018. En 2017, il reçoit le prix Sang d'encre décerné par le festival de Vienne. Voici pour moi, un troisième livre se déroulant au Bastion de Batignolles, le nouveau 36 quai des Orfèvres. Les policiers ont eu du mal à quitter ce lieu mythique. Il semblerait que les écrivains de polars aussi. Mais cette fois-ci le déménagement a bien eu lieu, avec retard, l'ouverture va être un évènement mondain et politique d'importance. Frémissement de couloir, stress des petits fours et des huiles. La visite aux étages ouverts alors du bâtiment, façon Vauban, vaut le détour d'autant plus avec Hervé Jourdain, ancien capitaine de police à la Brigade criminelle de Paris aujourd'hui analyste au sein d'un service spécialisé. Ces deux professions d'exception se retrouvent dans ce roman à travers les personnages de flics. Kaminski, chef de groupe, représente la vieille garde, mysogine aux méthodes très borderline. Efficace, haïssable, vite déstabilisé par la police, nouvelle formule. La pauvre Lola Rivière sous ses ordres souffre énormément, elle fait ses armes, il lui met des bâtons dans les roues constamment. De plus Lola a un secret de taille qui la rend encore plus attachante et admirable pour le lecteur. Enfin très intelligente, l'informatique est son terrain de prédilection, elle est experte en cyber criminalité. Heureusement le patron, le divisionnaire Hervé Compostel a remarqué ses qualités et la prend sous son aile. C'est un homme en deuil qui travaillait avant à la brigade financière. Donc le tournant de carrière à la Crim est un challenge. Deux autres membres vont venir renforcer cette équipe : le brigadier Zoé Dechaume et plus tard son supérieur le commandant Guillaume Desgranges. Tous deux des teigneux, un tandem qui gagne. Tout en haut de l'organigramme le directeur Thomas Andrieux. Tout commence par des retranscriptions de conversations téléphoniques entre une certaine Manon Legendre, dite Monica, dans son métier de lap danseuse, effeuilleuse et prostituée occasionnelle, œuvrant dans le triangle d'or de Paris entre Le Jardin d'Eden une boîte de nuit pour vip et l'hôtel Pierre Ier, une collègue Diana Sangaré, Moussa Sissoko, qu'on devine être le mac, Julie legendre la sœur de Manon, étudiante en philo, ignorante des activités de son aînée, la banque de Manon de mauvaises surprises l'attendent, et enfin et pas le moindre David Ribeiro dit le Bison en préventive, en taule pour braquage, fiancé de Manon, personnage haut en couleurs, une frappe détestable. Manon lui obéit, pourtant c'est une dure à cuire, mais il est le père de son fils tristement baptisé par son paternel Jihad. Entre le strip tease, le bébé et les visites aux parloirs ainsi que quelques rdv organisés par Moussa, elle n'arrête pas. Au Bastion les interrogatoires de Didier Jeanjean qui a retrouvé sa femme assassinée, et dans une autre salle de sa maîtresse Mireille Dunois ne donnent rien. Kaminski est furieux et incrimine Lola. Pour lui la police est un métier d'homme. Le duo n'arrive à rien. Compostel convoque tout le monde dans son bureau flambant neuf. Une nouvelle affaire est tombée : l'overdose de Dalila Toumi dans le coma, fille d'une des politiciennes se présentant aux présidentielles. Kaminski, Lola et Zoé sont mis sur ce cas et Guillaume sur celui des deux amants. Parallèlement, Compostel remet entre les mains de Lola, en secret, un pc à analyser. Elle comprend vite que cela concerne son fils Alexandre suicidé voici trois ans. Tout est mis en place. On se demande ce que Manon et Bison ont à voir avec les deux enquêtes de la Crim. Patience, l'auteur sait très bien disposer ses pions et construire sa maison. « Sexe, politique, sécurité... Et des morts sans connexions apparentes. Au plus près du réel, en s'appuyant sur le système des écoutes téléphoniques, Hervé Jourdain bâtit une intrigue à l'architecture saisissante, doublée d'un portrait ( à l'acide) de son époque. » Du bel ouvrage, un récit prenant, intelligent, des personnages bien campés, des femmes mises à l'honneur, un divisionnaire qui n'hésite pas à aller au charbon, de l'humanité face à la barbarie et au cynisme ambiant. Et vraiment, cette découverte du Bastion est exceptionnelle. Beaucoup aimé ! Quatrième de couverture Manon est strip-teaseuse et escort girl dans le quartier du Triangle d'or à Paris. Elle vit avec sa soeur, étudiante en philo, et le bébé qu'elle a eu avec Bison, incarcéré en préventive pour un braquage raté. Manon ne mène qu'une bataille, celle de son avenir. Le plan : racheter une boutique sur les Champs-Élysées et par la même occasion, sa respectabilité. Mais ça, c'était avant qu'on pirate sa vie. Pôle judiciaire des Batignolles. Les enquêteurs de la brigade criminelle, tout juste délogés du légendaire 36 quai des Orfèvres pour un nouveau cadre aseptisé, s'escriment à comprendre pourquoi chacune des enquêtes en cours fuite dans la presse. Compostel et Kaminski sont à la tête d'une jeune garde, qu'a récemment rejointe Lola Rivière. Absences répétées, justifications aux motifs évasifs... La réputation de l'experte en cybercriminalité n'est pas brillante. Compostel a malgré tout décidé de lui accorder sa confiance en lui remettant pour dissection l'ordinateur de son fils, suicidé trois ans plus tôt. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Mes Jardins de Paris | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Mes Jardins de Paris Alain Baraton Mon Poche 27 mai 2021 370 pages Guide Chronique 3 octobre 2021 Un guide des jardins édité au format poche, idéal afin de l'emporter partout avec vous dès que l'envie vous prend de partir vous aérer, de vous reconnecter au végétal par le biais de ces espaces verts où la Nature, maîtrisée jusqu'à un certain point, vous offrira des cadres magnifiques d'autant plus en cet automne commençant. Des lieux où liberté du corps rime avec lâcher prise ; jardins, squares, parcs d'hier ou contemporains comme autant de carrefours de rencontres, de possibles, de réflexions, d'expositions, de joies et de peines. Des ponctuations dans la ville, dans le béton, où la mémoire des disparus est vivace, où l'hommage aux grands personnages de notre Histoire persiste, où l'oubli de ce qui fut créé, offert à la postérité est impossible, comme autant de cailloux blancs jalonnant le récit de l'humanité dans ce qu'elle a de plus remarquable, d'exceptionnel. La justice, par la création de certains de ces lieux et surtout leur baptême, est victorieuse en ce que certaines personnalités bien mal loties de leur vivant obtiennent la reconnaissance ad vitam eternam. L'organisation de ce guide est aussi à noter, préférant à un classement alphabétique ou par arrondissement des thèmes poétiques plus illustratifs et séduisants : Les voix des jardins où se retrouvent des artistes interprètes de scènes théâtrales, musicales, etc ... Jardins des auteurs de Péguy réhabilité en passant par Tolstoï pour finir avec le Square des poètes... Les jardins des Arts faisant la part belle à Emile Gallé, Renoir, Brassaï ou encore à certains musées et lieux d'exposition... Évidemment, les Jardins résistants sont incontournables car qui, plus que les combattants de la liberté et de la défense des droits de l'homme ou victimes de la barbarie, mérite que sa mémoire soit bénie ? donc Martin Luther King, Anne Franck, Ilan Halimi, Estienne d'Orves, Albert Schweitzer... Jardins féministes encore trop peu nombreux, Louise Michel, Suzanne Lenglen... Les jardins partagés eux aussi persistant à offrir un espace à quelques chanceux. Puis les jardins politiques et militaires, royaux, expression du pouvoir.... Plus touchants et moins ostentatoires, les jardins des îles, qui mènent évidemment aux jardins d'amour, enfin !!! Plus étonnants les jardins maudits dont font partie le Parc Montsouris, des Buttes-Chaumont, des Batignolles... !!!! Les jardins contemporains dont un de mes lieux préféré à Paris, le Parc de la Villette. Un ouvrage de passionné, d'érudit sachant rester accessible, à déguster lentement, à ressortir régulièrement. Un classique du genre regroupant près de 150 descriptions. Merci aux Éditions Mon Poche pour leur confiance renouvelée. Quatrième de couverture Voici le premier livre exhaustif jamais écrit sur les jardins de Paris. Et quel meilleur spécialiste que le jardinier le plus célèbre de France, Alain Baraton, qui est aussi le jardinier de Versailles ? à Paris, les jardins sont multiples et portent de multiples noms. Qu'ils soient parcs, squares, promenades ou jardins à proprement parler, ils recèlent bien des surprises et dévoilent un visage parfois méconnu de la capitale, cette ville que l'on ne croit que de pierre et de monuments : célèbres, ils abritent des recoins mystérieux ; ignorés du grand public, ils sont le délice des habitants du quartier. Alain Baraton s'en fait le guide passionné dans une série de balades thématiques allant des jardins féministes aux jardins maudits, en passant, entre autres, par les jardins de chanteurs ou les jardins de pouvoir. Dans cette promenade où nous apprenons en marchant, chaque lieu est l'occasion d'une anecdote historique, botanique ou personnelle. Cet ouvrage est beaucoup plus qu'un guide : il est aussi un merveilleux voyage dans le temps et dans l'espace qui conduit son lecteur de l'antique Lutèce à la Chine contemporaine et même à la lune, tout en ne bougeant pas de Paris. Il est enfin l'occasion de découvrir un Alain Baraton personnel et engagé, fervent défenseur de la nature mais aussi de certains militants ou de la cause des femmes. Ces jardins de Paris sont nos jardins, qui ne doivent plus rester secrets. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- J'ai perdu Albert | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires J'ai perdu Albert Didier van Cauwelaert Audiolib 2018 5 h, lu par l'auteur SF Chronique 8 mars 2019 J'ai adoré ! Voilà ! Je pourrais m'arrêter là...Décidément cet homme est un surdoué, pas Albert, non ! Didier. Quel comédien ! Cette interprétation de son propre texte est géniale, parfaite dans l'émotion comme dans la comédie la plus loufoque. La voix est belle et caméléon. J'ai été soufflée par cette performance. Évidemment lorsqu'on sait que le scénario du film sorti en septembre 2018 fut écrit en même temps que le roman, on comprend mieux la justesse du ton, le jeu impeccable. Quel bel après-midi j'ai passé ! Deux narrateurs au début : la voyante Chloé qui n'entend et ne voit plus rien en raison de sa perte de connection avec l'âme de Albert, le garçon de café apiculteur Zac son successeur involontaire dans la profession de médium. Et puis soudain, moment goûteux, délicieux, émouvant...celui où le grand Albert prend enfin la parole... Pourquoi a-t-il changé de fréquence, de passeur ? Pourquoi choisir Zac le looser ? Que reproche-t-il à Chloé ? Comment celle-ci va bien pouvoir sauver les meubles face à une clientèle exigeante et richissime ? Comment Zac va-t-il supporter ses nouveaux " pouvoirs" ? Mais que veut Einstein ? Drôle, grave, dramatique, fantaisiste, réaliste, tendre, un roman formidablement caustique, intelligent, qui mine de rien nous interroge sur les vraies questions .... À vous de découvrir lesquelles ? L'occasion pour l'auteur de reprendre un de ses thèmes favoris, la communication avec les morts, les âmes anciennes. Les notes et l'interview de la fin vous ménagent des surprises... Il n'y a pas de hasard ! Quatrième de couverture « Je suis la voyante la plus en vue du pays et, depuis hier midi, je ne vois plus rien. » Pourquoi, après vingt ans de cohabitation, l'esprit qui hante Chloé l'a-t-il soudain quittée pour sauter dans la tête d'un garçon de café, Zac, apiculteur à la dérive qui ne croit en rien ? La situation est totalement invivable, pour elle comme pour lui, d'autant que cet esprit qui s'est mis à le bombarder d'informations capitales et pressantes n'est autre qu'Albert Einstein... Dans une comédie romantique haletante où la spiritualité s'attaque aux enjeux planétaires, Didier van Cauwelaert invente avec bonheur une nouvelle forme de triangle amoureux. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le piège de verre | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le piège de verre Eric Fouassier JC.Lattès 2017 475 pages Polar Historique Chronique 4 février 2018 Tome 2 de la « Saga Heloïse, l'apothicaire ». La belle couverture m'a attirée puis ce fut le résumé mentionnant une héroïne apothicaire au tout début de XVIe siècle. L'auteur est membre de l'Académie nationale de pharmacie et spécialiste de l'histoire de la pharmacie qu'il enseigne depuis vingt ans à l'Université. Il est aussi un passionné de jeux de piste et d'énigmes. Donc ce roman regroupe tout ce qu'il aime et pour notre très grande joie. J'ai lu exactement le livre que j'espérais découvrir. Un thriller historique fantastique aux couleurs ésotériques très bien construit et documenté, dont l'héroïne Héloïse peu banale se lance sur les routes de France, de son apothicairerie d'Amboise dont elle a hérité à la mort de son père et qu'elle a eu le droit de reprendre par autorisation royale, jusqu'à Reims et ses secrets. 1503, trois apothicaires sont assassinés, sur leurs fronts d'étranges inscriptions sont gravées. Anne de Bretagne, épouse de Louis XII après avoir été celle de son prédécesseur Charles VIII, comprend qu'un complot s'ourdit contre la couronne. Elle demande donc à Héloïse Sanglar, qu'elle a connue lors de précédents événements gravissimes au cours desquels elle a pu juger de son courage et de son intelligence, de mener l'enquête, accompagnée d'un fidèle de la reine le Baron de Comballec, un guerrier antipathique et brusque. Une âme dérangée et vicieuse mais cependant ingénieuse a monté toute une machination dans un seul but proprement incroyable. Ainsi un vrai jeu de piste périlleux et mortel avec pièges, énigmes, jeux de mots, faux semblants a été créé de toute pièce pour notre tandem accompagné du jeune Robin. Un vitrail mortel, un moine fou suivi d'un Jean Cousin dit l'Angelot, des sciences occultes, des secrets millénaires, des ordres anciens, des indices cachés dans l'architecture de monuments ou dans un poème, tous les ingrédients nécessaires au suspense sont là. Notre Héloïse toujours amoureuse secrètement du célèbre chevalier Bayard guerroyant en Italie pour le compte du roi à Garigliano, est aussi sensible au regard que porte sur elle Henri de Comballec tombé tout doucement sous le charme de la belle rousse si courageuse et intelligente. Les aventures de tous ces personnages issus de l'imagination fertile de l'écrivain croisent celles de figures célèbres de notre Histoire de France et des Arts. J'ai appris énormément et été amusée ou emportée par ce récit sous forme de course contre la montre. La fin imprévisible me laisse espérer une suite. Du très bel ouvrage donc que ce roman ! Quatrième de couverture 1503, trois alchimistes sont retrouvés assassinés, d'étranges lettres gravées sur le front. Convaincue qu'un complot se trame à l'ombre de la Couronne, la reine Anne de Bretagne fait appel, pour mener l'enquête, à la jeune apothicaire Héloïse Sanglar, accompagnée du baron de Comballec, un soldat autoritaire et rude. Afin de déjouer la machination conçue par un esprit dérangé, les voici contraints de décrypter les énigmes et codes secrets d'un mystérieux parchemin. Vitrail aux pouvoirs mortifères, sciences occultes, disparitions inexpliquées... les menaces pleuvent sur Héloïse, bien déterminée à venir à bout des adversaires du roi. Mais les temps sont difficiles quand on est une femme, et, et il lui faudra l'aide de tous ses alliés, jusqu'à celle de son amour de jeunesse, le chevalier Bayard. Dans ce récit captivant, entre roman historique et thriller ésotérique, Éric Fouassier nous entraîne dans une véritable course contre la montre au cœur de la France de la Renaissance. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs















