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- L'Étoile de la providence | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'Étoile de la providence Alain Delage De Borée Terres d'écriture 2 juin 2022 336 pages Historique Chronique 2 juin 2022 « Un septuagénaire se voit remettre la Légion d'honneur mais il ignore pourquoi... » « Dans la vie, il n'y a pas de hasard... il n'y a que des rendez-vous qu'on ne sait pas lire. « Jérôme Touzalin, Le Pommier « Je ne suis qu'un homme sans dieu ni apôtre, je gagne ou bien j'apprends. « Florent Pagny, l'Instinct Je remercie l'auteur de m'avoir permis, grâce à cette lecture, de m'envoler bien loin des vicissitudes de la vie jusqu'à dépasser les nuages et atteindre l'horizon infini. Récit d'un destin extraordinaire où l'adjectif « impossible » est rayé, où l'instinct de survie, l'honneur, l'humanisme et la passion sont les maîtres mots. Jusqu'à la dernière page, Alain Delage nous réserve des retournements de situation, certains prévisibles mais d'autres insoupçonnables et bouleversants. L'énigme est de taille : pourquoi le héros de cette histoire reçoit-il la Légion d'honneur des mains du Président de la République, Georges Pompidou ? Grâce au personnage si attachant de Florian Duval, septuagénaire, que nous retrouvons à douze ans, nous voici à remonter le temps jusqu'en 1910 à Blida en Algérie française, en un jour bien particulier basculant soudain dans le drame.... À partir de cette date, l'adolescent livré à lui-même, ne pouvant compter que sur son courage et son aptitude à plier mais ne jamais accepter l'injustice, devra s'adapter à une nouvelle terre, un nouvel environnement, se faire quelques amis.... jusqu'au premier émoi sentimental et la nécessité de fuir afin de ne pas se trahir. Ainsi sommes-nous projetés en Algérie puis à Marseille et enfin dans le Gard à la porte de l'école militaire de SaintHippolyte-du-Fort où il a été obligé de se présenter. Déjà les ailes du destin battent et se rapprochent rapidement du jeune garçon.... C'est alors tout un pan de l'histoire de l'aéronautique qui nous est compté avec un luxe de détails, multipliant les scènes cocasses, amusantes, dramatiques, inoubliables. Nous frissonnons autant de peur que de plaisir à la découverte de ces pages rocambolesques, émouvantes et fidèles aux événements telles les démonstrations de vols sur les premiers avions. Une industrie en devenir, une passion pour notre jeune ami, une famille enfin à rejoindre.... Mais cela n'explique toujours pas pourquoi Florian et son épouse se rendent en ce matin de 1972 au Palais de l'Elysée pour une cérémonie de remise de Légion d'honneur. Gageons que Florian, dans sa grande humilité, devra, soutenu par sa femme, affronter bien des vérités et de grandes émotions. Ayez confiance en Alain Delage pour soutenir le suspense avec un plaisir "sadique" jusqu'au point final. Un très bel opus à nouveau qui s'ajoute à la collection Terres d'écriture des Éditions de Borée que je remercie infiniment pour leur confiance renouvelée. Merci à l'auteur pour son engagement : on ressent la joie et l'enthousiasme qu'il éprouve à transmettre à ses lecteurs une part de notre histoire commune et à rendre hommage à l'humanisme de certains d'entre nous, exemples à suivre. Quatrième de couverture 1972 : Florian, retraité de l'aéronautique, se rend avec sa compagne au palais de l'Élysée afin d'y être décoré de la Légion d'honneur. Il ne comprend pas pourquoi. L'évocation de sa jeunesse lors de la cérémonie lui permettra peut-être d'y voir plus clair... 1910, retour en arrière : Florian a 12 ans et vit en Algérie française auprès d'un père militaire et d'une mère aimante. Lorsque celle-ci décède subitement, le jeune garçon, abandonné par son père, est envoyé dans une école militaire du Gard, contre son gré. Là-bas, de rencontres providentielles en expériences formatrices, il prendra en main sa destinée et n' écoutera que son courage. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Marques de fabrique | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Marques de fabrique Cécile Baudin Presses de la Cité le 9 mars 2023 432 pages polar historique Chronique 28 juillet 2024 Dans la collection Terres de France Prix Canut 2024 Prix littéraire régional Centre-Sud 2024 du Lions Club Prix Polar + du roman noir historique 2024 "Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre, Qui produit la richesse en créant la misère, Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !" Melancholia, Victor Hugo Une masure, des cris, du sang, deux hommes, une femme écartelée par la douleur... Un premier bébé émerge dans un monde cruel en ces années 1870 où la vie ne vaut pas cher, où né pauvre on le reste, où des prédateurs de toutes sortes guettent leur proie. Un deuxième vagissement.... Deux âmes pures jetées en pâture aux loups. Vite, l'un des acteurs de cette scène cauchemardesque s'en va avec les nourrissons, que va-t-il leur arriver ? L'autre reste avec la mère exangue.... Vingt ans plus tard, deux femmes des plus singulières : - Claude Tardy obligée en cette fin du XIXe siècle de se travestir ( costume, moustache, et autres accessoires masculins) afin de mener sa mission d'"inspecteur" du travail dans les usines, manufactures et ateliers employant des hommes. - Sœur Placide chargée de surveiller les jeunes filles et enfants nourries, logées et employées par les célèbres Soiries Perrin. Claude avec son superviseur, Edgar Roux, homme âgé un peu lunaire parfois, complice du subterfuge utilisé par sa collaboratrice sur le terrain, se rend dans une tréfilerie à l'annonce de la découverte d'un mort. Un jeune homme, en effet, avec une tâche de naissance caractéristique sur le visage, semble s'être pendu. Curieux suicide! Trois mois après, le cadavre gelé de son parfait jumeau est par hasard retrouvé affleurant sous la surface d'un lac glacé ! Là encore le tandem est dépêché sur place. Curieux accident ! Sœur Placide, quant à elle, est bouleversée à la vue d'une toute petite fille tout juste arrivée avec un groupe de nouvelles recrues. Celle-ci est le portrait craché d'une des protégées de la religieuse partie se marier voici quinze ans et disparue depuis. Elle sait qu'un événement terrible a dû advenir, la présence de cette enfant dite orpheline en est la preuve. Elle se met à enquêter auprès des archives, de sa hiérarchie, d'Olympe Perrin, l'épouse du propriétaire de l'usine... Parallèlement, des incidents au sein des dortoirs, en particulier la nuit, se multiplient créant un climat anxiogène. Des ombres blanches, des bruits, des fulgurances sont aperçues par les résidentes des lieux, paniquées et persuadées que des spectres d'ouvrières disparues hantent les lieux... Comment les enquêtes des uns et de l'autre vont-elles se rejoindre ? Comment reconstituer le puzzle avec des pièces aussi étranges si tant est qu'elles forment un tout ? Sont-ils armés pour affronter l'indicible, l'horreur absolue ? Ce polar et thriller historique est un brûlant plaidoyer contre l'exploitation des plus faibles et précaires, femmes et enfants, par une industrie broyeuse de vies, véritable rouleau compresseur aplanissant le terrain afin de faciliter la progression d'un capitalisme inhumain et d'une classe dirigeante criminelle. En pleine révolution industrielle, que représente l'existence d'un enfant, d'une jeune femme ? Pas grand chose. Ils sont juste une ligne dans un livre de statistiques. Premier opus d'une trilogie annoncée, premier roman également édifiant, terrifiant et passionnant, ce texte est une description fabuleuse et détaillée du monde industriel en cette fin du XIXe siècle charnière entre une société rurale, artisanale, fonctionnant en circuit court et un monde industriel, capitaliste et mondialiste. Très bon scénario, tension soutenue, personnages parfaitement campés, je ne peux que vous conseiller d'emporter ce roman avec vous cet été. Je vous invite à lire la biographie de l'autrice par elle-même très éclairante quant à sa légitimité à traiter de ces sujets sociétaux et à l'originalité de son parcours jusqu'à la rédaction de cet ouvrage évidemment multiprimé. Quatrième de couverture Un voyage dans le temps en pleine révolution industrielle. Deux héroïnes, sans se connaître, enquêtent sur deux mystères imbriqués l'un dans l'autre. Morts suspectes, disparitions inquiétantes dans l'univers de la soie et de la filature... Ain, 1893. Pour exercer son métier d'inspecteur du travail, Claude Tardy est obligée de se travestir en homme, avec la complicité de son mentor Edgar Roux. Lors d'un contrôle dans une tréfilerie, ils se retrouvent face à un étrange suicide : un jeune homme pendu, prisonnier dans des fils de métal. Plus étonnant encore, la découverte dans un lac, trois mois plus tard, d'un corps congelé... Celui d'un ouvrier, sosie du suicidé. Non loin de là, sœur Placide accueille les nouvelles pensionnaires des Soieries Perrin, des orphelines employées et logées dès leurs douze ans jusqu'à leur mariage. Elle est bouleversée par l'une d'elles, une fillette blonde qui ressemble à s'y méprendre à Léonie, une ancienne pensionnaire. Qui, partie pour se marier, n'a plus jamais donné de nouvelles... Deux enquêtrices pour deux mystères inextricablement liés qui révèlent la face sombre de la révolution industrielle. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- L'Horloger de Jaroux | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'Horloger de Jaroux Maurice Chalayer De Borée Terres d'écriture 7 avril 2022 288 pages Historique Terroir Chronique 12 avril 2022 J'aime infiniment tous ces récits de terroir que nous offre la maison d'édition De Borée. Non seulement, ces textes sont remarquablement écrits, avec cœur et passion, mais ils sont également d'une importance capitale quant au travail de mémoire et de préservation de notre culture française et régionale et l'hommage que nous devons témoigner à tous nos prédécesseurs qui, courageusement, nous ont ouvert la voie vers une société plus égalitaire et juste dans le respect de la tradition tout en privilégiant un progrès éclairé et réellement bénéfique à toute la société. Cela nous rappelle de ne rien lâcher lorsque les cieux s'assombrissent, que de nouveaux orages s'annoncent. Le destin des personnages de ce très beau récit est étroitement lié à celui du Haut Juras et de Besançon, en particulier de l'entreprise Lip, fabriquant horloger. Ce sera bientôt la fin des trente glorieuses, le début d'une crise économique gravissime, l'obligation pour les ouvriers de s'organiser contre un ultra libéralisme qui, tel un rouleau compresseur, écrase tout sur son passage, dans un mépris total de l'individu. Début d'une mondialisation dont on mesure aujourd'hui tous les dangers, perte de certains savoir-faire, uniformisation d'une société, non respect des particularismes de chaque région. J'ai découvert avec beaucoup d'enthousiasme et d'admiration l'existence de ces paysans du Haut Juras qui, à l'instar de P'tit Louis, étaient aussi horlogers, capables d'imaginer, de créer, de réparer autant des horloges comtoises que des montres à gousset ou à bracelet. Il est passionnant de suivre les évolutions de cet artisanat d'art devenu industrie, de mettre nos pas dans ceux du petit fils du vieil homme, le courageux et génial Jacquot, de ses premières années tout gamin à sa maturité. "L'histoire d'une vocation qu'aucun obstacle ne parviendra à contrarier." Enfin ces pages qui sonnent comme un roman initiatique nous rappellent que nous ne devons jamais trahir nos convictions, que nous devons écouter et suivre notre instinct, que la vie est bien courte pour ne pas être vécue passionnément et avec intégrité, humanité dans l'amour du beau, dans un souci d'excellence. Un roman qui redonne confiance et courage afin de défendre nos valeurs et l'héritage de nos aïeux. Quatrième de couverture Depuis sa plus tendre enfance, Yves Jacquot, passe tout son temps libre auprès de son grand père P'tit Louis, « paysan horloger » A ses côtés, il apprend tous les secrets de l'horlogerie artisanale Doué et passionné, il n'envisage pas d'autre métier que celui de dessiner, monter et démonter des montres, qu'elles soient de gousset ou à bracelet. Un avenir parfaitement inconcevable pour son père, car dans le Haut Jura des années 60 les Jacquot sont scieurs de père en fils Une chose sur sûre, pour Yves, la perspective de rentrer un jour chez Lip, le fabricant bisontin de montres pour lequel il rêve de travailler, est loin d'être acquise Et pourtant Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Un avion sans elle | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Un avion sans elle Michel Bussi Presses de la Cité 15 juin 2017 440 pages Thriller divers Chronique 6 mars 2017 Un grand Bussi ! Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité de l'unique rescapé d'un crash d'avion, un bébé de trois mois ? Deux familles l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour récupérer la petite fille. Nous sommes en décembre 1980 donc pas de tests génétiques possibles avant des années. Un détective du nom improbable de Crédule Grand-Duc ( l'auteur s'est aussi amusé avec les noms de ses personnages de Maman a tort) va mener l'enquête pendant 18 ans......le récit découle de son journal de bord. Michel Bussi a vraiment le talent de construire une histoire qui nous emporte jusqu'au dénouement imprévisible. Du suspense et toujours une galerie de personnages très colorée. J'ai beaucoup aimé le personnage de Marc Vitral qui au début semble effacé et qui peu à peu va se révéler redoutable. Également le personnage de Malvina, dangereuse fille borderline au vocabulaire très relevé. Et toujours le souci du détail dans la description des différents lieux traversés ou évoqués : La Butte aux Cailles, Saint Denis, Dieppe, le Jura, ou l'évocation de la Turquie et de son histoire. Une très bonne lecture qui m'a tenue en alerte jusqu'au bout sans me décevoir. Quatrième de couverture Lyse-Rose ou Émilie ? Quelle est l'identité de l'unique rescapé d'un crash d'avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix- huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l'affaire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu'à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu'un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- L'outrage fait à Sarah Ikker | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'outrage fait à Sarah Ikker Yasmina Khadra Julliard 2019 275 pages Roman Chronique 16 août 2019 Un polar marocain situé aujourd'hui, pourtant certaines réactions semblent des ersatz de l'ère médiévale, un ton ironique, des dialogues très épicés et piquants, une description de la société au vitriol, où toutes les relations semblent fausses, hypocrites, intéressées, ou le système D et les magouilles sont légion dans toutes les strates de ce petit monde assez puant. On oublie vite le soleil, l'image d'Épinal de vacances insouciantes pour se plonger dans les bas fonds de la ville de Tanger et de l'âme humaine. Driss Ikker n'est pas à proprement parler très sympathique : on le découvre shooté et ivre dans la chambre d'une prostituée, récupéré par le fond du slip par un de ses collègues du commissariat. On apprend que son état est dû à l'outrage que sa jeune et belle épouse Sarah a supporté. Quel est-il ? Pourquoi, au delà même de la soif de justice et de vérité, Driss est-il si en colère, hystérique, même avec sa femme pourtant victime principale ? On se doute de ce qui s'est passé, moi je le pressentais, mais l'écriture, le talent de Yasmina Khadra m'a encore une fois emportée, son regard incisif m'a menée à voir autrement, au delà des apparences, et bien sûr la fin de ce premier opus me laisse pantoise, en attente impatiente de la suite.... Je vous le recommande.... Quatrième de couverture Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu'il la surprenne penchée sur lui, pareille à une étoile veillant sur son berger. Mais Driss ne se réveillerait pas. Restitué à lui-même, il s'était verrouillé dans un sommeil où les hantises et les soupçons se neutralisaient, et Sarah lui en voulait de se mettre ainsi à l'abri des tourments qui la persécutaient. Aucun ange ne t'arrive à la cheville, lorsque tu dors, mon amour, pensa-t-elle. Pourquoi faut-il qu'à ton réveil tu convoques tes vieux démons, alors qu'il te suffit d'un sourire pour les tenir à distance ? " Couple comblé, Sarah et Driss Ikker mènent la belle vie à Tanger jusqu'au jour où l'outrage s'invite à leur table. Dès lors, Driss n'a plus qu'une seule obsession : identifier l'intrus qui a profané son bonheur conjugal. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Au premier chant du merle | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Au premier chant du merle Linda Olsson L'Archipel 10 février 2016 300 pages traduites par Claire et Desserrey Roman Chronique 24 décembre 2020 Ce roman tout en délicatesse n'est ni épique, ni lyrique, ni symphonique. Ce roman est un trio, de la musique de chambre intimiste, à fleur de peau, tout en subtiles nuances comme une esquisse à l'encre de chine résultant d'un geste parfait : le dessin d'un merle couché sur de la neige qui peu à peu commence à palpiter, à revivre, à se colorer lentement par petites touches. Un roman autour de plusieurs thèmes émotionnellement chargés, qui par la grâce de l'auteure devient un poème, ou plutôt un chant sur un texte inspiré de Rilke, oscillant entre Rachmaninov, Tchaïkovski ou Mendelssohn pour la ligne musicale. Chaque soliste joue sa partition en parfaite osmose avec les deux autres. Un regard, un souffle, une simple palpitation dans l'air et la création à trois d'une oeuvre unique, intemporelle, peut avoir lieu. Cependant, un seul élément perturbateur peut briser cet équilibre parfait. Une dame en vert apparaissant dans l'inconscient d'une âme en peine, un nouveau venu jaloux de l'osmose du trio. Un roman donc sur la solitude, celle que l'on recherche, celle que l'on subit même en couple ou dans un groupe ; un roman sur le premier pas à franchir pour briser cette solitude et le courage qu'il faut déployer pour plonger dans l'inconnu, pour retisser des liens avec les autres ; un roman sur l'amour et l'amitié... Un roman sur la désespérance ou l'espoir nés de cet amour ou de cette amitié. Un roman également sur la création d'une oeuvre artistique, ses origines en celui qui ressentira la nécessité de la faire naître.... Un roman sur les mots face aux images, sur la littérature face aux dessins, aux illustrations... D'abord opposés puis complémentaires.... Et enfin un secret, celui de la femme mystérieuse, Elisabeth, retranchée du monde dans son appartement, dont la présence silencieuse résonnera dans l'imaginaire de son jeune voisin Elias, l'illustrateur, et bientôt dans le cœur de Otto, le libraire à la retraite, le dernier soliste du trio. Oser le bonheur, oser se mettre au diapason des autres, oser dire..... Oser raconter.... Se libérer et chanter tel le merle aux premiers beaux jours... Mais attention le bonheur n'est pas éternel, il est fragment, moment.... Très beau roman impressionniste, sensible, profond, faisant écho à nos propres interrogations.... un roman également comme une mise en garde.... Quatrième de couverture Déception sentimentale ? Lassitude de vivre ? Élisabeth Blom s’est retirée du monde. Sitôt installée dans sa résidence de Stockholm, elle a débranché la sonnette et fermé sa porte à double tour. Porte à laquelle Elias, son voisin, se décide un jour à frapper, pour lui remettre son courrier. Car lui aussi s’appelle Blom... Cet incident sortira-t-il Élisabeth de sa pénombre ? Ou faudra-t-il attendre un drame – et l’intervention inattendue d’Otto, libraire à la retraite – pour faire entrer la lumière dans son appartement ? Au seuil de l’été nordique, le chant du merle annonce les beaux jours. C’est le thème, vibrant, de la partition nouée par Linda Olsson pour ces trois solitudes. Éloge du premier pas, ce récit d’une rééducation sentimentale est aussi une invitation au voyage nommé lecture. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Retour à Yvetot | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Retour à Yvetot Annie Ernaux Editions des Femmes Antoinette Fouque Bibliothèque des voix Janvier 20119 Lu par Dominique Blanc de l'Académie Française Roman Chronique 27 décembre 2019 Post-scriptum de l'autrice passionnant, bouleversant et inédit. « Les livres ont donc constitué très tôt le territoire de mon imaginaire, de ma projection dans les histoires et des mondes que je ne connaissais pas. Plus tard, j'y ai trouvé le mode d'emploi auquel j'accordais beaucoup plus de confiance qu'au discours scolaire ou au discours de mes parents. J'étais encline à penser que la réalité et la vérité se trouvaient dans les livres, dans la littérature. » Nous voici plongés à la source, à la naissance d'un talent, celui d'une femme qui réussira à transmettre, pour notre plus grand bonheur, dans ses écrits avec infiniment de délicatesse, de finesse, de causticité, son interprétation du monde. Elle est passionnée de littérature, cette porte ouverte sur tous les possibles, dès sa jeunesse à Yvetot, petite cité Normande, dans un cadre normatif, commercant.... Mais évidemment, l'adolescence, l'apprentissage de l'âge adulte sont un réel bouleversement, d'autant plus lorsqu'on a développé une âme romanesque, intranquille. Alors raconter ses premières années, ses premiers pas de jeune femme, prend des allures de grande aventure, d'événement exceptionnel ; plus grave, plus notable, devenir ce qu'elle est fondamentalement, une écrivaine, une littéraire, la fait s'interroger sur sa possible traîtrise à son milieu d'origine, à sa famille, à leur langage plus simple que le sien. Revenir à Yvetot c'est revenir sur ses premiers émois, ses premières fausses certitudes, ses premières hontes, gènes, victoires....un acte courageux, douloureux, indispensable ; voici donc un texte émouvant, sans concession ni fausseté, sublimé par Dominique Blanc, que j'admire profondément, dont la voix si nuancée, si éminemment "féminine", me rassure certainement à tort, me transporte toujours. L'entretien exceptionnel qui suit, pendant lequel Annie Ernaux décrit et analyse des photographies anciennes, égrenant les années, cherchant les signes avant coureurs de ce qu'elle serait, restera dans les mémoires. Quatrième de couverture « Son enfance, sa mémoire, sont la matière même de ses livres. Pourtant, c'est seulement en 2012 qu'Annie Ernaux retourne à Yvetot sur invitation de la ville de Normandie qui l'a vue grandir. Elle y vient y donner une conférence sur son travail qui y est intimement lié. Ce retour en tant qu'écrivaine est un véritable événement littéraire et c'est cet événement qui est retranscrit ici. À la suite de ce texte lu par Dominique Blanc, Annie Ernaux se remémore, dans un entretien inédit, des moments de son enfance et de sa jeunesse à Yvetot à travers des photographies qu'elle a choisi de commenter. » Annie Ernaux passe son enfance à Yvetot, en Normandie. Agrégée de lettres modernes, elle publie son premier roman, Les Armoires vides, en 1974, et obtient le prix Renaudot pour La Place en 1984. En 2017, elle a reçu le prix Marguerite Yourcenar pour l'ensemble de son œuvre. Dominique Blanc mène de front une double carrière prolifique au théâtre et au cinéma. Elle a reçu, entre autres, le César de la meilleure actrice pour son rôle dans Stand-by de Roch Stephanik en 2001, et le Molière de la meilleure comédienne dans La Douleur de Marguerite Duras en 2010. Elle est pensionnaire de la Comédie Française depuis 2016. Pour La Bibliothèque des voix, elle lit aussi Mattea de George Sand (2004) et de Gradiva de Wilhelm Jensen (2005). Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Samuel Jones | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Samuel Jones Pascal Nordmann Presses Inverses Le 11 avril 2024 72 pages monologue Chronique 31 mai 2025 " ... une feuille morte descend des cintres ... " Et le monde bascule... Et le Je devient Nous... " ... lorsque vous avez goûté aux nuages, il est pénible de revenir à la poussière. " Lire un texte de Pascal Nordmann, s'y plonger, signifie faire un saut dans l'inconnu, dans une dimension surréaliste, poétique, troublante, bouleversante et finalement pour moi, réconfortante. Jouant avec les limites entre tangible et rêve, entre pragmatisme et folie, entre solitude et altérité, entre mémoire et amnésie, il touche à notre être intime, celui qui souvent n'est perceptible que pour nous, celui qui se regarde dans un miroir, ne s'y reconnaît pas, éprouve un vertige. Texte théâtral, monologue ponctué d'une phrase mystérieuse, seul mouvement visible : " ... une feuille morte descend des cintres ... ", nous poursuivons dans les méandres de sa pensée, un individu... aux strates multiples, ici ou ailleurs, au sud de l'Angleterre ou à Stockholm, ou quelque part entre les deux, hier ou aujourd'hui : - est-ce un savant récompensé d'un prix Nobel pour ses théories en mathématique du malaise, seul à avoir perçu qu'il manquait dix chiffres à la suite de Fibonacci, d'où une sensation de déséquilibre et donc de nausée et prescience de l'imminence de catastrophes, seul à avoir diagnostiqué la création d'une faille en ce monde ... ou en lui... ou en nous... ? ou alors - est-ce un artiste imitant avec talent le chant des oiseaux, gazouillis de la mésange ou cris du moineau, digne des plus grandes salles de théâtre ? peut-être les deux, libre bien qu'enfermé dans une unité de soins ou voguant sur les flots, marié à Béatrice ou collectionnant les aventures amoureuses. Vous me suivez ? Non ? Pourtant le roi de Suède, lui, a compris ; il écrivit à Jones & Jones, les "géomètres de la brume, les physiciens de la panique", ces mots : "Aussi loin qu'il m'en souvienne [...] lorsque l'on me parle de Fibonacci, je ressens un malaise, une sensation de vertige dont j'ai toujours ignoré l'origine. Grâce à vos travaux, je comprends l'exactitude de mon intuition. Il est bon de savoir que quelqu'un se soucie de trouver une cause à la tristesse et la fragilité du monde. Je vous en remercie : puissiez-vous longuement poursuivre vos recherches." Et pourtant, d'autres cherchent à leur faire recouvrer la raison lors d'ateliers de la mémoire, mais " Chaque séance nous laissait un peu plus vides, un peu plus défaits. Jour après jour, moniteurs et monitrices s'épuisaient en efforts tendant à nous prouver que tout allait bien, que la pulpe logique du monde ne souffrait d'aucune déchirure, que, par conséquent, la catastrophe prédite par la mathématique du vide ne se produirait pas. Comme s'il n'y avait aucune faille ! Comme si nous avions rêvé l'absence, le développement linéaire, inévitable, inexorable, de la tristesse, la perte de soi, la solitude. En vous, peut-être, Jones, mais nous, notre genre, notre espèce, notre famille, comment appelez-vous ça, ne souffre d'aucune faille, d'aucune fêlure qui menacerait sa survie... " " ... une feuille morte descend des cintres ... " Bienheureux soient les fêlés qui laissent passer la lumière par les fissures de leur Être. Quatrième de couverture Qui est réellement Samuel Jones ? A-t-il ou n’a-t-il pas reçu le prestigieux « Prix de Stockholm » des mains du roi de Suède ? Quelle est l’origine des trois coups de feu entendus dans sa chambre d’hôtel le soir de la cérémonie de remise du prix? Est-il l’auteur du fameux « Traité des corps qui tombent » qui révolutionna les mathématiques de la panique et l’algèbre de l’échec ? Y avait-il quelqu’un dans l’armoire de cette chambre d’hôtel ? Pourquoi a-t-il oublié ? Qu’a-t-il oublié ? Le temps est-il réellement courbe ? Enfin: quelle est la véritable nature de cette institution du sud de l’Angleterre dans laquelle l’on situe son domicile ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- (In)visible | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires (In)visible Sarai Walker Gallimard Série Noire 11 mai 2017 368 pages traduites par Alexandre Guécan Thriller Chronique 22 août 2017 On ne sort pas indemne de ce roman noir lorsqu'on est une femme consciente de vivre dans un monde hyper-sexué, où son objectivation est constante et pernicieuse. Publicités, journaux dits féminins, clips vidéos, au sein de l' entreprise, en société, sur les réseaux sociaux, à la télévision... Si vous êtes d'une taille normale, vous pouvez, en étant extrêmement vigilante et intelligente, faire votre place, sans vous trahir, dans votre carrière et au sein de votre famille. Vous pouvez vous fondre avec grâce sans être dans la concession facile et même faire changer doucement mais sûrement les mentalités. Mais, quand vous êtes une femme XXL, n'y pensez même pas! Vous êtes une agression permanente pour la grande majorité des hommes et aussi des femmes lobotomisées par un lavage de cerveau millénaire. Une femme XLL est forcément quelqu'un sans volonté, qui baffre toute la journée, une mal dans sa peau, une qu'on remarque trop, et si en plus, elle a deux neurones et des velléités de vivre sa vie comme toutes à chacune, attention ⚠les professionnels de la santé, les magazines, le regard des autres femmes, pas de tous les homme loin s'en faut heureusement, la ramènent vite à sa place. Sois INVISIBLE ! Depuis cinq ans un grand retour en arrière s'est amorcé, une régression accompagnant celle des tailles : la disparition dans les grandes enseignes aux prix abordables, des espaces pour les généreuses, les voluptueuses, ou alors ces espaces se réduisent de plus en plus.Une attitude stupide puisque la moyenne européenne est d'un bon 44 . Alors un livre comme celui-ci ( je déteste cette couverture très limitative par rapport au propos), est sacrément transgressif et agressif, même pour une plantureuse comme moi à la langue bien pendue pour remettre les cons à leurs places. Il y a toujours un petit morceau du coeur qui se fissure et éclate en mille morceaux quand les minces, les " normaux" se permettent une réflexion du style " c'est dommage, vous avez un si joli visage", " ou si j'étais comme toi je serai catastrophée", (collègue chanteuse dans la loge que nous partagions devant mon habilleuse, je suis restée stoïque sur le moment mais, plus tard, avant une répétition des soprani avec le chef d'orchestre, devant le pianiste effaré par une nouvelle réflexion de la donzelle, j'ai répondu que "petit physique petite voix , grand physique grande voix !", Et que je préférais être à ma place qu'à la sienne.) Parfois on hésite entre les somnifères pour soi et la batte de baseball pour éclater les autres. Au début de cette histoire Prune est plutôt à vouloir se faire du mal, au lieu de se révolter. Pire elle répond à la place d'une certaine kitty, rédactrice d'un journal pour jeunes filles, à toutes les adolescentes en souffrance percutées par une société sexiste et cruelle, pas armées pour l'affronter. Pour se faire, elle va au café de Carmen avec son PC tous les jours à cinq minutes de chez elle ( kitty aurait eu du mal à voir ce pachyderme tous les jours au bureau), continue à prendre son médicament antidépresseur Z, s'habille de noir pour être transparente et s'alimente anarchiquement avec les produits de weistwatchers ( clin d'oeil) . En terme clair elle ne vit pas, elle crève de faim et les notions de plaisir et de joie de vivre lui sont étrangères. Son seul espoir, se faire opérer.Depuis un certains temps elle remarque une fille, Letty, au look très particulier la suivant partout et cela commence à beaucoup l'inquiéter. Un jour, celle-ci lui transmets un livre et fait en sorte qu'elle soit en relation avec le groupe féministe Calliope. Parallèlement des symboles de la culture sexiste et humiliante pour les femmes sont attaqués par des terroristes aux méthodes brutales, sanglantes, sans aucune pitié, allant jusqu'aux meurtres après tortures : Un magazine dont la page 3 exhibe toujours une fille aux seins nus, une journaliste pornographique, une star du x et son mari, des hommes jamais condamnés mais coupables de viols, etc..... Groupuscule ou une seule exterminatrice sous le nom de Jennyfer ? Le FBI ne sait pas. Prune, ou Alicia de son vrai nom, se demande de plus en plus inquiète si Letty, qui a disparu, ne serait pas mêlée à cette affaire ? L'auteur nous offre des passages d'une rare cruauté, trashs mais aussi cocasses et drôlissimes. Moments je dois dire jouissifs dans certains cas exposés.Toute les femmes se sentent peu à peu concernées, minces ou grosses, et cette barbarie féminine va avoir un impact général, mais aussi en particulier sur notre héroïne. Elle en devient bientôt une, au fil des pages, et sa métamorphose fait du bien. Du vitriol donc jeté au visage de notre société et un message à toutes les femmes en désamour d'elle-mêmes. Un bon roman noir et à haute calorie. MIAM ! Quatrième de couverture Prune Kettle fait de son mieux pour éviter les regards, parce que quand vous êtes grosse, se faire remarquer c'est se faire juger. En attendant l'heure de la chirurgie miracle, elle répond aux e-mails de fans d'un magazine pour ados. Mais lorsqu'une jeune femme mystérieuse, avec des collants colorés et des bottes de combat, se met à la suivre, Prune est projetée dans le monde de la Fondation Calliope ? une communauté clandestine de femmes rejetant les diktats de la société ? où elle va connaître le prix à payer pour devenir « belle ». Parallèlement, une guérilla terrorise ceux qui maltraitent les femmes, et Prune se retrouve mêlée à une intrigue sinistre, dont les conséquences seront explosives. 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- Pachinko | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Pachinko Min Jin Lee Charleston Janvier 2021 622 pages traduites par Laura Bourgeois Historique Chronique 30 juin 2021 « - Go-saeng, dit Yangjin. Le destin d'une femme est de souffrir. - Oui, Go-saeng, répéta Kyunghee. Toute sa vie, Sunja avait entendu cet adage martelé par les femmes. Elles devaient forcément vivre dans la souffrance - en tant que fille, en tant qu'épouse, en tant que mère - et mourir dans la souffrance, tel était leur destin. Go-saeng... Ce mot lui filait la nausée. Y avait-il une autre voie que l'endurance ? » Le Pachinko est un appareil, mélange de flipper et de machine à sous, prisé des japonnais. Les établissements de jeu sont généralement tenus par des Coréens qui n'ont pas beaucoup de choix de carrière au Japon, victimes de racisme et de mesures de privations des libertés même nés sur le sol nippon. Ils restent pour toujours des ganjin, des étrangers au même titre que les Chinois, soupçonnés d'être des criminels, des yakuzas, considérés par les colonisateurs japonais comme des inférieurs. À l'occupation du sol, l'Empire du levant ajoute la déportation de milliers de Coréens mourant de faim chez eux puis au Japon. Des Coréens qui sont partis de leur terre maternelle avant la seconde Guerre mondiale, qui n'ont donc pas connu leur pays coupé en deux. Bloqués au Japon où ils n'ont pas d'avenir, ils ne peuvent revenir non plus sur la terre de leurs ancêtres : pour certains leurs biens sur place ont été confisqués par la dictature communiste, pour d'autres, tout a été soufflé par le vent de l'Histoire. Ces Coréens du Japon sont donc apatrides, piégés, en apnée, comment se construire personnellement dans ce contexte, comment envisager un avenir ? L'auteure, grâce à cette fresque historique magnifique, puissante, bouleversante, originale, surtout pour nous occidentaux, m'a bluffée : elle traite du racisme, de la colonisation, de la guerre, de la condition féminine, des rapports parents-enfants, d'héritage, de passation de témoin intergénérationnel, en nous contant le destin de femmes et d'hommes de la même famille en Corée puis au Japon. Son empathie et sa bienveillance envers ces ombres du passé sont entières. Nous suivons pas à pas Sunja, jeune villageoise timide et naïve de 1930 à 1989... Séduite par un Coréen riche venu du Japon, (on apprendra plus tard qu'il est marié à la fille d'un yakuza), elle tombe enceinte alors qu'elle même n'est qu'une enfant. Sa mère Yangjin, tient une pension de famille où arrive bientôt un voyageur en chemin vers le Japon. Le jeune pasteur presbytérien Baek Isak en effet projette de rejoindre son frère Baek Joseb à Osaka. Mais, de constitution fragile, Isak tombe très malade sitôt installé à la pension : récidive de tuberculose. Les deux femmes décident de l'isoler des autres résidents et de le soigner. Le destin vient de s'inviter dans l'existence paisible de ces Coréennes, déjà menacées sans qu'elles le sachent, par la foudre que la seconde Guerre Mondiale va faire s'abattre. Un ouragan se déchaînera sur le pays tout entier et leur petite bourgade en particulier. Min Jin Lee est une autrice surdouée, son texte est d'une grande délicatesse quant aux analyses de la psyché de chaque personnage et des conditions politiques, économiques, ayant mené à la colonisation puis la déportation et la maltraitance par le Japon de leur victimes Coréennes et Chinoises. Les protagonistes de ce récit somptueux, exceptionnel, sont tous assujettis à un destin implacable par on ne sait quel dieu vengeur, mais aussi par les traditions, croyances et codes de l'honneur de leur pays d'origine fantasmé et du Japon. Le mélange est explosif, détonant et provoque la ruine de plusieurs vies. Cette histoire particulière apporte sa pierre à la Tragédie humaine universelle et intemporelle. D'une beauté, d'une cruauté, d'une poésie infinies, ce roman est à part, c'est un chef-d'œuvre absolu, précieux, indispensable, incontournable. Je remercie la Médiathèque Pablo Neruda de Malakoff de l'avoir ajouté à son catalogue. Quatrième de couverture « Une histoire puissante sur la résilience et la compassion. » Barack Obama Début des années 1920, dans un petit village coréen, la jeune Sunja se laisse séduire par un riche étranger. Lorsqu'elle tombe enceinte et apprend que son amant est déjà marié au Japon, elle refuse la solution qu'il lui propose : devenir son épouse coréenne. Ce refus est le point de départ d'un exil qui s'étendra sur quatre générations. Pour éviter la ruine et le déshonneur à sa famille, Sunja épouse Isak, un pasteur chrétien qu'elle connaît à peine et qui lui propose une nouvelle vie au Japon. S'étendant sur huit décennies et quatre générations, découvrez le récit épique d'une famille rejetée par deux pays, aux prises avec l'histoire et secouée par des questions d'identité, d'amour, de mort et de survie. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le Congrès | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le Congrès Jean-Guy Soumy Robert Laffont 2009 269 pages Historique Chronique 16 avril 2018 Quelle monstrueuse et incroyable histoire complètement hallucinante, servie par une très belle écriture, et une mise en page et une police facilitant la lecture. Et il le faut, tant ce récit m'a mise dans tous mes états, révoltée, furieuse, atterrée devant tant de sauvagerie, de cruauté. Et ne pensez pas que notre époque s'en sorte mieux avec sa téléréalité, les vidéos pornographiques et la satire mauvaise et permanente. Non, notre début de XXIe siècle n'a rien à envier à la fin du XVIIe siècle. La même impression de fin de cycle, un Louis XIV vieillissant mal, sous la coupe de sa dernière épouse Mme de Maintenon, catholique intégriste. L'Edit de Nantes est en voie d'être révoqué, les protestants sont à nouveau les cibles des troupes royales, victimes de dragonnades et de massacres. Ils fuient donc vers la Suisse, l'Angleterre et Amsterdam grâce à l'aide de réseaux bien organisés. Un soir de 1685, se présentent à la porte de Guillaume Vallade, séjournant dans la maison de son grand père pour se remettre d'une blessure à l'aine suite à un duel, loin de la cour, tout un groupe de Lissiers d'Aubusson avec lequel sa famille a déjà collaboré sur le chantier de Versailles. Le chef de famille Isaac est accompagné de Salomon et sa femme Esther, ainsi que de trois de leurs employés. Il leur accorde l'hospitalité, puis le lendemain les aide à passer, direction l'Angleterre.Esther consciente de l'amour que lui porte Guillaume, lui demande de s'occuper de sa jeune sœur Jehane, convertie au catholicisme pour rester sur place et gérer les biens de sa famille et d'amis.À Aubusson, sitôt la porte ouverte, Guillaume voit en cette frêle jeune femme, Esther l'aimée. Peu à peu les visites du jeune homme se multiplient, un tendre sentiment semble naître entre eux, et elle accepte, après lui avoir avoué un secret ignoble et d'importance pour la suite de ce roman, de l'épouser. Les voici donc à Versailles, car Guillaume est l'héritier, depuis le décès de son frère, de la charge convoitée de bâtisseur du Roi, et doit reprendre sa place sur le chantier du château. Ils décident donc de s'installer au deuxième étage d'une résidence de la famille où vivent sa belle-soeur Louise et son neveu François. Les présentations faites courtoisement, il est évident que les deux femmes ne sont pas faites pour s'entendre. Louise est une ambitieuse, prête à tout, qui souhaite que son fils soit l'héritier de la charge de son père à la place de Guillaume. De plus c'est une bigote de la plus pure espèce, soupçonneuse, délatrice s'il le faut auprès des autorités religieuses, et on ne badine pas avec les règles sociales et catholiques en ces temps troublés. Lorsqu'elle comprend que Jehane est une convertie, plutôt de circonstance que de choix, la messe est dite. Louise va recourir à une abomination, qui aujourd'hui nous ferait sourire, mais qui en cette funeste époque est porteuse de tous les malheurs et disgrâces : Le Congrès. « La cérémonie du Congrès est extraordinaire : il s'agit d'un procès en impuissance durant lequel le mari est sommé d'honorer publiquement son épouse ! » Vous avez bien lu, partant du postulat que le mariage n'aurait jamais été vraiment consommé ce qui est un crime et un péché impardonnables aux yeux de l'Eglise catholique , l'Union serait dissoute et le mari banni de sa vie, de son métier, de la société. Une mise à mort ! Comment ce couple va-t-il se sortir de ce cauchemar, comment sauver leur amour, comment oublier l'humiliation de devoir copuler devant un parterre de médecins, prêtres, avocats, juges, étrangers ou proches, curieux, vicieux. La scène décrite dans les moindres détails tant gestuels que psychologiques est à peine supportable. C'est ni plus ni moins un viol entre époux, une parodie de l'acte d'amour. Peuvent-ils y survivre ? Comment imaginer qu'une telle " pornographie sacrée" fut organisée par l'Eglise et la Justice ?" Certes Louis XIV a mis en place sa vie privée en public, les rois et reines y sont habitués des leur nuit de noce, mais là, nous sommes dans une sphère privée. Au même titre que les plus puissants et célèbres personnages du royaume, le couple va être l'objet de satires et pamphlets ignominieux. Déjà la fin du XVIIIe siècle se profile, la révolte contre ces puissants et ce dictateur pourrissant gronde.... Un roman réussi qui laisse un goût de fiel en bouche et des images terribles en mémoire. Révoltant et magistral ! Quatrième de couverture La cérémonie du congrès est extraordinaire : il s'agit d'un procès en impuissance durant lequel le mari est sommé d'honorer publiquement son épouse. En 1685, dans une atmosphère de haines religieuses et d'intrigues financières, Guillaume Vallade, héritier d'une riche charge de bâtisseur du roi, et sa femme Jehane, d'origine protestante, sont condamnés à subir l'épreuve du congrès. « Dresser, pénétrer, mouiller », telle est l'injonction à laquelle Guillaume doit obéir, nu sur un lit avec Jehane, devant un parterre de prêtres, de médecins et de courtisans. Le désir peut-il se glisser dans une telle parodie de l'acte d'amour ? Peut-on survivre à ce viol entre époux, à cette « pornographie sacrée » organisée par l'Église et la Justice ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- La nuit n'est jamais complète | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La nuit n'est jamais complète Niko Tackian Calmann-Lévy 17 mai 2023 250 pages Thriller & Polar Chronique 26 janvier 2018 Les voyez-vous passer au-dessus de vous dans un bruissement léger et hypnotique ? Regardez plus attentivement la très belle couverture de Isabelle Dumontaux, ils se fondent dans les nuages menaçants, ces papillons noirs porteurs d'espoir et non plus de drame...« Les personnes les plus formidables que j'ai jamais rencontrés sont celles qui ont connu l'échec, la souffrance, le combat intérieur, la perte et qui ont su surmonter leur détresse. » Elisabeth Kubler-Ross Un désert sombre à perte de vue, une route 33, une Ford qui roule dans la chaleur suffocante, à bord un père et sa fille de 17 ans, Jimmy et Arielle. Très beau tandem assez rare, deux êtres qui s'aiment profondément dans une relation fusionnelle et respectueuse suite à une énorme perte. Bientôt dans ce paysage de fin du monde, un barrage sur la route. Une faille aurait brusquement englouti la terre plus loin selon le policier qui les arrête, impossible donc de continuer. Retourner à la dernière ville traversée est inenvisageable, plus assez d'essence. La nuit va bientôt tomber. Trois autres automobilistes sont aussi là sur le bas côté : Victor le nerveux, Juan tout en muscles et Florencio en chemise et pantalon de costume. Le flic ressemble à un rapace et n'inspire pas confiance, mais Jimmy accepte son café et rejoint sa fille pour dormir dans l'habitacle jusqu'au lendemain où on avisera. Mais au matin, la donne a changé, un long cauchemar débute. Toutes les batteries sont à plat, le policier et son 4x4 ont disparu. Que faire ? Tous les cinq décident de marcher sous un soleil de plomb en rationnant l'eau et le peu de nourriture, pour vérifier cette histoire de faille.... Ils arrivent épuisés à une ancienne mine de charbon... Ce roman aux couleurs sombres et à l'ambiance surnaturelle et onirique, est un terrifiant huis clos. Le temps se suspend, les repères sont perdus, nous sommes pris dans un piège formidablement bien imaginé par l'auteur. On tremble pour notre duo, plus les évènements macabres se succèdent rapidement, plus la présence d'une bête maléfique se précise. Parfaitement mené, ce récit horrifiant porte en lui également des valeurs humanistes essentielles, qui tels des rayons de lumière pure trouent l'épaisseur des nuages menaçants... Et toujours le bruissement des ailes de papillons....Une première fois me concernant dans l'univers de Niko Tackian et pas la dernière puisque j'enchaîne avec Toxique. Quatrième de couverture La route à perte de vue au milieu d'un désert de rocaille. Arielle et Jimmy parcourent le bitume au volant de leur vieille Ford. Mais quand le père et la fille tombent sur un barrage de police et sont obligés de passer la nuit sur place tout dérape... Ils se réveillent abandonnés, naufragés de l'asphalte, avec trois autres rescapés. A quelques kilomètres de là, deux immenses tours métalliques se dressent, cadavres rongés par la rouille et le temps. Quelques maisons en tôles froissé se serrent pour se protéger du vent. Cette ancienne mine sera leur refuge. Ou leur pire cauchemar... Mais ce voyage au coeur des ténèbres est-il vraiment un hasard ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- La nuit de l'ogre | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La nuit de l'ogre Patrick Bauwen Albin Michel 2018 487 pages Thriller Chronique 19 septembre 2018 « La mort est un art. Vous en êtes le spectateur. Et vous pourriez être sa prochaine victime. Des sous-sols de Paris aux recoins obscures des facultés de médecine, Chris Novak, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin. » Vous voilà bien avancés, n'est-ce pas ? Puisque manifestement c'est le souhait de l'éditeur et de l'auteur de ne rien donner en quatrième de couverture, je vais respecter ce vœu. Sachez que c'est la suite de « Le jour du chien », prix Polar 2017, que vous allez le retrouver ce cador bien caché là où vous ne pourriez l'imaginer, que vous allez revoir les membres de la brigade Évangile augmentée d'un membre spécial, Audrey, qui a opéré ainsi un changement de carrière. Et évidemment le narrateur, Chris paumé, drogué aux anxiolytiques, mais pourtant l'esprit bien clair et l'instinct opérationnel. Comme dans un conte de fées, il est question d'un petit Poucet, d'un ogre portant un chapeau melon, et des cris de toutes les victimes de la folie inhumaine incarnée ici effroyablement. Ai-je aimé cet opus qui évidemment débouchera sur un suivant ? Oui, le chien me plaît beaucoup..... Cependant je n'ai pas retrouvé la grâce de « Les fantômes d'Eden » inégalé pour le moment. Et voilà that's all folks ! Un de mes textes les plus courts Quatrième de couverture Chris Kovak, médecin urgentiste aussi sombre que séduisant, prend en stop une jeune femme blessée qui fuit au premier feu en abandonnant son sac. Celui-ci contient du sang et une tête humaine dans un bocal. Dans le même temps, son ancienne compagne le lieutenant Audrey Valenti enquête sur une agression atroce. Ils font tout pour s'éviter mais leurs chemins vont se croiser. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Dompteur d'anges | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Dompteur d'anges Claire Favan Robert Laffont 16 février 2017 432 pages Thriller Chronique 17 avril 2017 Mon premier livre de Claire Favan, je sais c'est incroyable, voir impardonnable, me sachant accro aux thrillers ; ce ne sera pas mon dernier. Collection la Bête Noire. J'étais très surprise des retours si contrastés sur les réseaux, ou noirs ou blancs, et c'était pour moi bon signe quand un auteur provoque autant de réactions. J'ai aimé et lu très vite ce très bon thriller, à mes yeux, bien construit, d'abord axé sur Max puis sur Cameron, changement de « héros » étonnant et très intéressant ; j'aime le style direct, dépouillé de fioriture, rapide, efficace, les chapitres courts, les événements qui s'enchaînent vite et bien, tout est parfaitement maîtrisé, huilé, cinématographique, avec un très bon plan de découpes du récit. Le début part de l'incarcération de Max jeune homme gentil, sans histoire, un peu taiseux, dans une prison où il va subir les pires violences car jugé et condamné pour viol sur mineur et meurtre du gamin. Entré dans ce cauchemar comme un agneau, après que le véritable coupable soit découvert, il va en sortir, loup dangereux, ivre de vengeance, et utilisant malhonnêtement les connaissances qu'il a accumulées pendant sa peine dans les livres, pour justifier intellectuellement et presque politiquement un passage à l'acte impardonnable. Pour atteindre ses anciens bourreaux, il va enlever leurs enfants et en faire des machines de destruction, armes de sa fureur, de sa guerre. Je vous laisse découvrir le destin de chacun, et celui de Cameron en particulier, personnage très ambivalent, qui ne pourra que vous stupéfier. Peut-être que de s'attaquer à l'innocence indubitable des enfants est perçu comme le non respect d'un tabou, et explique des retours de lecture aussi brutaux et négatifs. (Lire « Je sais pas » de Barbara Abel , juste un conseil ). Pour ma part, la question des enfants soldats en Afrique, et ailleurs, m'a souvent traversé l'esprit à cette lecture. Peuvent-ils être sauvés quand on les a embrigadés à commettre le mal absolu ? Y a t'il un retour à la normale possible pour ces sacrifiés ? Merci Claire Favan pour ces quelques heures dans votre univers. Quatrième de couverture On ne choisit pas sa famille. Encore moins celle de son ravisseur... Condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là même censés assurer l'ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu'il est reconnu innocent et libéré, ce n'est plus le même homme. Il n'a désormais plus qu'une seule idée en tête : se venger de cette société qu'il hait par-dessus tout. Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu'à ce qu'une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Foi et Beauté T4 | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Foi et Beauté T4 Jane Thynne JC.Lattès / Le Masque 2018 476 pages traduites par Philippe Bonnet Thriller Historique Chronique 26 août 2018 Quatrième et dernier épisode de la série d'espionnage sur la seconde guerre mondiale.Le titre fait un peu penser à « Amour, gloire et beauté », je vous rassure on en est très loin.Épouse du regretté Philipp Kerr, l'auteure complète peut-être involontairement la Trilogie berlinoise et autres enquêtes écrites par son mari, mais du côté féminin, en suivant une actrice moitié britannique moitié allemande, d'origine juive, Clara Vine, espionne dans la capitale allemande. Ce livre m'a également beaucoup rappelé le « Zoo Station » de David Downing. Même contexte, même ambiance, même situation familiale en partie, même description du milieu journalistique international basé à Berlin, même histoire d'espionnage et taupes, et le plus important concernant aussi la période avant la signature du pacte germano-soviétique de 39 précédant l'invasion de la Pologne. Les différences sont également notables : nous allons évoluer au plus haut degré du pouvoir nazi, approcher Hitler et tous ses ministres jaloux les uns des autres, leurs épouses pas piquées des hannetons, cela est déjà édifiant, cocasse, passionnant ; nous pourrons aussi pénétrer dans les studios du cinéma allemand, les ateliers de photographie, rencontrer la fameuse réalisatrice de documentaires et films pro nazis, Leni Riefenstahl, la suivre lors du tournage de Germania, ou la célèbre photographe juive, Yva, qui a lancé Helmut Newton et finira avec son mari au camp de Majdanek en 1942. Enfin nous aurons nos entrées à la BDM Werk und Glaube Schonheit, une école d'élite du troisième Reich destinée aux futures femmes des SS. " Les perles du Reich, l'objectif étant de les doter de la grâce, de l'élégance et des compétences requises pour épouser des membres des hautes sphères de la hiérarchie nazie." Des pouliches donc, présentant tous les certificats de bonnes aryennes. « Nous voulons des jeunes filles qui croient sans réserve à l'Allemagne et au Führer et qui insuffleront cette foi dans le coeur de leurs enfants. Alors le national-socialisme et par conséquent l'Allemagne dureront éternellement. »Dr Jutta Rudiger, responsable de l'organisation Foi et Beauté. Dans cette optique de pureté de la race, nous sommes aussi en pleine période de recherches et expéditions en Inde et bientôt en Amérique du Sud par les équipes de scientifiques travaillant sur le programme Ahnenerbe, sur les origines du peuple germanique. « Les nations de Germanie n'ont pas été corrompues par des mariages avec quelque autre nation, mais sont toujours restées un peuple particulier pur, et qui ne ressemble qu'à lui-même. » Tacite, la Germanie Ajoutez à ces différents thèmes un meurtre ignoble d'une des jeunes filles de la BDM, Lotti, retrouvée enterrée dans une fosse près de l'école d'élite. Clara va enquêter sur cette mort, mais aussi sur le fameux possible Pacte, tout en continuant sa carrière d'actrice entre autres dans Germania. Planent le souvenir de Leo son amour déclaré disparu en Autriche et la présence d'un certain SS énigmatique. Un roman historique et thriller très dense, fourmillant d'informations et anecdotes, intelligent, bien écrit, divertissant et en même temps instructif. On croit en savoir beaucoup sur les nazis et Hitler, et on découvre toujours des détails édifiants. La vie quotidienne des berlinois de base, la mise en place de la résistance allemande, la préparation de la ville aux futurs bombardements, l'endoctrinement des plus naïfs, la survie difficile des juifs, les arrestations par la gestapo, le luxe effréné dans lequel vivent les ministres, le rapt ou la destruction de certaines œuvres d'art...., Tout est parfaitement décrit et raconté. Un très bon livre, j'ai déjà réservé en médiathèque les trois précédents. Quatrième de couverture Berlin à la veille de la guerre... Alors que des soldats se pressent dans les rues et que des espions s’agitent dans l’ombre, Lotti Franke, une adolescente appartenant à l’organisation Foi et Beauté, l’école d’élite pour les jeunes femmes nazies, est retrouvée enterrée dans une fosse peu profonde. Clara Vine se voit proposer pour le cinéma le rôle le plus ambitieux qu’elle ait jamais joué. Et dans sa vie plus secrète, les services de renseignement britanniques la convoquent à Londres pour enquêter sur des rumeurs selon lesquelles les nazis et les Soviétiques envisageraient de conclure un pacte. Lorsqu’elle apprend la mort de Lotti, Clara décide de découvrir ce qui lui est arrivé. Mais ce qu’elle met au jour est a une valeur inestimable pour le régime nazi. L’objet qui a conduit au meurtre de Lotti... peut aussi la mener à sa perte. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs















