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  • Les Bâtards du diable | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les Bâtards du diable Daniel Cario Presses de la Cité Terres de France 2018 317 pages Thriller terroir historique Chronique 1 décembre 2018 Un mot en début et fin de ce récit terrifiant et monstrueux : "Ténèbres". Un roman d'une beauté terrible, malsaine, un thriller de grande qualité, sombre et cruel en pays breton en 1958, bien que ce point soit ici secondaire. 317 pages seulement magnifiquement rédigées, percutantes dès les premières lignes, frappantes tant les images évoquées sont puissantes et inoubliables. Le postulat d'une rare originalité peut faire penser à "Misery" mais un court moment, car en effet les deux auteurs se ressemblent par leur imaginaire incroyable, leur talent indiscutable, leur exigence, mais chacun est unique. De plus, dans ce roman qui quitte le huis clos dès la deuxième partie, ce n'est pas un écrivain qui est kidnappé mais un personnage dont la fonction symbolique est à la source d'une profondeur d'analyse pour Daniel Cario quant à la foi, le sacerdoce et tout ce qu'il exige des prêtres, et un ressort dramatique exceptionnel pour multiplier les retournements de situation. Silvère se destine donc, vous l'avez compris, à la prêtrise. J'ai découvert cet auteur pourtant incontournable il y a peu, et je m'engage doucement mais sûrement à lire son œuvre généreuse et exceptionnelle en entier. "Ancien professeur de lettres à Lorient, Daniel Cario a publié de nombreux romans nourris de culture traditionnelle bretonne, dont, " Les coiffes rouges" et " La légende du pilhaouer" [chroniqué il y a peu], et les trilogies "Le Sonneur des halles" et " Le Brodeur de la nuit" . C'est aussi un auteur de suspense reconnu avec " Trois femmes en noir", paru aux Presses de la Cité. " Moralité : nul besoin de pondre des pavés indigestes comme d'autres lorsqu'on a autant de talent et d'inspiration. Un exemple à suivre... " Une maison isolée dans une crevasse au fond des bois.... Une femme sans âge, visage impénétrable, vêture sombre, y retient captif un jeune séminariste. Heures, jours, nuits défilent sans repère. Dans une angoisse grandissante, Silvère Lavarec voit sa foi soumise à rude épreuve. Comment cette femme l'a-t-elle conduit jusqu'ici ? Pourquoi le séquestre-telle ? Pourquoi ne parle-t-elle pas ? Dans le plus grand secret, il va alors s'efforcer de reconstituer la vie, le parcours de Blandine de Quincy. Et tenter de sauver son âme... Mais la mission de Silvère, aussi charitable soit-elle, n'est-elle pas risquée ? Certaines vérités ne devraient-elles pas rester enfouies au tréfonds des ténèbres ? " Une maison lugubre, un chêne témoin d'horreurs anciennes, un étang cimetière nimbé de brumes... Tout pour frissonner ! Quatrième de couverture Est-ce le hasard ou le diable qui les a fait se rencontrer ? Pourquoi le jeune séminariste enquête-t-il sur cette femme cachée au fond des bois ? Pour lui pardonner ce qu'elle lui a fait ? Il y a pourtant des vérités qu'il vaut mieux laisser aux ténèbres... La veine noire de Daniel Cario. En 1958. Dans une maison isolée au plus profond de la forêt, une femme tient captif un jeune homme d'une vingtaine d'années. Démence, vengeance... Que lui veut-elle ? Elle va jusqu'à abuser de lui. Après des jours de doutes, d'angoisses et d'émotions troubles, Silvère Lavarec parvient à fuir. Mais comme pour redonner à cette pauvre âme égarée ?qui a contre toute attente réveillé ses sens endormis ? une certaine dignité, le religieux veut reconstituer l'histoire de celle dont il a découvert par hasard l'identité : Blandine de Quincy. Sous le sceau du secret de la confession auprès de ceux qui l'ont connue, Silvère entrevoit peu à peu le chemin qui a conduit cette femme de trente-six ans, bien née, vers la folie, la solitude et l'obsession de la maternité. Car sa vie est une succession de tragédies et de violences... La mission de Silvère, aussi charitable soit-elle, n'est-elle pas risquée ? Car il ne le sait pas encore, mais il est déjà damné.. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Magnifica | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Magnifica Maria Rosaria Valentini Denoël 2018 310 pages traduites par Lise Caillat Historique Chronique 16 mars 2019 Un très beau roman nostalgique et poétique, raffiné, élégant, tout en détails, en fragments lumineux représentant chaque femme de ce récit se transmettant un témoin de génération en génération de 1950 à aujourd'hui... Cette histoire est la première de l'auteure traduite en français, c'est une chance, souhaitons qu'il y en ait d'autres. Sud de l'Italie dans les Abruzzes, un petit village où vivent Ada Maria, sa mère Eufrasia et son père Aniceto. Ces deux-là ne s'aiment plus, la femme rebaptisant son mari du nom de Crapaud. Tout la dégoûte chez lui, partager son lit est une souffrance. Pietrino, le petit frère, n'est pas conscient de ce qui se trame dans la maison. Seule sa mère existe... Et sa sœur qui bientôt deviendra le centre de son univers. Eufrasia est soulagée de savoir que son mari a une maîtresse, Teresina, plus jeune, plus joyeuse, plus généreuse. Eufrasia se voue à ses enfants, le reste lui fait peur... Elle longe les murs, tient la maison, ne parle plus à son époux... Une vie bien peu remplie qui se finit trop tôt pour laisser la place à l'inattendu, à l'amour, à la solidarité de la part de celle qu'on voulait tant haïr.... Histoire d'une famille, de femmes, de naissances en deuils, de désespoir à tous les possibles. Une réconciliation des êtres, une rédemption des malheureux, un magnifique roman d'amours maternel, filial, fraternel, entre un homme, un étranger, et Ada Maria, donnant naissance à Magnifica, avec laquelle commence et finit ce livre mélancolique puis plein d'espoir. Je ne copierai pas la quatrième de couverture qui en dit trop... Le titre est tout à fait adéquat.... Quatrième de couverture Italie, années 1950. La jeune Ada Maria est la fille d'un couple sans amour. Lorsque sa mère meurt prématurément, elle s'occupe de son petit frère tout en s'efforçant d'ignorer sa belle-mère qui s'impose peu à peu dans la maison. C'est dans ce quotidien en dehors du temps, rythmé par la couleur des frondaisons, la succession des naissances et des deuils, que l'Histoire fait irruption. Un jour, Ada Maria aperçoit un homme dans le bois avoisinant le village : c'est un Allemand, reclus dans une cabane depuis la fin de la guerre. De leur amour naîtra une petite fille aux yeux clairs et à la peau diaphane, Magnifica, changeant à tout jamais le destin tranquille auquel Ada Maria se croyait livrée. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • La Part des flammes | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La Part des flammes Gaëlle Nohant Héloïse d'Ormesson 2015 368 pages Historique Chronique 5 décembre 2020 Un brasier détruit tout au Bazar de la Charité, installé en ce joli mois de mai 1897 dans un hangar, où des décors de carton pâte de rues parisiennes au Moyen-Âge devaient apporter du pittoresque à cet événement mondain où toutes les femmes de la bonne société se pressaient, qui pour tenir un stand, qui pour acheter une babiole et se donner bonne conscience.Le stand le plus prestigieux était sans conteste celui de la duchesse d'Alençon. Mais une mauvaise organisation de l'espace, en particulier pour le cinématographe, et des produits inflammables placés trop près de sources de chaleur, causent la tragédie. Tout s'embrase en emportant principalement des bourgeoises et des aristocrates. Comme échappées de cet enfer, des flammes vont également mettre le feu à toute cette société corsetée, patriarcale et injuste de cette fin du XIXe siècle. Pour certaines des rescapées, il ne sera pas possible de continuer à vivre ensuite selon des principes d'un autre temps absurdes, inégalitaires. Pour d'autres, les limites entre les castes, les couches sociales vont disparaître de fait. Pour quelques jeunes filles, considérées comme des biens que l'on se dispute, que l'on veut s'arracher, propriétés de leurs pères, de leurs maris, de leurs tuteurs ou de l'Eglise, les cris qu'elles ont retenus en elle depuis toujours, leur échappent enfin, gonflent, conquièrent l'espace. De mutiques et décoratives elles deviennent dangereuses : vite posons le diagnostic d'hystérie, vite enfermons- les avant que d'autres jeunes femmes ne se réveillent... Evidemment il faut trouver un coupable à cette catastrophe, on lance des rumeurs par vengeance, par malveillance, par aigreur... Certaines anciennes beautés de cette élite perdent tout en perdant leurs physiques de déesses des salons, leurs chevelures ; elles deviennent inutiles, invisibles, pire risibles. Car nul compassion, nulle empathie ne sont à espérer de ce beau monde ... Oui, on va pleurer la disparition de la Duchesse Sophie d'Alençon, soeur de l'impératrice Sissi, femme courageuse et bienveillante ayant supervisé cette grande manifestation de charité.... Son refus de sortir du brasier cache-t-il un secret, est-il le symptôme d'un mal être l'ayant peut-être poussée au suicide ? Violaine de Raezal, rescapée de justesse, veuve inconsolable de son cher Gabriel, timide respectant les codes de son milieu, va être révélée à elle-même par cette catastrophe.Elle va reprendre le flambeau laissé par la duchesse d'Alençon et se mettre enfin en mouvement, de sa propre initiative, à la recherche d'une jeune fille, Constance d'Estingel, survivante mais disparue soudain entre les griffes de la science avec la complicité de sa propre mère. En parallèle, Laszlo son fiancé devra répondre de fausses allégations ignobles portées contre lui....tout ce monde va être ébranlé, va devoir revoir ses priorités.... Le peut-il ? Les grands événements du début du XXe siècle ne lui laisseront pas le choix... Des voix s'élèveront bientôt exigeant plus d'égalité et de liberté pour les femmes, toutes origines sociales confondues... Un roman éblouissant, se souciant de vérité historique, profitant de l'occasion offerte par ce drame particulier pour dresser un portrait général, au vitriol, de toute cette société française patriarcale. Plus de cent ans après, encore aujourd'hui, les raisons de continuer à lutter sont presque identiques à celles de leurs aïeules pour toutes les citoyennes de ce pays. Nous faut-il un nouveau brasier, une nouvelle tragédie pour comprendre ? Quatrième de couverture 4 mai 1897. Autour de l'épisode méconnu du tragique incendie du Bazar de la Charité, La Part des flammes mêle les destins de trois figures féminines rebelles de la fin du XIXe siècle : Sophie d'Alençon, duchesse charismatique qui officie dans les hôpitaux dédiés aux tuberculeux, Violaine de Raezal, comtesse devenue veuve trop tôt dans un monde d'une politesse exquise qui vous assassine sur l'autel des convenances, et Constance d'Estingel, jeune femme tourmentée, prête à se sacrifier au nom de la foi. Qu'ils soient fictifs ou historiques (la duchesse d'Alençon, née duchesse de Bavière, est la sœur de Sissi), Gaëlle Nohant donne vie et chair à ses personnages dans une histoire follement romanesque, qui allie avec subtilité émotion et gravité. Tout à la fois porté par un souffle puissant, littéraire et généreux, La Part des flammes, nous entraîne de rebondissements en révélations à la manière d'un roman feuilleton. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Le cannibale de Crumling Road T2 | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le cannibale de Crumling Road T2 Sam Millar Seuil Policiers 8 janvier 2015 304 pages traduites par Patrick Raynal Thriller et Biographie Chronique 7 mai 2017 Le Titre original est « The dark place » que je préfère vraiment puisque l'intitulé français oriente déjà l'idée que le lecteur aura du récit. D'autant plus qu'il ne s'agit pas au sens strict de cannibalisme. C'est la deuxième enquête de Karl Kane après « Les chiens de Belfast », où on a rencontré les différents personnages récurrents de la trilogie et où on découvre la ville de Belfast assez méconnue pour les français. Suivra « Un sale hiver ». Le récit commence par la requête d'une jeune fille Géraldine à la recherche de sa sœur Martina disparue depuis deux semaines. Karl et Naomi sa secrétaire-compagne sont très touchés par cette détresse. L'affaire fait écho à d'autres corps d'adolescentes et de très jeunes femmes torturées, atrocement mutilées, le foie et les reins ayant été retirés. Pourquoi ? Quelle perversion anime le serial-killer? Une piste à peine croyable leur sera donnée par leur amie Ivana ...La police reste sourde et muette a l'instar de l'ex beau frère de Karl, Wilson. Mais soudain tout bascule dans l'horreur la plus indicible, Karl et ses proches vont être directement impliqués, car ils sont maintenant dans la ligne de mire du tueur enragé et jusque là intouchable. La fureur de Kane sera son arme et son moteur pour remonter la piste jusqu'à Crumblin Road. J'ai littéralement dévoré ce thriller très noir où toujours des moments de lumière, de tendresse, et d'humour caustique aux formules dignes d'un Audiard irlandais sont ménagés par l'auteur. Cette course éperdue contre le temps, nous le fait remonter jusqu'à des années où Belfast était le théâtre de violences, de terreurs, de méthodes inhumaines des forces de la police, d'une guerre sans merci. Il y a là indirectement un témoignage historique et personnel d'une époque restée gravée dans la mémoire de l'écrivain et de tous les Irlandais. Quatrième de couverture Pour sa deuxième enquête, après Les Chiens de Belfast, Karl Kane, privé coriace, cinéphile et cabossé, est confronté au Mal en personne. Dans Belfast qu'épuise une vague de chaleur inhabituelle, un prédateur s’attaque à de très jeunes femmes, des junkies, des laissés-pour-compte de la société. À chaque corps retrouvé atrocement mutilé, il manque le foie et les reins. Il apparaît bientôt que le tueur est animé par une perversion très singulière… Initiée par la plainte d'une cliente dont la sœur a disparu, l'enquête de Kane prend soudain un tour personnel et spécialement dramatique qui durcit sa motivation. Ce ne sera pas toutefois une mince affaire que d’épingler son suspect, membre estimé de l'establishment : l'aveuglement délibéré, voire la mauvaise volonté de la police locale sont autant de bâtons dans ses roues. Mais la rage est un moteur puissant, et Kane, ce « faux dur à l’humour ravageur », ne craint pas les coups...Influencé par la BD, Sam Millar décrit ici des scènes violentes et graphiques qui sont autant d'uppercuts, tempérés il est vrai par des dialogues drôlement corsés. Né à Belfast en 1958, Sam Millar a fait de la prison en Irlande du Nord comme activiste politique et aux États-Unis comme droit-commun. Libéré, il est rentré à Belfast pour écrire. Son expérience est relatée dans On the Brinks (Seuil, 2013), récompensé par un Trophée 813. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Cadix, ou la diagonale du fou | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Cadix, ou la diagonale du fou Arturo Pérez-Reverte Seuil 29 septembre 2011 768 pages traduites par François Maspero Historique Chronique 29 janvier 2022 Titre original El asedio.Formidable roman, mi fresque historique, mi thriller policier, qui tout en étant admirable de précision, formidablement écrit et traduit, m'a cependant un peu perdue à un moment. J'ai failli arrêter car je l'ai trouvé très, très long dans certains passages. En effet, l'auteur, dont j'aime infiniment l'œuvre et l'engagement, court trois lièvres en même temps : l'enquête sur les meurtres monstrueux de jeunes filles, la description du siège de Cadix par les Français, et l'art de la guerre sous Napoléon, en particulier les avancées technologiques édifiantes réalisées dans ce contexte. Les conditions de résistance des habitants de cette cité bombardée sans cesse sont incroyables, leur aptitude de résilience et d'adaptation extraordinaire. Que ce soit sur terre ou sur mer où pirates et corsaires de tous bois s'attaquent, se volent allègrement les cargaisons, se tuent si besoin, l'ambiance est délétère, dangereuse, explosive. Ajoutez-y des espions, une romance, un psychopathe tapi dans l'ombre, voici un roman foisonnant, dense, aux visages multiples. Le tout prend vie sous nos yeux, tous nos sens sont de la fête, la reconstitution historique est bluffante comme toujours. Les protagonistes bien choisis nous font évoluer dans toutes les strates de la société et sur la ligne de front française. On ressent le grotesque total de ces guerres, l'absurdité du désir de cet empereur de conquérir le monde. Après Cadix, ce sera la Russie et hop, les voilà tous répartis pour un tour, à se massacrer pour rien. Cadix, ici présentée comme un échiquier sur lequel le tueur avance ses pions, fut déjà au centre de son roman le Hussard ( Seuil 2005). « J'ai pris cela comme un défi. Mais une histoire m'apparaît d'abord comme un problème narratif à résoudre. Je tiens à être efficace. J'ai envie qu'on sente le vent sur la mer, que l'on partage les atermoiements du policier, que l'on éprouve la solitude de la femme célibataire. C'est du travail. Je ne me sens pas "artiste". Je suis un lecteur qui écrit des romans. » Effectivement, vous entendrez les voiles claquer, la brise du large sur votre visage, l'odeur iodée de l'océan. C'est magique. On retrouve les ambiances créées par Dumas, Dickens, Hugo et autre Stendhal. Quelques fois, on a la sensation réelle d'être projetés dans un de ces tableaux gigantesques du Louvre, nous présentant les grandes campagnes napoléoniennes. « Le grand-père de ma grand-mère avait été grenadier à Waterloo. Quand j'étais petit, on me racontait la bataille, comment il courait, les Prussiens à ses trousses. » Tous les passages ayant trait aux modifications techniques apportées aux bombes m'ont semblé en revanche très longs et trop nombreux. Ils apportent certes des éléments essentiels au départ, indispensables puisque liés aux crimes eux-mêmes, mais à force de détails, de précisions sans fin, le suspense et la tension retombent peu à peu. C'est le seul bémol que je puisse formuler. Du coup, lorsque le tueur est échec et mat, cela passe presque inaperçu.... ce n'est que mon avis. Quatrième de couverture Cadix, citadelle radieuse, s'embrase. La guerre contre les troupes napoléoniennes fait rage, les bombes françaises pleuvent. Dans la cité à feu et à sang, les corps de jeunes filles sont retrouvés dans les cratères de bombes, disposés suivant la logique d'un échiquier. Elles ont été tuées à coups de fouet. Le commissaire Rogelio Tizón parviendra-t-il à tenir en échec le tueur fou de Cadix ? L'auteur dit lui-même : « J'ai voulu que se rejoignent différents types de romans, explique-t-il. Un roman historique, un roman d'amour, un roman policier, un roman d'espionnage, un roman de guerre, un roman maritime... » Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • L'énigme de Saint Olav | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'énigme de Saint Olav Indrek Hargla Gaïa 2013 335 pages Thriller Historique Chronique 17 avril 2017 Tome 1 et 4 de la série « Melchior l'Apothicaire ». Voici donc la lecture du premier et du dernier des quatre tomes des aventures policières de Melchior l'apothicaire, au XVème siècle en Estonie dans la ville de Tallinn, aujourd'hui capitale de ce pays entré dans l'union européenne en 2011. Petit rappel historique : les différentes villes portuaires et marchandes (et même plus au sud) autour de la Mer Baltique s'étaient regroupées pour unir leur force dans la Ligue Hanséatique. Les bateaux de ces commerçants ont été attaquées fin XIV début XVème siècle par les frères vitaliens, des corsaires sanguinaires, cruels et sans pitié. Les villes de la Hanse ont donc appelé au secours les chevaliers moines de l'Ordre teutonique qui ont débarrassé les eaux de cette engeance avec les mêmes méthodes que leurs ennemis. Cet ordre Teutonique, constitué par des allemands, a été créé à la fin des grandes croisades autour de la Méditerranée, pour évangéliser les terres nordiques, dans l'amour et le respect surtout de la Vierge Marie. Le premier livre « L'énigme de saint Olav » se situe donc dans ce contexte politique, en 1409, dans une Estonie sous pouvoir Allemand. La ville de Tallin en bas de la colline est construite sur des terres appartenant à l'Ordre, et celui-ci se tient dans une forteresse qui la domine. Le droit et la justice ne s'applique pas de la même façon que le meurtre soit commis sur la colline de Toompea (loi et châtiments de l'Ordre) ou dans la ville ( loi et châtiments de la ville). Melchior est apothicaire (ce qui regroupe les compétences d'un pharmacien, herboriste, saigneur, astrologue, pâtissier pour les biscuits et les gaufres au safran, confiseur pour les bonbons à l'anis, marchand de graines, d'épices, érudit, etc... ), et est donc un personnage central dans cette cité, nommé par le Conseil, et ayant déjà grâce à son sens de l'observation, et son talent de déduction, aidé le Bailli de la ville son ami Dorn à résoudre des meurtres. Il est alors âgé de la trentaine et est marié à une autochtone Keterlyn, estonienne gardienne des anciennes légendes et histoires nordiques. Un chevalier de l'Ordre teutonique est retrouvé décapité, sa tête accroché à un crochet avec une pièce de monnaie de la ville dont il vient dans la bouche. Sacrée catastrophe pour la ville et l'Ordre, pour leur belle entente qui n'est que de façade. Toutes les guildes de commerçants vont lors du Conseil accepter que Melchior soit Bailli adjoint pour aider son camarade à trouver très vite le coupable. Les anciennes légendes, croyances vont refaire surface, ce monde étant encore entre le paganisme et la chrétienté. Passionnant ! dépaysant et érudit sans être pesant, c'est un livre et une enquête très bien écrite et traduite, la construction est virtuose, et plusieurs fois j'ai pensé à Umberto Eco mais du Nord. Achtung !!!! Premier policier estonien traduit en français et on comprend pourquoi. Quatrième de couverture Tome 1 - Tallinn, 1409. Sur les hauteurs de la ville, les chevaliers teutoniques incarnent une aristocratie en fin de règne, tandis que la ville basse de Tallinn brasse une population métissée et contrastée. On y croise orfèvres, compagnons maîtres chanteurs, marchands de l'ordre des Têtes-Noires et chefs de guildes, dans l’activité bouillonnante du port de commerce de la Hanse. Un haut responsable de l'ordre des chevaliers est retrouvé décapité à la porte du monastère, une épée ensanglantée abandonnée à la hâte sur le chemin de la ville basse. Le bailli fait appel à son fidèle ami Melchior, l’apothicaire, réputé pour son ingéniosité. Courtisé pour une liqueur de sa fabrication, Melchior est un esprit éclairé au sein d’un monde obscurantiste et naïf. Il faudra toute sa perspicacité pour démêler « l’énigme de Saint-Olav ».Un polar médiéval envoûtant. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • L'affaire Léon Sadorski | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'affaire Léon Sadorski Romain Slocombe Robert Laffont La Bête Noire 25 août 2016 391 pages Thriller Historique Chronique 5 octobre 2018 Premier tome de la trilogie des collabos consacrée à l'inspecteur SadorskiAvril 1942, le printemps est dans l'air parisien en cette belle journée ensoleillée. Les nazis occupent Paris, la France a perdu. L'inspecteur Léon Sadorski a pour mission à la 3ème section des Renseignements Généraux de traquer, arrêter, interroger les juifs avant de les expédier à Drancy. Les directives des SS sont précises et claires ; si en plus, il peut éliminer ces vermines tout en empochant quelques fois des pots-de-vin, alors la vie est belle. Egalement, il collabore à la chasse aux "terroristes" avec les Brigades Spéciales, quitte à alourdir et falsifier les charges retenues... Mais un beau matin, la Gestapo l'arrête et le transfère à Berlin pour une série d'interrogatoires ubuesques, violents. De quatorze jours son incarcération se prolongera jusqu'à cinq semaines. Il sera témoin de tortures, de carnages, de monstruosités, mais à part se victimiser lui-même, il est incapable de pitié pour ses codétenus ou de condamnation des actes nazis. Le but des allemands en le terrorisant est d'en faire leur agent et lui confier une mission "spéciale". Mais à son retour en France, quand une jeune femme est assassinée, une des deux soeurs Metzger déjà sous surveillance avant son départ, et que la police SS confisque l'enquête, Sadorski décide de les doubler. Il en fait une affaire personnelle... parallèlement il doit obéir à l'ordre des allemands de retrouver Thérèse Gerst, son ancienne maîtresse et potentielle agent double que la Gestapo accuse d'appartenir à la résistance antinazie. Cet anti-héros par excellence est un flic d'élite, bon français selon les critères de l'époque, servant, sans remettre en cause les ordres, son pays et son chef Pétain, le vainqueur de Verdun. Il faut se remettre dans le contexte de cette France encore très XIXème siècle, ultra catholique, antisémite oui, l'affaire Dreyfus n'est pas encore oubliée, ayant énormément souffert des crashs boursiers, déçue par l'échec du gouvernement Blum. Ce livre m'a remis en mémoire la remarquable série "Un village français" qui donnait une vision exacte de l'atmosphère et des comportements de chacun. Aux yeux de Sadorski et de ceux de nombreux citoyens, la France "agonisait , victime du triple cancer bolchévique, youtre (juif) et ploutocratique."Mais grâce à Pétain et en prenant exemple sur l'organisation au scalpel des vainqueurs SS, celle-ci peut être sauvée de la juiverie marxiste et des francs maçons ! Ainsi, lui et ses collègues, qui sont loin d'être en reste côté antisémitisme primaire et violence cruelle gratuite, oeuvrent à la guérison du pays avec ténacité sans douter de leur bon droit et de la légitimité de leurs actes. Pour lui ce travail est parfait, il l'aime, il traque, chasse les juifs, il a un vrai talent grâce à sa mémoire des visages et des dossiers. Il est doué, toute sa ténacité, son côté pitbull qui ne lâche rien, sont des qualités pour sa hiérarchie et à ses propres yeux. Il n'a pas à s'inquiéter, son avancement, sa retraite, sa petite vie de fonctionnaire sont assurés. De plus, il aime sa compagne Yvette qui partage son racisme et ses visions de petits français de l'époque, en plus d'être une partenaire de jeux sexuels idéale. Un travail remarquable de l'auteur quant à la documentation, la recherche et la rédaction d'un tel thriller de guerre, cette dernière ayant donné l'occasion idéale à des tueurs en série et des psychopathes d'agir en toute impunité. C'est le récit de la collaboration quotidienne de simples français, mais aussi des hommes de la 3ème section de la direction des Renseignements Généraux ; leur participation active au génocide est parfaitement expliquée et décrite. De plus, Romain Slocombe s'inspire ici de l'inspecteur principal adjoint Louis Sadosky qui dirigea le "rayon" juif au sein de cette section. La réalité est pire ici que tout ce que nous aurions pu imaginer. Qui aurions-nous été à cette époque ? Collabos et pétainistes de base ou résistants. Tous pensaient être patriotes ! Certaines scènes sont très pénibles, j'en ai été chamboulée jusqu'à des cauchemars... Donc avec des pincettes pour certains passages. Quatrième de couverture Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs. Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les « terroristes ». Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d'en faire leur informateur au sein de la préfecture de police... De retour à Paris, il reçoit l'ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d'appartenir à un réseau antinazi. Après le succès de Monsieur le commandant, Romain Slocombe nous entraîne dans les abîmes de la collaboration et de la mauvaise conscience française. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Le Banni des Hautes-Terres | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le Banni des Hautes-Terres Alain Delage De Borée 10 juin 2021 363 pages Historique Chronique 17 juin 2021 Se Canta, que canta, S'il chante, qu'il chante, Canta pas per ieu, Il ne chante pas pour moi, Canta per ma mia, Il chante pour ma mie Qu'es al luènh de ieu. Qui est loin de moi. Si vous ressentez le besoin de prendre un grand bol d'air frais, d'authenticité, de simplicité, de camaraderie, de ressentir une bonne fatigue née d'un travail physique, si vous aimez les grands espaces, si vous avez le respect de la nature, de ses rythmes, de ses règles, si vous admirez la mission que ce sont donnée les éleveurs, agriculteurs, paysans, si enfin l'évolution de notre monde actuel vous inquiète terriblement, ce livre sera une halte salvatrice au milieu des vaches, veaux en compagnie des cinq buronniers, ces montagnards chargés de fabriquer des fromages à partir du lait de centaines de bêtes, partis pour cinq mois sur les hauteurs de l'Aubrac. Vous rencontrerez Armand Ligourel qui en mars 1890, venant de réussir son passage au conseil de révision, prêt à faire son service militaire, au lendemain de cette victoire fêtée avec son grand-père maternel Jules, son père Gustave et sa mère, sans oublier Marthe, sa petite sœur, voit avec stupeur au seuil de la ferme familiale deux gendarmes venus pour l'arrêter !!! Et pas pour rien, pour meurtre ! Il est vrai que sur le chemin du retour après avoir bu quelques verres avec ses amis, il a préféré rentrer par les bois profitant de l'occasion pour relever en cachette ses pièges et collets. Quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur deux hommes en cariole venus pour enterrer un cadavre ni vu ni connu ! Il a préféré se carapater dans la nuit sans voir que le certificat avec son numéro de tirage obtenu au conseil de révision passé dans le ruban de son chapeau est resté accroché à une branche. Ce document et le numéro ont permis aux gendarmes de remonter jusqu'à lui. L'affaire est vite pliée, il doit être déféré. C'est sans compter sur la pugnacité de son grand-père qui ne l'entend pas de cette oreille et l'aide à s'échapper et rejoindre l'Aubrac plus au Nord, région de son père Gustave. L'oncle de ce dernier pourra le loger en attendant que le véritable coupable soit découvert. Nous voilà sur les routes avec notre jeune ami qui va de déconvenue en déception. À destination, il est trop tard, l'oncle est décédé et son enterrement de déroule sous ses yeux. Que faire ? Il lui faut un toit et un travail ! Le curé va l'aider et de fil en aiguille le voilà engagé pour les estives comme apprenti buronnier. Pendant cinq mois il va partager un masuc ou buron bâti sur les plateaux de l'Aubrac avec : Le cantalès, le chef de groupe, Louis Delcros Le premier pastre, Gilbert Fournier qui avec notre Armand s'occuperont de la traite des vaches. Le vedelièr, Émile Chardaire, ayant la charge des veaux. Et enfin le rol, Sylvain Delcros, le jeune fils de Louis, qui prend soin des vaches et est au service des adultes. Dans ce paysage grandiose, loin de tout, il pense être à l'abri, est heureux d'apprendre un nouveau métier, de partager le quotidien de ces hommes francs et durs à la tâche, de découvrir les us et coutumes de cette région, même s'il ne comprend pas pourquoi le curé lui a conseillé de changer son nom de famille ! Quel secret son père a-t-il bien pu lui cacher ? De plus, avant son départ pour les estives, il est tombé amoureux de la fille de son patron Pierre Anglade, la belle Cécile. La trêve sera de courte durée, déjà l'annonce de la mort du frère de Pierre, Paul, apportée par les gendarmes la veille du départ n'est pas de bon augure, et le destin est en marche quoique fasse Armand. Il va bientôt frapper à nouveau. « Ne baisse jamais les bras, petit ! Après un crépuscule dévastateur, il naît toujours une aube régénératrice. » Magnifique roman de terroir, superbement écrit, passionnant, bluffant et touchant quant à la reconstitution des décors, des modes de vie, ce récit est également un "polar" tortueux et retors à souhait ménageant de sacrées surprises et des retournements de situations imprévisibles. J'ai été happée par cette histoire, par cette région, par ce thriller historique prenant racine voici plusieurs générations en amont... De son séjour sur les hauts plateaux, Armand reviendra-t-il plus fort de la vérité, des épreuves traversées, de l'amour découvert, de l'expérience en tant que buronnier ? Somptueux ! Cela me laisse nostalgique ... Quatrième de couverture Mars 1890, Armand Ligourel, tout juste sorti du conseil de révision qui l'a déclaré apte au service militaire, se retrouve injustement accusé d'un assassinat. Il réussit à s'échapper vers l'Aubrac, terre de son père, où il arrive pour la montée aux estives. Il va y découvrir le métier de buronnier, les valeurs de ces montanhièrs et leur sens de l'honneur sous leurs dehors rustres, au milieu d'étendues immenses. Son séjour dans cette petite Sibérie sera l'occasion aussi de percer les secrets de sa famille paternelle, une histoire de vengeance hors du commun qui remonte à plus de deux générations ... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Les Démons de l'inspecteur | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les Démons de l'inspecteur Philippe Grandcoing De Borée Le 7 mars 2024 aux Éditions De Borée dans la collection Vents d'Histoire, 282 pages. 282 pages Polar historique Chronique 20 avril 2024 La septième enquête de l'antiquaire Hippolyte Salvignac "Mais qui a bien pu assassiner la femme de Jules Lerouet, réveillant tous ses démons ?" Drame absolu en ouverture de ce dernier opus des enquêtes de Hippolyte Salvignac et de l'inspecteur Jules Lerouet. En effet, la compagne de celui-ci est assassinée dans l'auberge familiale. Leur petite fille Victoire a tout entendu et a réussi de justesse à échapper au criminel. La scène d'ouverture nous plonge immédiatement dans un gouffre de terreur et de tristesse. La terre s'ouvre sous les pieds de Jules Lerouet, terrassé, en fureur, au bord d'exploser ou de s'écrouler. Le couple Hyppolite et Léopoldine ne sait plus que faire. La jeune peintre, marraine de la petite fille, propose de la prendre sous son aile le temps que son père reprenne son souffle, le temps également que l'on sache qui a commis cette atrocité. Jules n'est plus en odeur de sainteté au 36 depuis que sa double activité de privé a été découverte par sa hiérarchie. Un autre incident gravissime s'est ajouté à la liste des griefs établie à son encontre. Totalement abattu par son deuil, il sait pourtant qu'il doit se reprendre, car la France tremble alors que la bande à Bonnot laisse une traînée de cadavres derrière elle, que le gouvernement tremble sur ses fondations face à la menace anarchiste et qu'enfin, La Joconde n'a toujours pas été retrouvée. La police a mauvaise presse et le comportement borderline de Lerouet n'est pas fait pour rassurer ses supérieurs. Mais bien vite Hippolyte et son ami reprennent leurs vieilles habitudes, leur instinct de chasseur s'étant réveillé. Une question se pose : Madeleine était-elle visée en raison de son passé de prostituée ou son compagnon est-il la cible réelle ? Et de qui ? Quelqu'un se venge -il ? Un criminel envoyé en prison ou au bagne grâce à Jules ? Un autre policier jaloux de lui ? Victoire est-elle en danger? Les pistes se multiplient ! Dans le doute, l'enfant reste sous la bonne garde du couple et Jules entre dans la clandestinité afin d'enquêter. Tous vont devoir traverser les feux de l'enfer alors que le pays vit un des moments les plus tragiques de son histoire judiciaire. Toujours remarquablement écrit et parfaitement documenté, ce septième tome confirme le grand talent de conteur de Philippe Grandcoing. J'y ai été plus sensible, attachée aux personnages et donc "bouleversée" par le drame autour duquel toute l'intrigue est organisée. Quatrième de couverture Mars 1912. Alors que la France frémit d'horreur à la lecture des exploits sanglants de la bande à Bonnot, l'inspecteur Jules Lerouet mène de son côté une traque bien plus personnelle, mettant en danger sa carrière et sa vie afin de venger la mort de sa compagne. Sur la piste d'un mystérieux tueur, réussira-t-il, avec l'aide de ses amis Hippolyte et Léopoldine, à découvrir qui s'en prend à ses proches ? Résoudra-t-il cet autre mystère qui lui tient à coeur : la disparition de la Joconde, dérobée au Louvre quelques mois plus tôt ? Dans ce septième volume des aventures de l'antiquaire et détective amateur, Philippe Grandcoing continue d'explorer la France de la Belle Époque avec les yeux de héros toujours aussi attachants. Cette fois, il emmène le lecteur dans un univers plus inquiétant, où se déchaînent les passions de l'âme humaine. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • L'allègement des vernis | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'allègement des vernis ‎Paul Saint Bris Philippe Rey Le 12 janvier 2023 352 pages roman Chronique 1 février 2025 La version poche vient de sortir début janvier 2025. Prix Orange du livre 2023 entre autres. Livre multiprimé qui le mérite amplement : emprunté à la médiathèque, je l'ai acheté car la nécessité de l'avoir dans ma bibliothèque s'est imposée. "Aux inquiets, aux confiants, à ceux qui embrassent dans une même étreinte le passé et l'avenir. " "Au printemps, de quoi rêvais-tu ? Vieux monde clos comme une orange Faites que quelque chose change." Jean Ferrat Passionnante découverte de l'envers du décor qu'est le plus beau musée du monde, le Louvre, à l'heure du tout numérique, du wokisme, du règne incontesté des apparences, de l'image, du jeunisme à tout prix même pour la célébrissime Joconde. Un petit rafraîchissement ne ferait pas de mal, et pour cela allégeons les vernis qui lui verdissent le teint. Oui, mais ATTENTION, chef d'oeuvre oblige, il va falloir trouver le maître capable de cet ouvrage sans dépasser la limite avec ses petits cotons tiges. Pauvre Aurélien, directeur du département des Peintures, lui qui a son cœur et son corps défendants, si peu adapté à cette nouvelle ère du tout rapide, du tout kleenex, du tout refait, du bling bling, du botoxé, des dispendieux cabinets conseils made in US, doit trouver la perle rare de la restauration, un artiste, un vrai, pas un simple tâcheron ou artisan mais bien un créateur, un novateur à la hauteur d'un Leonardo da Vinci, si cela est possible. Ici l'on découvre ce métier sous forme de sacerdoce, de mission, l'histoire de cette profession et sa métamorphose au cours des siècles. Ce sera donc un italien à l'œil de braise et au talent fou accompagné de deux amantes magnifiques. Le Louvre c'est aujourd'hui La Joconde et inversement : très réducteur mais nous sommes dans une société de simplification extrême, culturellement appauvrie, coupable d'être amnésique : oubliées les milliers de pièces admirables que regorgent ce lieu de beauté absolue. Et les questions épineuses du retour des œuvres à leurs pays d'origine se reposent douloureusement, politiquement. Qu'en est-il de Monna Lisa ? Volée aux Italiens ? Vraiment ? Petits flashbacks nécessaires pour bien comprendre le passé de ce portrait qui n'était destiné à être vu que par son propriétaire. Et d'ailleurs, la destination de toutes ces merveilles est-elle vraiment d'être exposées ainsi à la foule ? N'est-ce pas sacrilège ? Dangereux pour des objets si fragiles ? Pauvre, pauvre, Aurélien qui se fait violence tout au long de ce récit palpitant, malheureux dans son couple, découragé (malgré son éternel happy face) dans son job, confronté, à la cinquantaine, à un passage obligé d'âge et de retour sur son parcours. N'est-il pas en train de se fourvoyer ? Et puis.... Et puis l'auteur nous fait un magnifique cadeau onirique, sublime, époustouflant, grâce au personnage extraordinaire d'Homéro. Dieu que j'ai aimé cet homme fabuleux, un ange nous rappelant où se situe la vérité ! Dans le cœur, dans la grâce d'un moment, dans une danse improbable, dans la capacité à écouter murmurer toutes ces œuvres, à les regarder vraiment, à établir un dialogue silencieux loin des savants, experts, politiques, blasés, décisionnaires. Voici un magnifique roman drôle, original, généreux, passionnant et passionné, brillant et accessible, à mettre entre toutes les mains, d'une utilité salvatrice en ces temps de brumes et de fausses vérités. J'ai adoré ces heures dans un musée du Louvre différent de celui que j'imaginais. Gratitude ! Quatrième de couverture Un premier roman captivant qui imagine la périlleuse et controversée restauration de La Joconde, le plus célèbre tableau du monde Aurélien est directeur du département des Peintures du Louvre. Cet intellectuel nostalgique voit dans le musée un refuge où se protéger du bruit du monde. Mais la nouvelle présidente, Daphné – une femme énergique d'un pragmatisme désinhibé –, et d'implacables arguments marketing lui imposent une mission aussi périlleuse que redoutée : la restauration de La Joconde. À contrecœur, Aurélien part à la recherche d'un restaurateur assez audacieux pour supporter la pression et s'attaquer à l'ultime chef-d'œuvre. Sa quête le mène en Toscane, où il trouve Gaetano, personnalité intense et libre. Face à Monna Lisa, l'Italien va confronter son propre génie à celui de Vinci, tandis que l'humanité retient son souffle... Ce roman au style vif porte un regard acéré sur la boulimie visuelle qui caractérise notre époque, sur notre rapport à l'art et notre relation au changement. Paul Saint Bris met en scène une galerie de personnages passionnants en action dans le plus beau musée du monde. Jusqu'au dénouement inattendu, il démontre, avec humour et brio, que l'allègement des vernis peut tout autant bénéficier aux œuvres qu'aux êtres qui leur sont proches. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Au fond de l'eau | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Au fond de l'eau Paula Hawkins Sonatine 2017 405 pages traduites par Corinne Daniellot et Pierre Szczeciner Thriller Chronique 18 décembre 2017 Après l'immense succès de « La fille du train », le deuxième roman est toujours attendu au tournant. Celui-ci est à mon humble avis également une réussite, plus machiavélique sur le plan de la construction, nous lançant sur des pistes afin de nous perdre, naviguant entre le passé terrifiant et aujourd'hui, pour renforcer l'angoisse et le mystère. Plusieurs groupes de personnages sont à suivre avec attention, et omniprésents sont le Bassin des noyées et la rivière tortueuse et trompeuse. Danielle Abbott ou Nel est retrouvée noyée au pied de la falaise donnant sur le bassin où au fil des siècles plusieurs femmes et enfants ont été tuées, sacrifiées, se sont suicidées. C'est un lieu lourd de souvenirs terribles pour les habitants de cette petite localité d'Angleterre. Julia petite sœur de Nel, qu'on appelle Jules, arrive au moulin où vivaient Nel et sa fille Lena. Dès le départ, la jeune fille est sur la défensive, contre sa tante car celle-ci n'a jamais répondu aux onze appels de sa soeur en trois mois. Elle rend responsable Jules du suicide probable de sa mère. Cependant rien n'est encore prouvé et l'inspecteur Sean Townsend accompagné du sergent Erin Morgan, nouvellement mutée, tient à établir la vérité. De plus, le suicide quelques mois plus tôt de la meilleure amie de Lena, Cathie, semble être lié à cette nouvelle tragédie. Pour Jules revenir sur les lieux de son adolescence est presque insurmontable, tous les souvenirs et la douleur remontent en flashbacks pénibles. Pour toute la communauté formée en particulier de Sean et sa femme Helen directrice de l'école et son père Patrick ancien flic, Louise et son mari parents de Cathie ainsi que leur fils Josh, et enfin Nikkie médium foldingue, ce nouveau décès va être le déclencheur d'une révolution dans leur village. Les secrets, les mystères remontant au dix septième siècle, les disparitions de femmes ou fillettes vont devoir être élucidés. Erin nouvelle venue, plus détachée dans son analyse des évènements, va s'intéresser de près à l'ouvrage que Nel rédigeait sur l'histoire du Bassin aux noyées, et écoutera plus attentivement les propos de Nikkie en connection avec sa sœur défunte Jammie, ancienne policière au moment de la disparition, voici trente ans, de Lauren, la mère de son collègue Sean Townsend. Et toujours cette rivière qui murmure le nom des mortes, cette vérité qui se reflète dans les eaux changeantes comment autant de fragments de miroirs déformants. Tous ont des souvenirs du passé mais sont ils réels ou déformés. Et telles des Ophélies, les défuntes réclament justice du fond de l'eau.... Thriller tortueux et psychologique, entre légendes centenaires et brutalité des faits réels, c'est un roman bouleversant qui aborde plusieurs thèmes liés à la mémoire, aux douleurs de l'enfance, à l'histoire anglaise et les superstitions..... Jules et Lena vont devoir parcourir un long chemin pour se trouver et découvrir en partie la vérité. Lu d'une seule traite, je vous le recommande évidemment. Quatrième de couverture La veille de sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n'a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d'être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, leur ville natale, Julia est effrayée à l'idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D'affronter le prétendu suicide de sa sœur ? De s'occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu'elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu'elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c'est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Les infâmes | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les infâmes Jax Miller Libra Diffusio 2018 464 pages traduites par Claire-Marie Clévy Thriller Chronique 27 décembre 2017 « Je m'appelle Freedom Oliver, et j'ai tué ma fille. Peut-être pas de mes propres mains, mais je pense que je me le reprocherai toujours. C'est surréaliste vraiment et je ne sais pas ce qui me fait le plus l'effet d'un rêve : sa mort ou son existence. » Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas en train de déflorer l'histoire, ce sont plus ou moins les premières lignes du Prologue. Au fur et à mesure que les pages du livre tombaient en raison d'une reliure fragile, je sentais également mon courage, au contraire, revenir pour lire ce roman noir, sordide et même terrifiant jusqu'au bout. Premier Bestseller de l'auteure, j'ai lu le mois dernier son deuxième opus "Candyland" et savais que l'obscurité n'aurait qu'un temps. Certains thèmes abordés sont semble-t-il récurrents. L'écriture de Jax Miller sans concession, mouvante, s'adaptant à la scène, se faisant, lyrique, tendre, dramatique, infamante, presque choquante est exceptionnelle. Clarté et noirceur, pureté et malfaisance, tout est là pour vous secouer, pour ne pas vous laisser insensible ou indemne. J'ai repensé à certains passages sur les Tenardiers, lors des descriptions de la famille monstrueuse des Delaney habitant Mastic Beach dans l'état de New-York, et se prêtant à toutes les turpitudes. Et voilà que l'un de ses membres le plus dégénéré et violent Matthew, est relâché après 18 ans de prison. Sa mère, baleine cocainomane démente et ses deux frères l'attendent avec jubilation pour enfin se mettre en chasse de la responsable de son enfermement, son ex belle sœur Ness. Ils sont tous persuadés qu'elle a tué Mark le dernier de la fratrie, le flic, et qu'après avoir bénéficié d'un non lieu, elle a laissé des preuves pour incriminer Matthew. La meute est sur les crocs, seul Peter le frère normal et sensé, en chaise roulante, souffre douleur de cette famille toxique et haïssable sait la vérité. Il va donc agir de son côté. Les deux ans pendant lesquels Ness a été en préventive ont provoqué le placement en famille d'accueil du fils Ethan et du bébé Layla dans une famille pieuse établie à Goshen , ainsi nommé d'après le pays de Goshen du Livre de la Genèse, au milieu du Kentucky. Région vers laquelle Ness ou Freedom Oliver, détruite, alcoolique, va se diriger immédiatement, dès que les agents du FBI en charge de la surveiller en tant que témoin protégé, lui apprennent la libération de Matthew. Elle sait dans toutes ses fibres que ses enfants sont en danger, son instinct ne la trompe pas. De plus sa fille aujourd'hui Rebekah Paul a disparu depuis plusieurs jours. Un malheur est arrivé, c'est certain comme les premières zébrures dans le ciel annoncent la tempête. Le vent se lève, tous les acteurs se mettent en route pour tous converger finalement vers la même terre maudite. Satan est là tout au long de ce récit, mais que peut-il contre une mère ? Quatrième de couverture Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l'Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d'avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère. En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l'énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d'années à se cacher, quitter l'anonymat c'est laisser à son bourreau l'occasion de la retrouver. Et de se venger. Entre les paumés magnifiques, les flics indélicats, les dégénérés de sa belle-famille et de dangereux fanatiques religieux, son périple tourne à l'odyssée. Freedom Oliver, aussi écorchée et attachante que Lisbeth Salander, l'héroïne de Millénium, n'a pas fini de vous émouvoir. Les infâmes a reçu le Prix Transfuge du meilleur polar étranger 2015 et le Grand prix des Lectrices de Elle - dans la catégorie Policier. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Gains | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Gains Richard Powers Cherche Midi 2012 640 pages traduites par Claude et Jean Demanuelli Roman Chronique 26 mai 2020 "À la fois subtil, provocateur et d'une rare puissance littéraire, Richard Powers nous lance un avertissement de façon beaucoup plus efficace que quiconque depuis très longtemps : consommateurs méfiez-vous !" Rick Moody Deux romans déjà denses par eux-mêmes s'entremêlent dans cet ouvrage édité voici plus de vingt ans, qui se révèle prémonitoire et édifiant. À priori, les deux histoires qui nous sont contées semblent parallèles et sans lien : - L'une débutant en 1830 relatant l'aventure extraordinaire de deux frères, les Clare, créant de toute pièce une petite manufacture de savon. Puis, après la rencontre avec Ennis, tout juste immigré, ils l'agrandissent et ajoutent à leur catalogue des cierges. Un destin en marche à l'américaine, admirable, plein d'espoir. Cent soixante ans plus tard, ce rêve est devenu un cauchemar.... Entre temps, nous suivons le parcours tortueux, inégalable des frères, de leur associé, des épouses incontournables qui influent sur les évènements, de leurs descendants et des différents repreneurs de cette entreprise devenue une multinationale tentaculaire, omniprésente au final dans tous les aspects de la vie de millions d'Américains et d'humains. Nous avons le tournis en constatant que chez nous, autour de nous, les produits manufacturés de ces hydres nous cernent, nous empoisonnent, nous piègent, après avoir permis, dans un premier temps, à des générations de consommateurs de vivre plus confortablement. Ce qui au départ était produit de façon artisanale au sein de la famille, comme le savon, les chandelles, les remèdes etc..., devient peu à peu des articles usinés vendus au détail de façon simple, puis de plus en plus sophistiquée : emballages, publicité, promotions, diversités, la nouvelle société de consommation, mondialiste, nous créé des besoins imaginaires, nous pousse à nous endetter pour rien. La surproduction et les méthodes de fabrication de plus en plus polluantes et chimiques nous engluent, tuent notre planète. Un suicide à grande échelle... Nous roulons dans une voiture à pleine vitesse dans une pente, sans freins. Quand notre véhicule a-t-il dévié du bon chemin ? L'analyse détaillée et documentée de l'auteur ne laisse aucune zone d'ombre. Comme toujours, sa démonstration est brillante, étayée, passionnante, réjouissante et finalement terrifiante. - L'autre histoire est celle de Laura une quarantenaire qui, en 1998, après un divorce consenti, élève sa fille et son fils adolescents du mieux qu'elle peut, réussissant un parcours professionnel exceptionnel dans l'immobilier, d'autant plus lorsque la subsistance de la majorité des habitants de la ville de Lacewood, Illinois, dépend de l'incontournable multinationale Clare. La jeune femme a une passion, le jardinage.... Mais depuis quelques temps, elle se sent fatiguée et a des douleurs diffuses au ventre. Le couperet va bientôt tomber.... Le destin de Laura et de tous ses proches en sera définitivement changé... Une prise de conscience comme un coup de poing dans l'estomac les mettra face à une réalité cauchemardesque.... L'avenir de tous est remis en question à l'instar de celui de chaque humain. Pour traiter d'un sujet si dramatique et bouleversant, Richard Powers ne fait pas dans le consensuel ou l'allégé. Il veut provoquer un électrochoc en nous, que nous soyons conscients de ce qui nous attend réellement si nous ne faisons pas marche arrière et ne changeons pas nos modes de vie, de consommer, de penser. Pas de sensiblerie donc, des faits, de l'humour, de l'ironie, de l'auto-dérision, pas de concession dans la description des différentes étapes supportées par Laura et les siens. Lire ce roman au moment du déconfinement partiel, après avoir pu constater combien la planète se portait mieux sans l'humanité pendant deux mois et demi, n'est pas un hasard, je pense, et n'est pas anecdotique. Pouvons-nous changer massivement ? Faut-il une révolution, une explosion, être au bord du gouffre, pour enfin être capable de prendre les bonnes décisions pour la Terre, la nature et les générations futures d'humains ? À travers le destin de Clare, c'est l'histoire de l'Amérique et du monde occidental depuis le début du XIX ème siècle qui nous est narrée. Une fresque historique, économique, sociale... Une prise de conscience brutale à la croisée des chemins. En complément je vous conseille la lecture de " Le contrat" de John Grisham. ... Quatrième de couverture "1830. La famille Clare crée à Boston une petite entreprise de savon. Celle-ci va évoluer au rythme des Etats Unis et devenir, un siècle et demi plus tard, une véritable multinationale. Des plantes médicinales aux cosmétiques, détergents et autres insecticides, des pionniers inventifs au règne de la communication et du libéralisme, le chemin sera long et impitoyable. 1998. Laura Bodey, 42 ans, divorcée, mère de deux enfants, travaille dans l'immobilier à Lacewood, Illinois, siège des usines de Clare Inc. Sa vie va basculer et son destin converger d'une façon inattendue avec celui de la multinationale, faisant d'elle une victime révoltée par l'idée de fatalité. Après "Trois fermiers s'en vont au bal" et "Le Temps où nous chantions", Richard Powers ausculte l'influence du libéralisme sur la vie quotidienne et les destinées individuelles. Animé à la fois par une vision globale et une rare puissance émotive, il plonge le lecteur dans les contradictions de la société de consommation, et met en scène avec brio et tension les gains et les pertes auxquels est confronté l'humain." Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Jaguarman | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Jaguarman Raoul De Jong Buchet-Chastel 12 janvier 2023 288 pages traduites par Myriam Bouzid Biographie Chronique 19 avril 2023 Illustrations de Raoul de Jong et Elizabeth Tomasetti. Livre Ô combien singulier et nécessaire ! J'ai énormément pensé à la tétralogie, ou Buru Quartet, de Pramoedya Ananta Toer ( Les enfants de tous pays - Le monde des hommes - Une empreinte sur la terre - La maison de verre) éditée chez Zulma, nous contant le destin d'un javanais sous colonisation néerlandaise. J'ai repensé à mon long séjour à Amsterdam et à ma visite sidérante de l'exposition sur les Marrons au musée des colonies de la ville. Ce magnifique récit n'est pas la quête d'un fils cherchant son père, ses racines. Il n'est pas initiatique. Non, c'est un texte universel nous contant notre histoire, à chacun de nous, en recherche de notre humanité, de notre place sur cette planète en tant qu'être vivant recontextualisé dans le temps et dans la nature. Nous sommes tous l'Homme Jaguar, nous l'avons oublié mais une part de lui palpite encore en nous, profondément. Nous sommes tous issus de la forêt, nous sommes tous issus de la Nature. Le Jaguar et l'Amazonie ne sont pas des fantasmes mais des réalités qui, à travers les rêves du jeune Raoul, lui rappellent qui il est, ce qu'il est. Le rouleau compresseur, "colonisation, impérialisme", quelque soit le nom qu'on lui donne, semble avoir tout écrasé irrémédiablement. Vraiment ? Je suis sortie de cette biographie romancée charnelle et onirique profondément bouleversée, triste et bizarrement aussi pleine d'espoir en l'humanité. De plus, l'Histoire du colonialisme néerlandais est peu connue. Le Surinam encore moins. Le dépaysement est total et oblige à oublier toutes nos certitudes et nos conceptions occidentales. Beau, simplement ! Quatrième de couverture Un bouleversant voyage familial et mystique dans les jungles du Suriname. Né d’une mère néerlandaise et d’un père surinamais qu’il a très peu connu, Raoul est âgé d’à peine trente ans quand il reçoit le courriel suivant : « Je cherche mon fils Raoul de Jong☺☺☺ » De cette rencontre tardive avec son père naissent de nombreux espoirs, parfois déçus, et autant de questions, notamment sur son ascendance surinamaise. Parmi les bribes dévoilées par son géniteur, une rapide mention d’un ancêtre homme-jaguar retient l’attention du jeune homme. Alors que son père refuse d’en dire davantage, Raoul se lance à la recherche de cet ancêtre énigmatique qui l’emmènera dans les rues étouffantes de Paramaribo, au cœur de la jungle surinamaise ou dans la maison d’une prêtresse. Dans cette quête de l’animal, le jeune écrivain part à la recherche de sa propre humanité, signant un livre d’aventures, de magie et de résistance, un véritable manifeste optimiste. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Anthologie de la Tour Eiffel | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Anthologie de la Tour Eiffel Béatrice Mandopoulos & Albine Novarino-Pothier De Borée Histoire & Documents 28 octobre 2021 280 pages Documents Chronique 10 novembre 2021 « La Tour Eiffel, cette exception culturelle que le monde envie à Paris. » Et pourtant combien le projet et son créateur furent décriés par une certaine élite artistique et intellectuelle de l'époque pour, quelques années après, dès la cérémonie d'ouverture du monument, retourner allègrement sa veste. Les textes vitupérants de l'époque, collectionnant les grandes envolées lyriques, les images poignantes, les exagérations ridicules, sont d'une grande cocasserie et drôlerie. Les réponses aux détracteurs sont tout aussi réjouissantes et délicieuses. La "Tour de Babel" heureusement est restée en place, exemplaire unique des avancées techniques de l'industrie de cette fin du XIXe siècle, chef d'œuvre de fer, exploit des ingénieurs mais aussi de tous les ouvriers jusqu'au plus humbles remerciés par Gustave Eiffel lors de son discours d'inauguration. De magnifiques photographies et reproductions de croquis jalonnent ce bel ouvrage, des plus précis également, détaillant avec un souci d'excellence toutes les informations même les plus infimes concernant ce monument aujourd'hui inséparable de Paris, son symbole immédiat, visité par plus de 300 millions de curieux du monde entier depuis 1889. Les autrices insistent également sur les services rendus par ce colosse, au delà du prodige technique de sa construction, au chapitre 9, la Tour Eiffel et les sciences : « Dès 1886, Gustave Eiffel savait que seule l'utilité scientifique de la Tour pourrait faire taire ses adversaires et prolonger sa durée de vie au-delà des vingt années initialement prévues ! Les perspectives sont encourageantes car la hauteur de la Tour doit permettre observations météorologiques et astronomiques, expérience de physique, observation stratégique, communication par télégraphe optique, éclairage électrique et études du vent. » Elle fut ainsi un élément décisif participant aux victoires des alliés à la fin des deux conflits mondiaux. Elle est centrale pour les débuts de la radio et de la télévision dès 1921, etc.... Inspiratrice des chansonniers, des auteurs compositeurs, des poètes, représentée partout même sur les timbres, au cinéma, dans les BD, support publicitaire et lieu de rassemblement lors des grandes manifestations patriotiques ou artistiques, elle est copiée mais jamais inégalée. Comment pourrions-nous aujourd'hui imaginer qu'elle ne soit pas là ? Impensable. Très beau livre dans un format maniable, avec une couverture souple, au contenu complet, intéressant, plein d'humour tout en étant exigeant ; c'est un cadeau parfait à prix tout doux pour Noël et pour tous les amoureux de la belle. Quatrième de couverture - objet de discorde dès sa création, mais aussi objet de convoitise et d'administration, voire d'adoration, la Tour Eiffel ne laisse jamais personne indifférent. - À l'instar de Gustave Eiffel, la Tour possède une longue et tumultueuse histoire, riche en rebondissements de toutes sortes, tous plus étonnants les uns que les autres. - On vient du monde entier pour contempler ce symbole de Paris et de la France qui ne cesse, inlassablement, merveilleusement, de se réinventer au fil des ans. • Notre Dame de Fer, la vraie, toute d’acier et de boulons, continue de recéler d’incroyables secrets et de profonds mystères que ce livre a tenté de capter en puisant aux meilleures sources : les écrits que les détracteurs du « grand pylône » et les amoureux de la « bergère des nuages » lui ont consacrés depuis sa naissance. • Dans un esprit « amoureux de la tour Eiffel », une approche chronologique, culturelle et captivante, car l’emblème de Paris et de la France à l’étranger livre une histoire trépidante... Chapitre 1 : Qui est notre dame de fer ? - Emplacement - Date de commencement / d’achèvement des travaux - Circonstances de l’édification - Commande de l’époque - Matériaux, etc. Chapitre 2 : Quand le fer charme la plume... Citations de textes en prose ou en poésie, textes littéraires ou journalistiques. À la gloire de la tour. Chapitre 3 : les détracteurs du projet montent au créneau Citations de textes en prose ou en poésie, textes littéraires ou journalistiques. en défaveur manifeste de la tour. (manifeste des 60). Des arguments parfois étonnants à découvrir ! Chapitre 4 : les hommes de la dame de fer Gros plan sur Gustave Eiffel, naturellement, sa vie et son œuvre. Encadrés pour mettre l’accent sur les autres réalisations de ce Bourguignon d’exception. Mais aussi les collaborateurs et ouvriers qui ont travaillé à cette édification en ayant à respecter des délais dans des conditions assez invraisemblables. Chapitre 5 : et la tour Eiffel est éternelle... D’hier à aujourd’hui : les modifications techniques les plus - Les restaurants, les boutiques successives - Les objets dérivés - Les fêtes, manifestations et illuminations remarquables - Les hommes volants - Les suicides et autres faits divers morbides - Les visiteurs remarquables - Les autres tours Eiffel dans le monde... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

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