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  • La Nef des damnés | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La Nef des damnés Viviane Moore 10/18 Grands Détectives 2007 318 pages Polar historique Chronique 8 octobre 2019 Troisième tome de la Saga de Tancrède le Normand Nous sommes toujours sur les flots en Méditerranée, sont présents Hugues de Tarse, Tancrède d'Anaor dont les origines ont été révélées, mais je n'en dis pas plus, Eleonor de Fierville s'apprêtant à rencontrer son futur époux en Sicile, son chien loup Tara, son valet Gauthier, Dreu un jeune moine devant créer un scriptorium dans un monastère de cisterciens sur le chemin, le géographe Afflavius, Grimoire le chat, les deux mousses Bertil et Bigorneau, Bjorn de Karetot le marin assistant le capitaine Corato. Les Guerriers fauves avec à leur tête Magnus le Noir sont toujours dans l'autre nef... les deux bateaux, dont l'un contenant le trésor offert par Henri Il de Plantagenêt à Guillaume Ier de Sicile, sont toujours menacés par un paro, embarcation volée par des Pirates repeintes en vert d'eau pour être invisible dans la nature, commandé par un psychopathe, le Diable de Seudre fou de rage et de vengeance. Le paro est maudit, trop d'hommes y sont morts dans des cris de douleur et d'agonie, laissant une trace ineffaçable. Un équipage comme sont bateau voué à l'enfer et la damnation. Lors d'une précédente attaque contre les bateaux de Henri Il, le frère et amant du Diable de la Seudre est mort, le faisant basculer dans la folie pure. Il crie vengeance, et trace les grandes lignes de son plan machiavélique... Hugues de Tarse et Tancrède d'Anaor, ainsi que tous leurs amis, en réchapperont-ils ? Mais pour l'heure le Simoun, une tempête de sable s'abat sur la Méditerranée, nos amis sont cachés dans le brouillard ; bientôt un danger plus grand, énorme, monstrueux se présente devant eux : un dromon, galère de guerre deux fois plus haut que les autres, dont la proue est recouverte de métal... Une vision apocalyptique d'un navire capable de les rattraper et les arraisoner. C'est ce que souhaite son commandant, le Ra'is.... La bataille semble incontournable... Après celle-ci, Hugues et ses compagnons feront escales aux îles Cales Cove où des ombres fantomatiques les attendent, et mouillent enfin à l'Insula de Cabo Ros où le jeune moine Dreu doit descendre puisque c'est dans ce monastère cistercien qu'il doit créer un scriptorium... Les blessés de la bataille contre l'équipage de Re'is doivent être immédiatement pris en charge.... Un certain Grégoire y officie, célèbre pour avoir été au côté de Hildegarde de Bingen... Mais une étrange atmosphère règne sur les lieux, des moines errent l'esprit perdu dans la lande, d'autres sont retrouvés morts aux pieds des falaises.... Hugues et Tancrède vont devoir élucider ce mystère..... Un bon opus, aux descriptions cinématographiques pour toute les scènes de batailles, un climat à la Umberto Eco, ou opératique avec ce Vaisseau Fantôme damné pour l'éternité qui émerge du brouillard. L'amour éternel s'invite également dans ce récit qui déterminera les évènements du quatrième tome que je vais m'empresser de découvrir. Voilà un opus étonnant, très grand spectacle et en même temps intimiste.... À découvrir pour le plaisir des mots et de l'écriture.... Quatrième de couverture La Sicile est au bout du voyage quand débute ce troisième volet de la Saga de Tancrède le Normand. Mais au printemps 1156, la Méditerranée recèle plus d'un piège pour les deux navires de guerre partis des semaines plus tôt de Barfleur. Hugues de Tarse et Tancrède d'Anaor devront une fois encore combattre côte à côte pour survivre tant aux tempêtes qu'à l'assaut des pirates barbaresques. Mais les pièges les plus redoutables ne sont pas les plus visibles. Un navire rôde alentour, menaçant, inquiétant, à l'image de celui qui le dirige et qui se fait appeler le Diable de la Seudre. Un homme qui n'en est presque plus un et qui, assoiffé de vengeance, risque fort de ne pas emprunteur seul la route qui mène aux enfers. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • L'ultime mystère de Paris | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'ultime mystère de Paris Bernard Prou Anne Carrière Roman 2019 331 pages Polar Thriller Chronique 21 février 2020 Sous la facétie, le jeu, le plaisir de résoudre des énigmes, la joie sadique de nous perdre dans des labyrinthes, de nous rendre fous avec des casse-têtes, des codes, de nous faire courir du XX ème au XIV ème arrondissement.... De la« Campagne à Paris » au cimetière du Montparnasse, de nous raconter d'horribles histoires de têtes coupées, hier et aujourd'hui, ( beurk), de congélateur de la mort au fond de la banlieue, d'illuminés des premiers temps, de moines guerriers pilleurs de trésors, oui, sous tout cela, à l'origine, il y a un homme passionné, érudit, humaniste, généreux, qui sait "s'amuser sérieusement" et nous inviter à le suivre dans ses tribulations multiples et effrénées. Car je vous préviens, mieux vaut être en forme et avoir du souffle, ainsi qu'un esprit clair et des petites cellules grises suffisamment réveillées. Mais, tout débute avec Oreste Bramard, bibliophile et marchand de livres anciens, déjà rencontré dans un opus précédent, « Délation sur ordonnance » en 2017. C'est lui qui nous ouvrira les portes sur ce récit....Dès le premier chapitre, Bernard Prou nous étonne, nous bluffe avec l'entrée en scène d'un homme, et quel homme !, que nous aurions tous aimé rencontré ! (non, je ne dirai rien même sous la torture !), qui par sa seule présence place déjà le roman sous les auspices les plus mystérieux, je dirais même « alchimiques » ... Une mise en bouche se situant quatre ans avant le récit de « L'ultime mystère de Paris », avec l'entrée dans la boutique d'une ravissante jeune femme, Melinda, venue faire expertiser deux ouvrages anciens exceptionnels ayant appartenu à son père Ernest.... Hum, hum, Bernard Prou a soudain l'oeil qui frise..... Il a une extraordinaire histoire à nous raconter où la donzelle, son paternel et bien d'autres, joueront une partie dangereuse, une partie entamée dès le premier siècle de notre ère.... Casques, boussoles, plans, sacs à dos, bonnes chaussures, vêtements chauds, lampes torches, vous avez tout ? Alors descendons dans les entrailles de la terre et de l'Histoire..... Quatrième de couverture Brillant universitaire âgé d'une quarantaine d'années, Léonard Courtillac voit, au mois de mars 2013, les catastrophes s'accumuler dans sa vie : sa fiancée, Melinda, le quitte brutalement, sans un mot d'explication ; un de ses meilleurs amis, Ludovic, est décapité et, à l'exception de la tête, son corps n'est pas retrouvé ; et voilà que son mentor et ami, Michel Garousset, est assassiné en plein Paris. En enquêtant sur ces faits dramatiques, Léonard va être amené à remonter dans le passé. À se pencher sur l'amitié indéfectible qui liait, depuis les années 1960, son père avec trois élèves et un surveillant du lycée Bugeaud, à Alger. A explorer les galeries souterraines qui courent sous le cimetière du Montparnasse. Et à se pencher sur le sort d'une relique fabuleuse et d'inestimables archives historiques, disparues depuis un millénaire. Un roman à suspense qui mêle habilement ésotérisme, alchimie et souterrains de Paris, pour résoudre une énigme captivante. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Les Trois Filles du Capitán | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les Trois Filles du Capitán Maria Dueñas Robert Laffont 18 juin 2020 560 pages traduites par Eduardo Jiménez Historique Chronique 24 septembre 2021 Fabuleuse reconstitution historique dédiée à la communauté hispanique dans le New York de 1935-36. Somptueux portraits de femmes, également, par le biais de trois sœurs et de leur mère perdues dans cette ville immense, orphelines et veuve de Emilio Arenas brusquement disparu suite à un accident stupide, en longeant un chantier. Elles n'étaient arrivées dans la cité que depuis peu, venues rejoindre un père et un mari qui jusqu'alors n'avait été capable de s'installer nulle part et encore moins de rester auprès d'elles, toujours sur les chemins ou sur les océans. Alors qu'il est depuis quelques temps dans la mégalopole américaine, il décide sur un coup de tête d'acheter une gargote en sous-sol sur la 14e rue entre Chelsea et Greenwich Village à un vieil Espagnol souhaitant retourner au pays. Il est temps de se stabiliser à la cinquantaine. Juste après cette acquisition inconsidérée, il reçoit une lettre désespérée de son épouse. Ni une ni deux, il emprunte de l'argent, encore, afin de payer quatre billets allers pour sa famille. Les liens entre ce père et mari inconséquent et ces femmes sont ténus. Pas le temps pour elles quatre de s'acclimater à ce nouveau pays, à ce quartier, d'apprendre la langue, il faut vite se mettre au travail afin de survivre et rembourser les dettes... Et bam, l'accident mortel de Emilio survient un matin aux abords d'un chantier. Bien vite, la société de construction concernée prend contact avec nos quatre Espagnoles afin de les dédommager et leur permettre un prompt retour en Espagne. Presque aussitôt, c'est un avocat Italien qui se présente à son tour pour les en dissuader et les convaincre d'intenter une action contre cette entreprise. Totalement perdues, ne connaissant personne, c'est auprès d'une de leur voisine qu'elles trouveront de l'aide et un début d'explication quant à l'empressement des uns et des autres. Grâce à cette dernière, voilà nos héroïnes malgré elles, face à une bonne soeur providentielle, haute comme trois pommes, forte en gueule, grande fumeuse devant l'Éternel et avocate. Celle-ci va les assister alors qu'elles sont entre le marteau et l'enclume, aux prises avec la pègre Italienne et les grandes entreprises du bâtiment. Ambiance très " Femmes au bord de la crise de nerfs", les portes claquent, les cris et les pleurs résonnent, on hurle, on sanglote, on menace, mais surtout on s'aime sans savoir se le dire. Victoria l'aînée n'en peut plus d'être raisonnable, Mona veut entreprendre et réussir la reconversion de la gargote en night club ibérique et latin, Luz rêve de paillettes, de sun lights, forte de son talent de chanteuse. Cependant, les hommes rôdent autour d'elles pas tous bien intentionnés. Ne parlant pas un mot d'anglais, étrangères perdues dans cette immense cité sans le soutien paternel, avec une mère nostalgique de l'Espagne d'hier et inconsolable après la mort de leur petit frère, notre trio formé par las hijas del Capitán, va devoir affronter bien des épreuves, relever bien des challenges, trouver des alliés, grandir et faire un chemin initiatique jusqu'à comprendre enfin où est sa place : aux USA ou en Espagne où déjà résonnent le bruit des bottes franquistes...? L'autrice nous réserve des moments drolissimes alors que tout semble s'écrouler, mélange adroitement rires et larmes, dresse un portrait haut en couleurs, cocasse ou critique de ce microcosme hispanique qui reste lové sur lui-même, où monarchistes et républicains s'affrontent, où loterie illégale et banditisme règnent dans une ambiance caliente. Passion, humour, cruauté du destin et drame pour un roman historique épicé qui peu à peu bascule dans le thriller ultra violent, crépusculaire. Nos trois filles du « Capitán » Emilio Arenas vont-elles réussir à survivre à la tragédie, en marche dès l'enterrement de leur père ? Magnifique roman, très intéressant quant à la reconstitution historique de la vie dans ces quartiers latinos ou au sein de la bonne société hispanique vivant retranchée derrière ses murs comme si elle était encore en Espagne. On ressent fortement les tremblements dûs aux métamorphoses du monde en cet entre deux guerres. J'ai été littéralement emportée par le vent de ce récit, heureuse d'en apprendre autant sur ce sujet de l'immigration Espagnole à New York dans les années 1930. Quatrième de couverture Trois sœurs venues d'Espagne prêtes à conquérir New York. New York, 1936. El Capitán, petit restaurant de quartier de la 14e Rue, une des enclaves de la colonie espagnole, peine à être rentable. Le décès accidentel sur les docks de son propriétaire, le casse-cou bourlingueur Emilio Arenas, oblige ses trois jeunes filles au tempérament fougueux à en prendre les rênes. Abattues mais poussées par la nécessité de subvenir à leurs besoins, Victoria, Mona et Luz devront surmonter bien des obstacles pour voir leur rêve se réaliser, celui de transformer la gargote en night-club latino. Aventures, passions, désillusions, vengeances et victoires : avec Les Trois Filles du Capitán, María Dueñas nous offre un roman haletant et envoûtant. Le livre est aussi un hommage aux femmes qui font face à l'adversité et à tous ceux qui ont le courage de vivre l'aventure – souvent épique et toujours incertaine – de l'émigration. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • L'Horloger de Jaroux | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'Horloger de Jaroux Maurice Chalayer De Borée Terres d'écriture 7 avril 2022 288 pages Historique Terroir Chronique 12 avril 2022 J'aime infiniment tous ces récits de terroir que nous offre la maison d'édition De Borée. Non seulement, ces textes sont remarquablement écrits, avec cœur et passion, mais ils sont également d'une importance capitale quant au travail de mémoire et de préservation de notre culture française et régionale et l'hommage que nous devons témoigner à tous nos prédécesseurs qui, courageusement, nous ont ouvert la voie vers une société plus égalitaire et juste dans le respect de la tradition tout en privilégiant un progrès éclairé et réellement bénéfique à toute la société. Cela nous rappelle de ne rien lâcher lorsque les cieux s'assombrissent, que de nouveaux orages s'annoncent. Le destin des personnages de ce très beau récit est étroitement lié à celui du Haut Juras et de Besançon, en particulier de l'entreprise Lip, fabriquant horloger. Ce sera bientôt la fin des trente glorieuses, le début d'une crise économique gravissime, l'obligation pour les ouvriers de s'organiser contre un ultra libéralisme qui, tel un rouleau compresseur, écrase tout sur son passage, dans un mépris total de l'individu. Début d'une mondialisation dont on mesure aujourd'hui tous les dangers, perte de certains savoir-faire, uniformisation d'une société, non respect des particularismes de chaque région. J'ai découvert avec beaucoup d'enthousiasme et d'admiration l'existence de ces paysans du Haut Juras qui, à l'instar de P'tit Louis, étaient aussi horlogers, capables d'imaginer, de créer, de réparer autant des horloges comtoises que des montres à gousset ou à bracelet. Il est passionnant de suivre les évolutions de cet artisanat d'art devenu industrie, de mettre nos pas dans ceux du petit fils du vieil homme, le courageux et génial Jacquot, de ses premières années tout gamin à sa maturité. "L'histoire d'une vocation qu'aucun obstacle ne parviendra à contrarier." Enfin ces pages qui sonnent comme un roman initiatique nous rappellent que nous ne devons jamais trahir nos convictions, que nous devons écouter et suivre notre instinct, que la vie est bien courte pour ne pas être vécue passionnément et avec intégrité, humanité dans l'amour du beau, dans un souci d'excellence. Un roman qui redonne confiance et courage afin de défendre nos valeurs et l'héritage de nos aïeux. Quatrième de couverture Depuis sa plus tendre enfance, Yves Jacquot, passe tout son temps libre auprès de son grand père P'tit Louis, « paysan horloger » A ses côtés, il apprend tous les secrets de l'horlogerie artisanale Doué et passionné, il n'envisage pas d'autre métier que celui de dessiner, monter et démonter des montres, qu'elles soient de gousset ou à bracelet. Un avenir parfaitement inconcevable pour son père, car dans le Haut Jura des années 60 les Jacquot sont scieurs de père en fils Une chose sur sûre, pour Yves, la perspective de rentrer un jour chez Lip, le fabricant bisontin de montres pour lequel il rêve de travailler, est loin d'être acquise Et pourtant Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Marques de fabrique | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Marques de fabrique Cécile Baudin Presses de la Cité le 9 mars 2023 432 pages polar historique Chronique 28 juillet 2024 Dans la collection Terres de France Prix Canut 2024 Prix littéraire régional Centre-Sud 2024 du Lions Club Prix Polar + du roman noir historique 2024 "Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre, Qui produit la richesse en créant la misère, Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !" Melancholia, Victor Hugo Une masure, des cris, du sang, deux hommes, une femme écartelée par la douleur... Un premier bébé émerge dans un monde cruel en ces années 1870 où la vie ne vaut pas cher, où né pauvre on le reste, où des prédateurs de toutes sortes guettent leur proie. Un deuxième vagissement.... Deux âmes pures jetées en pâture aux loups. Vite, l'un des acteurs de cette scène cauchemardesque s'en va avec les nourrissons, que va-t-il leur arriver ? L'autre reste avec la mère exangue.... Vingt ans plus tard, deux femmes des plus singulières : - Claude Tardy obligée en cette fin du XIXe siècle de se travestir ( costume, moustache, et autres accessoires masculins) afin de mener sa mission d'"inspecteur" du travail dans les usines, manufactures et ateliers employant des hommes. - Sœur Placide chargée de surveiller les jeunes filles et enfants nourries, logées et employées par les célèbres Soiries Perrin. Claude avec son superviseur, Edgar Roux, homme âgé un peu lunaire parfois, complice du subterfuge utilisé par sa collaboratrice sur le terrain, se rend dans une tréfilerie à l'annonce de la découverte d'un mort. Un jeune homme, en effet, avec une tâche de naissance caractéristique sur le visage, semble s'être pendu. Curieux suicide! Trois mois après, le cadavre gelé de son parfait jumeau est par hasard retrouvé affleurant sous la surface d'un lac glacé ! Là encore le tandem est dépêché sur place. Curieux accident ! Sœur Placide, quant à elle, est bouleversée à la vue d'une toute petite fille tout juste arrivée avec un groupe de nouvelles recrues. Celle-ci est le portrait craché d'une des protégées de la religieuse partie se marier voici quinze ans et disparue depuis. Elle sait qu'un événement terrible a dû advenir, la présence de cette enfant dite orpheline en est la preuve. Elle se met à enquêter auprès des archives, de sa hiérarchie, d'Olympe Perrin, l'épouse du propriétaire de l'usine... Parallèlement, des incidents au sein des dortoirs, en particulier la nuit, se multiplient créant un climat anxiogène. Des ombres blanches, des bruits, des fulgurances sont aperçues par les résidentes des lieux, paniquées et persuadées que des spectres d'ouvrières disparues hantent les lieux... Comment les enquêtes des uns et de l'autre vont-elles se rejoindre ? Comment reconstituer le puzzle avec des pièces aussi étranges si tant est qu'elles forment un tout ? Sont-ils armés pour affronter l'indicible, l'horreur absolue ? Ce polar et thriller historique est un brûlant plaidoyer contre l'exploitation des plus faibles et précaires, femmes et enfants, par une industrie broyeuse de vies, véritable rouleau compresseur aplanissant le terrain afin de faciliter la progression d'un capitalisme inhumain et d'une classe dirigeante criminelle. En pleine révolution industrielle, que représente l'existence d'un enfant, d'une jeune femme ? Pas grand chose. Ils sont juste une ligne dans un livre de statistiques. Premier opus d'une trilogie annoncée, premier roman également édifiant, terrifiant et passionnant, ce texte est une description fabuleuse et détaillée du monde industriel en cette fin du XIXe siècle charnière entre une société rurale, artisanale, fonctionnant en circuit court et un monde industriel, capitaliste et mondialiste. Très bon scénario, tension soutenue, personnages parfaitement campés, je ne peux que vous conseiller d'emporter ce roman avec vous cet été. Je vous invite à lire la biographie de l'autrice par elle-même très éclairante quant à sa légitimité à traiter de ces sujets sociétaux et à l'originalité de son parcours jusqu'à la rédaction de cet ouvrage évidemment multiprimé. Quatrième de couverture Un voyage dans le temps en pleine révolution industrielle. Deux héroïnes, sans se connaître, enquêtent sur deux mystères imbriqués l'un dans l'autre. Morts suspectes, disparitions inquiétantes dans l'univers de la soie et de la filature... Ain, 1893. Pour exercer son métier d'inspecteur du travail, Claude Tardy est obligée de se travestir en homme, avec la complicité de son mentor Edgar Roux. Lors d'un contrôle dans une tréfilerie, ils se retrouvent face à un étrange suicide : un jeune homme pendu, prisonnier dans des fils de métal. Plus étonnant encore, la découverte dans un lac, trois mois plus tard, d'un corps congelé... Celui d'un ouvrier, sosie du suicidé. Non loin de là, sœur Placide accueille les nouvelles pensionnaires des Soieries Perrin, des orphelines employées et logées dès leurs douze ans jusqu'à leur mariage. Elle est bouleversée par l'une d'elles, une fillette blonde qui ressemble à s'y méprendre à Léonie, une ancienne pensionnaire. Qui, partie pour se marier, n'a plus jamais donné de nouvelles... Deux enquêtrices pour deux mystères inextricablement liés qui révèlent la face sombre de la révolution industrielle. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • C'est toi, Maman, sur la photo ? | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires C'est toi, Maman, sur la photo ? Julie Bonnie Globe 2019 203 pages Autobiographie Chronique 16 octobre 2019 Oyé oyé, tous les lecteurs autour des quarante- cinq / cinquante ans, ce texte est pour vous. Nostalgie, rires, larmes, émotions multiples et rapides comme à l'époque de notre cher bouleversement hormonal des dix/quinze ans. J'ai beaucoup aimé ce livre-retour dans le passé, l'adolescence, j'éprouve beaucoup de tendresse pour tous les acteurs de ce récit et bien évidemment pour Julie, qui me rappelle moi, dans la même situation familiale et amicale. La grande différence, c'est que j'ai fait des fringues pour tout le monde dès mes onze ans en plus du conservatoire et du lycée et non monté un groupe avec des copains. Même Souvenirs sur beaucoup de points, d'où sourire, l'oeil qui pique... La mode capillaire et vestimentaire, la recherche de sa personnalité via l'apparence, les groupes de l'époque commerciaux ou Underground, la meilleure amie qu'on adore et admire pour sa liberté, sa beauté, sa fausse force, en fait pas mal paumée... Également une fresque historique de cette Europe qui change rapidement, chute du mur de Berlin, séparation de la Tchécoslovaquie...... Puis la trajectoire va dévier pendant près de 10 ans avec ce premier groupe Myosotis, indépendant : une école de la vie, apprentissage à un vrai métier, bilan des compétences plus que positif lorsque tout explose, même si la séparation est une douleur indicible. On suivra le groupe sur toutes les routes, dans toutes les galères, tous les coups foireux, mais ils s'accrochent, de sacrés têtes de mules ou plutôt des guerriers magnifiques ou pathétiques selon les moments. L'ambiance est parfaitement recréée par Julie Bonnie, en petites touches avec honnêteté, joie, tristesse, amertume... Une adulte se retourne sur son passé et retend la main à elle-même à travers le temps. Le tandem se reforme... Écriture belle et sensible, des scènes bouleversantes ou d'une cocasserie formidable, ( la rencontre entre le groupe et des peace and love naturistes... J'en ris encore), le sentiment que cela aurait pu très mal se finir également, et que l'auteure et son compagnon Nicolas ont eu le bon instinct de survie et de la chance. Une expérience de dix ans inoubliables, qu'il fallait traverser pour construire ensuite sa propre destinée, seule ou bien accompagnée... Un beau livre sincère et émouvant... Quatrième de couverture Julie, quarante-six ans, a fait son lit et rangé sa cuisine équipée après le départ de ses enfants pour l'école. Elle est écrivaine et musicienne et, aujourd'hui, elle a rendez-vous avec Julie, treize ans, avec sa jeunesse. Sur les photos de l'époque, ses enfants ne la reconnaissent pas. Leur mère, crâne rasé, violon en main, dans la nuit berlinoise, juste après la chute du mur. Leur mère enroulée dans un camion qui traverse les nouvelles frontières et mène aux scènes underground d'Europe de l'Est ? Inimaginable. Et la gamine survoltée qui a la rage et hurle dans le micro, est-ce qu'elle reconnaîtrait la femme qu'elle ne pensait jamais devenir ? Ce livre, c'est le groupe qu'elles forment à elles deux. Sa musique est pugnace, douce-amère, entêtante. Dans sa lucidité, elle nous berce tous." Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Un été d'orage | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Un été d'orage Corinne Javelaud de Borée Le 11 septembre 2025 274 pages historique Chronique 25 septembre 2025 Paru dans la collection Terres d'écriture " Le courage est le prix que la vie exige pour accorder la paix " Amélia Earhart, aviatrice américaine. (1898-1937) " Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde " Charles Baudelaire 1842-1954 12 ans séparent une mère et sa fille, Eulalie et Beata. Les deux ont eu un accident de voiture. Silence sur le drame, brouillard régnant sur la mémoire, ignorance insupportable des évènements antérieurs à cet instant fatidique. 3 mars 1942 Eulalie Fontanel, mère d'une petite fille, est seule à se débattre au quotidien depuis que son mari, Lazare, est prisonnier de guerre. La grande débâcle a entraîné la France dans les tourments de l'occupation nazie. Partout la croix gammée déclare la capitale ville ouverte, vaincue. Les bombardements aériens sont légion, la maison de la jeune femme à Boulogne-Billancourt est pulvérisée. Le quartier de la Saussière non loin des usines Renault, collaborant avec l'occupant, a été la cible parfaite. Vite ! Retrouver la petite, courir chez celle qui la garde, Berthes Vandman, et la serrer enfin dans ses bras, soulagée. Mais comment survivre maintenant ? Pour Berthes ne s'étant pas déclarée aux autorités quant à son statut de juive, partager son logement avec la mère et la fille présente beaucoup d'avantages. La cohabitation débute ainsi. Elle est belle Eulalie, un physique de danseuse de revue très vite repéré par un certain André Dolitor, régisseur au Théâtre des Folies Bergère, un jour d'automne 1940 dans le métro. Pour celle qui rêvait de danser à l'Opéra, il n'est pas facile de s'imaginer évoluer presque nue devant un public à moitié allemand. Mais elle n'a pas le choix, la place offrant certaines facilités en nature et un bon cachet. Bien vite un haut gradé de l'Abwehr, Lubin Von Baden, la remarque, il prend son temps, la courtise, resserre l'étau autour de sa proie. Danger ! Fuir ! Paris, août 1954 Beata est aujourd'hui une jeune fille, élevée par les sœurs après l'accident. Alors qu'elle atteignait enfin ses 17 ans, son père Lazare la retrouve et l'emmène chez lui dans le XVe arrondissement de Paris. Une nouvelle vie débute pour celle qui ne peut oublier sa mère et qui s'interroge sur ce qui s'est réellement passé sur cette route de Charente. Pourquoi y sont-elles allées ? Comment le drame est-il survenu ? Beata sait que si elle veut construire sa vie, elle doit le faire sur de solides fondations. Or, tout n'est que brume. Elle ne se souvient de rien de précis, elle était trop petite. Son père ne souhaite pas se replonger dans son passé, il reste fuyant. C'est en retrouvant sa nounou Berthes que peu à peu elle peut enfin commencer à reconstituer le puzzle. Elle découvre alors tout un pan de l'existence de sa mère dans le Paris by night de l'occupation. Notre amie ne sera pas au bout de ses surprises, certains protagonistes de ce récit ayant de lourds secrets à cacher. L'enquête commence pour Beata tendant ainsi la main vers sa mère à travers le temps. La rencontre aura-t-elle lieu malgré les orages qui ne cessent de gronder ? Voici une belle reconstitution d'un Paris occupé puis d'après guerre où de nombreux dangers guettent les belles jeunes femmes. Quatrième de couverture 1942. Dans un Paris occupé dans lequel elle se sent prisonnière, Eulalie Fontanel tente de survivre. En acceptant de devenir danseuse aux Folies Bergère pour nourrir sa fille Beata, elle a l'impression de trahir son mari, envoyé au front. Le pire, c'est d'avoir attiré l'attention de Lubin Von Baden, un mystérieux officier de l'armée allemande qui la poursuit de ses assiduités. Alors, pour son bien et celui de sa fille, elle décide de fuir et se réfugie chez des cousins en Charente. Des décennies plus tard, Beata tente de découvrir les secrets de cette époque troublée lors de laquelle sa mère tentait d'échapper aux orages de la guerre. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Samuel Jones  | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Samuel Jones Pascal Nordmann Presses Inverses Le 11 avril 2024 72 pages monologue Chronique 31 mai 2025 " ... une feuille morte descend des cintres ... " Et le monde bascule... Et le Je devient Nous... " ... lorsque vous avez goûté aux nuages, il est pénible de revenir à la poussière. " Lire un texte de Pascal Nordmann, s'y plonger, signifie faire un saut dans l'inconnu, dans une dimension surréaliste, poétique, troublante, bouleversante et finalement pour moi, réconfortante. Jouant avec les limites entre tangible et rêve, entre pragmatisme et folie, entre solitude et altérité, entre mémoire et amnésie, il touche à notre être intime, celui qui souvent n'est perceptible que pour nous, celui qui se regarde dans un miroir, ne s'y reconnaît pas, éprouve un vertige. Texte théâtral, monologue ponctué d'une phrase mystérieuse, seul mouvement visible : " ... une feuille morte descend des cintres ... ", nous poursuivons dans les méandres de sa pensée, un individu... aux strates multiples, ici ou ailleurs, au sud de l'Angleterre ou à Stockholm, ou quelque part entre les deux, hier ou aujourd'hui : - est-ce un savant récompensé d'un prix Nobel pour ses théories en mathématique du malaise, seul à avoir perçu qu'il manquait dix chiffres à la suite de Fibonacci, d'où une sensation de déséquilibre et donc de nausée et prescience de l'imminence de catastrophes, seul à avoir diagnostiqué la création d'une faille en ce monde ... ou en lui... ou en nous... ? ou alors - est-ce un artiste imitant avec talent le chant des oiseaux, gazouillis de la mésange ou cris du moineau, digne des plus grandes salles de théâtre ? peut-être les deux, libre bien qu'enfermé dans une unité de soins ou voguant sur les flots, marié à Béatrice ou collectionnant les aventures amoureuses. Vous me suivez ? Non ? Pourtant le roi de Suède, lui, a compris ; il écrivit à Jones & Jones, les "géomètres de la brume, les physiciens de la panique", ces mots : "Aussi loin qu'il m'en souvienne [...] lorsque l'on me parle de Fibonacci, je ressens un malaise, une sensation de vertige dont j'ai toujours ignoré l'origine. Grâce à vos travaux, je comprends l'exactitude de mon intuition. Il est bon de savoir que quelqu'un se soucie de trouver une cause à la tristesse et la fragilité du monde. Je vous en remercie : puissiez-vous longuement poursuivre vos recherches." Et pourtant, d'autres cherchent à leur faire recouvrer la raison lors d'ateliers de la mémoire, mais " Chaque séance nous laissait un peu plus vides, un peu plus défaits. Jour après jour, moniteurs et monitrices s'épuisaient en efforts tendant à nous prouver que tout allait bien, que la pulpe logique du monde ne souffrait d'aucune déchirure, que, par conséquent, la catastrophe prédite par la mathématique du vide ne se produirait pas. Comme s'il n'y avait aucune faille ! Comme si nous avions rêvé l'absence, le développement linéaire, inévitable, inexorable, de la tristesse, la perte de soi, la solitude. En vous, peut-être, Jones, mais nous, notre genre, notre espèce, notre famille, comment appelez-vous ça, ne souffre d'aucune faille, d'aucune fêlure qui menacerait sa survie... " " ... une feuille morte descend des cintres ... " Bienheureux soient les fêlés qui laissent passer la lumière par les fissures de leur Être. Quatrième de couverture Qui est réellement Samuel Jones ? A-t-il ou n’a-t-il pas reçu le prestigieux « Prix de Stockholm » des mains du roi de Suède ? Quelle est l’origine des trois coups de feu entendus dans sa chambre d’hôtel le soir de la cérémonie de remise du prix? Est-il l’auteur du fameux « Traité des corps qui tombent » qui révolutionna les mathématiques de la panique et l’algèbre de l’échec ? Y avait-il quelqu’un dans l’armoire de cette chambre d’hôtel ? Pourquoi a-t-il oublié ? Qu’a-t-il oublié ? Le temps est-il réellement courbe ? Enfin: quelle est la véritable nature de cette institution du sud de l’Angleterre dans laquelle l’on situe son domicile ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • (In)visible | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires (In)visible Sarai Walker Gallimard Série Noire 11 mai 2017 368 pages traduites par Alexandre Guécan Thriller Chronique 22 août 2017 On ne sort pas indemne de ce roman noir lorsqu'on est une femme consciente de vivre dans un monde hyper-sexué, où son objectivation est constante et pernicieuse. Publicités, journaux dits féminins, clips vidéos, au sein de l' entreprise, en société, sur les réseaux sociaux, à la télévision... Si vous êtes d'une taille normale, vous pouvez, en étant extrêmement vigilante et intelligente, faire votre place, sans vous trahir, dans votre carrière et au sein de votre famille. Vous pouvez vous fondre avec grâce sans être dans la concession facile et même faire changer doucement mais sûrement les mentalités. Mais, quand vous êtes une femme XXL, n'y pensez même pas! Vous êtes une agression permanente pour la grande majorité des hommes et aussi des femmes lobotomisées par un lavage de cerveau millénaire. Une femme XLL est forcément quelqu'un sans volonté, qui baffre toute la journée, une mal dans sa peau, une qu'on remarque trop, et si en plus, elle a deux neurones et des velléités de vivre sa vie comme toutes à chacune, attention ⚠les professionnels de la santé, les magazines, le regard des autres femmes, pas de tous les homme loin s'en faut heureusement, la ramènent vite à sa place. Sois INVISIBLE ! Depuis cinq ans un grand retour en arrière s'est amorcé, une régression accompagnant celle des tailles : la disparition dans les grandes enseignes aux prix abordables, des espaces pour les généreuses, les voluptueuses, ou alors ces espaces se réduisent de plus en plus.Une attitude stupide puisque la moyenne européenne est d'un bon 44 . Alors un livre comme celui-ci ( je déteste cette couverture très limitative par rapport au propos), est sacrément transgressif et agressif, même pour une plantureuse comme moi à la langue bien pendue pour remettre les cons à leurs places. Il y a toujours un petit morceau du coeur qui se fissure et éclate en mille morceaux quand les minces, les " normaux" se permettent une réflexion du style " c'est dommage, vous avez un si joli visage", " ou si j'étais comme toi je serai catastrophée", (collègue chanteuse dans la loge que nous partagions devant mon habilleuse, je suis restée stoïque sur le moment mais, plus tard, avant une répétition des soprani avec le chef d'orchestre, devant le pianiste effaré par une nouvelle réflexion de la donzelle, j'ai répondu que "petit physique petite voix , grand physique grande voix !", Et que je préférais être à ma place qu'à la sienne.) Parfois on hésite entre les somnifères pour soi et la batte de baseball pour éclater les autres. Au début de cette histoire Prune est plutôt à vouloir se faire du mal, au lieu de se révolter. Pire elle répond à la place d'une certaine kitty, rédactrice d'un journal pour jeunes filles, à toutes les adolescentes en souffrance percutées par une société sexiste et cruelle, pas armées pour l'affronter. Pour se faire, elle va au café de Carmen avec son PC tous les jours à cinq minutes de chez elle ( kitty aurait eu du mal à voir ce pachyderme tous les jours au bureau), continue à prendre son médicament antidépresseur Z, s'habille de noir pour être transparente et s'alimente anarchiquement avec les produits de weistwatchers ( clin d'oeil) . En terme clair elle ne vit pas, elle crève de faim et les notions de plaisir et de joie de vivre lui sont étrangères. Son seul espoir, se faire opérer.Depuis un certains temps elle remarque une fille, Letty, au look très particulier la suivant partout et cela commence à beaucoup l'inquiéter. Un jour, celle-ci lui transmets un livre et fait en sorte qu'elle soit en relation avec le groupe féministe Calliope. Parallèlement des symboles de la culture sexiste et humiliante pour les femmes sont attaqués par des terroristes aux méthodes brutales, sanglantes, sans aucune pitié, allant jusqu'aux meurtres après tortures : Un magazine dont la page 3 exhibe toujours une fille aux seins nus, une journaliste pornographique, une star du x et son mari, des hommes jamais condamnés mais coupables de viols, etc..... Groupuscule ou une seule exterminatrice sous le nom de Jennyfer ? Le FBI ne sait pas. Prune, ou Alicia de son vrai nom, se demande de plus en plus inquiète si Letty, qui a disparu, ne serait pas mêlée à cette affaire ? L'auteur nous offre des passages d'une rare cruauté, trashs mais aussi cocasses et drôlissimes. Moments je dois dire jouissifs dans certains cas exposés.Toute les femmes se sentent peu à peu concernées, minces ou grosses, et cette barbarie féminine va avoir un impact général, mais aussi en particulier sur notre héroïne. Elle en devient bientôt une, au fil des pages, et sa métamorphose fait du bien. Du vitriol donc jeté au visage de notre société et un message à toutes les femmes en désamour d'elle-mêmes. Un bon roman noir et à haute calorie. MIAM ! Quatrième de couverture Prune Kettle fait de son mieux pour éviter les regards, parce que quand vous êtes grosse, se faire remarquer c'est se faire juger. En attendant l'heure de la chirurgie miracle, elle répond aux e-mails de fans d'un magazine pour ados. Mais lorsqu'une jeune femme mystérieuse, avec des collants colorés et des bottes de combat, se met à la suivre, Prune est projetée dans le monde de la Fondation Calliope ? une communauté clandestine de femmes rejetant les diktats de la société ? où elle va connaître le prix à payer pour devenir « belle ». Parallèlement, une guérilla terrorise ceux qui maltraitent les femmes, et Prune se retrouve mêlée à une intrigue sinistre, dont les conséquences seront explosives. 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  • Pachinko | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Pachinko Min Jin Lee Charleston Janvier 2021 622 pages traduites par Laura Bourgeois Historique Chronique 30 juin 2021 « - Go-saeng, dit Yangjin. Le destin d'une femme est de souffrir. - Oui, Go-saeng, répéta Kyunghee. Toute sa vie, Sunja avait entendu cet adage martelé par les femmes. Elles devaient forcément vivre dans la souffrance - en tant que fille, en tant qu'épouse, en tant que mère - et mourir dans la souffrance, tel était leur destin. Go-saeng... Ce mot lui filait la nausée. Y avait-il une autre voie que l'endurance ? » Le Pachinko est un appareil, mélange de flipper et de machine à sous, prisé des japonnais. Les établissements de jeu sont généralement tenus par des Coréens qui n'ont pas beaucoup de choix de carrière au Japon, victimes de racisme et de mesures de privations des libertés même nés sur le sol nippon. Ils restent pour toujours des ganjin, des étrangers au même titre que les Chinois, soupçonnés d'être des criminels, des yakuzas, considérés par les colonisateurs japonais comme des inférieurs. À l'occupation du sol, l'Empire du levant ajoute la déportation de milliers de Coréens mourant de faim chez eux puis au Japon. Des Coréens qui sont partis de leur terre maternelle avant la seconde Guerre mondiale, qui n'ont donc pas connu leur pays coupé en deux. Bloqués au Japon où ils n'ont pas d'avenir, ils ne peuvent revenir non plus sur la terre de leurs ancêtres : pour certains leurs biens sur place ont été confisqués par la dictature communiste, pour d'autres, tout a été soufflé par le vent de l'Histoire. Ces Coréens du Japon sont donc apatrides, piégés, en apnée, comment se construire personnellement dans ce contexte, comment envisager un avenir ? L'auteure, grâce à cette fresque historique magnifique, puissante, bouleversante, originale, surtout pour nous occidentaux, m'a bluffée : elle traite du racisme, de la colonisation, de la guerre, de la condition féminine, des rapports parents-enfants, d'héritage, de passation de témoin intergénérationnel, en nous contant le destin de femmes et d'hommes de la même famille en Corée puis au Japon. Son empathie et sa bienveillance envers ces ombres du passé sont entières. Nous suivons pas à pas Sunja, jeune villageoise timide et naïve de 1930 à 1989... Séduite par un Coréen riche venu du Japon, (on apprendra plus tard qu'il est marié à la fille d'un yakuza), elle tombe enceinte alors qu'elle même n'est qu'une enfant. Sa mère Yangjin, tient une pension de famille où arrive bientôt un voyageur en chemin vers le Japon. Le jeune pasteur presbytérien Baek Isak en effet projette de rejoindre son frère Baek Joseb à Osaka. Mais, de constitution fragile, Isak tombe très malade sitôt installé à la pension : récidive de tuberculose. Les deux femmes décident de l'isoler des autres résidents et de le soigner. Le destin vient de s'inviter dans l'existence paisible de ces Coréennes, déjà menacées sans qu'elles le sachent, par la foudre que la seconde Guerre Mondiale va faire s'abattre. Un ouragan se déchaînera sur le pays tout entier et leur petite bourgade en particulier. Min Jin Lee est une autrice surdouée, son texte est d'une grande délicatesse quant aux analyses de la psyché de chaque personnage et des conditions politiques, économiques, ayant mené à la colonisation puis la déportation et la maltraitance par le Japon de leur victimes Coréennes et Chinoises. Les protagonistes de ce récit somptueux, exceptionnel, sont tous assujettis à un destin implacable par on ne sait quel dieu vengeur, mais aussi par les traditions, croyances et codes de l'honneur de leur pays d'origine fantasmé et du Japon. Le mélange est explosif, détonant et provoque la ruine de plusieurs vies. Cette histoire particulière apporte sa pierre à la Tragédie humaine universelle et intemporelle. D'une beauté, d'une cruauté, d'une poésie infinies, ce roman est à part, c'est un chef-d'œuvre absolu, précieux, indispensable, incontournable. Je remercie la Médiathèque Pablo Neruda de Malakoff de l'avoir ajouté à son catalogue. Quatrième de couverture « Une histoire puissante sur la résilience et la compassion. » Barack Obama Début des années 1920, dans un petit village coréen, la jeune Sunja se laisse séduire par un riche étranger. Lorsqu'elle tombe enceinte et apprend que son amant est déjà marié au Japon, elle refuse la solution qu'il lui propose : devenir son épouse coréenne. Ce refus est le point de départ d'un exil qui s'étendra sur quatre générations. Pour éviter la ruine et le déshonneur à sa famille, Sunja épouse Isak, un pasteur chrétien qu'elle connaît à peine et qui lui propose une nouvelle vie au Japon. S'étendant sur huit décennies et quatre générations, découvrez le récit épique d'une famille rejetée par deux pays, aux prises avec l'histoire et secouée par des questions d'identité, d'amour, de mort et de survie. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • La nuit n'est jamais complète | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La nuit n'est jamais complète Niko Tackian Calmann-Lévy 17 mai 2023 250 pages Thriller & Polar Chronique 26 janvier 2018 Les voyez-vous passer au-dessus de vous dans un bruissement léger et hypnotique ? Regardez plus attentivement la très belle couverture de Isabelle Dumontaux, ils se fondent dans les nuages menaçants, ces papillons noirs porteurs d'espoir et non plus de drame...« Les personnes les plus formidables que j'ai jamais rencontrés sont celles qui ont connu l'échec, la souffrance, le combat intérieur, la perte et qui ont su surmonter leur détresse. » Elisabeth Kubler-Ross Un désert sombre à perte de vue, une route 33, une Ford qui roule dans la chaleur suffocante, à bord un père et sa fille de 17 ans, Jimmy et Arielle. Très beau tandem assez rare, deux êtres qui s'aiment profondément dans une relation fusionnelle et respectueuse suite à une énorme perte. Bientôt dans ce paysage de fin du monde, un barrage sur la route. Une faille aurait brusquement englouti la terre plus loin selon le policier qui les arrête, impossible donc de continuer. Retourner à la dernière ville traversée est inenvisageable, plus assez d'essence. La nuit va bientôt tomber. Trois autres automobilistes sont aussi là sur le bas côté : Victor le nerveux, Juan tout en muscles et Florencio en chemise et pantalon de costume. Le flic ressemble à un rapace et n'inspire pas confiance, mais Jimmy accepte son café et rejoint sa fille pour dormir dans l'habitacle jusqu'au lendemain où on avisera. Mais au matin, la donne a changé, un long cauchemar débute. Toutes les batteries sont à plat, le policier et son 4x4 ont disparu. Que faire ? Tous les cinq décident de marcher sous un soleil de plomb en rationnant l'eau et le peu de nourriture, pour vérifier cette histoire de faille.... Ils arrivent épuisés à une ancienne mine de charbon... Ce roman aux couleurs sombres et à l'ambiance surnaturelle et onirique, est un terrifiant huis clos. Le temps se suspend, les repères sont perdus, nous sommes pris dans un piège formidablement bien imaginé par l'auteur. On tremble pour notre duo, plus les évènements macabres se succèdent rapidement, plus la présence d'une bête maléfique se précise. Parfaitement mené, ce récit horrifiant porte en lui également des valeurs humanistes essentielles, qui tels des rayons de lumière pure trouent l'épaisseur des nuages menaçants... Et toujours le bruissement des ailes de papillons....Une première fois me concernant dans l'univers de Niko Tackian et pas la dernière puisque j'enchaîne avec Toxique. Quatrième de couverture La route à perte de vue au milieu d'un désert de rocaille. Arielle et Jimmy parcourent le bitume au volant de leur vieille Ford. Mais quand le père et la fille tombent sur un barrage de police et sont obligés de passer la nuit sur place tout dérape... Ils se réveillent abandonnés, naufragés de l'asphalte, avec trois autres rescapés. A quelques kilomètres de là, deux immenses tours métalliques se dressent, cadavres rongés par la rouille et le temps. Quelques maisons en tôles froissé se serrent pour se protéger du vent. Cette ancienne mine sera leur refuge. Ou leur pire cauchemar... Mais ce voyage au coeur des ténèbres est-il vraiment un hasard ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • La nuit de l'ogre | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La nuit de l'ogre Patrick Bauwen Albin Michel 2018 487 pages Thriller Chronique 19 septembre 2018 « La mort est un art. Vous en êtes le spectateur. Et vous pourriez être sa prochaine victime. Des sous-sols de Paris aux recoins obscures des facultés de médecine, Chris Novak, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin. » Vous voilà bien avancés, n'est-ce pas ? Puisque manifestement c'est le souhait de l'éditeur et de l'auteur de ne rien donner en quatrième de couverture, je vais respecter ce vœu. Sachez que c'est la suite de « Le jour du chien », prix Polar 2017, que vous allez le retrouver ce cador bien caché là où vous ne pourriez l'imaginer, que vous allez revoir les membres de la brigade Évangile augmentée d'un membre spécial, Audrey, qui a opéré ainsi un changement de carrière. Et évidemment le narrateur, Chris paumé, drogué aux anxiolytiques, mais pourtant l'esprit bien clair et l'instinct opérationnel. Comme dans un conte de fées, il est question d'un petit Poucet, d'un ogre portant un chapeau melon, et des cris de toutes les victimes de la folie inhumaine incarnée ici effroyablement. Ai-je aimé cet opus qui évidemment débouchera sur un suivant ? Oui, le chien me plaît beaucoup..... Cependant je n'ai pas retrouvé la grâce de « Les fantômes d'Eden » inégalé pour le moment. Et voilà that's all folks ! Un de mes textes les plus courts Quatrième de couverture Chris Kovak, médecin urgentiste aussi sombre que séduisant, prend en stop une jeune femme blessée qui fuit au premier feu en abandonnant son sac. Celui-ci contient du sang et une tête humaine dans un bocal. Dans le même temps, son ancienne compagne le lieutenant Audrey Valenti enquête sur une agression atroce. Ils font tout pour s'éviter mais leurs chemins vont se croiser. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Dompteur d'anges | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Dompteur d'anges Claire Favan Robert Laffont 16 février 2017 432 pages Thriller Chronique 17 avril 2017 Mon premier livre de Claire Favan, je sais c'est incroyable, voir impardonnable, me sachant accro aux thrillers ; ce ne sera pas mon dernier. Collection la Bête Noire. J'étais très surprise des retours si contrastés sur les réseaux, ou noirs ou blancs, et c'était pour moi bon signe quand un auteur provoque autant de réactions. J'ai aimé et lu très vite ce très bon thriller, à mes yeux, bien construit, d'abord axé sur Max puis sur Cameron, changement de « héros » étonnant et très intéressant ; j'aime le style direct, dépouillé de fioriture, rapide, efficace, les chapitres courts, les événements qui s'enchaînent vite et bien, tout est parfaitement maîtrisé, huilé, cinématographique, avec un très bon plan de découpes du récit. Le début part de l'incarcération de Max jeune homme gentil, sans histoire, un peu taiseux, dans une prison où il va subir les pires violences car jugé et condamné pour viol sur mineur et meurtre du gamin. Entré dans ce cauchemar comme un agneau, après que le véritable coupable soit découvert, il va en sortir, loup dangereux, ivre de vengeance, et utilisant malhonnêtement les connaissances qu'il a accumulées pendant sa peine dans les livres, pour justifier intellectuellement et presque politiquement un passage à l'acte impardonnable. Pour atteindre ses anciens bourreaux, il va enlever leurs enfants et en faire des machines de destruction, armes de sa fureur, de sa guerre. Je vous laisse découvrir le destin de chacun, et celui de Cameron en particulier, personnage très ambivalent, qui ne pourra que vous stupéfier. Peut-être que de s'attaquer à l'innocence indubitable des enfants est perçu comme le non respect d'un tabou, et explique des retours de lecture aussi brutaux et négatifs. (Lire « Je sais pas » de Barbara Abel , juste un conseil ). Pour ma part, la question des enfants soldats en Afrique, et ailleurs, m'a souvent traversé l'esprit à cette lecture. Peuvent-ils être sauvés quand on les a embrigadés à commettre le mal absolu ? Y a t'il un retour à la normale possible pour ces sacrifiés ? Merci Claire Favan pour ces quelques heures dans votre univers. Quatrième de couverture On ne choisit pas sa famille. Encore moins celle de son ravisseur... Condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là même censés assurer l'ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu'il est reconnu innocent et libéré, ce n'est plus le même homme. Il n'a désormais plus qu'une seule idée en tête : se venger de cette société qu'il hait par-dessus tout. Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu'à ce qu'une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Foi et Beauté T4 | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Foi et Beauté T4 Jane Thynne JC.Lattès / Le Masque 2018 476 pages traduites par Philippe Bonnet Thriller Historique Chronique 26 août 2018 Quatrième et dernier épisode de la série d'espionnage sur la seconde guerre mondiale.Le titre fait un peu penser à « Amour, gloire et beauté », je vous rassure on en est très loin.Épouse du regretté Philipp Kerr, l'auteure complète peut-être involontairement la Trilogie berlinoise et autres enquêtes écrites par son mari, mais du côté féminin, en suivant une actrice moitié britannique moitié allemande, d'origine juive, Clara Vine, espionne dans la capitale allemande. Ce livre m'a également beaucoup rappelé le « Zoo Station » de David Downing. Même contexte, même ambiance, même situation familiale en partie, même description du milieu journalistique international basé à Berlin, même histoire d'espionnage et taupes, et le plus important concernant aussi la période avant la signature du pacte germano-soviétique de 39 précédant l'invasion de la Pologne. Les différences sont également notables : nous allons évoluer au plus haut degré du pouvoir nazi, approcher Hitler et tous ses ministres jaloux les uns des autres, leurs épouses pas piquées des hannetons, cela est déjà édifiant, cocasse, passionnant ; nous pourrons aussi pénétrer dans les studios du cinéma allemand, les ateliers de photographie, rencontrer la fameuse réalisatrice de documentaires et films pro nazis, Leni Riefenstahl, la suivre lors du tournage de Germania, ou la célèbre photographe juive, Yva, qui a lancé Helmut Newton et finira avec son mari au camp de Majdanek en 1942. Enfin nous aurons nos entrées à la BDM Werk und Glaube Schonheit, une école d'élite du troisième Reich destinée aux futures femmes des SS. " Les perles du Reich, l'objectif étant de les doter de la grâce, de l'élégance et des compétences requises pour épouser des membres des hautes sphères de la hiérarchie nazie." Des pouliches donc, présentant tous les certificats de bonnes aryennes. « Nous voulons des jeunes filles qui croient sans réserve à l'Allemagne et au Führer et qui insuffleront cette foi dans le coeur de leurs enfants. Alors le national-socialisme et par conséquent l'Allemagne dureront éternellement. »Dr Jutta Rudiger, responsable de l'organisation Foi et Beauté. Dans cette optique de pureté de la race, nous sommes aussi en pleine période de recherches et expéditions en Inde et bientôt en Amérique du Sud par les équipes de scientifiques travaillant sur le programme Ahnenerbe, sur les origines du peuple germanique. « Les nations de Germanie n'ont pas été corrompues par des mariages avec quelque autre nation, mais sont toujours restées un peuple particulier pur, et qui ne ressemble qu'à lui-même. » Tacite, la Germanie Ajoutez à ces différents thèmes un meurtre ignoble d'une des jeunes filles de la BDM, Lotti, retrouvée enterrée dans une fosse près de l'école d'élite. Clara va enquêter sur cette mort, mais aussi sur le fameux possible Pacte, tout en continuant sa carrière d'actrice entre autres dans Germania. Planent le souvenir de Leo son amour déclaré disparu en Autriche et la présence d'un certain SS énigmatique. Un roman historique et thriller très dense, fourmillant d'informations et anecdotes, intelligent, bien écrit, divertissant et en même temps instructif. On croit en savoir beaucoup sur les nazis et Hitler, et on découvre toujours des détails édifiants. La vie quotidienne des berlinois de base, la mise en place de la résistance allemande, la préparation de la ville aux futurs bombardements, l'endoctrinement des plus naïfs, la survie difficile des juifs, les arrestations par la gestapo, le luxe effréné dans lequel vivent les ministres, le rapt ou la destruction de certaines œuvres d'art...., Tout est parfaitement décrit et raconté. Un très bon livre, j'ai déjà réservé en médiathèque les trois précédents. Quatrième de couverture Berlin à la veille de la guerre... Alors que des soldats se pressent dans les rues et que des espions s’agitent dans l’ombre, Lotti Franke, une adolescente appartenant à l’organisation Foi et Beauté, l’école d’élite pour les jeunes femmes nazies, est retrouvée enterrée dans une fosse peu profonde. Clara Vine se voit proposer pour le cinéma le rôle le plus ambitieux qu’elle ait jamais joué. Et dans sa vie plus secrète, les services de renseignement britanniques la convoquent à Londres pour enquêter sur des rumeurs selon lesquelles les nazis et les Soviétiques envisageraient de conclure un pacte. Lorsqu’elle apprend la mort de Lotti, Clara décide de découvrir ce qui lui est arrivé. Mais ce qu’elle met au jour est a une valeur inestimable pour le régime nazi. L’objet qui a conduit au meurtre de Lotti... peut aussi la mener à sa perte. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • La Cuisinière du Kaiser | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La Cuisinière du Kaiser Armel Job Robert Laffont Le 20 février 2025 304 pages historique Chronique 12 mars 2025 L'homme est tel une poterie brisée, une herbe séchée, une fleur fanée, une ombre qui passe, un nuage qui disparaît, un vent qui souffle, une poussière qui se répand et un rêve qui s'envole. Ounetane Tokef ( prière de Roch Hachana et Yom Kippour) Il est toujours plus délicat pour un auteur d'écrire sur sa famille, et encore plus de dévoiler en partie ses secrets, ses zones d'ombre, ses malheurs. Peur de blesser, de trahir sans le vouloir, de ne pas avoir compris vraiment les témoins, les archives, les écrits retrouvés, ou d'avoir mal interprété les regards, postures et gestes sur de vieilles photographies soudain dénichées. Quelle responsabilité ! C'est ainsi qu'Armel Job s'est vu investi d'une mission par un cousin de son père, le juge François Moulin. Une photocopie d'un vieux cliché de 1910 va enclencher un mécanisme qui ne pourra s'arrêter que lorsque tout sera écrit noir sur blanc dans l'ouvrage aujourd'hui entre mes mains et bientôt, je l'espère, entre les vôtres. Sont représentés Victor Schwob, arrière-grand-père de l'auteur, et son épouse, Magda, ainsi que leurs huit enfants, posant devant un fier établissement, Le Grand Hôtel des Ardennes. Pour Armel Job, cette photographie est une révélation, d'abord par la découverte des visages de ses aïeux, mais aussi parce qu'il n'a jamais vraiment connu le passé de ses ancêtres et de ce côté de la famille. Or un drame est survenu au tout début de la Première Guerre mondiale qui a tout fait exploser et tout emporté sur son passage tel un tsunami. Le juge se sait au bout du chemin et cet épisode tragique "devait blesser l'idéal d'équité auquel il avait voué son existence". Sachant que l'auteur était historien de formation et rédigeait des articles pour La Revue d'histoire contemporaine concernant la vie des Liégeois sous l'occupation allemande pendant ce conflit, il lui apparaissait donc comme la personne idéale pour poursuivre des recherches et retrouver les traces de Victor, Magda et leurs proches, mais surtout pour éclairer, d'un nouveau jour, la mort à quatorze ans de leur fils Guillaume. Un mystère entoure en effet ce garçon, sa disparition, mais aussi les évènements qui ont mené à l'incendie de l'auberge, à Vieux-Ménil, ruinant tout le travail du couple. Plus François raconte des pans incomplets de cette histoire familiale, plus Armel Job se passionne. Lorsqu'enfin, il lui remet un carnet rédigé de la main de Magda en Kurrent, écriture cursive de l'allemand au XIXe siècle, car celle-ci était par les hasards de l'Histoire née en Prusse, bien que française ensuite, l'écrivain sait qu'il est ferré, touché par cette femme dont la voix résonne à nouveau à travers le temps. Le juge exprime très bien le sentiment qu'ils vont bientôt partager tous deux : " Tu vois nous descendons des mêmes ancêtres, toi par les hommes, moi par les femmes. C'est pour ça que j'ai une affection particulière pour ma grand-mère maternelle Magda. Les arbres généalogiques sont construits sur la lignée masculine. Il faut le nom, on ne s'occupe pas du patronyme. Pourtant, est-ce qu'on ne doit pas autant à nos mères, aux mères de nos mères et ainsi de suite. J'ai aimé maman de tout mon cœur. Je sais que j'aurais aimé Magda. Je crains qu'on ne l'ait abandonnée. Je voudrais réparer ça avant... Je m'y prends trop tard. Ce qui me console, c'est que sa vie est maintenant entre tes mains." Grâce à ses talents de narrateur, à sa finesse d'analyse psychologique, à son empathie et à son expérience d'historien, Armel Job peut maintenant remettre entre vos mains, sous la forme de ce livre, le destin d'une femme d'exception, courageuse, opiniâtre, qui fut extraordinairement la cuisinière du Kaiser Guillaume. Mais comment cela a-t-il pu advenir ? Par quels chemins ces deux êtres, que tout oppose, ont-ils été mis en présence ? Et quelle conséquence cette rencontre a-t-elle eu ? Un texte qui traite également de la question tragique des actes perpétrés pendant les conflits et de leur reconnaissance en tant que crimes de guerre par la justice dès la paix revenue. Un roman très personnel où l'auteur, maître conteur, a mis toute son âme ; ces pages sont donc particulièrement touchantes en plus de composer un récit exceptionnel et singulier magnifiquement rédigé, et tristement d'actualité. Quatrième de couverture Magda et Victor forment un jeune couple auquel tout semble réussir ; leur établissement, le Grand Hôtel des Ardennes, prospère, et ils fondent bientôt une belle famille de huit enfants. Tout bascule lorsque la guerre éclate. Le 22 août 1914, Guillaume, le fils préféré de Magda, est brutalement assassiné par un officier allemand. Magda s'emmure dans son deuil, Victor dans son silence. La famille se disloque. Pour rendre justice à son enfant, et pour tenter de soulager sa douleur, Magda se lance dans une longue quête solitaire qui va la conduire au plus près des responsables de la guerre, jusqu'au chef suprême des armées, le Kaiser Guillaume II en personne. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

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