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  • Cette nuit là | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Cette nuit là Linwood Barclay Belfond Noir 2 février 2011 438 pages, traduites par Marieke Surtel Thriller Chronique 18 juin 2017 Diabolique et addictif ! Impossible de lâcher ce thriller, le premier que je lis de cet auteur. Je me suis déjà renseignée pour trouver ses autres titres. Pourtant le début semble classique : Cynthia une adolescente sortie sans permission avec un mauvais garçon est retrouvée par son père Clayton Bigge saoule, et ramenée au bercail manu militari. Le lendemain matin elle se réveille après une nuit comateuse, mais elle est seule dans la maison, ses parents et son frère Todd sont absents. Elle s'invente des histoires pour ne pas s'inquiéter, part au lycée mais là elle apprend que son frère n'est pas venu en cours. La peur enfle, elle court chez elle, le vide.... Ils ont tous les trois disparu. 25 ans après nous retrouvons Cynthia participant au tournage d'une émission reprenant le drame. Le narrateur est Terry, c'est lui que nous allons suivre tout au long de ce vrai cauchemar. Déjà leur vie n'est pas facile tous les jours, le mal être de son épouse, sa paranoïa, ses cauchemars rendent le quotidien insupportable et a des conséquences psychologiques également sur leur fillette Grace. Celle-ci pour protéger ses parents surveille les météorites susceptibles de tomber du ciel comme autant de malheurs potentiels et de dangers possibles. Le 25ème anniversaire de cette nuit terrible se profile et pour tous l'ambiance est délétère et anxiogène. Pour tante Tess qui a élevé l'adolescente abandonnée et déboussolée, pour l'entourage aussi comme le patron de Terry, Torry. En plus la famille n'étant pas sur liste rouge et habitant le quartier d'enfance de Cynthia, le passage à la télévision de toute cette histoire est un déclencheur pour toutes sortes d'évènements. Le problème est que les incidents dont se dit victime son épouse appel téléphonique, mot, .....ne peuvent être réellement pris au sérieux. Terry est fatigué, ne sait plus qui croire..... Et il n'est qu'au début de sa peine. Un détective est engagé par le couple, il faut en sortir mais......à vous de découvrir la suite. Le doute et la suspicion au sein d'une famille est ce qui est le plus terrorisant, quand ceux qu'on aime ne sont peut-être pas ceux qu'on croit, quand tout semble n'être que le reflet de la vérité et non la réalité elle-même, quand on porte une culpabilité sur les épaules en raison d'une responsabilité qu'on endosse à tort comme les trois membres de cette famille qui ne savent comment réagir. Une ombre plane, et un mystère doit être résolu, il en va de leur subsistance psychologique. Terrifiant, ce thriller illustre parfaitement l'expression " l'enfer est pavé de bonnes intentions". La fin est magistrale et même si vous avez pu comprendre certains aspects de cette histoire, l'écrivain garde les meilleures cartouches pour les dernières pages. Très très bon livre bien retors et diablement bien construit et écrit. À lire absolument pour les accros du genre.... Il serait bien en film. Quatrième de couverture Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • L'Arbre à pain | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'Arbre à pain Christian Laborie Presses de la Cité Le 13 février 2025 409 pages historique terroir Chronique 27 mars 2025 Paru aux Presses de la Cité dans la collection Terres de France. Paru en 2003 aux Éditions De Borée. Donc réédition de ce très beau roman de terroir d'une beauté stylistique indéniable. Un récit tantôt nostalgique, tantôt factuel, témoignant d'un art de vivre ensemble et de travailler durement, disparus aujourd'hui, d'un amour pour la magnificence des Cévennes et d'un respect pour ces aïeux sachant vivre au rythme des saisons même s'ils sont totalement conscients de la marche irréductible du progrès qui, tel un rouleau compresseur, écrasera tout sur son passage. Histoire d'une famille, les Monteil, sur quatre générations, mais aussi d'une région agricole qui, à l'instar de la France entière, passera d'un monde à l'ancienne perpétuant des traditions ancestrales, des modes de vie dépassés, à une ère de modernité et de mécanisation post Seconde Guerre mondiale. La Vieille Morte, montagne témoin des heurs et malheurs qui s'abattent sur les hommes, reste inchangée, immuable, présence successivement protectrice, menaçante ou réconfortante. Et les années passent, et les nuages traversent le ciel, et des générations de paysans tentent de survivre jusqu'à ce que la décision de partir s'impose. Mais entre temps que de rires, de joies, de pleurs, de cris, de souffrances entre les murs du Castanet, la ferme des Monteil ; que de rêves et de désillusions... Mais ce qui caractérise ces paysans protestants est leur capacité fascinante de résistance. Alors oui, ils aimeraient quelques fois fuir ces lieux, aller à la ville, ne plus s'user à la tâche comme le vieux Élie et son fils Étienne et son épouse Marthe, mais les racines sont là, la rage de vivre aussi. L'arbre à pain veille sur la maisonnée quelque soient les tourments du siècle, quelque soit la métamorphose de la société. Très beau roman écrit avec un supplément d'âme par un auteur amoureux de sa région de cœur, que l'on sent profondément admiratif de tous ceux qui nous ont précédé avec courage, ténacité. Cet ouvrage est aussi un hommage à une certaine simplicité de vie. Retour à l'essence des choses. Merci à Christian Laborie pour ces magnifiques pages si bienfaitrices. Quatrième de couverture : Début XXe siècle, une saga au coeur du quotidien et des traditions des paysans cévenols. Un hommage au courage et au labeur de gens humbles mais dignes, un grand "classique" de Christian Laborie. Il est l'arbre à pain, l'arbre généreux dont le fruit est la ressource nourricière des plus démunis. Il est le châtaignier, celui qui donne son nom au mas isolé du Castanet, propriété d'une famille de paysans huguenots, dans cette région reculée des Cévennes. Les Monteil vivent là, enracinés sur le versant aride de la montagne schisteuse, la Vieille Morte. Une existence immuable, égrenée au rythme régulier des saisons, que rien ne semble devoir perturber, tant elle est inscrite dans l'éternité. Samuel Monteil, témoin et héritier d'une époque révolue, raconte ses jeunes années entre les murs du mas ancestral avec les siens, la figure puissante de l'aïeul, Élie, les souvenirs de la guerre, le maquis, l'Occupation, les temps qui changent... Bientôt viendra pour Samuel le choix d'une vie : rester au Castanet ou partir ? Un magnifique roman de la terre, des Cévennes, et de ceux qui en sont l'âme. Quatrième de couverture Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Le roi n'a pas sommeil | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le roi n'a pas sommeil Cécile Coulon Viviane Hamy 2012 160 pages Roman - Poésie Chronique 10 avril 2017 Nous avons beaucoup de chance de pouvoir suivre une auteure jeune certes, comme tout le monde se plait à le répéter, ( cela me fatigue pour ma part), mais surtout unique. C'est une artisane d'art qui ne se contente pas des dons qui lui ont été offerts. Liés l'un à l'autre par les thèmes développés : cette lutte inégale entre l'homme et la Nature, cette oppositions entre ville et campagne, ce destin qui semble inéluctable quelque soit la hargne du héros à s'en sortir, cette impression que l'on évolue hors du temps dans une tragédie grecque où les dieux décident de frapper comme bon leur semble. Le style est toujours direct, sobre puis tout d'un coup une image, une métaphore vous explose au visage et le coeur râte un battement, vous êtes en apnée, et vous relisez le passage pour être bien certain de ce que vous avez lu, et aussi afin de reproduire ce moment si rare de parenthèse enchantée, à la lecture d'une fiction. Je lis ses livres à voix haute, tant la musique de la langue est belle. C'est plus que du talent, ou un don, c'est une évidence, cette Femme est "écriture", "mots", l'encre sur le papier est son royaume, et je veux bien la croire lorsqu'elle dit, lors de l'émission de La Grande Librairie, que les fantômes lui chuchotent à l'oreille, pour ma part je pense que ce sont aussi des âmes tutélaires ou des anges. Je retrouve toujours l'écriture magnifique, intemporelle, organique, de cette auteure avec précaution, tant elle me touche, c'est ainsi, inexplicable, et je sais que je dois être alors très vigilante à tempérer ma sensibilité exacerbée. Cela a commencé avec "Le coeur du Pélican " en 2015, pourtant la course à pied n'est pas une de mes passions, mais le ton miironique mi-désespéré, cette description très juste des pensées et des spirales psychologiques qui envahissent le héros, et cette lutte courageuse tout de même pour aller au bout, m'ont suspendue en état second un certain temps. Hébétée ! Idem pour ces deux nouveaux romans : « Le roi n'a pas sommeil » m'a laissée dans une tristesse infinie, (je suis vraiment en sur-sensibilité en ce moment). Le mystère de la chute de Thomas Hogan est écrit comme un thriller , on aimerait comprendre pourquoi il se fait arrêter, qu'est ce qui l'a fait basculer ? Qu'aurait-il pu faire pour rester sur le bon chemin, avoir une vie "normale" dans sa propriété, dans sa ville, auprès de sa mère Mary, avec le médecin et ami O'Brien, et surtout Donna qu'il aurait épousé, avec laquelle il aurait eu des enfants ? Mais les cartes de la vie étaient-elles battues et servies de telle sorte que c'était déjà fichu, peut-on croire en la transmission de gènes viciés de génération en génération, était-il condamné avant même de naître ? Son trop grand calme, son côté taiseux, son sur-contrôle, ce jeu de comédien aguerri pour cacher sa désespérance, n'ont ils pas été à l'origine de l'implosion qui lui font commettre l'irréparable ? Livre très court dans l'édition Libra Diffusio, compact, aux odeurs d'humus, de terre, de bois, de sueur, d'alcool, de larme et de sang, est un incontournable dans le paysage actuel de la littérature française. Quatrième de couverture Le roi n'a pas sommeil raconte le destin tragique d'un enfant maudit : Thomas Hogan. Un conte dont le charme poétique opère irrémédiablement sur le lecteur. A la mort de son père qui lui lègue sa fortune, William Hogan, le père de Thomas, rachète une propriété d'une beauté sauvage et subjuguante : deux hectares de forêts envahis par les framboisiers sauvages et où paissent des cerfs et des biches. Une fois sa fortune dilapidée, il se tue au travail, de jour, à la Scierie du village et, de nuit, à la gendarmerie où il classe les dossiers des affaires les plus sordides. Est-ce cette proximité avec le crime ? Il est sombre, triste et violent. Mais il travaille dur et c'est un bon parti. Un soir de bal au village, il séduit une beauté, Mary, et l'épouse. Thomas naît de cette union. C'est un bel enfant, à l'opposé de son père, fragile et vulnérable. Mais sa vie bascule le jour où William s'entaille profondément la main droite à la Scierie. Cette blessure gangrène et emporte le père sans que le médecin de famille, O'Brien, ne puisse rien y faire. Comme un signe de mauvais augure, l'accident plane désormais sur le destin de Thomas. Celui-ci grandit et connaît l'amitié avec Paul, son double à qui tout l'oppose, puis l'amour avec Donna, l'admirable assistante du Docteur O'Brien. Bientôt, son destin sombre le rattrape : il deviendra pour tous le " fils maudit " de Mary, une légende. Dans un style sobre mais imaginé, Cécile Coulon nous entraîne dans un univers d'émotion qui allie une atmosphère paisible, et une mélancolie indicible. Son talent tient à sa capacité à rendre magique le quotidien et le banal. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Ski | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Ski Guillaume Rihs Slatkine Le 31 décembre 2025 96 pages biographique Chronique 30 janvier 2026 Autant l'avouer tout de suite, je ne suis allée en classe de neige qu'une fois et me suis pris une telle gamelle que j'ai terminé le séjour le genou bandé. Donc lire pour moi un texte sur ce sujet est, comment dire ? Exotique, dépaysant ? En réalité, une plongée bienfaisante et émouvante dans un monde inconnu. " La neige posait problème. Accumulée sur le Boquillon, elle menaçait d'en faire céder le toit, ses tuiles descellées fendre nos jeunes crânes. On trouvait dans l'atelier une échelle centenaire. Quand mon père l'appuyait contre la gouttière, nous autres femme et enfants retenions notre souffle... " Bienvenus, chers lecteurs, au châlet de la famille Rihs depuis plusieurs générations. À vous les joies de la neige, du ski, des soirées au coin du feu, des éclats de rire, des courbatures, des pieds et nez gelés, des bons plats bien roboratifs, du chocolat chaud, des multicouches de vêtements dans lesquelles vous vous engonciez pour tenter de vaincre le froid... Ça y est ? Vous vous souvenez ou, comme moi, vous imaginez ? En cette ère de réchauffement climatique où l'inquiétude envahit tous les amoureux de la glisse et des sommets enneigés, transmettre ses souvenirs et ses réflexions d'une vie passée dans le chalet familial puis dans les diverses stations est essentiel pour l'auteur, nous offrant ainsi un texte tantôt cocasse, tantôt poétique, lyrique ou encore bouleversant, et encore pertinent ; car par le biais de ce thème étonnant, il aborde de fait les sujets intimes et universels de la famille, de l'amour, de l'amitié, de la solidarité, de la transmission, de l'éveil à l'écologie, de l'observation d'un monde en constante métamorphose. Nous sont données à revivre l'époque de notre enfance, de notre jeunesse, de chaque âge de notre existence, mais aussi des transformations de notre société, des paysages somptueux que nous avions cru éternels. Par ces quelques pages, Guillaume Rihs touche à l'essentiel : alors que tout change et qu'il pourrait se sentir souvent submergé par la peur, en regardant ces montagnes, en se remémorant des évènements petits ou grands, en admirant ces paysages immuables et changeants, décors de sa vie, il pose les fondations de son avenir, plein d'espérance pour les siens, pour nous tous. Il reste confiant ! Un texte autobiographique lumineux et touchant : " Malgré des chaussures de ski trop courtes contre mes orteils, j'étais gagné par un sentiment de plénitude que je me fais une joie de mettre par écrit... " Quatrième de couverture En quelques chapitres où la nostalgie le dispute à la tendresse, Guillaume Rihs évoque ses souvenirs d'enfance dans le chalet familial. Une robe turquoise et une moquette grise, un assoupissement sur les genoux, Le retour du Jedi, une lampe de poche carrée qui se fermait au moyen d'un crochet souple, l'ampoule jaune au-dessus de la porte, trois flocons. des impressions durables, quelques images incomplètes qui tissent une mémoire collective. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Au delà de nos larmes | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Au delà de nos larmes Tatiana Mukanire Bandalire Editions des Femmes Antoinette Fouque 18 novembre 2021 75 pages Autobiographie Chronique 2 décembre 2021 Préface du docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Texte impressionnant de dignité, d'honneur, de hauteur, de simplicité dans le style et la forme, face à l'abjecte et la lâcheté, les plus détestables, condamnables. Je rejoins l'autrice dans l'idée que ces violeurs, ces bourreaux ne sont pas humains, qu'ils ne sont rien, et que les haïr est une perte d'énergie inutile, que c'est leur conférer une place dans nos vies qu'ils ne méritent pas. J'ai baptisé « mon » violeur « ça » comme dans un Stephen King. Le néant ! L'autrice renvoie aux criminels leur culpabilité, leurs actes. Elle, elle n'a rien fait pour provoquer le viol, la torture, elle a subi. Pourquoi certains se relèvent de l'horreur, réussissent à analyser les faits, à les réinscrire dans une réalité économique, sociale, géopolitique, à prendre la distance nécessaire, à sortir de l'épreuve, comme un glaive en acier trempé, plus résistants et résilients ? Pourquoi d'autres n'y arrivent pas, sont malheureusement des victimes à vie, ressentent une part de responsabilité incompréhensible dans ce qu'ils ont subi ? Tout ce qu'écrit Tatiana Mukanire Bandalire est ce que je ressens au plus profond de moi : je comprends son absence de haine qui n'empêche pas la détermination inflexible de changer les choses, je comprends son analyse des faits, son jugement sur les violeurs, pourquoi ? Mon violeur m'avait dit : " je me suis trompé, tu n'es pas un gentil petit soldat bien obéissant comme les autres. Toi tu es une guerrière." Peut-être ! Je crois surtout que dès le début, j'ai été parfaitement prise en charge par la Ligue féministe contre le viol et l'association d'aide aux victimes de traumas de la rue de Saussure, Paris 17e, qui m'ont immédiatement donné des missions à accomplir, pour reprendre le contrôle sur les évènements que l'on m'avait imposés. Alors oui, j'ai vite refusé de me victimiser même si effectivement j'avais été une victime. Tatiana Mukanire Bandalire très vite restitue aux coupables leurs actes, elle nomme, elle oralise, elle met en perspective. Elle s'adresse même à "ses" violeurs de sa voix vibrante mais non haineuse et porte un discours universel, au nom de toutes les victimes de viols, tortures : femmes, enfants et hommes. Elle est une grande guerrière, une héroïne, qui se révèle dans le drame, qui de plus comprend parfaitement que ces crimes ne sont pas personnels, que ces viols sont des armes de guerre utilisés depuis que l'humanité existe. Son témoignage s'inscrit dans une lignée de textes, de tragédies intemporelles tel "Le silence des vaincues" de Pat Barker racontant la fin de la guerre de Troie vue par les femmes, et en particulier par Briséis emmenée comme esclave et trophée sexuelle par Achille puis Agamemnon. Tatiana Mukanire Bandalire est d'une nature conquérante, pensante, mais cela ne suffit pas à expliquer sa victoire sur les profanateurs de sa féminité. La rencontre avec le Dr Denis Mukwege est également fondamentale, cet homme s'attachant à reconstruire les corps mais aussi, avec l'accompagnement de son équipe, l'âme. Nous sommes mortes en partie au moment du viol, il ne faut pas se leurrer, et en même temps, nous avons continué à survivre... Et nos voix sont fortes, énormes. C'est un texte également rare et singulier en ce qu'il contextualise cette guerre, cette quête effrénée et maladive de pouvoir. L'argent donne ce pouvoir et celui-ci se trouve dans toutes les gisements de minerais, en particulier le coltan dont les moyens d'extraction sont proprement inhumains. À chaque fois que nous utilisons tous notre téléphone portable dernière génération, nous sommes complices de crimes contre l'humanité, contre les enfants, les femmes... Ces guerres n'ont aucune justification réelle, ces guerres sont menées avec l'aval des pays capitalistes pour voler les richesses de l'Afrique Noire, cette Afrique en réalité matriarcale, cette Afrique qui résiste grâce aux femmes. Le viol, la torture, sont des armes de destructions lourdes utilisées pour nous offrir, par le biais de produits de consommation toujours plus perfectionnés, l'illusion de contrôler notre monde, de pouvoir communiquer. Ce faisant, nous ne propageons que les ténèbres, nous nous rendons complices de crimes, nous sommes assujettis et rendus muets. Un témoignage d'une élévation d'esprit et d'âme hors du commun, brisant les frontières géographiques, psychologiques, les limites culturelles et morales, pour revenir à l'essentiel : la protection de la Vie, la lutte contre cet ogre mondialiste jamais rassasié. Quatrième de couverture République démocratique du Congo (alors appelée Zaïre), 1996. Une guerre éclate dans les hauts plateaux de l'Est du pays, voisin du Rwanda. La population bascule brutalement dans l'horreur, un cauchemar incessant, fait de conflits armés successifs depuis près de trois décennies. Les habitants, dans leurs villages et sur les routes, subissent frontalement le choc des violences de toutes sortes perpétrées par des rebelles, insurgés de l'armée, militaires, policiers, voleurs..., hommes ivres du pouvoir et de la puissance que leur donnent les armes. Parmi les exactions : les viols et mutilations sexuelles, au pouvoir de destruction ravageur, aggravé pour de nombreuses victimes par une obligation au silence. Mais Tatiana Mukanire parle, en son propre nom et au nom d'autres femmes victimes. « Nous avons en nous cette envie de vivre. Nous l'avons prouvé en nous battant pour notre survie, en nous accrochant à la vie. Nous avons été esclaves sexuelles, nous avons été enterrées vivantes quand nous ne pouvions plus satisfaire les besoins de nos ravisseurs. Nous avons été ligotées à un arbre au fond de la forêt. Nous avons été violées presque chaque heure. Nous avons perdu connaissance. Plusieurs fois, nous nous sommes crues mortes, mais au fond de nous subsistait l'espoir de respirer à nouveau et de revivre. » T. M. B. Docteur Denis Mukwege : Surnommé « l'homme qui répare les femmes », le Dr Denis Mukwege a reçu de nombreuses distinctions pour son engagement en tant que gynécologue contre les mutilations génitales pratiquées sur les femmes en République démocratique du Congo, dont le prix Sakharov en 2014 et le prix Nobel de la paix en 2018. 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  • Sauver sa peau | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Sauver sa peau Lisa Gardner Albin Michel 2009 418 pages traduites par Cécile Deniard Thriller Chronique 17 mars 2017 On découvre six cadavres de fillettes mortes des années auparavant. Un nom sur un médaillon identifie l'une des victimes comme Annabelle Granger. Or une jeune femme qui toute son enfance a fui avec ses parents en changeant d'identité à chaque déménagement sait que c'est son vrai nom. Elle se présente donc à la police....En sortant de l'ombre elle se remet en danger car le tueur est toujours aux aguets et l'attend depuis 25 ans. Très bon thriller de facture classique, je l'ai préféré au tout dernier Le saut de l'ange. Le thème de la recherche d'identité semble être récurrent pour Lisa Gardner, car là encore l'héroïne va tout faire pour se trouver , et comprendre cette fuite éperdue imposée par son père sans qu'elle ne sache pourquoi. C'est aussi une recherche du père, afin de lui pardonner cette enfance gâchée, ce qui nécessite d'avoir tous les éléments en main. Là encore quelques heures de bonne lecture . Toujours pas vraiment surprise ce que je regrette : un mot , une phrase et on pressent l'identité du coupable vers la page 300. Mais ce fut tout de même moins évident que dans le dernier opus. Je comprends le succès de cette auteure. Quatrième de couverture Depuis son enfance, Annabelle Granger n'a cessé de fuir en permanence, suivant ses parents qui semblaient dissimuler un terrible secret. Un jour, sur le terrain de l'ancien asile psychiatrique de Boston, la police découvre les cadavres de six fillettes. L'une d'elles porte un médaillon au nom d'Annabelle Granger. La jeune femme décide alors de sortir de l'ombre pour montrer qu'elle est en vie. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Sans foi ni loi | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Sans foi ni loi Marion Brunet Pocket Jeunesse 2019 223 pages Jeunesse Thriller Chronique 15 janvier 2020 Un thriller sous forme de western dont le personnage principal est une femme hors la loi, borderline, juste après la guerre de Sécession.... Pour les jeunes adultes en particulier, et pour tous, je pense : voilà qui est drôlement séduisant, original, d'autant plus que ce roman est diablement bien écrit, caustique, sans concession, ménageant de très belles scènes d'action, d'amour, d'amitié, de tendresse, d'émotions, de peur, de rire... Le cadre : le Far West, d'abord la maison d'un pasteur, le père violent et pervers de Garett, puis les plaines et forêts jusqu'à une ville de bonne taille avec son Saloon, son bordel... Là attendent Jenny et Pearl .... Mais aussi Will et Sean.... Tous ceux qui vont devenir si importants dans la vie de l'adolescent pour qui ce rapt, par une bandit de grand chemin, va être sa rédemption pour des pêchés qu'il n'a pas commis mais pour lesquels son père le battait et le maltraitait. Ce sera sa porte d'entrée vers l'âge adulte... Grâce à cette femme exceptionnelle, hors norme, il va apprendre à prendre sa destinée en main, à vivre libre, à choisi son camp, à faire preuve de tolérance et d'humanité dans une société sclérosée, mysogine, corsetée, injuste, expéditive avec les plus faibles et les femmes.... Abigail Stenson est haïe parce qu'elle est une voleuse, une tueuse, mais surtout, et avant tout, parce qu'elle se permet de s'habiller en homme, de vivre comme un homme, de s'arroger tous les droits de ces messieurs. On l'aime ou on la déteste.... elle ne laisse personne indifférent. S'enfuyant sur le cheval volé au Marshal avec Garett en prisonnier de plus en plus consentant, Ab met en place déjà la fin de cette histoire.... Elle le sait, poursuivie par le pasteur, le Marshal et un chasseur de primes psychopathe, elle n'a pas d'autre choix que de profiter de son avance pour rejoindre au plus vite Jenny et Pearl, pour les mettre financièrement à l'abri.... Et surprise, le jeune Garett est un compagnon de voyage utile, agréable, un gamin courageux dont la vie n'a pas été facile. Elle comprend ses cicatrices, elle les soigne et se soigne en même temps d'une enfance maltraitée. Elle devient son mentor, il est lui aussi sa rédemption.... J'ai eu en tête pendant tout ce livre très cinématographique Sharon Stone en hors la loi... C'est une histoire qui serait fabuleuse en film, de ceux de Robert Redford ou Clint Eastwood.... À vous de monter à cheval, une fantastique course poursuite à travers le Far West vous attend. Très bon livre... magnifique final... Quatrième de couverture Lorsqu'une hors-la-loi débarque chez lui et le kidnappe, Garett est terrifié. Pourtant Ab Stenson, cette femme indomptable, est celle qui lui ouvrira les portes d'un avenir moins sombre, loin de son père violent. Fasciné par sa ravisseuse, Garett découvrira ses plus grands secrets, ceux qu'on ne révèle qu'à ses plus proches amis. Dans son sillage, il rencontrera l'amour et l'amitié, là où il les attendait le moins. Jusqu'au bout de la route, où Ab lui offrira le plus beau des destins : la liberté. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Jiazoku | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Jiazoku Maëlle Lefèvre Albin Michel 2019 350 pages Roman Chronique 20 juin 2019 Premier roman de cette auteure... 19 ans !!!! Le talent n'attend vraiment pas le nombre des années..... Avertissement : ne lisez pas la quatrième de couverture, si vous voulez vous laisser prendre la main par l'écrivaine. Faites-lui confiance. Impressionnant ! Remarquablement écrit, une plume délicate, précise, émouvante, un sujet très original entre Shanghai et Tokyo, deux mégalopoles reliées ici par un trafic inhumain, inacceptable, imaginé par des criminels de la pire espèce, lorsque la règle de l'enfant unique est abandonnée en Chine. Tout commence en janvier 2017 et se finira dix huit ans plus tard... Une projection dans l'avenir qui insiste sur la nécessité de lutter contre cette criminalité à l'échelle internationale aujourd'hui pour sauver notre futur commun. De riches shanghaiens rêvent d'un deuxième bébé mais les épouses ne veulent pas encore souffrir une nouvelle grossesse, travaillant énormément, pensant aussi que leur argent leur donne le droit de se payer la location de ventres. Et ceux-ci sont au Japon et appartiennent aux yakusas. Des milliers de femmes pauvres, désespérées, souvent anciennes prostituées, ne voient que cette solution terrible pour continuer à survivre tant que leur corps peut enfanter, tant que leur cœur et leur âme n'éclatent pas en morceaux. De ce drame, de ce trafic d'êtres humains, de nourrissons ou de garçonnets et fillettes, victimes de ces criminels abjects, Maëlle Lefèvre réussit à imaginer un récit poignant, nous faisant tour à tour suivre un couple chinois sur le départ pour le Japon, laissant leur petite fille Fen aux bons soins de sa nounou, puis un yakusa de plus de cinquante ans, Daisuke, rattrapé par sa conscience, Bo et Guan Yi, prostituées au bord du précipice, et enfin, Ana et Kei deux enfants, devenus sœur et frère de cœur. Pendant une grande partie de ce roman terrible, nous regardons le monde par les yeux des enfants, ou plutôt, leur présence dans ce cauchemar, remet tout en perspective, redonne au Bien la place qu'il doit avoir. Leur pureté, leur innocence, nous attendrissent et en même temps nous éprouvent. Cette nouvelle écrivaine sur la scène littéraire a un vrai don pour créer notre empathie sans rajouter dans le pathos, en nous faisant toucher du doigt la vérité d'un commerce monstrueux, brisant les destins implacablement. Tout paraît inéluctable, pour tous.... Criminels ou victimes. Au centre de tout, la famille, la vraie ou celle d'adoption, qui donne son titre à ce livre, " jia" en chinois et "kazuko" en japonais, signifiant famille. Un roman fabuleux, une visite des deux villes passionnante, une description détaillée des modes de vie et des règles terrifiantes, donnant le ton à ces deux sociétés, où exprimer ses sentiments semble très difficile, voire impossible. Une non communication laissant la porte ouverte à toutes les erreurs d'interprétation des réactions des proches. Un silence qui mène au drame ! Une réussite bluffante pour un premier opus que j'ai lu vite, avec le grand plaisir de la découverte d'une très belle plume et d'un sujet unique. Quatrième de couverture Kabuchiko, le quartier le plus dangereux de Tokyo, territoire des yakusas. Daisuke, membre du redoutable clan Kobayashi, dirige un vaste réseau de mères porteuses vouées à approvisionner de riches chinois en mal d’enfants. Kei, qui a été conçu pour un couple de Shanghaiens, n’a pas connu ses parents, morts accidentellement avant sa naissance. Il a grandi entre l’affection de sa mère porteuse et la défiance de Daisuke, qu’il considère comme son père. Jusqu’au jour où ce dernier lui révèle le secret de sa naissance et l’existence de sa sœur, restée en Chine. Kei entreprend dès lors de partir pour Shanghai, décidé à relier le fil de ses origines. Jiazoku : de « jia » en chinois et « kazoku » en japonais, deux mots qui signifient « famille ». Sur fond de trafics et d’exploitation humaine, Maëlle Lefevre, dix-neuf ans, explore dans ce premier roman émouvant l’amour idéal qui unit parents et enfants. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Les ombres d'Adelaïde Hills | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les ombres d'Adelaïde Hills Kate Morton Charleston 25 avril 2023 720 pages traduites par Laurent Bury Historique SF Chronique 9 juillet 2023 « Les romans de Kate Morton sont délicieusement captivants. » - Liane Moriarty L'analyse au scalpel et à la loupe des évènements qui ont secoué la petite localité de Tumbeela en Australie du Sud voici soixante ans sera incontournable pour la jeune journaliste Jess, installée à Londres depuis plusieurs années, contrainte par les évènements de retourner sur les lieux de son enfance. Sa grand mère Nora étant hospitalisée, la maison familiale devient un livre ouvert pour la jeune femme en quête de réponse. Plus personne ne peut lui interdire de pousser certaines portes, de fouiller, d'explorer. Des pans entiers de son histoire sont restés dans les ténèbres, sa relation à sa mère problématique restant la plus grande énigme à ses yeux. Dans la petite ville, les langues se délient et l'affreux drame qui a frappé la famille Turner ressurgit, un épisode dont Jess ignore tout. Avec un luxe de détails, Kate Morton se délecte à nous donner parcimonieusement et lentement les quelques éléments qui pourraient nous permettre de comprendre le geste de celui ou celle qui a assassiné toute une famille, froidement, implacablement. La vérité affleure sous les apparences, encore faut-il la percevoir derrière les voiles du mensonge ou de l'aveuglement. Une plongée en eaux troubles et noires pour Jess, qui à la croisée des chemins, n'a plus le choix et se doit d'affronter la réalité de ce passé. Passionnant cependant très lent. Tout semble écrasé par la chaleur. À lire si vous avez le temps et la patience. Quatrième de couverture Adelaide Hills, 1959. Une après-midi de grande chaleur, un homme fait une terrible découverte au mystérieux domaine des Turner. Une enquête policière est ouverte, et la petite ville de Tumbeela est impliquée dans l’une des affaires de meurtre les plus choquantes de l’histoire de l’Australie du Sud. Soixante ans plus tard, Jess, journaliste à Londres, est à la recherche d’un sujet. Quand elle reçoit un appel de Sydney pour l’informer que sa grand-mère est à l’hôpital à la suite d’une chute, la jeune femme décide de rentrer en Australie auprès de celle qui l’a élevée. Pour la première fois livrée à elle-même dans la maison de son enfance, Jess s’aventure dans des pièces qui lui étaient interdites et découvre le secret qui unit la tragédie des Turner et sa propre famille. Avec l’immense talent qu’on lui connaît, Kate Morton tisse un page-turner envoûtant qui explore le destin de femmes liées par la force de l’amour et le poids des secrets. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Ce qu'elle a laissé derrière elle | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Ce qu'elle a laissé derrière elle Ellen Marie Wiseman Faubourg Marigny 9 mars 2022 400 pages traduites par Typhaine Ducellier Roman Chronique 11 septembre 2022 Evidemment j'ai immédiatement repensé au roman de Victoria Mas, « Le Bal des folles », en lisant avec passion et beaucoup de plaisir ce récit historique de Ellen Marie Wiseman situé dans l'état de New York dans les années 1930 et 1990. Cette autrice est une véritable conteuse, impossible de quitter ce livre. Lu vite et avec un vrai enthousiasme même si la description des "soins" psychiatriques apportés aux patientes, particulièrement pendant l'entre deux guerres aux États- Unis, a de quoi vous bouleverser et vous glacer le sang. Le parallèle se fait naturellement entre les deux héroïnes : Clara, jeune fille de bonne famille amoureuse d'un bel italien rencontré au Cotton Club, et Izzy, bientôt 18 ans, passant de famille d'accueil en famille d'accueil depuis que sa mère a tué son père, arrivée tout juste dans une nouvelle ville, dans un nouveau lycée, bouc émissaire tout désigné d'un groupe de gamines mené par une certaine Shannon. Toutes deux ont en commun leur différence, leur endurance, leur soif de liberté et déjà beaucoup de malheurs au compteur, les rendant plus mûres et aptes à juger leur entourage. Pour Clara, la mort de son frère aîné et la froideur et la rudesse de ses riches parents, la poussent à chercher au dehors, loin de la demeure familiale-forteresse, un peu de joie, d'amitié et... d'amour finalement dès le premier regard échangé avec le beau Bruno. Cependant, les femmes, les filles, n'ont pas voix au chapitre quant au choix de leur avenir quelque soit leur niveau social en ces années 1929. La crise économique s'annonce, Clara représente pour ses parents une marchandise qu'il faut vite céder à un bon parti. Cette alliance est vitale pour la survie du couple dont le mari est banquier. Mais Clara ne se laisse pas faire, leur présente son amoureux lors d'un déjeuner désastreux qui scellera son destin. Ce qui lui arrivera ensuite, insupportable et ignoble, est malheureusement survenu à des millions de femmes sacrifiées sur l'autel de la misogynie, du paternalisme criminel, de la bien-pensance de toute une société corsetée freinant des quatre fers face aux progrès sociaux de l'Amérique d'alors. Un phénomène que l'on retrouve dans le monde entier quelque soit le siècle : je pense à Jeanne la Folle par exemple. Izzy, quant à elle, n'a jamais compris les raisons qui ont pu pousser sa mère à tuer son père. Celle-ci enfermée dans un hôpital psychiatrique depuis n'a jamais reçu de visite ou de réponse de sa fille à ses nombreuses lettres. La petite fille puis l'adolescente est restée littéralement tétanisée face à l'acte posé par sa mère. Sa grande terreur étant d'être porteuse des gènes de la folie maternels. En acceptant d'aider ses parents d'accueil à répertorier le contenu de quelques valises restées entre les murs de l'asile abandonné de la région, peut-être cherche-t-elle inconsciemment des réponses à son propre drame, à comprendre la folie des autres avant de revenir à celle présumée de sa mère. Une quête donc très personnelle qui deviendra obsession dès l'ouverture d'une malle où gisent des effets féminins, des lettres, une partition d'une chanson de Jazz célèbre dans les années 1930 et le journal intime d'une certaine Clara. Même si évidemment tout est fiction, il n'en reste pas moins que Ellen Marie Wiseman s'est appuyé sur le travail fabuleux de Darby Penney et Peter Stastny, auteurs de "The Life They Left Behind : Suitcases from a State Hospital Attic".Elle leur dit : " C'est votre livre qui a fait germer l'idée et m'a ouvert les yeux sur le monde souvent déchirant des asiles de fous au siècle dernier. Je suis particulièrement redevable à Darby Penney d'avoir pris le temps de répondre à mes questions concernant l'asile de Willard et la vie qu'y menaient les patientes dans les années 1930." Le traitement psychiatrique des malades a énormément évolué depuis le début du XXe siècle, heureusement, il n'en reste pas moins que nos sociétés normatives ont toujours tendance à montrer du doigt et à faciliter la discrimination de toutes les personnes un tant soit peu différentes, libres en pensée, en mode de vie. Être dans le système ou ne pas être ?!? Excellent roman historique et très contemporain à lire absolument. Quatrième de couverture Le grand retour de l’autrice phare des éditions Faubourg Marigny 1995. Dix ans auparavant, la mère d’Izzy Stone a tué son mari d’un coup de fusil, alors qu’il dormait. Dévastée par la folie de sa mère, Izzy, qui a maintenant 17 ans, refuse de lui rendre visite en prison. Elle a depuis été accueillie par une famille d’accueil. Ses « parents » travaillent pour le musée local et décident d’inscrire la jeune fille dans leur groupe. Sa mission : les aider à cataloguer les objets trouvés dans un asile abandonné depuis des années. Et au milieu de monceaux d’affaires, Izzy va découvrir des lettres jamais ouvertes, un vieux journal intime... et une fenêtre vers son propre passé. 1929. Clara Cartwright a 18 ans. La jeune femme est prise en étau entre ses parents autoritaires et son amour pour un jeune immigrant italien. Furieux qu’elle ait rejeté un mariage arrangé, son père l’envoie dans une chic résidence pour « malades nerveux ». Mais les Cartwright perdent leur fortune lors du krach boursier qui va suivre. Ne pouvant plus payer les soins de Clara, la jeune femme est transférée à l’asile public... Même si Izzy fait face aux défis d’un nouveau départ, l’histoire ne cesse de l’entraîner dans le passé. Reconstituer le destin de Clara va obliger à réexaminer ses propres choix, avec des résultats... inattendus. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Lâchez les chiens | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Lâchez les chiens Maud Tabachnik De Borée 14 mars 2019 155 pages Thriller & Historique Chronique 16 mars 2019 Maud Tabachnik, déjà l'auteur d'une trentaine de romans, met son talent dans ce nouvel opus à traiter un sujet bien d'actualité, puant, pourrissant, de notre société, des faits divers à l'analyse au scalpel d'un phénomène récurrent, d'une sale maladie dont on ne sait se débarrasser, se soigner. Les mémoires sont courtes, les leçons du passé ne sont pas comprises, et inlassablement la ronde du Mal reprend, emportant des victimes innocentes sur son passage. D'où la nécessité d'un tel texte, d'une telle dénonciation par le biais du roman noir, de la fiction. Un coup de poing dans nos estomacs, histoire de retrouver le courage de se battre inlassablement contre ces ignominies. Que ce ne soit pas inéluctable ! Quatrième de couverture Un pacifique instituteur de village brutalement assassiné, un copain de jeunesse éleveur de chèvres qui se trouve en danger et voilà Fanny, journaliste au Matin, partie pour le Sud-Est. L'ex-détective privée découvre un pays de la lavande pourri par le racisme et les passe-droits. D'abord malgré elle puis avec passion, Fanny enquête sur affaire qui se révèle de plus en plus sombre et coriace. Comment faire éclater la vérité dans une France gâtée par la « peste brune » ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Dans les Brumes de Capelans | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Dans les Brumes de Capelans Olivier Norek Pocket 2023 488 pages Thriller & Polar Chronique 16 septembre 2022 « On les voudrait hideux, les monstres.Dans les villes, dans la foule, leurs démons sont invisibles. Ils nous frôlent, sans que l'on frémisse. Leurs sourires ressemblent aux nôtres, on les côtoie, on les voisine, on les invite. Ils nous charment ou nous indiffèrent, car ils sont bien normaux, les monstres. Leur peau, leur voix, leurs gestes, tout en surface est identique à l'ordinaire. Mais quelque part, une ombre s'est posée. Elle s'est nourrie silencieusement d'une blessure, d'une humiliation, d'une violence, d'une anomalie, d'une malfaçon. Elle s'est posée sur une fine craquelure qu'à coups de bec et de griffes elle a transformée en faille. Un gouffre, un piège pour la raison, et s'engendre la colère. La colère si jouissive à libérer, pour que sur d'autres se pose une partie de l'ombre. Pensant ainsi s'alléger, le monstre s'enferme et nourrit son serpent, toujours plus affamé. » P. 69 Prologue en trois prénoms, ceux des victimes d'un pédophile, Anna, Garance et Salomé ; entrée en scène d'un flic à sa poursuite, Russo, en bout de course épuisé tant mentalement que physiquement, dix ans de traque et enfin Anna retrouvée ; Jeune femme de 24 ans au visage inoubliable. Première partie : Vous vouliez partir, vous dépayser après les deux ans que nous avons traversés, tellement anxiogènes et cauchemardesques. Olivier Norek l'a bien senti, petits veinards ! Les îles tropicales, lointaines et chaudes ? Pas tout à fait. Destination Saint-Pierre. Vous savez près du Groenland, du Canada ! Souriez, le peseur d'âmes vous y attend dans une résidence surveillée ou safe house pour criminels repentis devenus témoins protégés, moyennant quelques informations savoureuses sur d'autres gros méchants de la planète. Ainsi, six ans après la fin de la Trilogie 93, Victor Coste est toujours en service mais plus dans une jungle urbaine. L'auteur ne se métamorphose plus en reporter de terrain comme dans quasiment tous ses précédents opus. Il nous concocte un "huis clos", un thriller psychologique et d'action aux limites du réel alors que les Brumes de Capelans s'approchent lentement des terres pour les engloutir comme tous les ans, entre le printemps et l'été. Le piège se referme. Une maison au bord d'une falaise, un poste de responsable des frontières pour les apparences et une mission à mener. C'est un homme fragile et brisé que nous retrouvons, lové sur sa douleur et sa culpabilité, ayant fui lâchement sans donner d'explication à ses proches, à Léa sa compagne, à personne. Cette affectation au bout du monde est parfaite pour lui, loin du fracas excepté celui des vagues, sur une île peu peuplée : seulement quelques interactions avec les hommes placés sous ses ordres, une gendarme et un vieil homme et sa petite fille. Mais bientôt, fin de sa paix relative, Anna est placée sous sa surveillance attentive. Elle seule peut donner les informations nécessaires pour loger le criminel en fuite, indispensables aussi aux familles attendant de retrouver leurs filles, vivantes ou mortes. Le lourd passif de Coste et son extrême sensibilité devraient l'aider à nouer des liens avec la jeune femme énigmatique. Mais l'ombre du monstre plane toujours, une tempête se rapproche, plus personne n'est en sécurité. Un très bon roman ouvrant la porte, je pense, à de nouvelles aventures de Coste. Une succession toujours très efficace de passages ténébreux, dramatiques et de moments plus cocasses faisant la part belle à la camaraderie, à l'humour. Presque au même moment, en mars 2022, est paru le dernier opus du tandem Jérôme Camut et Nathalie Hug, « Nos âmes au diable », traitant du même thème. Manifestement ce sujet, qui fut extraordinairement et courageusement bien abordé par Barbara Abel voici quelques années tant il est tabou, revient aujourd'hui dans l'actualité.Olivier Norek offre un très beau retour à son héros et une histoire forte et édifiante à ses lecteurs. A lire absolument. Quatrième de couverture Une Ile de l'Atlantique battue par les vents, le brouillard et la neige. Un flic qui a disparu depuis six ans et dont les nouvelles missions sont classées secret défense. Sa résidence surveillée, forteresse imprenable protégée par des vitres pare-balles. Une jeune femme qu'il y garde enfermée. Et le monstre qui les traque. Dans les brumes de Capelans, la nouvelle aventure du capitaine Coste se fera à l'aveugle. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Preneurs d'otages | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Preneurs d'otages Stefanie Pintoff Mercure Noir Mars 2017 522 pages traduites par Maxime Shelledy Thriller Chronique 9 juillet 2017 Le thème de la prise d'otage est des plus convenus à la télévision, au cinéma, et j'avoue que j'évite ce type d'histoire qui me semble toujours être la même. Pourquoi cette fois en ai-je lu une ? Le résumé ou le nom de l'héroïne ou le lieu ? Je ne sais pas. Mais ce fut une très bonne surprise. Unité donc de lieu, la Cathédrale Saint Patrick en cette veille de Noël, fête des plus importantes à New York où tout le monde attend l'illumination du Sapin au Rockefeller. Mais pas cette fois, tout le quartier est bloqué dès 7h30 du matin, une prise d'otage a débuté dans Saint Patrick profitant de la première messe du matin. Une jeune femme terrifiée sous la pluie se tient sur le parvis avec une pancarte où est écrit « A l'aide » . Elle est abattue devant un catholique venu à l'office, d'une balle dans la tête. Au dos de la pancarte le criminel demande que Evangeline Rossi soit sa négociatrice du FBI. Celle-ci ne souhaite pas traiter cette affaire, elle est en congé, vient de perdre son beau père Zev, et reste traumatisée par la dernière opération de sauvetage qu'elle a menée et qui s'est terminée tragiquement. A la suite de ce fiasco son équipe Vidocq regroupant des enquêteurs hors limite et anciens délinquants a été dissoute. Cependant consciente que ce preneur d'otages connaît des secrets sur son passé, elle accepte d'être la négociatrice à condition que Vidocq reprenne du service. Bientôt il semble que le criminel est obsédé par une question qu'il pose à chaque otage : "De quoi êtes vous coupable ?" Personne ne comprend ses motivations, il ne demande rien sauf la venue de cinq personnes. Le mystère s'épaissit, l'aiguille court sur le cadran de l'horloge macabre. Dix sept heures donc pour sauver les otages et convaincre le preneur d'otages pour Eva et son équipe de quatre spécialistes. C'est une histoire, en presque huis-clos qui va très très vite, nous faisant passer entre l'intérieur de la Cathédrale, le QG du FBI et en dehors du périmètre de sécurité où sévissent les équipes de télévisions. Très cinématographique, ce découpage nous permet de garder l'envie d'avancer, les caractéristiques psychologiques de chaque personnage les rendent réels et tangibles. Certaines vérités sont aussi divulguées sur les méthodes du FBI soit disant performantes comme la reconnaissance faciale.... Chausses trappes et pièges vous emmèneront à la limite de votre imagination. Donc d'une histoire qui risquait d'être des plus classiques et banales, vous découvrez un thriller étonnant et addictif. Belle première lecture de cette auteure en ce qui me concerne. Quatrième de couverture Un matin, au cœur de Manhattan, sous la pluie, une jeune femme postée sur le parvis de l’église Saint-Patrick rompt la frénésie de Noël. Figée, elle porte une pancarte sur laquelle on peut lire « Aidez-moi ». Une prise d’otage a lieu à l’intérieur de la cathédrale, et une victime a déjà été tuée. Le preneur d’otages exige de négocier avec l’agent du FBI Eve Rossi. Récalcitrante à traiter l’affaire, cette dernière comprend rapidement que le preneur d’otages connaît certains secrets de sa vie. Ses motivations sont obscures, mais la question qu’il pose aux cinq otages est toujours la même : « De quoi êtes-vous coupable ? ». Déclenchant une autre série de crises, auxquelles l’équipe d’Eve Rossi, composée d’ex-détenus et de vétérans aux tempéraments extrêmes, devra faire face. Pour l’agent du FBI s’engage alors une course contre la montre haletante... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Des crimes qui ne disent pas leur nom | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Des crimes qui ne disent pas leur nom Brigitte Joseph-Jeanneney TriArtis 17 janvier 2022 76 pages Divers Chronique 30 décembre 2022 « La littérature ne sert pas à restituer le réel mais à combler les vides, les lacunes. On exhume et en même temps on crée une réalité autre. On n'invente pas, on imagine, on donne corps à une vision, qu'on construit bout à bout, avec des morceaux de souvenirs et d'éternelles obsessions. » Le parfum des fleurs la nuit de Leïla Slimani 9 nouvelles s'attachant à décrire diverses situations plus ou moins folles où soudain un des protagonistes commet un acte criminel, crève cœur, égoïste, irrespectueux, en un mot insupportable pour celle ou celui qui en est la victime ciblée, consciemment ou non. 1/ Une expédition Simone, résidente dans un EHPAD, attend avec impatience l'arrivée de son petit-fils qui doit l'accompagner au bureau de vote pour remplir avec fierté son devoir civique. Mais le temps passe... 2/ Compter ses pas Dans un futur pas si éloigné une femme compte ses pas dans sa cellule. Emprisonnée pour quelle raison ? Je vous laisse le découvrir. 3/ Rester au Vent Un jeune soldat revient de la guerre et sonne chez une mamie. Pas le temps de parler que déjà la vie à deux reprend son cours.. mais qui est-il ? 4/ Le Chandail Une femme vole le chandail d'une petite fille au square. Mais pourquoi ? 5/ Emprises Une gardienne d'immeuble énigmatique, l'aveuglement des habitants de la résidence, des lettres de dénonciation dans les boîtes, emprise des plus forts sur les plus faibles... 6/ Un homme nu Être nu chez soi est-ce de l'exhibitionnisme ? Est-ce du flirt ? Une méthode de drague ? Et s'inquiéter de ne plus voir l'objet de tous ses désirs depuis plusieurs jours et paniquer jusqu'à.... Folie ? Crime ? 7/ Le Doigt Un viol par un allemand pendant la Seconde Guerre mondiale, un dépôt de plainte auprès de l'officier de la Wehrmacht, un doigt accusateur qui se lève sur le criminel, une exécution rapide, et puis un miracle... 8/ Une métamorphose Un trentenaire revient chez maman après un divorce et un licenciement destructeurs. Il arrive des USA. Mais l'appartement maternel a bien changé ainsi que sa propriétaire. Tout évolue, tout se métamorphose... 9/ Du plomb dans l'aile À force de vouloir sauver les autres malgré eux, d'imposer sa volonté, de penser mieux savoir ce qui convient à la personne concernée, on peut franchir certaines limites et pousser l'autre trop loin jusqu'à... Tour à tour cocasses, joyeux, grinçants, bouleversants, barrés, terrifiants, ces textes nous parlent de nous-mêmes, de ces instants où tout est trouble, on l'on passe dans une autre dimension, ou l'air semble trembler, où l'on perd le sens commun dans un monde devenu fou. Des fragments de vérité tels des morceaux de miroir brisé dans lesquels nous regarder attentivement. Quatrième de couverture Des petits crimes impunis qui ne laissent des traces que pour les victimes. Des balles invisibles atteignent les cerveaux et broient les cœurs. Emprises en cascade. Mise enceinte subreptice. Négation des droits civiques d'une fille de déportée. Surprenante dénonciation d'un viol. Interdiction d'inventer des algorithmes. Il y a aussi des criminels aux mobiles insoupçonnés. Voleuse à l'arraché d'un étrange chandail. Usurpateur d'identité par générosité. Exhibitionniste eupho-rique. Veuve transgressive laissant son fils désemparé. Il est tant de crimes impunis, ignorés de leurs auteurs, mais pas de leurs victimes. Des crimes qui ne disent pas leur nom. La presse en parle : L'Inventoire - La revue littéraire d'Aleph-Ecriture - 7 février 2022 [...]Le quatrième recueil de nouvelles de Brigitte Joseph-Jeanneney vient de paraître aux Editions Triartis dans la collection Echappées Brèves. Dans une langue élégante et subtile, l’auteure brosse neuf portraits de femmes prises au piège de situations qu’elles n’ont pas créées, résistant en silence à des abus ou manquements souvent commis par des hommes[...] Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

  • Les gardiens de la lagune | EvanancesLittéraires

    Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les gardiens de la lagune Viviane Moore 10/18 Grands Détectives Janvier 2019 336 pages Polar historique Chronique 17 décembre 2019 Certains titres de « La saga de Tancrède le Normand » sont évoqués dans ce texte. Un roman policier historique dans la Venise du XIIe siècle, débutant par la présentation de la sérénissime et particulièrement du quartier de la Piazza San Marco, sera forcément passionnant et dépaysant. Car tout est différent de ce que nous connaissons, du palais des doges encore dans les limbes du futur, comme les ponts et tout l'urbanisme de la cité si souvent décrite dans des romans plus souvent situés pendant la Renaissance. J'ai adoré suivre les protagonistes dans les ruelles, sur les îles, dans les demeures, sur les bateaux et barques en jonc, au marché, dans les palais d'inspiration byzantine, à la cour du doge, à sa table ou dans son intimité. J'ai littéralement avalé ce roman sans pouvoir m'arrêter alors même qu'une coupure de courant sur mon quartier m'obligeait à lire à la lueur des bougies, hasard providentiel.... Le retour à la modernité fut difficile, je l'avoue. Après ce tour du décor, nous assistons à une traque dans le quartier pauvre du Zattere et au meurtre d'un jeune homme, dit Andrea l'égyptien, par un représentant de la haute société vénitienne accompagné de deux sbires... Enfin, c'est l'arrivée de Sicile d'un bateau très attendu par tous, et en particulier par le fils du doge. En effet, après de nombreuses péripéties plus dramatiques les unes que les autres, enfin, Hugues de Tarse et son épouse Eleonor de Fierville débarquent avec leurs deux enfants et leurs gens de maison, sains et saufs, prêts à commencer une nouvelle vie. Une des maisons du doge est mise à leur disposition et bien vite Hugues se rend auprès de ce dernier qui souhaite lui donner une mission. Voici notre héros conseiller de l'homme le plus puissant de Venise lancé aux trousses d'un ou plusieurs tueurs.... Les morts se multiplient, la brume et le mystère prennent possession de la cité, le danger et l'angoisse planent sur tous. Une installation en fanfare pour notre couple d'amoureux, enregistrant la moindre information, le moindre détail, tant sur le plan des évènements passés, des liens qui unissent chaque acteurs du drame, que de l'architecture et des us et coutumes. J'ai adoré ce roman qui regroupe toutes les qualités que j'attends d'un tel ouvrage. Une visite extraordinaire de Venise, une profonde envie d'y retourner vite... Une réussite ! Extraits : « - Chez nous, messire, on dit que la brume est le souffle de la Bête. Elle vit tapie dans les profondeurs boueuses de la lagune. D'autres affirment que c'est un dragon, d'autres que c'est la Bête de l'Apocalypse. Quand elle est en colère, le brouillard jaillit des flots et nous enveloppe d'un manteau glacé qui colle à la peau..... Le chevalier chercha dans sa mémoire des bribes du texte de Saint Jean : "... Je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. » ... Si la Bête représentait l'argent et le commerce sur lesquels ces derniers voulaient asseoir la puissance de la Venise future, les gardiens de la Lagune seraient-ils suffisants pour contenir son appétit et ses envies de destruction ? Quatrième de couverture Une ancienne légende vénitienne raconte que, sous l'archipel, sommeille un monstre - dragon ou Bête de l'Apocalypse - que seuls les gardiens de la lagune tiennent en respect... Nous sommes en 1162, des ossements enfouis sous les décombres d'une église font ressurgir un passé que beaucoup auraient préféré garder secret... Quelques jours plus tard, un cadavre est retrouvé dans le canal du Rialto. Un meurtre qui entache le nom du doge Vitale Michiel II. Malédiction, crime politique ou vengeance ? Hugues de Tarse aura besoin de toute sa sagacité et de celle d'Eleonor de Fierville pour comprendre à quel point les Vénitiennes jouent un rôle fatal dans cette sombre histoire d'amour, de jalousie et de haine. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs

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