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- Gabriel's Moon | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Gabriel's Moon William Boyd Seuil Le 19 septembre 2025 368 pages traduites par Isabelle Perrin thriller d'espionnage Chronique 15 avril 2026 "Lépreux de la lune Tous magiquement malades Nous venons parmi vous Purs De nos lumineuses plaies." Mina Loy "Passé un certain point, il n'est plus de retour. C'est ce point-là qu'il faut atteindre." Franz Kafka Tout débute un soir de 1936 dans le Oxfordshire par une scène touchante : une mère bordant son fils Gabriel, âgé de six ans, en prenant bien soin d'allumer la bougie de la veilleuse dont le verre est orné d'une gravure représentant la lune protectrice. Tout un univers magique se reflète sur les murs de sa chambre au premier étage de la maison familiale, apaisant, propice au sommeil. Mais le petit se réveille dans la nuit, les flammes montent du rez de chaussée, sa maman est morte, il réussit à sortir par une fenêtre. 1960, nous retrouvons Gabriel Dax, trentenaire. Tout va bien en apparence. Il a une petite amie super sexy, Lorraine, de bonnes relations empreintes de cordialité distanciée avec son grand frère Sefton travaillant pour le Foreign Office, une carrière d'écrivain de voyages couronnée d'un premier best-seller. Oui, tout va bien, sauf la nuit. Insomniaque depuis le tragique incendie de son enfance, il fait de terribles cauchemars et vit son existence entre deux dimensions, souvent épuisé. Ni l'alcool, ni son oncle Aldous, l'antiquaire qui l'a élevé, ne réussissent à l'apaiser. Mais le voici à Léopoldville, venu faire un papier pour une rubrique voyage en République du congo fraîchement indépendante, et extraordinairement autorisé, grâce à un de ses anciens amis d'université retrouvé par hasard, Thibault N'Danza, devenu médecin puis ministre de la Santé, à interviewer le nouveau premier ministre, Patrice Lumumba. L'occasion est exceptionnelle et ne se refuse pas. Les Américains, les Anglais, les Belges, et même Eisenhower, sont sur des charbons ardents. L'entretien est enregistré, le jeune homme politique parfaitement conscient des dangers qui le guettent et de la menace d'assassinat qui pèse sur lui. Il cite trois noms que Gabriel n'oubliera jamais. Dans l'avion de retour, alors que miraculeusement il a été surclassé en première, Gab remarque une inconnue plongée dans un de ses ouvrages : " En dictature : voyages dans les autocraties ", Espagne, Portugal, République dominicaine, Tchécoslovaquie, Côte d'Ivoire. Il se sent flatté. Non vraiment tout roule si ce n'était son problème de sommeil. Rentré à Chelsea, il est invité par Sefton pour l'anniversaire de sa belle sœur, Victoria. Son frère l'interroge adroitement sur son récent voyage, sur la rencontre avec Lumumba puis lui propose de faire une petite virée à Copenhague afin d'y déposer un paquet de la part du Foreign Office. Gabriel décline. L'Histoire rattrape notre ami. En effet, un coup d'État au Congo rend son article obsolète car Patrice Lumumba a été viré. Un certain Mobutu est maintenant l'homme fort du pays... Un nouveau projet inspiré par les villes de Brazzaville et de Léopoldville situées de chaque côté du même fleuve Congo l'occupe désormais, ainsi que la possibilité de peut-être retrouver un sommeil réparateur grâce à une psychothérapie avec une certaine Dr Katerina Haas. Pourquoi pas ? Mais d'autres personnes ont tiré des plans pour lui qui ne l'aideront pas à s'endormir en paix. Les deux années que William Boyd va maintenant vous conter dans ce livre digne des meilleurs thrillers psychologique, d'espionnage et d'actions, ne vont pas être de tout repos, profondément perturbantes, forçant Gabriel à se dépasser et à revoir ses considérations sur le Bien, le Mal, la mort, la loyauté, l'Amour... Un passage insidieux de l'autre côté du miroir dont peu d'hommes et de femmes réussissent à réchapper intacts. Fabuleux labyrinthe, vertige du danger omniprésent, intelligence du scénario, ambiance venimeuse et glamour à la fois. Un roman dépaysant à l'esthétique très cinématographique. Et toujours l'énigme concernant cette nuit de 1936... Je fais miens les mots du Financial Times: " Un bonheur de lecture qui vous tient captif jusqu'à la dernière ligne. " Quatrième de couverture Au début des années 1960, Gabriel Dax, auteur reconnu de récits de voyage, réalise au Congo une interview du Premier ministre Patrice Lumumba, qui avoue craindre pour sa vie. De retour à Londres, Gabriel apprend son assassinat. Contacté par Faith Green, une mystérieuse agente du MI6, il tombe bientôt sous son emprise et devient son espion, son « idiot utile », basculant dans un labyrinthe de duplicité et de trahisons. Les missions s’enchaînent à travers l’Europe, Cadix un jour, Varsovie un autre, ponctuées de rencontres inquiétantes. Alors que les bandes enregistrées de l’interview de Lumumba par Gabriel attisent l’intérêt de certains, l’affrontement entre Américains et Soviétiques sur fond de crise des missiles à Cuba fait redouter une troisième guerre mondiale. Déroulant les tours et détours d’une intrigue complexe, où alternent indices trompeurs et fausses coïncidences, William Boyd conjugue ici le genre du roman d’espionnage et l’art virtuose de la narration. Le résultat est spectaculaire. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Chroniques (All) | EvanancesLittéraires
Item List (In)visible Sarai Walker Read More 12 poèmes en escale Sylvia Schneider Read More 1793 Niklas Natt och Dag Read More 1794 Niklas Natt och Dag Read More 1795 Niklas Natt och Dag Read More 1986 Sioux Berger Read More 1991 Franck Thilliez Read More 22/11/63 Stephen King Read More 5 secondes Catherine Benhamou Read More 66 histoires de Diable Roger Maudhuy Read More 7m2 Jussi Adler Olsen Read More A bout de nerfs James Barnaby Read More
- Éva a lu pour vous | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Liste complète des ouvrages lus et chroniqués Faites votre choix (In)visible Sarai Walker Gallimard Série Noire Thriller 368 pages traduites par Alexandre Guécan Découvrir 1793 Niklas Natt och Dag Sonatine Thriller Historique 442 pages traduites du suédois par Rémi Cassaigne Découvrir 1795 Niklas Natt och Dag Sonatine Thriller Historique 496 pages traduites par Rémi Cassaigne Découvrir 1991 Franck Thilliez Fleuve Thriller & Polar 504 pages Découvrir 5 secondes Catherine Benhamou Des femmes Antoinette Fouque Roman 40 pages Découvrir 7m2 Jussi Adler Olsen Albin Michel, Thriller policier 624 pages traduites par Caroline Berg Découvrir 12 poèmes en escale Sylvia Schneider Les Presses Littéraires poésie 16 pages illustrées Découvrir 1794 Niklas Natt och Dag Sonatine Thriller Historique 544 pages traduites par Rémi Cassaigne Découvrir 1986 Sioux Berger De Borée Roman anticipation 235 pages Découvrir 22/11/63 Stephen King Albin Michel Suspense SF 934 pages traduites par Nadine Gassie Découvrir 66 histoires de Diable Roger Maudhuy De Borée Beau Livre 221 pages, version illustrée Découvrir A bout de nerfs James Barnaby De Borée Marge Noire Thriller 408 pages Découvrir
- Evanances Littéraires | chroniques littéraires
Site éclectique et complet de chroniques littéraires Plus de 1600 ouvrages décrits et référencés depuis janvier 2017 également présents sur la page Facebook du même nom. Biographie des auteurs, résumé et avis, quatrièmes de couverture. É vanances L ittéraires Évangeline Brunoy Chroniqueuse littéraire En savoir plus ... Petite fille, j'avais trois passions : dessiner, chanter, lire. Imaginer des mondes grâce à mes crayons, exprimer mes sentiments enfouis par la voix et la musique, m'échapper dans les livres, était vital, autant que de respirer. Je suis littéralement passée de Oui-Oui à "La chambre des dames" de Jeanne Bourin. Je souris en l'écrivant ... Liste complète des ouvrages lus et chroniqués Nous remercions les sites Babelio, Wikipedia et tous les éditeurs Auteurs Éditeurs Chroniques Nouvelles lectures Gabriel's Moon thriller d'espionnage En lire plus Nuit Indigo historique fantastique En lire plus Zem polar dystopie En lire plus
- L'Arbre à pain | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'Arbre à pain Christian Laborie Presses de la Cité Le 13 février 2025 409 pages historique terroir Chronique 27 mars 2025 Paru aux Presses de la Cité dans la collection Terres de France. Paru en 2003 aux Éditions De Borée. Donc réédition de ce très beau roman de terroir d'une beauté stylistique indéniable. Un récit tantôt nostalgique, tantôt factuel, témoignant d'un art de vivre ensemble et de travailler durement, disparus aujourd'hui, d'un amour pour la magnificence des Cévennes et d'un respect pour ces aïeux sachant vivre au rythme des saisons même s'ils sont totalement conscients de la marche irréductible du progrès qui, tel un rouleau compresseur, écrasera tout sur son passage. Histoire d'une famille, les Monteil, sur quatre générations, mais aussi d'une région agricole qui, à l'instar de la France entière, passera d'un monde à l'ancienne perpétuant des traditions ancestrales, des modes de vie dépassés, à une ère de modernité et de mécanisation post Seconde Guerre mondiale. La Vieille Morte, montagne témoin des heurs et malheurs qui s'abattent sur les hommes, reste inchangée, immuable, présence successivement protectrice, menaçante ou réconfortante. Et les années passent, et les nuages traversent le ciel, et des générations de paysans tentent de survivre jusqu'à ce que la décision de partir s'impose. Mais entre temps que de rires, de joies, de pleurs, de cris, de souffrances entre les murs du Castanet, la ferme des Monteil ; que de rêves et de désillusions... Mais ce qui caractérise ces paysans protestants est leur capacité fascinante de résistance. Alors oui, ils aimeraient quelques fois fuir ces lieux, aller à la ville, ne plus s'user à la tâche comme le vieux Élie et son fils Étienne et son épouse Marthe, mais les racines sont là, la rage de vivre aussi. L'arbre à pain veille sur la maisonnée quelque soient les tourments du siècle, quelque soit la métamorphose de la société. Très beau roman écrit avec un supplément d'âme par un auteur amoureux de sa région de cœur, que l'on sent profondément admiratif de tous ceux qui nous ont précédé avec courage, ténacité. Cet ouvrage est aussi un hommage à une certaine simplicité de vie. Retour à l'essence des choses. Merci à Christian Laborie pour ces magnifiques pages si bienfaitrices. Quatrième de couverture : Début XXe siècle, une saga au coeur du quotidien et des traditions des paysans cévenols. Un hommage au courage et au labeur de gens humbles mais dignes, un grand "classique" de Christian Laborie. Il est l'arbre à pain, l'arbre généreux dont le fruit est la ressource nourricière des plus démunis. Il est le châtaignier, celui qui donne son nom au mas isolé du Castanet, propriété d'une famille de paysans huguenots, dans cette région reculée des Cévennes. Les Monteil vivent là, enracinés sur le versant aride de la montagne schisteuse, la Vieille Morte. Une existence immuable, égrenée au rythme régulier des saisons, que rien ne semble devoir perturber, tant elle est inscrite dans l'éternité. Samuel Monteil, témoin et héritier d'une époque révolue, raconte ses jeunes années entre les murs du mas ancestral avec les siens, la figure puissante de l'aïeul, Élie, les souvenirs de la guerre, le maquis, l'Occupation, les temps qui changent... Bientôt viendra pour Samuel le choix d'une vie : rester au Castanet ou partir ? Un magnifique roman de la terre, des Cévennes, et de ceux qui en sont l'âme. Quatrième de couverture Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Auteurs | EvanancesLittéraires
Biographies d'auteurs Classement par prénom et nom Choisissez votre auteur William Boyd Né à Accra au Ghana, en 1952, William Boyd est un écrivain, scénariste et réalisateur britannique. Après des études à l'Université de Glasgow, à l'Université de Nice, à la Gordonstoun School de Moray, Écosse, et à Oxford, au Jesus College, il devient professeur de littérature au St Hilda's College de l'Université d'Oxford (1980-1983). Il fut critique télé pour le magazine "New Statesman", de 1981 à 1983. Outre ses activités littéraires, William Boyd est également scénariste et réalisateur. En tant que scénariste, on peut signaler en particulier le "Chaplin" (1992) de Richard Attenborough, l'adaptation de son premier roman "Un Anglais sous les tropiques" ("A Good Man in Africa", 1981), réalisé en 1994, et surtout l'adaptation du roman de Mario Vargas Llosa "Tante Julia et le scribouillard" ("La tía Julia y el escribidor", 1977) avec Keanu Reeves et Peter Falk (titre original: "Tune in Tomorrow...") en 1990. En tant que réalisateur, une seule expérience, le film "La Tranchée" ("The Trench") en 1999, avec Daniel Craig bien avant James Bond: une peinture de la Bataille de la Somme (bataille surnommée "le Verdun des Anglais"), en juillet 1916. En 2012, la famille de Ian Fleming choisit William Boyd pour écrire la suite des aventures de James Bond. Il signe avec "L'amour est aveugle" ("Love is Blind", 2018) son 15e roman. Il est lauréat de nombreux prix notamment Prix Relay 1991 pour "Brazzaville Plage", Prix Jean Monnet 2003 et Grand Prix des lectrices Elle 2003 pour "À livre ouvert" ("Any Human Heart", 2002). Grand amateur de vin, William Boyd possède un vignoble dans le sud de la France. Il est marié et partage sa vie entre sa maison de Sadillac en Dordogne et Londres. Titres chroniqués Les vies multiples d'Amory Clay L'amour est aveugle Gabriel's Moon Accédez aux chroniques thriller d'espionnage
- Éditeurs | EvanancesLittéraires
Éditeurs Liste et sites internet des maisons d'édition citées Sélectionnez un éditeur Seuil Gabriel's Moon En lire plus .. Deborée Une étincelle de génie En lire plus .. City Editions Les mensonges de nos mères En lire plus .. Albin Michel Les Morts ne chantent pas En lire plus .. Actes Sud Nuit Indigo En lire plus .. Charleston Ici les miracles ont un goût de ciel En lire plus .. City Éditions Chère Jane Austen : saphirs et suspicion T2 En lire plus .. Liana Levi L'invention d'Eva En lire plus .. Actes Sud Zem En lire plus .. City Editions Les chats au cœur d'ambre En lire plus .. Slatkine La Voix de la pierre En lire plus .. Les Léonides Parthenia En lire plus ..
- Le Contrat | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le Contrat John Grisham Robert Laffont 19 avril 2012 382 pages traduites par Johan-Frédérik Hem Guedj Thriller Chronique 13 mai 2020 Dans le monde du lobbying et des consultants en communication, aux USA, vous trouverez des groupes dont la mission est de faire élire à des postes de juges, des personnes souvent jeunes sans réelle expérience, manipulables, chrétiennes extrémistes, inattaquables sur le plan personnel, conservatrices proches des grandes entreprises, contre les procédures en civil visant à protéger les consommateurs et les citoyens. Ainsi, le paysage juridique américain en est transformé grâce à ces hommes (et ces femmes moins nombreuses), aux ordres de l'ultralibéralisme. Les sujets sur lesquels ils ne transigent pas sont : l'interdiction de l'IVG et du mariage homosexuel, la censure des progressistes, des opposants aux armes à feu et à la peine de mort, la promotion de la fermeture des frontières, et la défense de certains fondements passéistes du mode de vie américain. Toutes les méthodes de contrôle de l'opinion publique sont utilisées avec une indignité insupportable. Ainsi les campagnes et tournées d'élections des juges sont financées par des grands empires commerciaux et la justice se retrouve entre les mains des plus riches. Ajoutez à cela, une séparation de l'Eglise et de l'État inscrite dans la loi et la constitution mais non appliquée au quotidien, et vous pouvez commencer à avoir très peur. Ce thriller est paru en France en 2012 : aujourd'hui cette évolution déviante de la société ultra capitaliste américaine touche plusieurs pays, plusieurs démocraties occidentales. La France est infectée par cette épidémie, chaque jour la liberté et l'indépendance de la justice, par rapport à l'État et les grands groupes, sont mises à mal par les nouveaux amendements et lois. L'égalité des droits est bafouée. Nous nous dirigeons vers une société où la santé, la justice seront accessibles aux plus aisés et fermées au commun des citoyens. Ce thriller caustique, terrifiant, prédicateur, en plus de reprendre le thème traité magistralement dans le film Erin Brockovich, la pollution des eaux par des grandes entreprises irresponsables et criminelles, complète le tableau par la description des rouages et des coulisses de l'élection des juges, (qui en soit est une aberration), des recours collectifs, des cabinets d'avocats petits et grands, du quotidien des milliardaires propriétaires de multinationales et de leurs victimes broyées, courageuses, oubliées. John Grisham fait ainsi un portrait sans concession, dans ce thriller politique et judiciaire, du monde des affaires, souhaitant s'offrir des sièges au sein des Cours suprêmes, partout sur le territoire américain. Page 264 : « Il prend pour cible des juges [...], des juristes humains et modérés, qui prêtent une oreille favorable aux droits des travailleurs, des consommateurs, des citoyens victimes de la négligence d'autrui, des défavorisées, et des accusés. Le principe même de la loi était de protéger les membres les plus faibles de notre société. En règle générale, les riches ont de quoi se prendre en charge. Le monde des affaires, par le truchement d'innombrables organisations, coordonne une vaste conspiration en vue de modifier radicalement notre système judiciaire. Pourquoi ? Pour protéger ses intérêts. Comment ? En barrant l'entrée des salles d'audience, en limitant la responsabilité des entreprises malhonnêtes, des médecins négligents, des hospices indignes, des compagnies d'assurance arrogantes...La triste liste n'avait pas de fin. » Un scénario au cordeau d'une grande efficacité et clarté, un hommage aux victimes et leurs défenseurs, un signal d'alarme que nous ne pouvons plus ignorer. Un roman très actuel, malheureusement.... Une claque afin de nous réveiller rapidement... Quatrième de couverture Dans une salle de tribunal surchauffée, douze jurés rendent un verdict historique : l'entreprise Krane Chemical est lourdement condamnée pour avoir empoisonné l'eau d'une ville et provoqué des cancers mortels par dizaines. C'est le triomphe du Bien sur le Mal... Cependant Cari Trudeau, propriétaire de Krane Chemical, est prêt à tout pour que le jugement en appel tourne en sa faveur. Même à manipuler la Cour suprême du Mississippi. L'instrument de sa machination se nomme Ron Fisk. Aussi séduisant que naïf, ce gentil père de famille accepte imprudemment le financement de sa candidature au poste de juge à la Cour suprême. Mais bientôt Ron comprend ce qu'on lui demande en échange de sa compromission... Une mécanique subtile et perverse, une plongée dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine... Le nouveau thriller de John Grisham a la dureté d'un diamant noir. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Nuit Indigo | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Nuit Indigo Lars Mytting Actes Sud Le 1er octobre 2025 560 pages traduites par Françoise Heide historique fantastique Chronique 18 avril 2026 " Dehors, il faisait un brin plus sombre. La brise poussa à sa rencontre les odeurs du jour finissant. Ce serait une de ces nuits indigo comme on en connaît dans le Gudbrandsdal, où l'on s'amourache et où l'amour répond à l'amour. " " Ils sont patients, les morts. La discrétion règne entre les tombes, mais nullement le silence. Les morts apprennent à écouter bien mieux que les vivants. On imagine aisément qu'ils se réjouissent, chaque fois que quelqu'un vient, et ils sentent les empreintes de pas du monde au-dessus d'eux, à la lumière. Un cimetière, c'est si grand, la plupart des visiteurs vont voir une autre tombe, et les choses sont ainsi faites qu'ils meurent à leur tour, et que ceux qui s'arrêtent et prononcent quelques mots se font de plus en plus rares." Je n'ai pas lu les deux tomes précédents Les Cloches jumelles (2020) et L'Étoffe du temps (2022), mais cela ne m'a pas empêchée de comprendre ce qui s'était déroulé avant les évènements ici décrits et d'y trouver un grand plaisir de lectrice amoureuse des récits historiques flirtant avec le fantastique et le merveilleux, alors que le Diable semble prendre le pouvoir sur le monde. Tout commence par un agneau sauvé d'une mort certaine au XVIIe siècle par Eirik Hekne alors que la neige recouvre toute la région. Un agneau à la toison d'argent dont on ignore les origines : animales ou magiques. La laine de l'animal mystérieux est utilisée par les filles siamoises d'Eirik, Halfrid et Gunhild, tisserandes de génie, pour leur grand chef d'oeuvre. En cette ère de superstition, les théories luthériennes les plus sévères sont appliquées, menant à la traque du Malin et de ses servantes. Ainsi, de par leur malformation, les sœurs sont en grand danger, menacées d'être brûlées sur le bûcher. Sauvées de justesse, elles ont le temps de finir leur fresque murale représentant dit-on l'apocalypse qui attend l'humanité. À leur décès, deux cloches jumelles sont fondues et baptisées de leurs noms, installées dans l'église en bois debout. Leur âme commune s'adresse donc toujours aux habitants de Butangen au fil des siècles par le son produit par ces dernières, jusqu'à ce que l'église soit démontée et remontée à Dresde et les cloches séparées, l'une dans le campanile allemand, l'autre immergée dans le lac voisin. Quant au "Tapis" tissé par les siamoises, nul ne l'a plus vu. 1936 : les descendants du clan Hekne habitent toujours à la ferme construite par Eirik précédemment rencontré. Il y a le couple Jehans et Kristine et leurs trois enfants : Astrid la risque tout, Esther aveugle au pouvoir de prescience, et Tarald le dessinateur. Astrid a noué un lien privilégié avec le vieux pasteur, Kai Schweigaard. Tous deux sont fascinés par la légende entourant les siamoises, les cloches, ainsi que la tapisserie. Ils ne sont pas les seuls : les Nazis sont eux aussi très intéressés par les récits traditionnels norvégiens afin de justifier l'origine supposée des ariens, leur supériorité sur le reste de l'humanité, leur future politique génocidaire et impérialiste d'extension de leur territoire. La Norvège fait partie des terres que Hitler souhaite annexer. Or, Astrid et Kai refusent de laisser aux envahisseurs la moindre chance de retrouver la cloche du lac, ou la tombe des sœurs et encore moins leur œuvre prophétique. Commence alors une course contre la montre pour sauver l'héritage des Hekne : la Résistance s'organise alors que certains villageois ou membres du clan se perdent et trahissent leur patrie. Notre tandem réussira-t-il à sauver le trésor de Butangen ? La prophétie tissée des sœurs va-t-elle se révéler juste ? Et les cloches, vont-elles à nouveau sonner à l'unisson pour avertir les Hommes du danger ? Et si la magie, l'inexplicable existait ? Et si des forces supérieures venaient à la rescousse des habitants de ce village norvégien et des Hekne ? J'ai d'ores et déjà réussi à me procurer le premier tome de la Trilogie tant cet épisode m'a plu, véhiculant des valeurs humanistes consolatrices en ces temps de folie tout en ranimant notre croyance en l'impossible, en l'extraordinaire. Quatrième de couverture Butangen est sous occupation nazie et l'écho de la légende des cloches jumelles ressurgit. Le vieux pasteur Kai Schweigaard, dernier témoin d'un monde en train de basculer, place ses espoirs en la jeune Astrid, descendante des soeurs tisserandes. Ensemble, ils organisent la résistance : sauvetage du tapis sacré, protection de la dernière cloche, actes de sabotage envers l'ennemi. Tandis que le village se divise, les femmes de la famille Hekne orchestrent la lutte dans l'ombre : bidons de lait remplis d'armes, codes secrets dans les psaumes. L'esprit d'un peuple se tisse dans la clandestinité. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Zem | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Zem Laurent Gaudé Actes Sud Le 20 août 2025 288 pages polar dystopie Chronique 14 avril 2026 La suite de Chien 51 Y a-t-il une rédemption ou une épiphanie possible pour Zem Sparak et sa collègue, Salia Malberg ? Peuvent-ils encore espérer en un autre avenir que celui imposé par le consortium GoldTex ? Peuvent-ils fuir Magnapole, son dôme, ses règles dictatoriales ? Peuvent-ils croire en une existence qui ne soit pas artificielle ni sclérosante ? Zem aurait voulu mourir mais Salia l'a sauvé ! Il la déteste pour cela. Que peut-il encore attendre de cette vie désespérante dans un système politique et sociétal inégalitaire, violent, broyant tout sur son passage, jouant à fond le "diviser pour mieux régner", la discrimination, un système de récompense punition très pavlovien ? Zem se souvient encore de sa jeunesse à Athènes avant que la Grèce ne soit achetée. Il se rappelle de Lena, celle qu'il aimait, au côté de laquelle, il combattait contre le régime totalitaire se mettant en place. Un seul mot d'ordre alors : RÉSISTANCE. Que reste-t-il de tout cela ? Au delà du dôme, nulle vie, nulle terre... semble-t-il ? La peur règne, exacerbée par les effets d'annonce de GoldTex, concernant surtout l'eau et les sources d'énergie ! Dans cette logique de politique extractiviste, tous les abus, tous les génocides, tous les crimes contre l'humanité sont perpétrés. Selon l'une des 3 zones où l'on habite, membres de l'Olympe, employés ou rebuts, le traitement de faveur change du tout au tout. Certains se goinfrent pendant que d'autres survivent à peine. Une grande commémoration nationale approche à grand pas concernant l'avancée des Grands Travaux. Le nouvel homme fort, Barsok, a de grandes nouvelles à annoncer au peuple. Zem travaille aujourd'hui pour lui comme garde du corps, spectateur écoeuré de tout ce qu'il se trame en coulisse, la corruption règnant en maîtresse. Cela fait trois ans qu'il n'a pas revu Salia, restée flic et souffrant d'un syndrome post trauma sévère après une opération ultra violente. Ils sont destinés à se revoir et à unir leur force. Le destin en a décidé ainsi : un container arrive dans le port, à l'intérieur cinq corps. On ne sait qui sont ces inconnus morts dans d'affreuses souffrances, l'affaire est étouffée. D'où venaient ces hommes et femmes ? Y a-t-il d'autres territoires, ailleurs ? Les deux partenaires, borderline, à la croisée des chemins, n'ont plus rien à perdre. Ils doivent comprendre ce que ces cinq anonymes semblent leur crier par delà la mort. Un parcours du combattant s'ouvre devant nos deux héros, prêts à tout : la vérité les attend loin de Magnapole, une vérité qui doit absolument éclater. S'ils doivent mourir, échouer, ce sera les armes à la main et non plus en subissant et en obéissant... Un aller sans retour vers l'enfer... Peut-être trouveront-ils une issue de secours, un autre chemin. Peut-être se retrouveront-ils enfin et arrêteront-ils de se trahir eux-mêmes. Est-ce possible ? Une fiction fantastique qui résonne étrangement avec ce que nous traversons depuis quelques années et avec ce que certains membres d'un nouvel ordre mondial nous promettent et tentent de nous imposer. Résistance, épiphanie, rédemption : trois mots essentiels à ne pas oublier alors que l'on tente de nous abrutir de fausses promesses et de vrais mensonges. Un texte engagé et singulier, un roman d'action, un hymne au courage de ceux qui regardent au-delà des apparences. Une conclusion fabuleuse à ces deux tomes consacrés à Zem Sparak. Quatrième de couverture De retour dans les rues de Magnapole, Zem Sparak, l’ancien flic déclassé de la zone 3 – le “chien” au matricule 51 –, assure désormais la sécurité rapprochée de Barsok, l’homme qui a promis d’abolir les différences de classe et de réunifier la ville. À l’approche du jour censé célébrer l’avancée des Grands Travaux, et alors que toutes les caméras sont tournées vers le port où arrive un cargo chasseur d’icebergs, un container livre une funeste découverte : assis côte à côte, cinq cadavres anonymes portent les traces d’atroces souffrances. L’occasion pour Zem de retrouver l’inspectrice chargée de l’enquête, Salia Malberg. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce que cache le consortium GoldTex : à Magnapole, comme ailleurs, le confort des uns semble bâti sur la vie de milliers d’autres… Ce nouveau roman de Laurent Gaudé est un miroir tendu à nos sociétés consuméristes en proie à l’effondrement. Mais il abrite aussi l’idée d’un ailleurs, d’un refuge face au désastre, nommé résistance. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Cette nuit là | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Cette nuit là Linwood Barclay Belfond Noir 2 février 2011 438 pages, traduites par Marieke Surtel Thriller Chronique 18 juin 2017 Diabolique et addictif ! Impossible de lâcher ce thriller, le premier que je lis de cet auteur. Je me suis déjà renseignée pour trouver ses autres titres. Pourtant le début semble classique : Cynthia une adolescente sortie sans permission avec un mauvais garçon est retrouvée par son père Clayton Bigge saoule, et ramenée au bercail manu militari. Le lendemain matin elle se réveille après une nuit comateuse, mais elle est seule dans la maison, ses parents et son frère Todd sont absents. Elle s'invente des histoires pour ne pas s'inquiéter, part au lycée mais là elle apprend que son frère n'est pas venu en cours. La peur enfle, elle court chez elle, le vide.... Ils ont tous les trois disparu. 25 ans après nous retrouvons Cynthia participant au tournage d'une émission reprenant le drame. Le narrateur est Terry, c'est lui que nous allons suivre tout au long de ce vrai cauchemar. Déjà leur vie n'est pas facile tous les jours, le mal être de son épouse, sa paranoïa, ses cauchemars rendent le quotidien insupportable et a des conséquences psychologiques également sur leur fillette Grace. Celle-ci pour protéger ses parents surveille les météorites susceptibles de tomber du ciel comme autant de malheurs potentiels et de dangers possibles. Le 25ème anniversaire de cette nuit terrible se profile et pour tous l'ambiance est délétère et anxiogène. Pour tante Tess qui a élevé l'adolescente abandonnée et déboussolée, pour l'entourage aussi comme le patron de Terry, Torry. En plus la famille n'étant pas sur liste rouge et habitant le quartier d'enfance de Cynthia, le passage à la télévision de toute cette histoire est un déclencheur pour toutes sortes d'évènements. Le problème est que les incidents dont se dit victime son épouse appel téléphonique, mot, .....ne peuvent être réellement pris au sérieux. Terry est fatigué, ne sait plus qui croire..... Et il n'est qu'au début de sa peine. Un détective est engagé par le couple, il faut en sortir mais......à vous de découvrir la suite. Le doute et la suspicion au sein d'une famille est ce qui est le plus terrorisant, quand ceux qu'on aime ne sont peut-être pas ceux qu'on croit, quand tout semble n'être que le reflet de la vérité et non la réalité elle-même, quand on porte une culpabilité sur les épaules en raison d'une responsabilité qu'on endosse à tort comme les trois membres de cette famille qui ne savent comment réagir. Une ombre plane, et un mystère doit être résolu, il en va de leur subsistance psychologique. Terrifiant, ce thriller illustre parfaitement l'expression " l'enfer est pavé de bonnes intentions". La fin est magistrale et même si vous avez pu comprendre certains aspects de cette histoire, l'écrivain garde les meilleures cartouches pour les dernières pages. Très très bon livre bien retors et diablement bien construit et écrit. À lire absolument pour les accros du genre.... Il serait bien en film. Quatrième de couverture Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le roi n'a pas sommeil | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le roi n'a pas sommeil Cécile Coulon Viviane Hamy 2012 160 pages Roman - Poésie Chronique 10 avril 2017 Nous avons beaucoup de chance de pouvoir suivre une auteure jeune certes, comme tout le monde se plait à le répéter, ( cela me fatigue pour ma part), mais surtout unique. C'est une artisane d'art qui ne se contente pas des dons qui lui ont été offerts. Liés l'un à l'autre par les thèmes développés : cette lutte inégale entre l'homme et la Nature, cette oppositions entre ville et campagne, ce destin qui semble inéluctable quelque soit la hargne du héros à s'en sortir, cette impression que l'on évolue hors du temps dans une tragédie grecque où les dieux décident de frapper comme bon leur semble. Le style est toujours direct, sobre puis tout d'un coup une image, une métaphore vous explose au visage et le coeur râte un battement, vous êtes en apnée, et vous relisez le passage pour être bien certain de ce que vous avez lu, et aussi afin de reproduire ce moment si rare de parenthèse enchantée, à la lecture d'une fiction. Je lis ses livres à voix haute, tant la musique de la langue est belle. C'est plus que du talent, ou un don, c'est une évidence, cette Femme est "écriture", "mots", l'encre sur le papier est son royaume, et je veux bien la croire lorsqu'elle dit, lors de l'émission de La Grande Librairie, que les fantômes lui chuchotent à l'oreille, pour ma part je pense que ce sont aussi des âmes tutélaires ou des anges. Je retrouve toujours l'écriture magnifique, intemporelle, organique, de cette auteure avec précaution, tant elle me touche, c'est ainsi, inexplicable, et je sais que je dois être alors très vigilante à tempérer ma sensibilité exacerbée. Cela a commencé avec "Le coeur du Pélican " en 2015, pourtant la course à pied n'est pas une de mes passions, mais le ton miironique mi-désespéré, cette description très juste des pensées et des spirales psychologiques qui envahissent le héros, et cette lutte courageuse tout de même pour aller au bout, m'ont suspendue en état second un certain temps. Hébétée ! Idem pour ces deux nouveaux romans : « Le roi n'a pas sommeil » m'a laissée dans une tristesse infinie, (je suis vraiment en sur-sensibilité en ce moment). Le mystère de la chute de Thomas Hogan est écrit comme un thriller , on aimerait comprendre pourquoi il se fait arrêter, qu'est ce qui l'a fait basculer ? Qu'aurait-il pu faire pour rester sur le bon chemin, avoir une vie "normale" dans sa propriété, dans sa ville, auprès de sa mère Mary, avec le médecin et ami O'Brien, et surtout Donna qu'il aurait épousé, avec laquelle il aurait eu des enfants ? Mais les cartes de la vie étaient-elles battues et servies de telle sorte que c'était déjà fichu, peut-on croire en la transmission de gènes viciés de génération en génération, était-il condamné avant même de naître ? Son trop grand calme, son côté taiseux, son sur-contrôle, ce jeu de comédien aguerri pour cacher sa désespérance, n'ont ils pas été à l'origine de l'implosion qui lui font commettre l'irréparable ? Livre très court dans l'édition Libra Diffusio, compact, aux odeurs d'humus, de terre, de bois, de sueur, d'alcool, de larme et de sang, est un incontournable dans le paysage actuel de la littérature française. Quatrième de couverture Le roi n'a pas sommeil raconte le destin tragique d'un enfant maudit : Thomas Hogan. Un conte dont le charme poétique opère irrémédiablement sur le lecteur. A la mort de son père qui lui lègue sa fortune, William Hogan, le père de Thomas, rachète une propriété d'une beauté sauvage et subjuguante : deux hectares de forêts envahis par les framboisiers sauvages et où paissent des cerfs et des biches. Une fois sa fortune dilapidée, il se tue au travail, de jour, à la Scierie du village et, de nuit, à la gendarmerie où il classe les dossiers des affaires les plus sordides. Est-ce cette proximité avec le crime ? Il est sombre, triste et violent. Mais il travaille dur et c'est un bon parti. Un soir de bal au village, il séduit une beauté, Mary, et l'épouse. Thomas naît de cette union. C'est un bel enfant, à l'opposé de son père, fragile et vulnérable. Mais sa vie bascule le jour où William s'entaille profondément la main droite à la Scierie. Cette blessure gangrène et emporte le père sans que le médecin de famille, O'Brien, ne puisse rien y faire. Comme un signe de mauvais augure, l'accident plane désormais sur le destin de Thomas. Celui-ci grandit et connaît l'amitié avec Paul, son double à qui tout l'oppose, puis l'amour avec Donna, l'admirable assistante du Docteur O'Brien. Bientôt, son destin sombre le rattrape : il deviendra pour tous le " fils maudit " de Mary, une légende. Dans un style sobre mais imaginé, Cécile Coulon nous entraîne dans un univers d'émotion qui allie une atmosphère paisible, et une mélancolie indicible. Son talent tient à sa capacité à rendre magique le quotidien et le banal. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Ski | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Ski Guillaume Rihs Slatkine Le 31 décembre 2025 96 pages biographique Chronique 30 janvier 2026 Autant l'avouer tout de suite, je ne suis allée en classe de neige qu'une fois et me suis pris une telle gamelle que j'ai terminé le séjour le genou bandé. Donc lire pour moi un texte sur ce sujet est, comment dire ? Exotique, dépaysant ? En réalité, une plongée bienfaisante et émouvante dans un monde inconnu. " La neige posait problème. Accumulée sur le Boquillon, elle menaçait d'en faire céder le toit, ses tuiles descellées fendre nos jeunes crânes. On trouvait dans l'atelier une échelle centenaire. Quand mon père l'appuyait contre la gouttière, nous autres femme et enfants retenions notre souffle... " Bienvenus, chers lecteurs, au châlet de la famille Rihs depuis plusieurs générations. À vous les joies de la neige, du ski, des soirées au coin du feu, des éclats de rire, des courbatures, des pieds et nez gelés, des bons plats bien roboratifs, du chocolat chaud, des multicouches de vêtements dans lesquelles vous vous engonciez pour tenter de vaincre le froid... Ça y est ? Vous vous souvenez ou, comme moi, vous imaginez ? En cette ère de réchauffement climatique où l'inquiétude envahit tous les amoureux de la glisse et des sommets enneigés, transmettre ses souvenirs et ses réflexions d'une vie passée dans le chalet familial puis dans les diverses stations est essentiel pour l'auteur, nous offrant ainsi un texte tantôt cocasse, tantôt poétique, lyrique ou encore bouleversant, et encore pertinent ; car par le biais de ce thème étonnant, il aborde de fait les sujets intimes et universels de la famille, de l'amour, de l'amitié, de la solidarité, de la transmission, de l'éveil à l'écologie, de l'observation d'un monde en constante métamorphose. Nous sont données à revivre l'époque de notre enfance, de notre jeunesse, de chaque âge de notre existence, mais aussi des transformations de notre société, des paysages somptueux que nous avions cru éternels. Par ces quelques pages, Guillaume Rihs touche à l'essentiel : alors que tout change et qu'il pourrait se sentir souvent submergé par la peur, en regardant ces montagnes, en se remémorant des évènements petits ou grands, en admirant ces paysages immuables et changeants, décors de sa vie, il pose les fondations de son avenir, plein d'espérance pour les siens, pour nous tous. Il reste confiant ! Un texte autobiographique lumineux et touchant : " Malgré des chaussures de ski trop courtes contre mes orteils, j'étais gagné par un sentiment de plénitude que je me fais une joie de mettre par écrit... " Quatrième de couverture En quelques chapitres où la nostalgie le dispute à la tendresse, Guillaume Rihs évoque ses souvenirs d'enfance dans le chalet familial. Une robe turquoise et une moquette grise, un assoupissement sur les genoux, Le retour du Jedi, une lampe de poche carrée qui se fermait au moyen d'un crochet souple, l'ampoule jaune au-dessus de la porte, trois flocons. des impressions durables, quelques images incomplètes qui tissent une mémoire collective. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Quattrocento | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Quattrocento Stephen Greenblatt Flammarion 2011 289 pages traduites par Cécile Arnaud Historique Chronique 1 octobre 2017 Titre original « The swerve » , l'embardée ou l'écart. Fresque historique illustrant les conséquences de la redécouverte en 1417 par Poggio Bracciolini, humaniste, du poème antique magnifique et prémonitoire du philosophe Lucrèce intitulé « De rerum natura » ou « De la Nature » qui influera sur la pensée philosophique, chrétienne et scientifique tout au long des siècles suivants jusqu'à aujourd'hui. Stephen Greenblatt réussit à simplifier les évènements et à nous en montrer clairement leurs articulations de l'Antiquité au XXE siècle. Quattrocento a été couronné par le prix Pulitzer et le National Book Award aux USA. Quel dommage que je n'ai eu un tel professeur passionné par l'Histoire et la Philosophie ! Poggio Bracciolini est né en 1380 à Terranuova une bourgade contrôlée par la République de Florence. Fils d'un notaire, et peut-être aussi apothicaire Guccio Bracciolini, son grand père maternel Ser Michaelle avait déjà le talent d'écrire avec une calligraphie extraordinairement belle. Talent dont va hériter Poggio. Après un passage à Arezzo petite ville où se réfugie la famille poursuivie par des créanciers, Poggio arrive enfin à Florence à dix ans. Sa belle écriture, éloignée de la gothique utilisée jusque là est aérée et lisible. Il va accomplir l'oeuvre remarquable avec certains de ses amis humanistes d'une révision complète de l'écriture dont nous bénéficions encore aujourd'hui. Également, le Pogge est passionné tout comme Pétrarque 25 ans avant lui, par l'héritage culturel de la Rome antique. Un des plus proches amis de Pétrarque était Coluccio Salutati qui devint le grand chancelier de la République de Florence. Il prit plusieurs jeunes esprits sous son aile dont Poggio et Niccolo Niccoli. Celui-ci outre la réforme de l'écriture, réouvrira une bibliothèque sur le modèle romain en y invitant les plus beaux esprits du temps à s'y abreuver. Ce Quattrocento plus que de recréer une Rome où la discussion philosophique était un plaisir et une habitude, et où les bibliothèques publiques pullulaient pour le bien de tous, se propose d'après les enseignements des antiques grecs et romains de créer une nouvelle pensée, une nouvelle société. Or depuis la chute de Rome, fin du troisième siècle, et l'avènement du Christianisme de soumission, de culpabilité, d'expiation sous domination d'une Église au fil des siècles de plus en plus puissante, hypocrite, violente et dissolue, ce tournant que veulent emprunter les humanistes tel que Poggio et ses amis est difficilement acceptable et sent même le souffre. D'autant plus lorsque en 1417, notre bibliophile jusque là au service du pape corrompu et contesté Jean XXIII bientôt déposé en plein schisme, alors en Allemagne, découvre au fond de la bibliothèque d'un de ses couvents une copie de "De rerum natura" de Lucrèce. Tous les petits arrangements avec sa conscience de athé au service du pape, d'auteur de Facéties grivoises et de pamphlets, d'amoureux des arts, des femmes (19 enfants tout de même), détestant l'Eglise bien qu'y restant des décennies, sont emportés par la lecture du long poème philosophique de Lucrèce qui lui ouvre les portes des Temps Modernes. Lucrèce est un adepte de la pensée de Épicure. Oubliez le sens donné aujourd'hui à l'adjectif être épicurien. Certes il y a toujours la notion de plaisir dans le sens de jouir de la vie aujourd'hui et maintenant. Les dieux s'ils existent ne se préoccupent pas des humains. Ceux ci font juste partie de la création en son ensemble. Nulle vie après la mort. Tout est matière, le corps comme l'âme. Tout est constitué d'atomes ( vous avez bien lu déjà dans l'Antiquité) en mouvement qui s'entrechoquent au hasard, se séparent, se rencontrent à nouveau. Il n'y a que des atomes et le vide. Telle fut en premier lieu « l'intuition géniale du poète philosophe, une célébration de la danse de la matière et un bréviaire d'athéisme qui allaient bouleversée le Moyen Âge finissant », puis les siècles à venir. Certains essaieront de rallier la pensée de Lucrèce au christianisme, d'autres la condamneront sur le fond, tout en louant la beauté du latin et de la forme. Toujours est-il que la boîte de Pandore était ouverte, sans que Poggio ne se doute réellement des implications de l'événement au cours des siècles et sur le monde entier jusqu'à maintenant. Un livre érudit, brillant, clair sur un sujet qui pourrait, mal traité, rebuter. De très belles heures avec ces hommes intelligents, géniaux, visionnaires sont le cadeau que vous offre ce magnifique ouvrage de Stephen Greenblatt. Considéré comme le spécialiste de Shakespeare, je vais très vite lire sa biographie du dramaturge, car pour le moment rien ne m'a satisfaite sur ce sujet. J'ai ouvert les yeux bien grands sur beaucoup de choses et en premier lieu sur mon mode de fonctionnement induit ou inné. Incontournable ! Quatrième de couverture Stephen Greenblatt est lauréat du prix Pulitzer de l'essai 2012 pour « Quattrocento » (« The Swerve: How the World Became Modern »). Et si la Renaissance était née d’un livre ? Un livre perdu, connu par fragments, recopié par quelques moines et retrouvé par un humaniste fou de manuscrits anciens ? L’idée, audacieuse, vertigineuse, ouvre les portes de l’histoire de Poggio Bracciolini, dit le Pogge, qui découvrit une copie du De rerum natura de Lucrèce dans un monastère allemand. C’était à l’aube du XVe siècle. Le Pogge n’était pas seulement un bibliophile passionné et un copiste hors pair. Il aimait les arts et il avait écrit des Facéties grivoises. Il aimait les femmes et était père de dix-neuf enfants. Il n’aimait pas l’Église mais il était secrétaire d’un pape diaboliquement intelligent et corrompu. Ainsi s’ouvre à nous un monde inouï, celui d’une cour papale où s’agitaient agents cupides, moines séducteurs, filous, femmes de petite vertu et humanistes d’exception : un monde à la fois sévère et dépravé, contraignant mais libre. En découvrant, copiant et diffusant l’œuvre de Lucrèce, le Pogge aura levé le voile sur les Temps modernes, et influencé des esprits aussi puissants que Montaigne ou Machiavel. Car tout, selon Lucrèce, est fait d’atomes en mouvement, qui s’entrechoquent au hasard, se séparent et se rencontrent à nouveau. Telle fut l’intuition géniale du poète latin, une célébration de la danse de la matière et un bréviaire d’athéisme qui allaient bouleverser le Moyen Âge finissant. Conteur né, érudit et brillant, Stephen Greenblatt emporte le lecteur au cœur de ce Quattrocento qui fit revivre l’Antiquité pour la porter jusqu’à nous. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Selfies | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Selfies Jussi Adler Olsen Albin Michel 29 mars 2017 624 pages, traduites par Caroline Berg Thriller et Policier Chronique 14 avril 2017 Énorme coup de Coeur pour ce dernier opus de Jussi Adler Olsen" Selfies" qui m'a littéralement kidnappée. Ce thriller construit sur deux phénomènes de société bien banals est proprement remarquable. Les six livres de cette série précédant celui-ci étaient tous des réussites, des coups de maître incontestés. Il est admirable de pouvoir ainsi maintenir une cadence de coureur de marathon sur sept tomes et de tenir le lecteur en haleine pendant tant d'années. Ce qui est terrifiant dans ce récit c'est la bascule d'une femme du jour au lendemain, se transformant sous nos yeux en monstre dénué d'empathie, alors que celle-ci avait été la constituante principale de sa vie. Il y a comme souvent une dénonciation féroce : dans ce texte c'est le concept d'état providence poussé à son paroxysme, et cette jeunesse qui vit des aides sociales et ne rêve que de célébrité, d'argent facile et dont la vie ne tourne qu'autour des apparences, du bling bling, des mises-en-scène sous forme de selfies . La description de l'évolution psychologique des personnages glace le sang tant il est juste. Allons-nous vers une totale amoralité ? C'est aussi pour moi l'épisode des aventures de notre trio de choc Carl Morck, Assad et Rose, le plus émouvant et touchant. Beaucoup d'auteurs de sagas comme celle-ci réussissent à créer un lien presque sentimental entre le lecteur et les héros, mais je ne sais pas pourquoi Jussi Adler Olsen est particulièrement un magicien en la matière, et l'on est profondément touché par la mise en abîme de Rose, en plein syndrome posttrauma, qui déjà se devinait dans " Promesse " le sixième tome. Je pense aussi que l'humour, la drôlerie de certaines scènes et certains personnages cocasses nous attachent encore plus à cette série et ces héros, bien plus que le ferait un ton bien dramatique et larmoyant. Fan encore plus après cette lecture enfiévrée, imaginant déjà la suite puisque certaines pièces de la prochaine partie ont été habilement placées. Merci monsieur Adler Olsen. Quatrième de couverture Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d'une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu'elles sont la cible d'une personne gravement déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une. L'inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Mørck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s'il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. à condition que Rose, plus indispensable que jamais, ne se laisse pas assaillir par les fantômes de son propre passé... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs











