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- Chroniques (All) | EvanancesLittéraires
Item List (In)visible Sarai Walker Read More 12 poèmes en escale Sylvia Schneider Read More 1793 Niklas Natt och Dag Read More 1794 Niklas Natt och Dag Read More 1795 Niklas Natt och Dag Read More 1986 Sioux Berger Read More 1991 Franck Thilliez Read More 22/11/63 Stephen King Read More 5 secondes Catherine Benhamou Read More 66 histoires de Diable Roger Maudhuy Read More 7m2 Jussi Adler Olsen Read More A bout de nerfs James Barnaby Read More
- La Correspondante | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La Correspondante Virginia Evans La Table Ronde Le 8 janvier 2026 336 pages traduites par Leïla Colombier roman épistolaire Chronique 28 février 2026 Un phénomène éditorial ! "Ce que j'ai accompli par moi-même est d'ordre personnel, mais ce n'est pas exactement la paix. (...) La plupart d'entre nous ont vécu de manière moins théâtrale, mais demeurent les survivants d'une époque singulière et repliée sur soi." Joan Didion, "Au lendemain des années soixante", The White Album Que savons-nous réellement de nos parents, de nos enfants, de nos proches, de nos voisins, de nos amis ? Que leur taisons-nous, que nous cachent-ils ? Et pourquoi ? Par peur d'être jugé ? Par lâcheté ? Par malhonnêteté ? Par terreur à l'idée d'une possible rupture ? Est-ce la conséquence d'une fracture de jeunesse, d'un manque que nous ne savons combler, d'une incapacité à jouer le jeu social des apparences et de la normalité ? Pourquoi ne réussissons pas à communiquer véritablement à l'heure du tout numérique, de l'hyper connexion, des réseaux sociaux, de l'étalage de la vie privée ? Voici un roman épistolaire d'une grande beauté, source d'une variété incroyable d'émotions et de coups au cœur, abordant tous ces sujets délicats et primordiaux en nous traçant peu à peu, ligne après ligne, petit coup de crayon après l'autre, le portrait d'une femme à l'hiver de sa vie, Sybil Van Antwerp. Qui est-elle cette septuagénaire réfugiée depuis toujours dans la lecture et l'écriture de lettres adressées à des inconnus célèbres ou non, à des écrivains qui l'ont touchée, à ses proches ? Sa vie est parfaitement réglée, tout est noir sur blanc comme dans un code pénal ou civil, manichéenne à l'extrême, en contrôle. Lorsque l'on se retourne sur son parcours professionnel au sein du système judiciaire, on ne peut qu'être admiratif, impressionné, bien qu'un mystère demeure ! Pourquoi est-elle restée greffière d'un juge qui vient juste de mourir au lieu de prendre son envol ? Qu'en est-il de ses rôles de mère, d'épouse, de sœur, d'amie ? N'y a-t-il pas eu des accidents de vie, des évènements tragiques, des moments de doute ou de honte ? C'est l'instant où tout bascule : sa vue baissant inexorablement, elle comprend que bientôt, elle ne pourra plus se réfugier dans la lecture ou l'écriture de lettres... Les témoins de son passé disparaissent les uns après les autres... La réception de courriers menaçants laissant présager que peut-être tout ne fut pas si parfait, finalement, qu'elle n'est pas en sécurité... Son cœur se serre en se remémorant une voix si chérie disparue trop tôt, ou en constatant la distance qui grandit entre elle et sa fille... Combien de non-dits, de secrets, de zones d'ombre persistent dans l'existence de celle qui fut adoptée, comme son frère Felix, par des parents aimants et traditionnalistes ? Une métamorphose est-elle possible à son âge ? Theodore, son voisin si attentionné, ou ce texan si drôle et si entreprenant, pourraient-ils l'accompagner sur ce dernier tronçon de chemin ? Et puis, arrive le cadeau offert par ses enfants, Fiona et Bruce, sous la forme d'un test ADN ! Soudain les fondations de son existence si ritualisée vacillent. Que faire ? A-t-elle vraiment besoin de connaître ses origines ethniques ? Ce pas franchi ne la mènera-t-il pas vers plus de désillusions, de chagrins, qu'elle ne peut en supporter ? Femme aux multiples facettes, complexe, imparfaite et intranquille, tétanisée par la peur depuis toujours malgré les apparences, elle nous est décrite en détail, avec délicatesse et justesse, par le biais de cette correspondance d'hier et d'aujourd'hui. Un peu comme si nous tournions les pages d'un album de photographies et d'émotions d'une inconnue devenue proche, familière, à laquelle nous nous attachons, évidemment. Magnifique plongée humaniste dans l'intimité d'une vie, hommage à la littérature et aux écrivains, appel à la tolérance et à la curiosité, ce roman, à la très belle couverture et à la mise en page soignée, merveilleusement bien traduit, ne pourra que vous interpeller, vous pousser à ne pas perdre de temps en silence et en mensonge vis à vis des autres mais surtout vis à vis de vous-même. Gratitude Virginia Evans ! Quatrième de couverture "Je me suis mise à écrire des lettres, et c'est devenu une obsession. Le plus souvent, quand j'en écrivais une, j'en recevais une en retour. Cela surprend, mais j'ai découvert que la plupart des gens répondent. La première lettre de ma vie remonte à 1948, et je l'avais adressée à P. L. Travers, au sujet de son livre Mary Poppins." Mère puis grand-mère, femme divorcée, retraitée d'une brillante carrière dans le droit, Sybil Van Antwerp vit seule et n'aspire qu'à une existence paisible, aiguisant chaque jour sa plume pour rédiger des courriers avec un franc-parler capable de désarmer avocats de renom et grands écrivains. Mais tandis que sa vue baisse inexorablement, des lettres anonymes toujours plus menaçantes sont déposées une à une dans sa boîte, la forçant à replonger dans un passé douloureux. Greffière au chignon strict passant la porte du tribunal ; vieille dame longeant le fleuve avec une canne ; adolescente dévorant Tolkien et C.S. Lewis ; correspondante cherchant le mot juste : lettre après lettre, Virginia Evans compose le portrait d'une femme multiple, dans un premier roman mordant. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Éva a lu pour vous | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Liste complète des ouvrages lus et chroniqués Faites votre choix (In)visible Sarai Walker Gallimard Série Noire Thriller 368 pages traduites par Alexandre Guécan Découvrir 1793 Niklas Natt och Dag Sonatine Thriller Historique 442 pages traduites du suédois par Rémi Cassaigne Découvrir 1795 Niklas Natt och Dag Sonatine Thriller Historique 496 pages traduites par Rémi Cassaigne Découvrir 1991 Franck Thilliez Fleuve Thriller & Polar 504 pages Découvrir 5 secondes Catherine Benhamou Des femmes Antoinette Fouque Roman 40 pages Découvrir 7m2 Jussi Adler Olsen Albin Michel, Thriller policier 624 pages traduites par Caroline Berg Découvrir 12 poèmes en escale Sylvia Schneider Les Presses Littéraires poésie 16 pages illustrées Découvrir 1794 Niklas Natt och Dag Sonatine Thriller Historique 544 pages traduites par Rémi Cassaigne Découvrir 1986 Sioux Berger De Borée Roman anticipation 235 pages Découvrir 22/11/63 Stephen King Albin Michel Suspense SF 934 pages traduites par Nadine Gassie Découvrir 66 histoires de Diable Roger Maudhuy De Borée Beau Livre 221 pages, version illustrée Découvrir A bout de nerfs James Barnaby De Borée Marge Noire Thriller 408 pages Découvrir
- L'Arbre à pain | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L'Arbre à pain Christian Laborie Presses de la Cité Le 13 février 2025 409 pages historique terroir Chronique 27 mars 2025 Paru aux Presses de la Cité dans la collection Terres de France. Paru en 2003 aux Éditions De Borée. Donc réédition de ce très beau roman de terroir d'une beauté stylistique indéniable. Un récit tantôt nostalgique, tantôt factuel, témoignant d'un art de vivre ensemble et de travailler durement, disparus aujourd'hui, d'un amour pour la magnificence des Cévennes et d'un respect pour ces aïeux sachant vivre au rythme des saisons même s'ils sont totalement conscients de la marche irréductible du progrès qui, tel un rouleau compresseur, écrasera tout sur son passage. Histoire d'une famille, les Monteil, sur quatre générations, mais aussi d'une région agricole qui, à l'instar de la France entière, passera d'un monde à l'ancienne perpétuant des traditions ancestrales, des modes de vie dépassés, à une ère de modernité et de mécanisation post Seconde Guerre mondiale. La Vieille Morte, montagne témoin des heurs et malheurs qui s'abattent sur les hommes, reste inchangée, immuable, présence successivement protectrice, menaçante ou réconfortante. Et les années passent, et les nuages traversent le ciel, et des générations de paysans tentent de survivre jusqu'à ce que la décision de partir s'impose. Mais entre temps que de rires, de joies, de pleurs, de cris, de souffrances entre les murs du Castanet, la ferme des Monteil ; que de rêves et de désillusions... Mais ce qui caractérise ces paysans protestants est leur capacité fascinante de résistance. Alors oui, ils aimeraient quelques fois fuir ces lieux, aller à la ville, ne plus s'user à la tâche comme le vieux Élie et son fils Étienne et son épouse Marthe, mais les racines sont là, la rage de vivre aussi. L'arbre à pain veille sur la maisonnée quelque soient les tourments du siècle, quelque soit la métamorphose de la société. Très beau roman écrit avec un supplément d'âme par un auteur amoureux de sa région de cœur, que l'on sent profondément admiratif de tous ceux qui nous ont précédé avec courage, ténacité. Cet ouvrage est aussi un hommage à une certaine simplicité de vie. Retour à l'essence des choses. Merci à Christian Laborie pour ces magnifiques pages si bienfaitrices. Quatrième de couverture : Début XXe siècle, une saga au coeur du quotidien et des traditions des paysans cévenols. Un hommage au courage et au labeur de gens humbles mais dignes, un grand "classique" de Christian Laborie. Il est l'arbre à pain, l'arbre généreux dont le fruit est la ressource nourricière des plus démunis. Il est le châtaignier, celui qui donne son nom au mas isolé du Castanet, propriété d'une famille de paysans huguenots, dans cette région reculée des Cévennes. Les Monteil vivent là, enracinés sur le versant aride de la montagne schisteuse, la Vieille Morte. Une existence immuable, égrenée au rythme régulier des saisons, que rien ne semble devoir perturber, tant elle est inscrite dans l'éternité. Samuel Monteil, témoin et héritier d'une époque révolue, raconte ses jeunes années entre les murs du mas ancestral avec les siens, la figure puissante de l'aïeul, Élie, les souvenirs de la guerre, le maquis, l'Occupation, les temps qui changent... Bientôt viendra pour Samuel le choix d'une vie : rester au Castanet ou partir ? Un magnifique roman de la terre, des Cévennes, et de ceux qui en sont l'âme. Quatrième de couverture Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Les Sirènes | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les Sirènes Emilia Hart Les Escales Le 10 avril 2025 448 pages traduites par Alice Delarbre fantastique Chronique 25 février 2026 Après l'immense succès de "La Maison aux sortilèges" - Best-seller 2025 "L'océan possède ses grottes de silence." Nathaniel Hawthorne, "L'Océan" " You should have known me before I sang you to sleep, and I robbed you of wealth And again I'm a maid on the shore." Extrait de la chanson "The Maid of the Shore" La jeune Fille sur le rivage "Tu aurais dû me connaître avant/qu'avec mes chants je ne t'endorme,et ne te prenne ta fortune/puis redevienne une jeune fille sur le rivage." Il a fallu près de deux ans et plusieurs versions à l'autrice pour qu'enfin elle fasse la vraie rencontre de ses sirènes, ses personnages tant aimés. Elle dit dans ses remerciements que l'écriture de ce roman a été l'une des épreuves les plus difficiles de sa vie. Bien d'autres ont jalonné son parcours dont elle nous fait part en dernière page de cet ouvrage... Elle nous témoigne ainsi d'une confiance bouleversante tout en définissant ce qui est au centre de ce récit fantastique : la sororité et l'eau bienfaisante. Nous voici donc à nouveau plongés dans l'univers onirique d'Emilia Hart nous offrant un conte magique où les femmes, d'hier comme d'aujourd'hui, se battent pour survivre ou pour protéger toutes les victimes de violences, d'injustices. Histoires d'amour filial, romantique, maternel... thriller également à la frontière entre une réalité bien tangible et une vérité surnaturelle. Le lien qui relie deux sœurs est parfois mystérieux et plus fort que tout à l'instar de celui noué entre les deux jeunes irlandaises, Mary et Eliza, condamnées à l'exil en Nouvelle Galles du Sud voici deux cents ans, ou entre les sœurs australiennes, Lucy et Jess, en 2019. Que peuvent avoir en commun ces quatre êtres d'exception si éloignés temporellement ? Dès le prologue, nous assistons à une naissance extra-ordinaire au fond d'une grotte dans une ville côtière nommée par l'autrice Comber Bay, lieu inoubliable dont l'histoire est jalonnée d'événements particuliers le nimbant d'une aura de mystère : - Le naufrage terrible de La Naïade, un bateau transportant des déportées au XIXe siècle, - Les disparitions étranges et jamais résolues de huit hommes au fil des années - Le sauvetage hallucinant d'un nourrisson par un marin pêcheur en 1999. Puis nous rencontrons Lucy, étudiante en journalisme, alors qu'elle se réveille d'une crise de somnambulisme pendant laquelle elle a, semble-t-il, tenté d'étrangler celui en qui elle avait placé toute sa confiance, Ben. Elle se pensait si chanceuse d'être aimée par un si beau jeune homme malgré ses défauts physiques, ses imperfections stigmatisantes. Consciente que personne ne la croira, elle ne pense qu'à fuir et pense immédiatement à se réfugier chez sa sœur ainée, Jess, une peintre tourmentée, malgré leurs relations difficiles empreintes de silence et de non-dits. Direction donc le Sud et la nouvelle maison acquise par l'artiste d'où l'on perçoit clairement les rugissements de l'océan omniprésent. Mais lorsque Lucy arrive, sa sœur est absente alors même que son portable et sa voiture sont bien sur place. Dans le salon transformé en atelier, une toile énigmatique trône, objet central d'une prochaine exposition de Jess, intitulée "Les Sirènes". Le sujet interpelle la jeune fugueuse, elle ne sait pourquoi. Bientôt ses cauchemars se peuplent de voix et d'ombres féminines : deux noms reviennent inlassablement, résonnant comme en écho... Mary et Eliza. L'absence de son aînée se prolongeant, la voisine Melody ne sachant rien, Lucy commence à fouiller la maison, le portable et interroge tous ceux qui pourraient avoir quelques informations. Le malaise s'intensifie lorsqu'elle tombe sur un cahier de jeunesse... Lucy est prise de vertige, ses mauvais rêves s'intensifient, tout devient flou alors que des voix et des chants prennent possession de son esprit... Fabuleux et ensorcelant ! Le suspense est parfaitement soutenu pendant tout ce scénario aux multiples rebonds, basculant entre la jeunesse et le voyage cauchemardesque sur La Naïade de Mary et Eliza vers 1800, et le passé de Lucy et Jess, comportant bien des zones obscures, plus de deux siècles plus tard. Et partout l'eau nous cerne, nous encercle, tantôt bienfaisante, tantôt cachant à nos yeux nombre de secrets et de dangers. Gare à ceux qui la sous-estimeraient ! Gare à ceux qui ne se contenteraient que des apparences ! Ouvrez votre cœur et votre esprit à l'inexplicable, à l'inconnu ! Un deuxième opus réussi pour une romancière à l'écriture inspirée et vibrante. Quatrième de couverture Des sœurs séparées par des siècles de secrets mais liées par la puissance de la mer : un roman envoûtant par l'autrice du best-seller La Maison aux sortilèges. Lucy fuit. Le mal qu'elle a fait, et celui qu'on lui a fait. Elle part se réfugier auprès de la seule personne capable de la comprendre : sa sœur, Jess. Mais lorsque Lucy arrive dans sa maison délabrée, perchée au sommet d'une falaise battue par les vents, elle ne trouve personne. Où est passée Jess ? Lucy se retrouve seule dans une ville côtière où rumeurs et légendes vont bon train. Au gré de ses rencontres, elle découvre les récits d'hommes disparus dans des circonstances mystérieuses et d'un bébé trouvé dans une grotte. Surtout, elle commence à entendre des voix de femmes qui murmurent sur l'écume des vagues... Elles lui chuchotent l'histoire de deux sœurs, il y a deux siècles, dans un monde où les hommes étaient maîtres. Un monde et une histoire qui lui paraissent lointains et pourtant familiers. Ces bruissements venus des profondeurs de la mer font remonter les secrets du passé à la surface. Poussent-ils Lucy sur le chemin qui la réunira à Jess ? Ou vont-ils les faire sombrer toutes les deux ? Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le Contrat | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le Contrat John Grisham Robert Laffont 19 avril 2012 382 pages traduites par Johan-Frédérik Hem Guedj Thriller Chronique 13 mai 2020 Dans le monde du lobbying et des consultants en communication, aux USA, vous trouverez des groupes dont la mission est de faire élire à des postes de juges, des personnes souvent jeunes sans réelle expérience, manipulables, chrétiennes extrémistes, inattaquables sur le plan personnel, conservatrices proches des grandes entreprises, contre les procédures en civil visant à protéger les consommateurs et les citoyens. Ainsi, le paysage juridique américain en est transformé grâce à ces hommes (et ces femmes moins nombreuses), aux ordres de l'ultralibéralisme. Les sujets sur lesquels ils ne transigent pas sont : l'interdiction de l'IVG et du mariage homosexuel, la censure des progressistes, des opposants aux armes à feu et à la peine de mort, la promotion de la fermeture des frontières, et la défense de certains fondements passéistes du mode de vie américain. Toutes les méthodes de contrôle de l'opinion publique sont utilisées avec une indignité insupportable. Ainsi les campagnes et tournées d'élections des juges sont financées par des grands empires commerciaux et la justice se retrouve entre les mains des plus riches. Ajoutez à cela, une séparation de l'Eglise et de l'État inscrite dans la loi et la constitution mais non appliquée au quotidien, et vous pouvez commencer à avoir très peur. Ce thriller est paru en France en 2012 : aujourd'hui cette évolution déviante de la société ultra capitaliste américaine touche plusieurs pays, plusieurs démocraties occidentales. La France est infectée par cette épidémie, chaque jour la liberté et l'indépendance de la justice, par rapport à l'État et les grands groupes, sont mises à mal par les nouveaux amendements et lois. L'égalité des droits est bafouée. Nous nous dirigeons vers une société où la santé, la justice seront accessibles aux plus aisés et fermées au commun des citoyens. Ce thriller caustique, terrifiant, prédicateur, en plus de reprendre le thème traité magistralement dans le film Erin Brockovich, la pollution des eaux par des grandes entreprises irresponsables et criminelles, complète le tableau par la description des rouages et des coulisses de l'élection des juges, (qui en soit est une aberration), des recours collectifs, des cabinets d'avocats petits et grands, du quotidien des milliardaires propriétaires de multinationales et de leurs victimes broyées, courageuses, oubliées. John Grisham fait ainsi un portrait sans concession, dans ce thriller politique et judiciaire, du monde des affaires, souhaitant s'offrir des sièges au sein des Cours suprêmes, partout sur le territoire américain. Page 264 : « Il prend pour cible des juges [...], des juristes humains et modérés, qui prêtent une oreille favorable aux droits des travailleurs, des consommateurs, des citoyens victimes de la négligence d'autrui, des défavorisées, et des accusés. Le principe même de la loi était de protéger les membres les plus faibles de notre société. En règle générale, les riches ont de quoi se prendre en charge. Le monde des affaires, par le truchement d'innombrables organisations, coordonne une vaste conspiration en vue de modifier radicalement notre système judiciaire. Pourquoi ? Pour protéger ses intérêts. Comment ? En barrant l'entrée des salles d'audience, en limitant la responsabilité des entreprises malhonnêtes, des médecins négligents, des hospices indignes, des compagnies d'assurance arrogantes...La triste liste n'avait pas de fin. » Un scénario au cordeau d'une grande efficacité et clarté, un hommage aux victimes et leurs défenseurs, un signal d'alarme que nous ne pouvons plus ignorer. Un roman très actuel, malheureusement.... Une claque afin de nous réveiller rapidement... Quatrième de couverture Dans une salle de tribunal surchauffée, douze jurés rendent un verdict historique : l'entreprise Krane Chemical est lourdement condamnée pour avoir empoisonné l'eau d'une ville et provoqué des cancers mortels par dizaines. C'est le triomphe du Bien sur le Mal... Cependant Cari Trudeau, propriétaire de Krane Chemical, est prêt à tout pour que le jugement en appel tourne en sa faveur. Même à manipuler la Cour suprême du Mississippi. L'instrument de sa machination se nomme Ron Fisk. Aussi séduisant que naïf, ce gentil père de famille accepte imprudemment le financement de sa candidature au poste de juge à la Cour suprême. Mais bientôt Ron comprend ce qu'on lui demande en échange de sa compromission... Une mécanique subtile et perverse, une plongée dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine... Le nouveau thriller de John Grisham a la dureté d'un diamant noir. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Evanances Littéraires | chroniques littéraires
Site éclectique et complet de chroniques littéraires Plus de 1600 ouvrages décrits et référencés depuis janvier 2017 également présents sur la page Facebook du même nom. Biographie des auteurs, résumé et avis, quatrièmes de couverture. É vanances L ittéraires Évangeline Brunoy Chroniqueuse littéraire En savoir plus ... Petite fille, j'avais trois passions : dessiner, chanter, lire. Imaginer des mondes grâce à mes crayons, exprimer mes sentiments enfouis par la voix et la musique, m'échapper dans les livres, était vital, autant que de respirer. Je suis littéralement passée de Oui-Oui à "La chambre des dames" de Jeanne Bourin. Je souris en l'écrivant ... Liste complète des ouvrages lus et chroniqués Nous remercions les sites Babelio, Wikipedia et tous les éditeurs Auteurs Éditeurs Chroniques Nouvelles lectures La Correspondante roman épistolaire En lire plus Les Sirènes fantastique En lire plus Gangnam thriller polar En lire plus
- Cette nuit là | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Cette nuit là Linwood Barclay Belfond Noir 2 février 2011 438 pages, traduites par Marieke Surtel Thriller Chronique 18 juin 2017 Diabolique et addictif ! Impossible de lâcher ce thriller, le premier que je lis de cet auteur. Je me suis déjà renseignée pour trouver ses autres titres. Pourtant le début semble classique : Cynthia une adolescente sortie sans permission avec un mauvais garçon est retrouvée par son père Clayton Bigge saoule, et ramenée au bercail manu militari. Le lendemain matin elle se réveille après une nuit comateuse, mais elle est seule dans la maison, ses parents et son frère Todd sont absents. Elle s'invente des histoires pour ne pas s'inquiéter, part au lycée mais là elle apprend que son frère n'est pas venu en cours. La peur enfle, elle court chez elle, le vide.... Ils ont tous les trois disparu. 25 ans après nous retrouvons Cynthia participant au tournage d'une émission reprenant le drame. Le narrateur est Terry, c'est lui que nous allons suivre tout au long de ce vrai cauchemar. Déjà leur vie n'est pas facile tous les jours, le mal être de son épouse, sa paranoïa, ses cauchemars rendent le quotidien insupportable et a des conséquences psychologiques également sur leur fillette Grace. Celle-ci pour protéger ses parents surveille les météorites susceptibles de tomber du ciel comme autant de malheurs potentiels et de dangers possibles. Le 25ème anniversaire de cette nuit terrible se profile et pour tous l'ambiance est délétère et anxiogène. Pour tante Tess qui a élevé l'adolescente abandonnée et déboussolée, pour l'entourage aussi comme le patron de Terry, Torry. En plus la famille n'étant pas sur liste rouge et habitant le quartier d'enfance de Cynthia, le passage à la télévision de toute cette histoire est un déclencheur pour toutes sortes d'évènements. Le problème est que les incidents dont se dit victime son épouse appel téléphonique, mot, .....ne peuvent être réellement pris au sérieux. Terry est fatigué, ne sait plus qui croire..... Et il n'est qu'au début de sa peine. Un détective est engagé par le couple, il faut en sortir mais......à vous de découvrir la suite. Le doute et la suspicion au sein d'une famille est ce qui est le plus terrorisant, quand ceux qu'on aime ne sont peut-être pas ceux qu'on croit, quand tout semble n'être que le reflet de la vérité et non la réalité elle-même, quand on porte une culpabilité sur les épaules en raison d'une responsabilité qu'on endosse à tort comme les trois membres de cette famille qui ne savent comment réagir. Une ombre plane, et un mystère doit être résolu, il en va de leur subsistance psychologique. Terrifiant, ce thriller illustre parfaitement l'expression " l'enfer est pavé de bonnes intentions". La fin est magistrale et même si vous avez pu comprendre certains aspects de cette histoire, l'écrivain garde les meilleures cartouches pour les dernières pages. Très très bon livre bien retors et diablement bien construit et écrit. À lire absolument pour les accros du genre.... Il serait bien en film. Quatrième de couverture Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- L’Invention des miroirs | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires L’Invention des miroirs Mérédith Le Dez des femmes Antoinette Fouque Le 16 janvier 2025 236 pages roman Chronique 18 janvier 2025 " Montrez-moi votre âme en la posant sur La paume de ma main. Telle une boule de cristal. Et moi, je la dessinerai avec mes mots ... " Yasunari Kawabata, Récits de la paume de la main, trad. Anne Bayard-Sakai, Le Livre de poche, 2001. " Écrire ajoutait souvent une énigme à l'énigme." Daniel Arsand, Moi qui ai souri le premier, Actes Sud, 2022 Sous le titre de " Prologue - Chambre avec voix ", l'autrice nous fait pénétrer dans une chambre d'hôpital ou règne une ambiance particulière, étrange, anxiogène. Un dialogue de sourds s'engage entre une femme et l'équipe soignante. L'hospitalisée est persuadée, après avoir eu un traumatisme crânien dû à un accident sur un quai de gare, de s'appeler Isaure Clément, jeune femme, alors que ses papiers d'identité la désignent comme Laurence Metis, 49 ans. Vertige ! Nous ne savons pas si nous lisons le début d'un thriller psychologique ou une autre forme de récit, et Mérédith Le Dez entretient parfaitement l'illusion jusqu'à la dernière page. Nous voici donc perdus, désorientés au même titre que l'héroïne : peut-être faudrait-il revenir à l'origine et donc savoir qui est cette Isaure Clément. C'est ce que se propose de réaliser notre guide en ces pages où tout n'est qu'illusion, un labyrinthe de miroirs où chaque reflet est celui d'un autre. Tout se mire en tout, le passé et le présent, les personnages, Isaure et Laurence, la réalité et la fiction... Très bon roman sous forme de voyage au bout de nos limites émotionnelles, de nos frontières intimes. Ayant souffert d'amnésie, j'ai lu ce texte avec beaucoup d'attention. Quatrième de couverture Une mémoire brisée dévoile une quête identitaire poignante. Dans ce roman aux multiples facettes, Laurence Metis, quarante-neuf ans, souffre d’amnésie après un traumatisme. Elle se débat avec les fragments de son passé, où émerge constamment le nom d’Isaure Clément. Mais qui est cette mystérieuse jeune fille à laquelle la narratrice semble s’identifier ? Laurence, prisonnière de son passé brumeux et de son présent incertain, tente de reconstruire son existence éclatée. En mêlant réalité et onirisme, l’autrice tisse une narration captivante où chaque reflet de Laurence dans le miroir devient une clé pour déchiffrer son histoire bouleversante. Une immersion profonde dans les méandres de la psyché humaine. « Au commencement était son nom. Un nom écrit dans un registre d’état civil cinq ans plus tôt, un nom perdu dans un agenda à présent. Un nom bien là pourtant. Isaure. Isaure Clément. Le sien nom, à l’enfant. Tout un petit monde en cinq syllabes. Une île où reprendre pied. À quoi se raccrocher comme à une branche quand on se trouve seul face à soi-même à parler dans un miroir pour vérifier qu’on est bien là. » M. L. D Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Aucune nuit ne sera noire | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Aucune nuit ne sera noire Fatou Diome Albin Michel Le 20 août 2025 336 pages biographie Chronique 18 octobre 2025 "[...] voici ma devise d'oiseau migrateur : Au seuil du partir et de la nostalgie, aucune nuit ne sera noire ! " « Je t'ai offert des fleurs sauvages, dont le parfum est mystérieux comme des yeux de sorcier Et leur éclat a la richesse du crépuscule à Sangomar. » Léopold Sédar Senghor Magnifique livre : caustique, tendre, bouleversant, pertinent ; beauté inventive de la langue et universalité du thème. En 2019, Fatou Diome, originaire de l'île de Niodior, a déjà publié un roman intitulé "Les Veilleurs de Sangomar". Ce texte est proprement jubilatoire de par sa forme mais également par le plaisir gustatif que prend l'autrice : 1/ à régler ses comptes avec certains fâcheux restés au pays, membres de sa famille ou voisins trop prompts à cancaner et juger. Jouissif ! " Dans ma famille de lait comme de nom, l'altérité, c'est à moi qu'elle échoit, depuis que j'ai vu le jour. Dans leurs cercles des mêmes, je suis l'oxymore : la proche lointaine, l'endogène exogéne, la Noire Blanche. Et, cela, pour au moins trois raisons, chacune hissant une cloison dure à vous casser les phalanges : d'abord, ma naissance ; ensuite, l'école, et, plus précisément, les études universitaires ; et finalement, le fait de vivre en Europe. " 2/ à rendre surtout hommage à son grand-père, être fabuleux, d'une intelligence et d'une générosité de cœur inouïes, véritable philosophe de la vie, pilier de sa communauté, respecté, écouté et craint, en adoration devant sa petite fille si mal partie dans la vie. Il ne fait pas bon naître hors mariage au Sénégal dans les années 1970. Bâtarde ! On lui fait donc comprendre qu'elle n'est rien. Que de cruauté et méchanceté la petite Fatou va devoir affronter ! Mais elle a le pied marin, "le petit matelot" chéri de son grand-père, lui-même pêcheur. Tuteur, éducateur, protecteur, figure paternelle, il est la référence absolue pour l'enfant mais aussi pour l'adulte devenue. Sa sagesse universelle nous prend aux tripes, au cœur, et nous l'aimons cet homme, nous éprouvons nous aussi une immense gratitude pour cet héritage que nous transmet Fatou Diome. Elle porte sa voix, elle nous inclut dans un cercle vertueux de tendresse et d'amour. Par delà la mort, il reste présent au côté de l'écrivaine où qu'elle aille, où qu'elle soit. Nous avons ainsi l'insigne honneur d'assister à la rencontre fabuleuse de ces deux êtres, se reconnaissant bien au-delà des liens du sang. Quand deux âmes sont à ce point sœurs, jamais elles ne se quittent. Salvateur ! Notes : Le terme "Niominka" désigne plusieurs réalités : un groupe ethnique du Sénégal et le nom d'un groupe de musique reggae. Les Niominkas sont un sous-groupe des Sérères, installés dans les îles du Saloum et connus pour leurs activités de pêche et d'agriculture. Quatrième de couverture " Rien de ce qui tient dans une poche ou dans un grenier ne vaut la mémoire des aînés, disait-il. " Une rencontre avec celui à qui Fatou Diome dédicace tous ses livres, son grand-père. Entre appel des souvenirs et invocations, force de l’émotion et saisissement de la langue, ce récit tendre et intime nous livre à mots couverts le secret d’une relation authentiquement forte et fondatrice. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Animal | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Animal Sandrine Collette Denoël 2019 283 pages Divers Chronique 21 juin 2019 « Humain, Animal, pour survivre ils iront au bout d'eux-mêmes. Un roman sauvage et puissant » Vous voyez les photos sur les réseaux sociaux où figurent des chasseurs et leurs proies, ces clichés qui donnent sérieusement envie de vomir et qui posent la question de la sauvagerie gratuite d'êtres humains dits civilisés. J'aime beaucoup certains films tels Predator 1 et surtout 2, oui je sais, c'est étonnant, et certaines scènes de traque en forêt du Kamtchatka ici m'y ont fait penser, car imaginez que, soudain, un animal devienne un " alien" chasseur d'hommes, stratégique, intelligent, et ce n'est pas du Chantal Goya... Assez jouissif d'imaginer que cela puisse être possible. Évidemment extrêmement bien écrit au ton très personnel, ce roman a pour cadre la nature imposant sa loi, comme dans les opus précédents de cette auteure. Toujours une analyse psychologique tout en finesse, une construction précise, chirurgicale. Et une fin qui nous retourne. Un destin tragique et inéluctable, une piste afin de comprendre les raisons de certains pour commettre des carnages aujourd'hui inutiles, un voyage qui débute et finit au Népal. Un dépaysement donc géographique mais aussi psychiatrique, car en ce qui me concerne je ne peux en aucun cas comprendre toute atteinte à la vie d'animaux par plaisir. Original et pertinent. Quatrième de couverture Dans l'obscurité de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre. Elle sait qu'elle ne devrait pas s'en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher. Vingt plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs. Parmi eux, Lior, une française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l'adore, n'a jamais résolu. Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l'étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d'un flair affûté, dangereuse. Elle a quelque chose d'animal. Cette fois guidée par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d'un ours. Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior au-delà de ses limites, la forçant à affronter la vérité sur elle-même. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- La famille Han | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires La famille Han Min Jin Lee Charleston 14 février 2023 832 pages traduites par Laura Bourgeois Historique Chronique 3 juin 2023 « Le prix de nos couronnes est déjà acquitté. Il ne nous reste plus qu'à les porter » James Baldwin « UN PREMIER ROMAN AMBITIEUX ET REMARQUABLE. » The New York Times Un premier grand roman pour Min Jin Lee, paru en 2007, écrit à la façon de Jane Austen, situé cependant dans la communauté coréenne chrétienne pratiquante de New York, fin des années 1990, les années toc, fric, sexe. Un scénario bâti autour de la famille Han avec des ramifications vers leurs proches. Plusieurs thèmes traités : Des relations parents-enfants, lorsque les premiers obéissent encore à des règles de leur pays d'origine et que les seconds cherchent leur place dans une société américaine capitaliste et matérialiste aux antipodes des valeurs coréennes ancestrales ; Des relations amoureuses et de l'incapacité à communiquer réellement, ( l'apparition du portable vers 1998-2000 n'y changera rien ) ; Du patriarcat tout puissant quelque soit le côté de la barrière ; De l'importance affolante donnée à l'argent et aux apparences, de la success-culture, de la sur-consommation immédiate et indigeste de tout et n'importe quoi, de cette course effrénée vers toujours plus de pouvoir, plus de dollars. Le poids de la responsabilité que portent sur leurs frêles épaules l'inclassable et indomptable Casey et sa petite sœur Tina est bien lourd. Comment contenter leurs parents conservateurs qui ne voient et jugent le monde que par le prisme de leur religion et de leur culture asiatique ? Comment trouver leur place, comment se forger leur avenir et savoir ce que qu'elles veulent faire lorsque les deux univers où elles se meuvent, coréen et américain, s'affrontent et se télescopent en permanence dans leurs têtes ? Où se situer ? Tout le monde a un avis sur la question, tous se mêlent de la vie de Casey, en particulier, si semblable à son père et donc fatalement en conflit avec ce dernier sous les yeux de sa mère soumise et apeurée. Le brouhaha des voix autour d'elle est tellement fort qu'elle ne s'entend plus penser. Elle veut plaire à tous mais se perd elle-même. Entrer dans le moule américain, ou respecter les codes coréens... et si la solution était ailleurs. La métamorphose qui s'opère dans la société américaine et plus généralement dans le monde, se répercute évidemment sur la vie personnelle de chacun. Fin d'un système ultra capitaliste, on revoit sa copie, on revient à des valeurs plus essentielles et authentiques. Et l'on peut peut-être devenir qui l'on doit être... Le chemin est semé d'embûches, de pièges, d'impasses pour la jeune fille mais également pour sa mère effacée à la voix de soprano exceptionnelle, pour sa sœur si conventionnelle et consensuelle, pour son père qui se révélera étonnant, pour son petit ami blanc puis son compagnon Unu génie de la bourse, pour Ella si douce et obéissante et son horrible époux Ted, pour David l'amoureux silencieux, pour Virginia l'adoptée, pour Sabine la mentor inquisitrice.... Les 832 pages se lisent très vite. La découverte de ce microcosme coréen au cœur de New York est passionnante et sidérante. L'importance de la religion dans chaque acte de la vie, le carcan cultuel et culturel incroyables, les ressources que doivent trouver ces enfants d'immigrés pour être à leur juste place énormes. Quelques soient les origines ethniques, ce qui définit les humains sur le papier, ( genre, religion, langues, etc, etc... ) la société tente toujours et par tous les moyens de hiérarchiser les individus, de les mettre dans des cases, de leur imposer une discrimination dégradante et injuste. À nous de trouver le moyen et la force de nous y opposer, d'ouvrir d'autres chemins vers la liberté de vivre et de penser, de revenir à l'essence de notre être. Très beau roman, bouleversant, universel et intemporel. Les notes d'introduction de l'autrice sur son propre parcours d'écrivaine sont très touchantes. Quatrième de couverture Fille aînée d’immigrés coréens, Casey Han a été élevée dans le Queens dans le respect des traditions et des valeurs de ses parents. Ils ont travaillé dur toute leur vie pour assurer à leurs enfants un bel avenir, mais à vingt-deux ans, Casey, tout juste diplômée de Princeton, n’a aucune véritable ambition professionnelle et ne rêve que d’une chose : faire partie de la haute société new-yorkaise. Au grand désespoir de son père, elle refuse son admission en droit à Columbia et se retrouve sans travail ni argent à Manhattan. Casey est prête à tous les sacrifices pour pénétrer dans ce monde étincelant de privilèges, de pouvoir et de richesse, mais à quel prix ? S’inspirant des grands romans victoriens, Min Jin Lee offre le portrait saisissant d’une jeune femme cherchant à s’affranchir de sa communauté, miroir d’une génération tiraillée entre le désir d’intégration et le poids des traditions. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Les jumelles | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Les jumelles Claire Douglas Harper Collins France 2016 341 pages traduites par Florence Guillemat- Szarvas Thriller Chronique 1 mars 2019 Prix du premier roman Marie Claire UK. Coup de maître pour ce premier thriller psychologique : ambiance malsaine à souhait, histoire venimeuse, empoisonnée, personnages braques et pervers, la folie guette, le suspense est incroyablement bien soutenu jusqu'à une fin nauséeuse et paniquante. Horreur ! Pourtant le thème de la gémellité est plus que miné, tellement vu et rebattu. Pas cette fois où deux couples de jumeaux sont en scène ! Des faux semblants, du désespoir, une condamnation à l'enfer... un destin implacable et injuste qui fait sauter tous les verrous de la morale, de la normalité, de l'interdit. Qui ment, qui dit la vérité, qui est coupable ? Une sacrée maîtrise du sujet, de l'écriture, de la construction pour nous tenir en haleine, dans l'attente de la solution. Même là, l'auteure nous réserve encore un beau cadeau bien glaçant. Bravissima ! Un Prix plus que mérité. J'en frissonne toujours. Quatrième de couverture L'une est morte, l'autre ment. Après un accident tragique, obsédée par la mort de sa sœur jumelle Lucy, Abi s'installe à Bath dans l'espoir de reprendre pied. Mais elle y rencontre Beatrice et Ben, un couple de jumeaux qui l'attirent dans leur univers privilégié et trouble... Invitée par Bea à vivre dans l'hôtel particulier qu'elle partage avec Ben, Abi met tout en œuvre pour satisfaire les exigences de ses amis. Aimantée par eux mais déstabilisée par leurs comportements étranges, elle est poussée vers la folie quand elle est visée - mais l'est-elle vraiment- par des évènements inquiétants qui se produisent dans la maison..." Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le douzième chapitre | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le douzième chapitre Jérôme Loubry Libra Diffusio 2019 355 pages Thriller Chronique 8 avril 2019 « Murmures marins Je dois te tuer. Tu comprends ? - Oui, répondit la fillette, - As-tu peur ? - Non. Est-ce que je vais devenir un fantôme ? demanda-t-elle, une soudaine étincelle de vie dans les yeux. - Oui. Et tu murmureras à l'oreille des vivants pendant de longues années. Viens. Il est temps à présent. » « Si vous lisez ces pages, c'est que la promesse aura été tenue. » David Malet Février 1986. Paul Vermont est terrifié et catastrophé. Son comptable lui a dressé, de façon plus qu'exhaustive, la situation comptable de la société métallurgique dont il a hérité. Elle est sans issue, la crise de ce secteur dans la région étant gravissime. Le dépôt de bilan est le seul avenir envisageable, induisant le chômage de centaines de familles. Paul souhaite offrir un dernier été d'insouciance à ses employés dans les appartements du centre de vacances appartenant à la société Vermont Sidérurgie, avenue des Mouettes au bord de l'océan dans une petite station balnéaire. Bien sûr il imagine bien que la nouvelle de la faillite va fuiter... Il faut d'ores et déjà s'organiser en conséquence. Il ne lui reste plus rien, veuf car Eléonore a choisi de partir, bientôt sans plus de travail. Encore sept petits mois.... Il faut tenir.... Avec l'aide d'un de ses salariés, Franck, peut-être sera-t-il possible d'y arriver ! Que dit-il déjà Franck ? « Il n'est jamais bon de ramener les fantômes à la vie, monsieur Vermont. » Sans doute, mais quelques fois ce sont eux qui s'invitent.... Lundi 14 août 2017, les voilà de retour, prêts à saccager la vie bien réglée de David Malet, auteur de thrillers à succès, de son éditeur Samuel et d'un troisième larron, dont ils ignorent l'identité. Ils ont reçu tous les deux, sous grosse enveloppe Kraft sans indication de l'expéditeur, un roman dont le douzième chapitre diffère d'une version à l'autre. Trois hommes donc considérés comme coupables par l'auteur de ce texte énigmatique et pourtant très précis quant aux faits qui se sont déroulés avenue des Mouettes en 1986, le dernier été que David et Samuel ont passé au bord de l'océan avant la fermeture de l'usine et la mise au chômage de leurs parents. L'un fut sourd, l'autre muet, le dernier aveugle. Pas d'échappatoire, David veut comprendre, n'en dort plus, sa femme prend de la distance, Samuel joue à l'autruche, mais les évènements se précipitent, le danger est présent sourdement puis brutalement. Entre aujourd'hui et hier, entre existence contrôlée et insouciance d'adolescents, dans la lumière crue dispensée par un chaud soleil d'été, les pieds dans le sable, ayant la permission enfin d'oublier un quotidien d'habitude cruel et anxiogène pendant l'année scolaire. Premières amours, premiers pactes, promesses non tenues... Les échos d'un drame résonnent déjà, la haine d'abord larvée gronde de plus en plus fort, une gamine a disparu.... Le suspense est parfaitement soutenu jusqu'au dénouement que l'on peut deviner en partie, l'analyse psychologique de tous les personnages est des plus fines, nous sommes plus dans de l'impressionnisme que dans du purement descriptif. Nous revivons grâce à David, Samuel et Julie, nos propres souvenirs d'enfance au bord de la mer, nous ressentons à nouveau cette timidité qui nous paralyse lors des premiers émois amoureux, le cœur qui bat fort, l'enthousiasme de l'amitié vraie à la vie à la mort. On se rappelle de cette frontière entre nous et les adultes, infranchissable, inviolable... On revit pour certains d'entre nous, cette angoisse lorsque soudain la peur prend possession de l'existence de notre famille, que le drame s'invite à notre table pour y rester indéfiniment... Un thriller psychologique qu'on lit d'une traite, cherchant à sortir de cette obscurité pour atteindre la lumière. Un très bon livre à découvrir au plus vite pour le frisson qu'il procure mais aussi sa délicatesse quant aux sentiments exprimés. De plus c'est fort bien écrit, et certains passages ne manquent pas de douce ironie, allégeant un peu le propos, avec bonheur. Je l'ai beaucoup aimé. Quatrième de couverture Les souvenirs sont parfois meurtriers. Été 1986. David et Samuel ont 12 ans. Comme chaque année, ils séjournent au bord de l’océan, dans le centre de vacances appartenant à l’employeur de leurs parents. Ils font la connaissance de Julie, une fillette de leur âge, et les trois enfants deviennent inséparables. Mais une ombre plane sur la station balnéaire et les adultes deviennent de plus en plus mystérieux et taciturnes. Puis alors que la semaine se termine, Julie disparaît. 30 ans plus tard, David est devenu écrivain, Samuel est son éditeur. Depuis le drame, ils n’ont jamais reparlé de Julie. Un jour, chacun reçoit une enveloppe. À l’intérieur, un manuscrit énigmatique relate les évènements de cet été tragique, apportant un tout nouvel éclairage sur l’affaire. Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs
- Le monde des hommes | EvanancesLittéraires
Éva a lu pour vous .. Chroniques littéraires Le monde des hommes Pramoedya Ananta Toer ou Pram Zulma 2017 500 pages traduites par Dominique Vitalyos Historique Chronique 26 mai 2017 Premier tome du Buru Quartet. Raconté par Pram lors de son incarcération à la prison de Buru à ses codétenus en 1973 et écrit finalement en 1975.Que je suis en colère, révoltée et dans une grande tristesse à la fin de ce premier tome de la tétralogie consacrée par l'auteur à Minke son héros jumeau ! Comment imaginer que cet écrivain essentiel à notre culture universelle ait passé 17 ans enfermé, si j'ai bien compté, et avec le statut de prisonnier politique à vie ? Comment a-il eu la force de continuer à lutter par ses écrits et son engagement politique ? Né en 1925 décédé en 2006, 81 ans de cette vie inouïe de violence et de guerre incessante pour ce géant des lettres indonésiennes ! Cela m'inspire un respect et une admiration sans borne. Donc Ile de Java, 1898, sous domination coloniale néerlandaise. Minke javanais, journaliste et écrivain débutant, étudiant dans la célèbre école HBS, donc éduqué à l'européenne en raison de son extrême intelligence bien qu'« indigène », fait la rencontre d'une de ses compatriotes, Nyai Ontosoroh, concubine d'un blanc Hermann Mellema, et de leur fille métis Annelies. La société se compartimente entre les tout-blancs, les métis et les « indigènes » avec les mêmes interrogations, injustices et hiérarchie aberrante selon la couleur de peau, que dans tous les pays colonisés quelque soit le continent ou l'envahisseur. (là j'ai une pensée émue pour mes 5 cousins franco-ivoiriens pour qui le choix du noir ou du blanc s'est posé selon le pays où ils étaient pour se faire accepter). Les femmes vendues comme esclaves concubines par leurs familles, comme Nyai, sont inférieures à tous et même à leurs propres enfants sangs mêlés selon la loi néerlandaise. Le blanc peut reconnaître ses enfants mais leur mère ne sera jamais considérée comme telle par la justice blanche. C'est insupportable ! Ce récit est aussi celui de la destinée d'un peuple à travers celui de Minke, symbole vivant des javanais de la première moitié du XXème siècle.Les personnages de Jean Marais peintre français père d'une petite métis, de Magda Peters professeure de littérature néerlandaise en rupture avec le colonialisme de Amsterdam, de la famille de Minke traditionaliste et surtout de sa mère, figure courageuse d'un matriarcat déguisé, de Herbert de la Croix et de ses deux filles essayant d'aider Minke, ainsi que des amis ou élèves d'HBS, forment une galerie de portraits bouleversants et inoubliables. Page 303 un très beau discours de Magda quant aux origines métissées des européens, et page 404 « la notion de Nelanga désignant un sentiment de complète solitude au milieu de ses semblables comme s'ils étaient des étrangers. Lorsqu'on est conscient de supporter le même soleil, mais de subir seul la brûlure de son propre Coeur. » Histoire donc d'un éveil à l'amour, à la conscience nationaliste, avec le besoin irrépressible de changer le monde et de lutter pour la justice et la liberté font le terreau de ce livre et de toute l'oeuvre de cet auteur : témoignage incontournable et indispensable à notre humanité et notre humanisme. A noter le « Choix linguistique de Pram comme de son héros en passant du javanais féodal au néerlandais vecteur de modernité avant d'opter enfin pour le malais. »La traduction de l'indonésien par Dominique Vitalyos d'après la traduction initiale de Michèle Albaret-Maatsch. Quatrième de couverture C'est une longue et belle histoire que « Pram » racontait à ses compagnons de détention sur l'île de Buru. Une hiloire aventureuse et romanesque qui nous emmène à Surabaya, en Indonésie, au tournant du XXe siècle. Minke, jeune journaliste brillant et curieux de tout, y croise le devin d'Ontosoroh, la concubine d'un riche colon hollandais. Tous deux sont javanais et rêvent d'une liberté enfin conquise contre un régime de haine et de discrimination, celui des Indes néerlandaises. Deux personnages extraordinaires, aussi attachants que singuliers ― au regard d'un monde qui mûrit sa révolution... Précédent Suivant < Retour < Vers les auteurs < Vers les éditeurs













