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Éva a lu pour vous ..

Chroniques littéraires

Le crime de Julian Wells

Thomas H.Cook

Seuil

10 septembre 2015

304 pages traduites par Philippe Loubat- Delranc

Thriller

Chronique

20 août 2017

En illustrations, Saturne mangeant son fils, Buenos-Aires, Paris, Londres, Budapest, Oradour-sur-Glane, Cachtice. Ces villes furent les théâtres du mal à l'oeuvre, et les faits furent décrits dans ses livres par Julian Wells en se mettant à la place des victimes et non des bourreaux. Ainsi les nazis à Oradour-sur-Glane, la junte militaire à Buenos-Aires, Erzsebet Báthory la Comtesse sanglante meurtrière et tortionnaire de plus de 300 jeunes filles pour se baigner dans leur sang, Andrei Tchikatilo, l'Eventreur rouge, tueur en série sous la période noire du Stalinisme......

Julian s'attache à une question particulière " que le bien est le meilleur déguisement du mal". Que les criminels se cachent sous des dehors séduisants ou de gentillesse pour mieux attraper et piéger leurs victimes. Cet art de mentir, de jouer, le fascine d'une façon malsaine. Personnellement il se pense coupable de la disparition de la guide touristique Marisol qui lui fit découvrir Buenos-Aires et certains aspects de l'Argentine. Lors de ce voyage, il était accompagné par son ami critique littéraire Philipp Anders. L'ambiance était anxiogène en pleine dictature militaire. Des années plus tard, et là est l'introduction et la conclusion de ce roman, Julian revenu chez lui, prend sa barque pour aller se suicider sur l'étang de son enfance. Philipp ne comprend pas ce geste et se rappelle de sa dédicace sur la première page de son dernier roman quant à "son propre crime". Et si Julian était coupable lui aussi d'un acte impardonnable, mais lequel ? Le voilà donc parti sur les traces de son ami en commençant par l'Argentine, appuyé par Loretta la soeur de Julian et son propre père qui a travaillé pour l'état américain. Peu à peu Philipp découvre vraiment Julian et évidemment lui-même, doit supporter de se plonger dans l'obscurité de ce monde ambigu où chacun ment et poursuit des desseins troubles. L'auteur tisse toujours avec brio sa toile,dans des chapitres courts à l'écriture toujours aussi belle et précise. On nage dans un smog collant et angoissant imaginant le pire. J'ai tout de même fait des cauchemars cette nuit bien que rien ne soit gratuitement trash.

Mais l'évocation du mal est si juste que j'en fus bousculée. Sorti en 2012 il paraît en France en 2015

Quatrième de couverture

Philip Anders, critique littéraire, s’interroge : pourquoi son ami l’écrivain Julian Wells s’est-il tranché les veines dans une barque, au milieu de l’étang de sa propriété des Hamptons ? Le suicide est irréfutable, ses raisons impénétrables.
En enquêtant sur leur passé commun ? un voyage en Argentine du temps de la dictature militaire, au cours duquel leur jolie guide Marisol avait disparu ? mais aussi sur l’œuvre de Julian, hantée par des tueurs aussi abominables qu’Erzsébet Báthory, la Comtesse sanglante, ou Tchikatilo, l’Éventreur rouge de Rostov, Anders est confronté à la part d'ombre de celui qu'il admirait tant.
Et si ce suicide n’était pas le seul crime de Julian Wells ?
Thomas H. Cook se révèle plus manipulateur que jamais dans ce roman où les mensonges entre amis et les desseins troubles tissent une toile d’une ambiguïté insoutenable.

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