
Éva a lu pour vous ..
Chroniques littéraires
C’était notre hymne
Maria Climent Huguet
des femmes Antoinette Fouque
Le 20 mars 2025
320 pages traduites par Carmen Fernández Montava.
roman
Chronique
27 avril 2025

" La révélation littéraire catalane, Maria Climent Huguet, écrit un second roman où l'humour côtoie les secrets familiaux les plus sombres. "
« Et il ne faut pas croire qu’ils se sont séparés, à la maison, mes parents, quand ma mère a arrêté de parler, pas du tout. Mon père était paysan et le fait qu’un jour, arrivant à la maison en fin d’après-midi, il trouve ma mère à la table de la cuisine avec une pancarte qui lui annonçait “j’ai perdu la parole” ne l’a pas fondamentalement perturbé. “J’en ai vu de bien pires”, répliquait-il quand il évoquait avec quelqu’un du village de ce qui était arrivé à sa femme. Mais, franchement, je ne sais pas ce qu’il avait dû voir de pire, mon père ; il n’a jamais donné aucun exemple d’une chose pire que celle de ma mère ayant perdu la parole. » M. C. H
Fausse légèreté pour un roman à la pertinence psychologique stupéfiante. Pour toutes celles qui ont eu des relations malaisées, conflictuelles ou difficiles avec leurs mères et leurs sœurs, ce texte résonnera forcément particulièrement. Il est d'une grande justesse, tout en délicatesse, utilisant l'humour comme moyen de raconter l'indicible avec douceur et élégance. On rit et sourit beaucoup mais surtout on reste soudain en apnée à la lecture de certaines scènes qui nous en rappellent d'autres, personnelles et intimes, à fleur de larmes. On se reconnaît dans ces trois portraits de femmes en mutation, en transformation, à l'orée d'une nouvelle étape de leurs vies.
C'est aussi l'histoire d'une quête de vérité et d'amour. Un secret a empêché ces trois êtres, que tout aurait dû rapprocher, de tisser des liens indéfectibles, harmonieux. Ce qui est arrivé dans le passé de l'une a eu des répercussions sur la vie de toutes, les a rendu muettes, aveugles et sourdes aux signes pourtant évidents qu'un drame s'était déroulé voici quelques années, qui les maintenait prisonnières.
Entre Catalogne et Toscane, trois femmes en métamorphose qui, peut-être, réussiront à se libérer et se retrouver.
Tendre, drôle, d'une grande finesse, voici un texte ciselé écrit avec le coeur qui ne pourra que vous capturer et vous bouleverser.
Merci aux Éditions des femmes Antoinette Fouque pour leur confiance renouvelée.
Ce second ouvrage de l'autrice a séduit nombre de critiques par la légèreté de la plume, " une légèreté qui n'est pas de la superficialité, mais qui sait s'attarder sur les choses nobles." (Magazine Llegim)
« Et il ne faut pas croire qu’ils se sont séparés, à la maison, mes parents, quand ma mère a arrêté de parler, pas du tout. Mon père était paysan et le fait qu’un jour, arrivant à la maison en fin d’après-midi, il trouve ma mère à la table de la cuisine avec une pancarte qui lui annonçait “j’ai perdu la parole” ne l’a pas fondamentalement perturbé. “J’en ai vu de bien pires”, répliquait-il quand il évoquait avec quelqu’un du village de ce qui était arrivé à sa femme. Mais, franchement, je ne sais pas ce qu’il avait dû voir de pire, mon père ; il n’a jamais donné aucun exemple d’une chose pire que celle de ma mère ayant perdu la parole. » M. C. H
Quatrième de couverture :
L’humour côtoie les secrets familiaux les plus sombres dans ce second roman écrit par la révélation littéraire catalane, Maria Climent Huguet.
Erne, Remei, Marga, une mère et ses deux filles. La première est médecin à la retraite, la seconde psychiatre, la benjamine fleuriste. Les deux premières sont grandes, belles, rationnelles et intransigeantes, la dernière se sent laide, en léger surpoids, très émotive, socialement fragile. Elles ne se voient pratiquement jamais, surtout depuis que Erne a quitté leur Catalogne natale pour s’installer en Toscane. Un grain de sable dans la vie de Remei les amène à se réunir : elle doit prendre une importante décision qui, pour la première fois de sa vie, ébranle les bases mêmes de son existence si bien réglée et apparemment enviable. C’est le moment où elles vont pouvoir apprendre à se découvrir, blessures comprises, notamment lorsqu’est révélé un secret de famille potentiellement dévastateur dont on comprend à quel point il a marqué la vie des trois femmes.
Maria Climent Huguet dépeint cette constellation familiale marquée par le silence et le secret avec autant de finesse que de vivacité, un humour corrosif et une grande tendresse, signant un récit à la fois émouvant et drôle sur le traumatisme et ses conséquences intergénérationnelles, les choix de vie et les liens indéfectibles entre mères et filles.
Biographie de l'autrice :
C’était notre hymne" de Maria Climent Huguet
paru le 20 mars 2025 aux Éditions des femmes Antoinette Fouque, 320 pages traduites du catalan par Carmen Fernández Montava.
" La révélation littéraire catalane, Maria Climent Huguet, écrit un second roman où l'humour côtoie les secrets familiaux les plus sombres. "
Fausse légèreté pour un roman à la pertinence psychologique stupéfiante. Pour toutes celles qui ont eu des relations malaisées, conflictuelles ou difficiles avec leurs mères et leurs sœurs, ce texte résonnera forcément particulièrement. Il est d'une grande justesse, tout en délicatesse, utilisant l'humour comme moyen de raconter l'indicible avec douceur et élégance. On rit et sourit beaucoup mais surtout on reste soudain en apnée à la lecture de certaines scènes qui nous en rappellent d'autres, personnelles et intimes, à fleur de larmes. On se reconnaît dans ces trois portraits de femmes en mutation, en transformation, à l'orée d'une nouvelle étape de leurs vies.
C'est aussi l'histoire d'une quête de vérité et d'amour. Un secret a empêché ces trois êtres, que tout aurait dû rapprocher, de tisser des liens indéfectibles, harmonieux. Ce qui est arrivé dans le passé de l'une a eu des répercussions sur la vie de toutes, les a rendu muettes, aveugles et sourdes aux signes pourtant évidents qu'un drame s'était déroulé voici quelques années, qui les maintenait prisonnières.
Entre Catalogne et Toscane, trois femmes en métamorphose qui, peut-être, réussiront à se libérer et se retrouver.
Tendre, drôle, d'une grande finesse, voici un texte ciselé écrit avec le coeur qui ne pourra que vous capturer et vous bouleverser.
